dimanche 10 juin 2012

« Code Blue », décollage d’urgence !!


Code Blue - Saison 1
Nouveau billet J-Drama sur une série, Code Blue, que j’ai vue il y a quelques semaines (voir bien plus pour la première saison), il fallait que je fasse un billet dessus, d’autant plus qu’elle m’avait plu, puis on m’a remotivé récemment à le faire.
J’avais commencé Code Blue avec une certaine appréhension. Je n’étais pas sûr d’aimer, disons que déjà, surtout c’est une série médicale et j’ai chez moi le syndrome Urgence et compagnie. On retrouve également dedans un acteur ultra-populaire que, même si je l’apprécie, n’est pas à mes yeux le meilleur: Yamashita Tomohisa, Yamapi. Par contre, j’étais curieux de retrouver une autre célébrité des J-Dramas, Aragaki Yui, que j’avais vraiment beaucoup apprécié dans quelques séries comme le très bon Smile. On retrouve ici également Toda Erika. Autant dire donc que, pour Code Blue, on nous a réuni une brochette de stars du petit écran japonais.

Revenons sur la série en elle-même. Elle comprend deux saisons, la première fut diffusée en 2008 (plus un épisode spécial) et la seconde en 2010. Les deux saisons forment un tout, ce ne sont pas deux séries différentes, l’une est la suite directe de l’autre avec les mêmes éléments que ce soit côté scénario ou côté personnage (à la différence qu’un nouveau protagoniste intervient dans la seconde saison – je n’en parlerai pas ici sinon je vais être obligé de spoiler sur un élément crucial).
Code Blue - Saison 2
L’histoire reprend le parcours de quatre jeunes nouveaux médecins qui intègrent une unité d’urgence tout à fait spéciale qui s’articule autour d’un service héliporté d’urgence. En gros, l’ambulance est ici remplacée par un hélicoptère. Ces nouveaux praticiens sont encadrés par une série de professionnels ayant derrière eux de très longues années d’expérience.  L’avantage de l’hélicoptère : c’est que c’est rapide, on arrive rapidement sur le lieu de l’accident et on peut faire des rotations plus efficaces qu’avec des ambulances qui elles par exemples auront plus du mal à accéder au lieu si la route est bouchée ou si l’accident a lieu en montagne.

  
Sur l’histoire en elle-même : elle s’articule chaque épisode autour d’un événement médical, régulièrement une grosse intervention sur le terrain ou alors ça se passe dans l’hôpital même. Une chose que j’ai trouvé agréable, c’est qu’on ne se retrouvait pas enfermés entre les quatre murs de l’hôpital ; les interventions sur le terrain sont nombreuses et c’est même à ces moments qu’on retrouve les moments les plus cruciaux de la série. Le prétexte de chaque intervention reste évidemment un accident qui, malheureusement, implique des gens qu’il faut aider, voir sauver. L’aspect médical est assez présent et on est témoin de très nombreuses interventions d’urgence, et même parfois des opérations d’ordre chirurgicale sur le terrain. Ce dernier point, c’est même un point que la série met beaucoup en avant, un peu aussi pour augmenter la tension, car c’est toujours plus risqué. Le roi de ces opérations de l’extrême étant Aizawa Kousaku, le médecin talentueux joué par Yamashita Tomohisa.
C’est l’occasion de parler un peu des acteurs. Yamashita Tomohisa, qui joue donc Aizawa, m’a beaucoup surpris en fait, je l’ai même trouvé plutôt bon, voir surprenant parfois. Aizawa est sans doute le médecin le plus talentueux du quatuor, mais c’est quelqu’un d’assez distant, froid, peu loquace et qui a une vision assez particulière pour son incorporation dans cette unité d’urgence. Disons que pour lui, chaque intervention, chaque patient, est l’occasion de s’améliorer, son désir, son obsession, c’est s’améliorer sans cesse et pour cela, il faut aller sur le terrain encore et encore en espérant avoir des « cas intéressants ». C’est une vision qui est assez déroutante. Yamapi réussit bien dans ce rôle ; sa mimique avec sa main étant une bonne illustration de son implication dans le personnage. Évidemment, les choses sont un peu plus compliquées. Aizawa cache des choses. Il y a un autre aspect de sa personnalité qui est dévoilé petit à petit. À un moment de la série, un nouveau protagoniste intervient, elle, c’est une femme, a un lien direct avec Aizawa et leur histoire va être un des fils rouges (même, le plus important) au cours des deux saisons de Code Blue.
Aragaki Yui joue dans le rôle du docteur Shiraishi Megumi. Elle est la fille d’un médecin reconnu et céèbre, devenir docteur était en quelque sorte sa destinée. Va avec les conséquences de cette famille, les comparaisons avec son père, une recherche d’une reconnaissance pour ses capacités et pas seulement pour son nom. Encore une fois, Aragaki Yui montre qu’elle est une actrice avec beaucoup de potentiel. Elle joue ici un rôle bien plus mature et incarne un personnage peut-être bien moins gentillé par rapport à ce que j’ai pu avoir l’habitude jusqu’ici. Derrière son beau visage, un autre se cache, moins reluisant, doté d’une certaine fierté mais fragile. Pour autant, c’est un personnage assez attachant, peut-être celle pour lequel je me suis le plus attaché dans la série du fait que c’était chez elle qu’on ressentait le plus de chose.
Toda Erika incarne de son côté le médecin Hiyama Mihoko. Pour elle, et pour le suivant, on sent très vite qu’elle joue un rôle secondaire. Elle fait partie du quatuor, mais il y a beaucoup moins de passages qui la mettent en valeur. Elle a toutefois droit à ses « heures de gloire », au contraire de son camarade, j’y reviendrai juste après. Hiyama est, en quelque sorte, le pendant féminin d’Aizawa, mais, il faut le dire, avec moins de talent. Elle recherche aussi avant tout à devenir le meilleur médecin possible en multipliant les interventions, les expériences. Son personnage est aussi construit en opposition avec celui de Shiraishi du fait de deux caractères bien différents.
Toutefois, Hiyama va être confrontée à un adversaire de taille, leur responsable, le docteur Kuroda Shuuji (joué par Yanagiba Toshirou). Ce dernier est le médecin-chef, talentueux, efficace, mais c’est quelqu’un d’assez antipathique du fait de sa froideur. Il met dès le début les quatre jeunes docteurs dans un contexte de rivalité. Son objectif, dans cette ambiance : chacun devra montrer ses capacités, c’est lui qui juge qui a le droit de monter dans l’hélicoptère, et c’est lui au final qui décidera qui restera dans l’équipe. Il est le seul juge et il ne sera jamais clément. Kuroda est un personnage très intéressant en fait. Il y a encore d’autres médecins, mais je n’en ferai pas toute la liste.
Le dernier membre de quatuor, c’est le docteur Fujikawa Kazuo, interprété par Asari Yousuke. À la différence des trois précédents acteurs, lui, je ne le connaissais pas du tout. Il a joué dans le film d’Ikigami, mais, je ne m’en rappelle même plus… ‘Fin bref. Comme je le disais plus haut, c’est le personnage le moins mis en valeur. Par son caractère, il complète pourtant l’équipe ? C’est quelqu’un d’assez joyeux, souvent de bon humeur, il sert ainsi à faire le lien entre les différents personnages de la série (qui ont un peu de mal à communiquer). Cela se limite un peu à çà. Dès le début, on nous montre qu’il est le « moins doué » des quatre. Le scénario se concentre surtout sur cet aspect. Du coup, Fujikawa doit montrer ce dont il est capable et développer des capacités que les autres n’ont pas forcement. Globalement, c’est un personnage assez attachant.
Une dernière personne tient une place importante dans la série : c’est l’infirmière en chef Saejima Haruka, joué par Higa Manami. Cette jeune infirmière est omniprésente dans la série, son rôle est centrale (comme le montre sa place dans chaque générique de fin). Recalée en médecine, elle s’est tournée vers le poste d’infirmière, elle a intégré l’unité héliportée et elle est présente presque à chaque intervention médicale. Efficace, plutôt douée, elle voit d’un mauvais œil l’arrivée de ces nouveaux médecins sans expérience qui cherchent à faire leurs preuves. Autour de son personnage s’articule un autre des fils rouges de Code Blue, sa relation avec son ex-petit-ami. Je ne vais pas aller dans les détails, mais c’est presque ici le seul élément de romance de la série.


En fait, en commençant Code Blue, je m’attendais à une décharge de relations amoureuses (et ruptures, tromperies et tout) entre les différents protagonistes (je disais : syndrome Urgence et cie !)… Que néni !! Rien de tout ça. L’histoire se consacre presque intégralement à l’aspect médical, aux urgences, au développement des personnages dans leur nouvel univers, etc. De la romance ? Presque pas ! Disons qu’il y a ici et là des éléments qui font que, mais, ça ne va jamais plus loin… Par exemple, dans la seconde saison – là où c’est la seule fois où c’est explicite – ça ne va jamais bien loin. Ce n’est vraiment pas le cœur de Code Blue, tant mieux, puis c’était un bon choix. En faisant ainsi, les réalisateurs ont réussi à créer une ambiance vraiment sympathique. J’ai pris plaisir à suivre les différentes péripéties. J’ai également apprécié qu’il y ait, dans la série, la volonté de montrer les choses, les opérations quoi (après, je ne jugerai en rien de la véracité de ce qui est montré, hein~). Voir les personnages évoluer, c’est sans doute le gros point fort de la série, surtout pour Aizawa (avec des scènes vraiment touchantes) et Shiraishi (surtout dans la seconde saison peut-être).
Côté musical, je garde aujourd’hui un assez bon souvenir du travail de Satou Naoki. Ce souvenir commence à devenir évasif, mais en écoutant quelques pistes pour écrire ce billet, j’ai retrouvé un peu de l’ambiance sonore de la série qui m’avait vraiment séduite. Un exemple avec la vidéo que je post avec, mais il y a pas mal d'autres pistes vraiment bonnes.


En conclusion, Code Blue est un drama médical qui m’a beaucoup plu. Agréable à suivre, il m’a même positivement surpris du fait des choix scénaristiques et par l’intérêt que pouvaient susciter les personnages principaux. On peut regretter peut-être une légère mise à l’écart de deux d’entre eux. Les deux saisons sont ponctuées d’événements assez forts, par des interventions médicales spectaculaires dans lesquelles j’avais l’impression que les acteurs jouaient vraiment à 100% (comme lors des phases de triages de patients lors des accidents majeurs). La série a réuni des stars, elles ont été à la hauteur, tant mieux.

1 commentaire:

  1. Tu m'as convaincue que ce drama valait le coup d'être tenté ! Il faudra quand même que je me prépare psychologiquement à revoir Yamapi, car même si je ne le déteste plus comme avant, il ne fera jamais partie de mes acteurs préférés ^^. Je vais attendre un peu car je viens juste de terminer un autre drama médical. Très différent certes, mais il ne faudrait pas que je fasse une overdose d'hôpitaux :p. Merci pour ce billet :)

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