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mercredi 11 juillet 2018

Sélection musicale des mois de mai et juin 2018

Playlist jmusic- Fairies

Après une petite pause et mon bilan J-music à Japan Expo, je vais reprendre mes billets playlist. Vous retrouverez ainsi ici une petite sélection de quelques uns des clips postés sur YouTube qui m’ont le plus marqué pendant les mois de mai et de juin. Je vous laisse écouter !

Courant mai, la promotion du premier album d’Airi Suzuki, ancienne membre du groupe °C-ute, prenait de l’ampleur et pendant cette période de nombreuses vidéos furent postées avec plusieurs clips. Même si je les apprécie tous, mon préféré est incontestablement « Distance » que j’ai déjà partagé dans mon billet sur les idols. Je vous laisse le réécouter :

Suzuki Airi - « Distance »

Le même jour, ce 2 mai, je redécouvrais un autre groupe : les E-girls. Leur nouveau titre « Show Time » était mis en ligne, et celui-ci est tout simplement superbe. Très accrocheur déjà son rythme, son ambiance, le clip est aussi totalement hypnotique avec la maîtrise des filles lors des chorégraphies et cette caméra qui circule au milieu du groupe et qui apporte encore plus de mouvements à l’ensemble... Qu’importe le nombre de fois que je le visionne, ce titre m’impressionne toujours autant.

E-girls - « Show Time »

J’ai déjà présenté Inoue Sonoko sur ce blog. C’est une chanteuse que j’apprécie vraiment de plus en plus. Pour la promotion de son nouveau mini-album Mine sorti le 6 juin (que j’essayerai de présenter prochainement étant donné je l’ai acheté), le clip « Remember » avait été posté. Cette chanson constitue la première piste de ce CD qui se démarque de ses précédentes sorties plus sentimentales. On retrouve ainsi ici Inoue Sonoko avec des sonorités pop-rocks plus proches de sa période indie, et c’est vraiment très bon !

Sonoko Inoue - « リメンバー / Remember »

MIYAVI est un chanteur et guitariste au talent bien connu et indéniable qui s’essaye à tellement de choses (il a même joué au cinéma dans Invincible de Angelina Jolie), très souvent avec brio. Avec sa maîtrise à la guitare et un sens aigu du show, son dernier titre publié sur internet « In Crownd » mérite lui aussi amplement un peu plus d’attention :

MIYAVI - « In Crowd » feat. Seann Bowe + Lia Kim

Le mois de mai a été marqué par le retour du groupe de kawai-metal le plus connu de la scène nippone, évidemment les BABYMETAL, avec le puissant « Distorstion », un nouveau clip qui présente notamment le nouvel univers du groupe autour duquel planent tellement d'inconnues. Toutefois, le solo de Suzuka, Su-metal, « No Rain, No Rainbow » m’a plus marqué en comparaison ; elle est toujours aussi impressionnante ! BABYMETAL est toujours bien là et il faudra continuer à compter sur ce groupe à l'avenir.

BABYMETAL - « NO RAIN, NO RAINBOW »

Le mois de juin a été particulièrement riche avec une pluie de titres vraiment sympathiques, l’été approchant, on a droit aussi à des clips beaucoup plus colorés, dans des paysages de saison, plages et cocotiers. Pour un exemple, voici « Summer Mermaid » chantée par Misako Uno, une des membres du groupe AAA. Je n’ai jamais vraiment accroché à ce dernier groupe mixte, mais ce titre là, en solo, me plait beaucoup. C'est une chanson qui fonctionne très bien avec ses sonorités chaleureuse et festive de saison. 

Misako Uno (AAA) - « Summer Mermaid »

Je vais désormais enchaîner avec ce qui sont certainement mes deux plus gros coups-de-cœur de ce billet.
Je connaissais un peu les Fairies de nom, un groupe de cinq idols (six à l'origine) formé en 2011, j’avais occasionnellement écouté leurs titres. Très jeunes lors de leur formation, elles ont aujourd’hui chacune autour de 20 ans et elles ont atteint un autre niveau à l'occasion de la sortie de leur second album. Je vous laisse apprécier leur titre « Fashionable » qui est sooooo classe.

Fairies (フェアリーズ) - « Fashionable »

Assez simple dans la réalisation, il est pourtant tellement efficace avec ces alternances dans les séquences de chant, les mouvements classes et fashion de danse, l’ensemble coupé par ces petites séquences clap yours hands ou be be be fashionable en anglais parfaites pour rythmer le titre. Et pour cet album nommé JUKE BOX, ce n’est pas l’unique bon titre : dans un registre assez similaire mais plus coloré, il y a « Bangin' », ou dans un registre moins dansant, « Alive » est également très réussi. Oui, j’ai évidemment craqué pour  cet album, j’ai hâte de le recevoir !

Deuxième des coups-de-cœur que je mentionnais : « NON TiE-UP » des BiSH. Ce titre est tout simplement une tuerie et, si vous ne connaissez pas encore, je vous laisse immédiatement le découvrir :

BiSH - « NON TiE-UP »

Hachiko vous avez présenté ce groupe d'idols qu’il décrivait comme un « groupe totalement iconoclaste » ; ce nouveau titre illustre parfaitement cela, il fait voler en éclat ce que chacun pourrait imaginer du monde des idols. On est ici plongé dans un univers futuriste, les filles fuyant, hurlant leur soif infernale de liberté. Le clip est tellement réussi, puis elles se donnent dedans tellement à fond ; les expressions de leur visage sont si riches et intenses. Bluffant. C’est tellement grisant de les voir ainsi casser les frontières et, musicalement, c’est aussi du très lourd.

BiSH - « NON TiE-UP »
BiSH - « NON TiE-UP »

Je vais poursuivre avec un peu de rock teinté d’anisong (ou inversement), certes bien plus classique mais plutôt efficaces. Azusa Tadokoro va sortir à la fin du mois de juillet son septième single avec comme titre phare « Resolve ». C'est un titre au rythme intense qui fonctionne très bien et confirme le potentiel de cette chanteuse que j’apprécie de plus en plus. 

Tadokoro Azusa - « Resolve »

Je vous ai déjà à plusieurs reprises parlé du groupe féminin suga/es jouant dans des registres entre pop et punk. Elles ont publié le 30 juin un tout nouveau MV au visuel rétro « Oboreru Sakura (溺れる桜) ». J’aime beaucoup et je suis totalement fan du charisme et de la voix de Noah.

suga/es - « Oboreru Sakura (溺れる桜) »

Après tout cela, on va conclure en douceur avec un titre beaucoup plus doux. Voici la reprise de « Planet » par la jeune chinoise Ron Monroe dont la carrière musicale débute actuellement au Japon avec ce titre. Ce qui est aussi particulièrement frappant avec elle, et très certainement recherché, c'est sa ressemblance avec Gakki, l’actrice Yui Aragaki. Son agence doit certainement essayer de profiter de la grande popularité de cette dernière pour propulser sa nouvelle protégée. Sans être excellent ni mémorable, c’est une jolie chanson (à noter qu'elle existe aussi en version chinoise).

ロン・モンロウ / Ron Monroe - « PLANET »

Pour quelques autres titres de mes playlists de YouTube, en vrac : évidemment « Hyohyo to Emotion » du groupe frederic, excellente musique, mais je suis moins fan du clip ; la jeune et talentueuse JUNNA est de retour avec « Akaku, zetsubou no hana », moins percutant que « Here » mais chouette quand même ; j ai parlé de =LOVE dans mon bilan de Japan Expo, en mai, elles publiaient le très chouette « Ki aira, Tasuke ni kitazo » ; les Morning Musume '18 tapaient deux fois très fort avec « A Gonna » et « Are you happy? » ; Maison book girl est un petit groupe qui fait de chouettes choses comme avec « Reinkôto to kubi no nai tori » ; terminons avec une chouette reprise de « Flash » des Perfume par le groupe de pop-rock Girlfriends.

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Voilà, on finira ainsi donc cette playlist. J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’actualité musicale japonaise pendant cette période avec le travail, mais j’ai été pleinement satisfait de ce que j’ai pu découvrir. Dès juin, les clips prenaient d’ailleurs des teintes estivales de plus en plus marquées, la prochaine playlist risque donc d’être beaucoup plus ensoleillée.
Est-ce que cette sélection vous a plu ? Des coups-de-cœur ? Ou bien est-ce que vous avez découvert d’autres titres pendant mai et juin ?

lundi 2 juillet 2018

Le Japon, la musique et les « idols » : petit aperçu d’un vaste univers

Au détour d’une discussion, quand on dit qu’on écoute de la musique japonaise, les réponses peuvent se résumer très souvent de plusieurs façons, l’une d’excluant pas l’autre : un sourire sarcastique, « ils font de la musique ? », des « ah désolé, je n’aime pas la K-pop », voire « ah ? t'aimes voir des gamines essayer de chanter et se trémousser ? », de la moquerie, ça arrive, ou, tout simplement, on va te faire comprendre que mieux vaut ne pas continuer la discussion. La musique japonaise n’a pas bonne presse. Dès qu’on s’éloigne une sphère habituée au Japon, à l’Asie, il devient de moins en moins fréquent de trouver des personnes réceptives aux explications qu’on peut donner, même avec des personnes qui se disent aimer la musique. La musique japonaise traîne une mauvaise réputation : pop rose et édulcorée, jeunes filles avec mini-jupe et paillettes, chansons criardes, aucun sens de la vraie musique, etc. Et à ce titre, et même de la part d’une partie du public habitué au Japon, les idols sont rapidement une cible facile, même la cible la plus facile, et le public des idols y passe régulièrement aussi. 

J’écoute beaucoup de musique japonaise, et même quasiment que ça, je l’ai assez dit ici et je continuerai à le faire. J’écoute également pas mal de musique d’idols ; des groupes d’idols féminins exclusivement, oui. Je n’ai pas envie de partir en croisade pour la défense d’une bonne cause, je suis même du genre très patient pour discuter et défendre la musique japonaise. J’ai toutefois envie aujourd’hui de profiter de ce billet pour essayer de montrer que la musique et les idols, cela peut être  un chouette combo. Si chacun cherche un peu à connaître, il y a forcement moyen de trouver quelques titres qui peuvent plaire ou tout du moins mieux connaître les idols. Il y a une chose certaine : les idols et la musique, c’est un univers vaste et riche. Puis ne pas aimer, c’est une chose, on a le droit, mais dénigrer volontairement quelque chose sans connaître s’en est une toute autre.


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Mon premier vrai contact réussi avec l’univers des idols est relativement récent, ce fut avec Rio Hiiragi, ou RioRio. Auparavant, j’écoutais, je connaissais un peu, mais je n’avais pas encore eu un coup-de-cœur assez gros pour m’encourager à découvrir plus cet univers. J’ai découvert RioRio lors de Japan Expo 2015 alors qu’elle était invitée par feu Wakanim Music (l’année de Kalafina à JE). Sa prestation sur la si petite scène qu’elle avait, sa capacité à faire le show et à attirer les curieux, je fus juste bluffé et je commençai alors à suivre sa carrière avec attention. 

Hiiragi Rio – « Future Exceed », lors d un concert à Paris en 2015

Elle revint en 2016 pour mon plus grand bonheur. Cette année-là, j’ai eu la chance d’aller la voir à l’un de ces concerts dans une toute petite salle dans Paris : moment magique. Un de mes meilleurs souvenirs live en J-music. On était une trentaine peut-être (?), mais on s’était tous tellement amusés ; une chouette ambiance. RioRio est souriante, abordable ; on peut facilement discuter avec elle et même manger avec elle au restaurant après.

Hiiragi Rio – « Rinne no Koi » (2014)

En fait, après ces quelques rencontres, j’ai compris pourquoi certaines personnes pouvaient devenir autant fan d’une idol ou d’un groupe (avec ses favorites dedans). Il y a un véritable lien humain entre l’artiste et le public. J’aimerais vraiment que RioRio revienne un jour en France (et qu’elle sorte une nouvelle chanson !). Après, son statut d’idol « underground » facilite certainement un contact plus fort avec son public, ou tout du moins plus direct ; il me semble assez logique qu’une telle proximité est plus difficile, ou différente, avec des artistes/groupes d’une autre échelle.
Les réseaux sociaux aujourd’hui facilite tout de même le contact entre les idols et leur public. À cause de Hachiko 48 – oui je dénonce ! –, je me suis mis par exemple à suivre Nagisa Shibuya des NMB48 (mais plus bas, il partagera ici un clip qui suffit à lui seul d’aimer les NMB48).

Hiiragi Rio – « Banzai! Banzai! » (2016)

En tout cas, avec RioRio, j’ai beaucoup appris sur le monde des idols, ce qui peut autant y plaire, côté idols et côté fans ; il n’y a rien de dépravant ou je-ne-sais-quoi à s’investir dans cette passion, c’est même triste de penser cela. Évidemment il y a des cas extrêmes, comme partout, il ne faut pas les nier, mais il est toujours mauvais de généraliser à partir de quelques cas. 

À noter que Rio Hiiragi est aussi connue pour son intervention dans le reportage Tokyo Girls diffusé en 2017 et qui avait fait pas mal parlé de lui. Il revient en effet sur la condition des idols féminines et aussi sur leur public, certains étant prêt à débourser des sommes folles pour les suivre quotidiennement. Je ne vais pas juger le contenu de ce reportage car je n’ai vu que la première moitié et, étant donné qu’il ne semble pas disponible sur Netflix en France, je ne peux pas finir de le visionner. Quant à la partie j’avais vue, je l’avais trouvé plutôt intéressante ; ce reportage semblait vouloir illustrer une question, voire des problèmes, plutôt qu’à critiquer. Je vous renvoie vers l’avis de Gru! posté sur son blog pour vous donner une meilleure idée.

Alors oui, la musique d’idols, c’est de la musique commerciale. Vous voulez vous investir, alors vous allez aussi apprécier les multiples versions d’un seul single ! Cependant, c’est comme l’immense majorité de la musique dans le monde : un business. À mes yeux, cela ne veut pas dire que ce serait donc mauvais. Dans notre cas, il y a un marketing évidemment très bien pensé et parfaitement rodé ; les idols féminines ou masculins (dont les fameux Johnny’s) visent un ou plusieurs publics ciblés qui sont généralement très impliqués et fidèles à leur artiste/groupe de cœur. Et ils dépensent assez facilement et généreusement. Les groupes féminins qui semblent quand même les plus nombreux, réunissent souvent un nombre plus ou moins grands de jeunes filles, souvent entre 13 et 20 ans, parfois plus jeunes, ou même plus âgées (surtout dans les groupes qui ont déjà une bonne carrière). Le public est majoritairement masculin, mais pas seulement contrairement à ce que beaucoup pourrait penser. Les groupes ne sont également pas appelés à durer éternellement, sauf dans le cas de groupes qui connaissent une forte rotation des membres (les groupes de la famille AKB48, ou aussi les Morning Musume chez H!P), mais là on rentre dans une catégorie un peu différente.

Pour un œil occidental, je peux comprendre que certains clips qui mettent en scènes ces idols, souvent jeunes, en maillot sur la plage ou autre, peut surprendre, voire susciter de la réprobation. Pour un exemple, à l’occasion de Japan Expo 2017, j’ai fait la découverte du groupe Niji no Conquistador. C’est un groupe avec une fraîcheur indéniable, une énergie sur scène qui fait plaisir, mais aussi avec toutes une série de clips avec maillots de bain, le tout volontairement aguicheur. Généralement, ils sortent lors des étés, comme celui-ci tout dernièrement :

Niji no Conquistador – « Zutto samā de koishiteru » (2018) 

Et quand on lit l’actualité récente, on peut être parfois en effet un peu, voire beaucoup sceptique... Pourtant, Niji no Conquistador est un groupe assez chouette. 

Il est indéniable que régulièrement les jeunes artistes de ces groupes sont mises en avant dans les clips de façon à attirer le public pas seulement grâce à leur compétence vocale. Mais est-ce seulement le cas au Japon ? J’en doute fortement. De plus, et surtout, c’est faire une erreur que réduire uniquement les groupes d’idols à ça. Si on prend par exemple volontairement le cas opposé, on pourra trouver les BABYMETAL, un groupe dit de kawai-metal associant idols et métal avec un résultat des plus détonnant.

BABYMETAL – « Megitsune » (2013)

Ce groupe a vraiment été un phénomène il y a quelques années, jusqu’à en chambouler le monde du métal international. Il reste aujourd’hui encore un groupe assez populaire qui remplit facilement les scènes à l’étranger et qui est justement en train d’essayer de se renouveler (avec un excellent nouveau solo de Suzuka !) Être dans une file d’attende puis la fosse avec un public mêlant fan de J-music/idols et des "métalleux", ce fut une expérience des plus intéressantes et funs. Comme quoi, les frontières qu’on fixe avec des mots, des catégories, peuvent rapidement tomber.
De manière général quand on y prête plus d’attention, surtout si on va vers les idols "underground", les clichés tombent assez vites.

Pour revenir peut-être vers des ensembles plus classiques, j’associe personnellement très fortement les idols à la galaxie du Hello! Project (ou H!P) de l’agence UP-FRONT. Il s’agit d’une entreprise de show-business qui chapeaute un grand nombre de groupes et d’artistes depuis la fin des années 90. Ils ont réussi à se faire une petite place en France aussi grâce à la chaîne Nolife qui diffusait beaucoup ces groupes du fait d’un partenariat avec le Hello! Project. Chose que j’apprécie fortement : les clips sont sous-titrés en anglais sur YouTube, ce qui est un effort des plus agréables. 
Nombre de groupes du H!P sont ainsi passés par la France grâce à cela et, là tout dernièrement, cela fut le tour des ANGERME, le 3 juin dernier à Paris. Ce qui me rend triste, car une fois encore, je ne pouvait pas être présent à ce concert… J’espère que ceux qui y étaient leur ont fait un bon accueil (même si je ne m’inquietais pas trop). ANGERME, créé en 2009 (sous le nom des S/mileage), c’est vraiment un groupe chouette, avec déjà un beau parcours et nombre de titres franchement très sympas. Si vous ne connaissez pas, je vous encourage vivement à essayer quelques-unes de leurs chansons. « Ups and down » est par exemple un titre que je ne me lasse pas d’écouter et de regarder, encore et encore :

ANGERME – « Ups and down » (2015)

Parmi les autres groupes du H!P, plusieurs sont vraiment plaisants à suivre, notamment les plus récentes Kobushi Factory (Magnolia Factory) qui furent lancée en 2015. Voici leur « Be Double Sure » ou encore le dynamique « Dosukoi! Humble but Bold » qui me donne toujours autant la pêche :

Kobushi Factory - « Dosukoi! Humble but Bold » (2015)

Paradoxalement, ou non, c’est le groupe le plus important du H!P qui me plait un peu moins : les Morning Musume (lancées en 1997, avec évidemment un gros turn-over niveau membres). Je vais apprécier ponctuellement certains de leur titre (comme « Oh My Wish! » par exemple) ; j’ai plus du mal à m’attacher à ce groupe, peut-être à cause du grand nombre de ses membres, actuellement 13. Dans les anciens groupes, j’appréciais pas mal les Berryz Kôbô (2004-2015) ou les °C-ute (2005-2017) ; je suivais leur actu via Nolife, et sans avoir été un fan absolu, c’était aussi avec tristesse que j’avais appris leur séparation respective. Une chose que j’ai appris à apprécier avec ces deux groupes : les voir grandir, voir ses membres devenir adulte, gagner en maturité. Franchement, leur évolution était vraiment chouette et je trouve qu’elles respiraient la classe dans leurs dernières années. 

Berryz Kôbô – « Love is Always inside you » (2014) (vs un clip de 2006) :

Avec recul, je me rends encore plus compte de l’émotion qui transparaît dans leur tout dernier titre « Love Together! ». 

℃-ute – « Dreamlike Climax » (2016) (vs un clip de 2006) :

Airi Suzuki était d’ailleurs membre du groupe °C-ute, et elle était très populaire il semble. Elle est un bon exemple pour dire qu’une carrière peut ne pas se limiter seulement à un groupe et s’arrêter avec celui-ci (même si c’est majoritairement le cas). Elle s’est lancée en effet cette année dans une carrière solo. Je pense qu’on peut continuer à la considérer comme une idol puisque sa carrière est toujours encadrée par UP-FRONT. Enfin, franchement, je n’ai pas encore mis la main sur son tout premier album solo (avec de chouettes collaborations), mais les clips dispos sur la toile sont juste excellents. Je vous laisse donc découvrir « Distance » : 

Airi Suzuki – « Distance » (2018)

Dans la thématique des groupes qui se séparent cette année, j’aimerais mentionner les PASSPO☆. Encore une fois les spectateurs de feu Nolife connaissent sans doute bien cet ensemble, du moins quelques-unes de ses membres qui passaient dans Japan in Motion. Ces charmantes hôtesses de l’air ont malheureusement annoncé leur prochaine séparation (même si l’annonce était prévisible). Le premier album estampillé « idols » que je me suis d'ailleurs acheté appartenait à ce groupe (Beef or Chicken? ; à chaque fois que je prends l’avion et que les plateaux arrivent, je ne peux m’empêcher de penser à cet album). Elles opèrent dans un genre plus rock’n roll ; j’aime beaucoup ce groupe et sa musique bien dynamique et souriante, avec des clips parfois bien funs aussi. 

PASSPO☆ – « Mr.Wednesday » (2016) 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, je vais terminer ce billet avec un dernier groupe : les E-girls. Pour le coup, c’est un ensemble que j’avais un peu ignoré jusqu’à peu, je connaissais surtout leur équivalent masculin de chez Avex, les Exile. Le tout dernier clip des E-Girls est cependant tout simplement scotchant, un titre vraiment épatant, entraînant et avec une chouette ambiance latino, un visuel coloré et soigné, une chorée ultra précise. Voici donc « Show Tome » des E-girls :

E-girls – « Show Tome » (2018)

C’est un bon exemple pour montrer que le monde des « idols » japonaises – même si dans ce cas on flirte avec les limites du milieu, peut-être plus girls-band qu’idols – est bien vaste et pas du tout monocolor.

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Avec ce billet, je souhaitais également désormais la place à d’autres personnes aimant la musique d’idols et cet univers. Et pour cela, je remercie Gru! [ Liens : Twitter || Blog ] et Hachiko 48 [ Lien : Twitter ] qui ont accepté de partager et commenter sur ce blog plusieurs clips pour illustrer cette question. Je leur laisse donc la parole :

Gru! : « Se voir demander de sélectionner deux titres pour représenter un univers musical aussi divers que celui des Idols, c’est un peu comme demander à des parents quel est leur chouchou : " impossible, on les aime tous autant. " Sauf qu’en vérité, il suffit de gratter un peu sous la surface et d’affiner les critères pour se rendre compte qu’une préférence va émerger. Parce que Salima est plus créative, et qu’elle a une âme d'artiste qui fascine, tandis que Basil est du genre dissipé, et qu’il faut une oreille avertie pour appréhender sa dissonance. La sélection se fait d’elle-même, suivant les goûts personnels, les tendances et le contexte ; ce dernier, ici, c'est l’audience. Je me vois difficilement recommander ce qui se fait de plus marginal dans le milieu si je m’adresse en grande majorité à des lecteurs non initiés. Le but, ce n’est pas de vous effrayer mais de vous attirer avec un pot de miel... pour mieux vous coller en pleine figure une grosse brique de contenu ouffissime par la suite. Vous verrez, on s’y habitue. Et on en redemande.

Yanakoto Sotto Mute – « Lily » (2017)
S’il y a bien une chose que je peux vous conseiller de faire en écoutant Yanakoto Sotto Mute, c’est de fermer les yeux ; les visuels aquatiques et lunaires donnent le ton et les sonorités aériennes mènent la danse. Preuve qu’une musique, c’est aussi un voyage. Un parcours initiatique, une invitation à l'introspection. La lenteur de ce morceau n’en fait pas un amuse-bouche pour autant, c’est un titre très abouti qui joue beaucoup sur le ressenti. Et puis, j’aime ce petit décalage qui permet tout de même au groupe d’entretenir une sorte d’image de marque pro-rebelle.

Hauptharmonie – « Caterwaul » (2015)
Je n’ai jamais vraiment compté parmi les fans du groupe Hauptharmonie, mais il faut rendre à César ce qui est à César : elles ont su apporter quelque chose de singulièrement spécial. Si je vous dis Sauerkraut et Karaage vous pointez du doigt ce mélange douteux, mais je vous assure que musicalement parlant, c’est un mariage des plus exquis. Comment faire autrement, avec un producteur très attaché à l'Allemagne ? Parce que c’est ça, Hauptharmonie : un clin d’œil à un registre musical tout autre, entre tradition et transgression, où les cuivres rencontrent des sonorités plus underground, et même un peu de ska, et de jazz. 
Car n’oubliez jamais cela : la musique Idol, c’est une constante célébration de ce qui est déjà, avec un petit truc en plus qui décoiffe. »

Hachiko 48 : « Trois chansons que j’adore, trois groupes différents, et trois styles complètement différents !

Rev.from DVL – « Vampire » (2016)
Les Rev. from DVL sont un groupe, aujourd'hui séparé, qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait. La raison principale à cela est le fait que sa membre principale, Hashimoto Kanna, soit devenue une véritable star au beau milieu de l’existence du groupe. Yoshimoto, l’agence qui gérait le groupe, a préféré miser à fond sur elle et ses activités solos et a complètement délaissé le groupe après des débuts prometteurs, ce qui a mené à un disband inévitable et dans l’anonymat quasi-général. Le groupe a pourtant bénéficié de nombreuses chansons assez "classiques" dans le genre musical idol, mais terriblement efficace, ainsi que de perles, comme « Vampire », au style presque plus KPop que JPop. Je ne peux que conseiller d’écouter leur best-of, qui regroupe la majorité des chansons de leur finalement (trop) courte carrière.

NMB48 – «  Yokubômono » (2018)
Les NMB48 sont la "filière" d'Osaka du 48GR. Comme toutes bonnes 'Osaka-jin', elles s’appuient sur un fort potentiel comique et une grosse propension à la variety. Elles bénéficient aussi de membres à la personnalité explosive et complémentaire, menées par la nationalement connue Yamamoto Sayaka, et sont capables musicalement de toucher à tous les styles (du edgy sur l'excellent «  Yokubomono », du rap sur «  Boku Igai no Dareka », de la danse et de l’autotune sur «  Must Be Now », du pop-rock sur «  Punkish », des hymnes à Osaka comme sur «  HA! » et évidemment de l’idol plus classique) et se démarquent également par leurs chorégraphies souvent spectaculaires, appuyées par des pyramides, roulés-boulés et autres acrobaties.

BiSH – «  DEADMAN » (2016)
Les BiSH sont un groupe à part dans l’industrie idols. Héritières spirituelles des BiS, un autre groupe totalement iconoclaste, elles débutent en indépendant, avec des morceaux entre rock, voire allant jusqu’au punk avec «  Deadman », et des clips délurés. Les BiSH sont à la fois des idols et des anti-idols : si elles en ont le fonctionnement, elles n’en ont pas le look, ni l’état d'esprit. Les membres sont uniques et la voix d'Aina The End marque les esprits. Leur passage en major chez avex a certes adouci leur style musical (même si des fulgurances comme «  Non Tie-Up » restent possibles) mais leur message reste intact. »

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Japan Expo édition 2018 va débuter dans quelques jours seulement... Et ce salon, pour les idols en France, est devenu un lieu incontournable étant donné la venue régulière et en nombre assez importants d’artistes ou de groupes, cette année encore (planning réalisé par Bonjour Idol). Cette fois-ci, on peut par exemple noter la présence de =LOVE qui me semble assez prometteur. Cette année, l’ancienne membre des AKB48 Misaki Iwasa est de retour dans un registre enka des plus agréable. Du côté des idols d’hier, on peut noter aussi la venue de Risa Niigaki, ancienne membre majeure des Morning Musume qui sera présente un peu partout sur le salon, dont le stand Saiko!Stage qui est un bon point de ralliement pour trouver et voir des idols à Villepinte.
Si vous ne connaissez pas l’univers des idols et que vous passez par JE, n’hésitez pas à essayer un ou deux showcases pour vous faire une idée. Vous serez certes probablement surpris, mais peut-être agréablement surpris aussi. De toute façon, la musique, quelque soit le genre, la couleur, c’est bon pour la santé !



Voilà, je n’avais pas pour ambition de faire ici une présentation encyclopédique musicale des idols japonaises (désolé pour les amatrices/eurs de Johnny’s d’ailleurs~), je ne m’y connais pas suffisamment en plus. Il ne s’agit bien ici que d’un aperçu  de mes goûts musicaux en matière d’idols avec des artistes et groupes que j’écoute plus ou moins régulièrement. Gru! et Hachiko 48 auront en plus aidé à apporter plus de variété - merci à vous deux.

Sans être un fan inconditionnel, je suis assez sensible à cette musique, non, à ces musiques, et à ses codes. J’espère que j’aurais apporté avec ce billet suffisamment de diversité pour montrer que les idols ce n’est pas que de la barbe à papa et des maillots de bain. C’est un univers vaste qui couvre une multitude de genre musicaux et visuels, les artistes et groupes pouvant eux-mêmes varier beaucoup leur propre style.
Et vous, quel est votre avis ? 

mercredi 2 juillet 2014

「BABYMETAL WORLD TOUR 2014」 – Retour sur le concert à Paris, le 1er juillet 2014 !

Hier soir, j’étais au concert de BABYMETAL à Paris, à la Cigale. Et j’ai adoré !
Pourtant, le weekend dernier encore, ce n’était pas prévu. J’avais bien connaissance de ce concert, le premier de leur tournée mondiale, mais je n’avais pas vraiment pensé y aller. Me rendant compte de l’erreur que j’allais faire, il fallait que j’aille à Paris, et, ça, je ne le regretterai pas ! Oh que non.

BABYMETAL - Paris - La Cigale

En fait, je ne connais le groupe BABYMETAL que depuis peu de temps. J’ai appris à le découvrir ces derniers mois en traînant de nouveau sur NoLife, la chaîne et le site internet avec le J-top, après une longue parenthèse. Depuis mai, j’avais passé le stade supérieur. Après être surpris, j’ai vraiment été séduit par ce groupe ; ce mélange de métal et d’idols&pop japonaise est détonnant. Je ne suis pas du tout « métalleux », loin de là ; le métal me donne souvent l’impression de me sentir oppressé. Mais là, avec cette coloration, le dit Kawaii Metal, c’est passé tout seul. Même plus : j’adore ! Clairement, c’est le clip « Ijime, Dame, Zettai » qui m’a définitivement convaincu. Lorsque je me suis surpris à répéter sans cesse les lignes de YUIMETAL et de MOAMETAL, j’ai compris que j’avais craqué. Je me suis acheté l’album sur iTunes, en attendant de récupérer le CD prochainement pour l’avoir vraiment entre mes mains, pour l’écouter encore et encore.

Qu’est ce que j’adore leurs clips !
La chaîne de BABYMETAL sur YouTube.

BABYMETAL - Paris - La Cigale

Pour revenir à ce concert du 1er juillet : je me suis donc régalé. Et je ne suis pas le seul, tous les retours que j’ai lu sont plus que positif.
Déjà dans la file d’attente, je m’amusais à voir que BABYMETAL était parvenu à réunir deux mondes de fans qui semblent pourtant si opposés : celui du métal et celui des idols ou, pour brasser plus large, le public « japonisant ». Après une longue attente, on entrait. Après encore pas mal d’attente, ça a commencé !
La liberté guidant le peuple (y-a-t-il un message derrière ? SU-METAL au centre ?~), introduction à la Star Wars. Génial. N’importe nawak, mais génial. J’aime vraiment cette tendance de BABYMETAL à puiser dans tous les clichés des genres musicaux et de la culture populaire pour créer un univers aussi original.
J’étais dans la fosse. Innocemment. Dès les premières instants du premier titre (« Babymetal death »), j’ai compris que le public métal était bien là. Ça bougeait ; à des moments, le simple fait de se tenir debout était devenu un exercice périlleux, mais drôle. Quelle surprise aussi de vivre, à la fin, son premier mur de la mort, braveheart. Mais j’ai adoré cette expérience, avoir vécu ce concert ainsi, c’était chouette. Épuisant aussi, mais chouette.

BABYMETAL - Paris - La Cigale
Dur de prendre de belles photos quand même...
On enchaînait ensuite joyeusement avec « Ii-ne! » pour, au final, faire tout l’album. Un finish magnifique avec « Head bangya!! » puis évidemment « Ijime Dame Zettai » au cours duquel tout le monde s’est déchaîné pour finir en beauté ! Le concert était certes un peu court, mais le groupe est encore jeune. Elles n’ont à leur actif qu’un seul album avec 13 titres. Mais ce fut une heure et quart, sans répit, et c’était bon, très bon, vraiment très bon ! Presque 24h après, je suis encore dans la fosse.

Les gens étaient vraiment réactifs ! Malgré ce petit message sur Twitter, c’est toujours difficile de savoir si un groupe a apprécié l’accueil du public. J’ai bien l’impression que oui ; elles offraient régulièrement de très beaux sourires en observant la foule, notamment Yui et Moa, mais pas qu’elles, même SU-METAL, Suzuka, la leader – peu souriante dans les clips (c’est son rôle, en tant que représentante du dieu du métal Kitsune ! Ooooh). J’espère qu’elles auront un aussi bon accueil en Allemagne et en Angleterre. Faut qu’elles reviennent !

BABYMETAL - Paris - La Cigale - YUIMETAL
Happy Birthday YUIMETAL !!
Je regrette peut-être un peu l’absence d’un échange plus soutenu entre le groupe et son public. À part durant « Gimme Chocolate », il n’y a pas eu réellement d’échange direct. C’était pourtant un concert spécial anniversaire de Yui, 15 ans le 20 juin dernier. Ah quand même, elle a eu droit à son moment à elle, avec un petit solo pour « Head bangya!! » (qui avait été écrit pour les 15 ans de SU-METAL). Et c’était cool ! Le public a chanté un happy birthday sans la concernée, lors du rappel ; la fête aurait été encore plus folle avec elles.
J’ai vu pas mal de vidéos depuis mon retour de Paris, j’ai quand même l’impression que dans le coin où j’étais (milieu-droit de la fosse), j’avais un moins bon retour du son ; aucun soucis niveau instrumental, mais j’avais quelques soucis pour entendre plus clairement l’impressionnante voix (!!) de Suzuka – du vrai live quoi ! – et ses charmantes camarades. Enfin, ce n’est qu’un détail (comme ma petite taille, fallait sauter~), ça ne m’a pas empêché d’en profiter, de répondre en cœur, sauter, chanter ou sans doute crier (j’avoue que je n’entendais plus ma voix~).

BABYMETAL, ce n’était que du bon. J’attendais un bon concert, ça ne pouvait être que bien. Mais, au final, ce fut très bien et plus encore ! Je l’ai déjà dit, mais je me répète : j’ai adoré.
J’espère qu’elles reviendront (avec les musiciens aussi !) en France, avec encore plus de titres aussi bons et aussi entraînants. Je serai là. À coup sûr.

BABYMETAL WORLD TOUR 2014 - PARIS
Je ne pouvais repartir sans un souvenir ! BABYMETAL !!