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samedi 6 janvier 2018

Bilan 2017 : les dramas

Il est l’heure de passer au bilan 2017 des dramas que j’ai visionnés. Il sera assez simple dans son format avec quelques podiums, mais aussi avant quelques petites réflexions personnelles.

Une année entre J-dramas et K-dramas


Une assez grosse année pour moi puisque j’ai testé pas quelques 42 dramas et même terminés 26 d’entre eux. Principale nouveauté de cette année : les dramas coréens. Oui, après des années à dire que « jamais » (ce fameux « jamais » à ne pas dire) je n’en regarderai, et même bien que j’aurais pensé. Lorsque j’ai découvert Goblin, the Lonely and Great God, j’ai vraiment dû accepter que non, les dramas ce n’est qu’au Japon. Et surtout que la Corée pouvait me plaire par ses séries.

Liste des dramas vus en 2017

N.B. : En lien, les critiques postées sur le blog.

J-Dramas terminés :
J-Dramas non-terminés (pause/abandon) :
  • Why Can't Seiya Todoin, 16-year-old, Get A Girlfriend? (4/9, 2014) 
  • Busujima Yuriko no Sekirara Nikki (1/10, 2016) 
  • N no Tame ni (1/10, 2014) 
  • Youkoso, Wagaya e (3/10, 2015) 
  • Border (1/9, 2014) 
  • Gaiji Keisatsu (1/6, 2009) 
  • Sanadamaru (5/50,2016) 
  • Atelier (1/13, 2015)
  • Code Blue S3 (5/1, 2017)
K-Dramas terminés :
K-Dramas non-terminés (visionnage/pause/abandon) :
  • Descendants of the Sun (7/16, 2016) 
  • Age of Youth (2/12, 2016) 
  • W (3/16, 2016) 
  • Strongest Deliveryman (8/16, 2017)
  • Kill me, Heal me (2/20, 2015)
  • Because this is my first life (13/16, 2017)

Au final, si le ratio est à l’avantage des J-dramas, 26 séries (pour 17 finis), contre 16 k-dramas (pour 10 finis), cela masque un réel retournement de situation dans l’année. En effet, j’ai essayé ou vu plus de la moitié de mes dramas japonais sur les premiers mois de l’année. Après avril-mai, retournement assez fort avec un bel enchaînement de titres coréens. Et surtout plusieurs coups de cœur d’affilé, évidemment Goblin, mais pas seulement. J’ai rapidement eu après un autre gros coup de foudre pour Strong Woman Do Bong Soon. Ce double combo m’a fait clairement passer ce Rubicon (que j’avais creusé moi-même, idiotement).

Pour autant, cette année 2017 ne m’a pas si éloigné des J-dramas que ça. Mon cœur reste du côté du pays du Soleil levant, même si j’ai appris à apprécier le pays du Matin calme. J’ai découvert de très belles séries et même plus avec quelques titres qui m’ont beaucoup marqué : Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu (ou NigeHaji) ou aussi Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau (ItsuKoi). D’autres séries m’ont aussi beaucoup plu, en particulier Hirugao ou Dear Sister. Seulement, ayant été (et encore là maintenant) passé dans une phase découverte des k-dramas, j’ai laissé à ces derniers un peu plus d’espace du fait de ma curiosité attisée régulièrement par de belles découvertes.

Après ces mois de visionnages, je peux d’autant mieux constater et apprécier les particularités de ces deux pays en matière de séries live. Si je devais comparer, je dirais qu’il y a peut-être une chose qui les distinguent. La Corée réalise peut-être plus ses séries dans l’idée de plaire au-delà de ses propres frontières. Ils apportent un soin tout particulier dans le visuel, tout doit plaire visuellement (mais aussi aux oreilles) : la réalisation, les acteurs et actrices, etc. Les dramas japonais sont avant tout… japonais. Ces séries sont produites pour leur propre marché intérieur, non pour les exporter. Il y a juste à voir la disponibilité légale des J-dramas et des K-dramas sur la toile. Ces derniers, on va très vite les y trouver et cela très facilement – et c’est vraiment agréable –, même et surtout les séries récentes. Côté Japon, c’est bien plus compliqué. Regardez le catalogue de Viki, c’est flagrant (pourtant Viki appartient à l’entreprise japonaise Rakuten). Après la tentative avortée de Crunchyroll, j’ai compris que, les J-dramas en France, ce n’est pas pour aujourd’hui.
Les dramas, c’est un peu comme avec la musique : les Coréens sont bien plus doués, et volontaires (la clé est là je pense), que les Japonais pour s’exporter et plaire au Monde. Cette volonté japonaise qui existe bien avec les mangas et les animés n’est toutefois pas encore visible avec les dramas (et un peu aussi avec la musique… combien de fois, en France, la restriction des clips sur Youtube a pu m’agacer…).

Il est maintenant temps de passer aux podiums pour conclure cette année 2017.


Trophées de l’année


N.B. : Ces podiums concernent bien évidemment des séries que j’ai vues en 2017 et non pas forcement diffusées en 2017.

Podium J-Dramas



1er - Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu


2e - Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau
3e - Hirugao

Mentions spéciales :
Dear Sister
Kahogo no Kahoko

Podium K-Dramas



1er - Goblin, the Lonely and Great God


2e - Strong Woman Do Bong Soon
3e - Mirror of the Witch

Mentions spéciales :
Weightlifting Fairy Kim Bok-Joo
While you were sleeping

Super-Podium Dramas 2017


1er - Goblin, the Lonely and Great God
2e - Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu

3e ex-aequo - Strong Woman Do Bong Soo
& Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau

Podium actrices japonaises



1er ex-aequo - Aragaki Yui (NigeHaji, The Memorandum Of Kyoko Okitegami, etc.)
Ishihara Satomi (Dear Sister, From 5 to 9)
3e - Arimura Kasumi (ItsuKoi)

Mentions spéciales :
Takahata Mitsuki (Itsukoi, Kahoko no Kahogo)
Kiritani Mirei (Sumika Sumire, Suki na hito ga iru koto)
Ueto Aya (Hirugao)

Podium acteurs japonais 



1er - Koura Kengo (ItsuKoi)
2e - Yamashita Tomohisa (From 5 to 9, Code Blue, etc.)
3e - Hoshino Gen (NigeHaji)

Podium actrices coréennes



1ère - Kim Go Eun (Goblin)
2e - Park Bo Young (Strong Woman Do Bong Soon, Oh my Ghost!)
3e - Lee Sung-Kyung (Weightlifting Fairy Kim Bok-Joo)

Mentions spéciales :
Kim Sae-Ron (Mirror of the Witch)
IU (Moon Lovers)

Podium acteurs coréens



1er - Gong Yoo (Goblin)
2e - Park Hyung Sik (Strong Woman Do Bong Song)
3e - Lee Jong Suk (W, While you were seleeping)

Mentions spéciales :
Lee Dong Wook (Goblin)
Lim Ju Hwan (Oh my Ghost!, Bride of the Water God)


****

Quels objectifs pour 2018 ?
Regarder encore plein de dramas. Qu’ils soient japonais ou coréens. Pour la Corée, je pense me concentrer encore sur des séries récentes, peut-être remonter un peu (2015-2017 par exemple), mais pas beaucoup plus. Je pense que j’ai de quoi faire avec ça. Pour le Japon, notamment en profitant du challenge de Luthien, j’aimerais creuser un peu plus dans les anciennes séries. Tout en essayant de rattraper mon retard sur les séries récentes et tenter à nouveau un asadora ? Bref, regardez des dramas. Encore et encore !

mardi 5 décembre 2017

Calendrier Avent Drama 2017 – Jours 5 à 8

Voici la deuxième partie du Calendrier de l’avant spécial drama pour faire un bilan de cette année de visionnage. Toutes les explications de ce projet sont expliquées dans le billet précédent. On va donc ici enchaîner ici avec les journées 5 à 8 et une série de questions qui me donnera l’occasion de drama-blablater de nouveau.

Jour 5 : Quel duo d’acteurs a partagé la plus belle alchimie ?



En fait, qu’importe la question, jusqu’à présent, il est toujours difficile de ne penser qu’à une seule série. Quand je vois cette intitulé, je pense immédiatement à plusieurs séries. Aaaaah ! Do Bong Soon et An Min Hyuk étaient merveilleux dans Strong Woman Do Bong Soon. Que dire de Gong Yoo et Kim Go-Eun dans Goblin ? Ces deux duos mériteraient amplement d être sélectionnés. L’un est tellement mignon et si attachant, l’autre l’est aussi tout en étant également beau et surprenant. (En fait, je pourrais mettre Goblin dans presque toutes mes réponses.)
Mais je vais sélectionner un duo dans une série qui n’a pas encore eu la chance de gagner être au premier plan dans ce Calendrier de l’Avent : Aragaki Yui et Hoshino Gen dans Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu, ou NigeHaji pour faire plus court. Pour plusieurs raisons : cette série est vraiment excellente, déjà, je pense aussi que j’ai pu dire régulièrement sur ce blog que je suis fan d’Aragaki Yui qui est une superbe actrice, Hoshino Gen a aussi été une belle découverte côté acteur (et aussi côté chanteur). Cette série est drôle, futée et bien écrite. Elle a rencontré son petit succès, mais elle mérite d’être encore plus connue.


En tout cas, en ce qui concerne Aragaki Yui et Hoshino Gen, il y avait dans NigeHaji une véritable alchimie, une belle alchimie. Et elle a fortement contribué à rendre ce couple atypique vraiment très attachant.

Jour 6 : De quel personnage aurais-tu pu tomber amoureux(se) ?



Hmm. Quelle question... Si certaines séries avaient réalités, je pense que cela aurait pu arriver quelques fois~ En fait, cela aurait été le cas avec déjà quelques personnages féminins mentionnés dans les questions précédentes. Il est facile de comprendre régulièrement pourquoi le héros s’attache à l’héroïne et le pourquoi des sentiments ; c’est aussi ce qui joue dans l’attachement qu on peut avoir pour des couples dans les dramas. Mais, pour revenir au Calendrier, jusqu’à présent j’ai réussi à nommer une nouvelle série à chaque fois, donc je vais tâcher de continuer encore dans ce sens...
Et je crois que je vais rester du côté du Japon une nouvelle fois. En fait, j’ai découvert cette année deux actrices, Kiritani Mirei, mais aussi et surtout Ishihara Satomi. Celle-ci a vraiment beaucoup de charme qu’elle réussit à retransmettre à ses personnages. Et ces différents rôles m’ont pas mal marqué cette année, que ce soit dans Rich Man Poor Woman, From 5 to 9, mais aussi, et c’est cette série que je vais retenir : Dear Sister (ma critique) !


Ishihara Satomi incarne donc le personnage de Fukazawa Misaki qui va débarquer avec fracas dans la vie de sa sœur aînée après une longue absence. Elle paraît au premier abord assez désinvolte, peu attentive à son entourage, mais derrière ces apparences qu’elle entretient volontairement elle-même, c’est en fait quelqu’un qui se cherche, qui masque ainsi ses propres faiblesses. On apprend à la découvrir petit à petit, à s’attacher à elle petit à petit. Attachante, elle l’est assurément. Et, oui perso, je comprenais parfaitement le pourquoi des sentiments cachés que lui vouait son meilleur ami. Ishihara Satomi est en tout cas une excellente actrice, belle mais aussi et surtout talentueuse.



Jour 7 : Quel drama a été une belle surprise alors que tu n’étais pas certain(e) d’aimer ?




Retournons cette fois-ci du côté de la Corée avec une série que j’ai vue récemment : Weightlifting Fairy Kim Bok Joo.
En fait, potentiellement, je savais que je pouvais aimer cette série puisque l’une des principales qualités de ce drama régulièrement mentionnée chez les dramavores semblait être sa romance. Mais il y avait deux choses qui m’inquiétaient fortement. Le contexte scolaire/universitaire : je me suis pas mal éloigné de ce type de séries, quelle que soit leur nationalité ; il y a peut-être le fait que je vieillis et que je ne rentre plus trop dans le public cible. Le sport mis en avant : l’haltérophilie, je n’ai rien contre, mais il ne m’a jamais intéressé et je voyais surtout déjà pas mal de clichés pointer leur nez avec une héroïne haltérophile ; puis le héros est un nageur, ça sentait fort le fan-service.


Eh bah, j’ai beaucoup aimé cette série ; ces craintes ne se sont pas confirmées, cool. Et c’est pour sa romance en effet que j’ai autant accroché. Weightlifting Fairy Kim Bok Joo est finalement une série très classique, mais qui fait vraiment très bien son travail ; sa simplicité est devenue très vite une force. Elle se laisse regarder, les épisodes s’enchaînent et on accroche de plus en plus à ses personnages attachants. En particulier le couple principal : Kim Bok-Joo et Jung Joon-Hyung qui sont particulièrement adorables ensemble. Les acteurs auraient aussi pu gagner le prix de l’alchimie de l’année (si la concurrence avait été moins rude).


A venir !

Jour 8 : Quel paysage/lieu de drama aimerais-tu découvrir ?

mercredi 8 février 2017

TOP 5 : Vos dramas japonais préférés

Voici, avec ce billet, ma première contribution au challenge drama qu’a proposé Angel aux amatrices et amateurs de séries live asiatiques (si ce n’est pas déjà le cas, n’hésitez pas à participer). Étant donné que je commence en retard, j’ai opté pour un premier top 5 assez classique (celui d’octobre dernier) qui fait office d’échauffement, de mise en bouche, de top départ : vos cinq dramas japonais préférés ! Il est vrai que je suis assez restrictif sur le plan géographique, sans doute, alors parler de mes séries japonaises préférées ira assez bien. J’avais par ailleurs dans l’idée de faire un top de ce genre depuis quelques temps ; ce challenge me permet de trouver la motivation manquante. 
Mine de rien, cet exercice paraîtrait simple : il suffit juste de donner ses cinq titres préférés. Rien de plus simple. Mais c’est seulement une apparence, c’est vraiment compliqué en réalité ! Mon top 1, je sais, allez, la seconde place, je sais aussi, mais donner la suite du « classement », cela devient assez cruel. Mais il faut bien se plier aux règles de l’exercice : 

N°5 : Atsuhime



Ce sera donc un taiga pour ouvrir le bal, ces séries fleuves de la NHK : Atsuhime (diffusé en 2008). J’ai regardé peu de taiga en fait, je peux également citer Yae no Sakura et une partie de Ryômaden. Atsuhime ne souffre que de deux petits défauts : des premiers épisodes peut-être un peu lents (mais qui restent une étape obligatoire), et le retrait d’un acteur à un moment de la série (l’excellent Sakai Masato pour ne pas le citer, mais étant donné son rôle, c’était obligé). Sinon, il s’agit d’une superbe série qui a deux grosses qualités : l’intérêt du scénario qui offre une intéressante fresque historique de la fin des Tokugawa, et cela avec un point de vue féminin, très proche du chôgun, avec une actrice étonnante qui a sublimé son personnage : Miyazaki Aoi. Cette dernière interprète le rôle de la princesse Atsu qui va être amené à épouser le shôgun. Contrairement à Yae no Sakura qui souffre d’une dernière partie assez décevante, chaque période de la vie de la princesse (Ok)Atsu est passionnante à suivre. C’est certes 50 épisodes, il faut du temps pour tout voir, mais j’ai dévoré cette série.
J’en ai vu peu, mais si je devais conseiller un taiga, ce serait bien Atsuhime. 

N°4 : Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu



Ou pour faire plus court, NigeHaji. J’enchaîne donc avec un drama de 2016 que j’ai déjà présenté récemment. Il fait partie des titres les plus populaires de cette année passée, et il mérite amplement cette popularité. Ce fut pour moi un véritable coup-de-cœur. Je suis tombé totalement sous le charme de cette romance atypique mais si efficace, avec un couple – Mikuri~Hiramasa, alias Aragaki Yui et Hoshino Gen – particulièrement adorable, amusant et touchant. Au premier abord, NigeHaji pourrait sembler être une énième comédie romantique bien japonaise déjà 1000 fois vue, mais il n’en est rien. Je suis forcement subjectif, mais, pour moi, on ne peut qu’adorer cette série ! Oui, tout simplement (ou pas).

Allez, pour tricher de façon peu subtile avec ce top 5 : pour 2016, je rajouterai aussi une mention spéciale pour une autre romance, le très beau et touchant Itsuka Kono Koi wo Omoidashite Kitto Naiteshimau. Mon petit cœur se serre encore fort fort en repensant à cette belle et poignante série. 

N°3 : Soratobu Kouhoushitsu



Une autre romance, une belle romance. Alors, pour être honnête, je pense que celle-ci mériterait un peu moins d’être dans ce top 5, si je devais être pleinement objectif. Mais comme je n’ai aucunement envie de l’être, peu m’importe. Soratobu Kouhoushitsu est une série (de 2013) assez classique sur beaucoup de points (le contexte l’est un peu moins : les forces d’auto-défenses japonaises vs journalisme), mais j’avais réellement adoré pour son couple, interprété par les très beaux Aragaki Yui (oui, la revoilà) et Ayano Gou.
Ce sont même deux personnages qui, au final, colle assez bien au portrait-robot du couple auquel je vais être très vite sensible, surtout si je les compare avec ceux des autres séries de ce top. Du coup, je ne pouvais que aimer Soratobu Kouhoushitsu. 

N°2 : Nagareboshi

 

Voilà, on rentre dans le dur du top. Mes (P)Références Absolues, avec des majuscules. Les places n°2 et 1 sont clairement les plus stables de ce classement. Ce sont des séries pour lesquelles j’ai un affect particulier. Les meilleurs, aucune idée, mes préférés, oui.

Sur la seconde marche, c’est donc Nagareboshi (diffusé en 2010). Cette série avait fait très vite mouche chez moi quand je l’avais regardé. Elle m’a vraiment beaucoup touché, encore plus avec le recul je trouve. On est ici à la croisée des chemins entre drame et romance, mélange qu’affectionne particulièrement les scénaristes japonais. On suit deux personnages aux histoires prenante. On a d’un côté Kengo, joué par un très bon Takenôchi Yutaka (que j’ai rarement revu depuis, à corriger), qui doit faire face à la maladie de sa sœur qu’il veut sauver, à tout prix. Et de l’autre Risa, jouée par la superbe Ueto Aya, une jeune femme tourmentée qui va devoir se retrouver. Cette série est belle et prenante, aidée par de bons personnages. De manière générale, même avec ses défauts, c’est un sans-faute à mes yeux. 

N°1 : Byakuyakou

 

Pour le Top 1, c’est l’occasion de citer un drama spécial à mes yeux : Byakuyakou (diffusé en 2006). Spécial parce que c’est mon premier véritable coup-de-cœur dans l’univers des séries live nippones. C’est cette série qui m’a amené à réellement plonger dedans. J’avais vu auparavant quelques séries comme Life, Kurosagi, Nobuta Produce ou aussi le très chouette Hana Yori Dango (des classiques de l’époque), mais c’est bien avec Byakuyakou (et aussi, dans une moindre mesure, le très bon Hotaru no Hikari que j’avais vu juste après) que j’ai eu la Drama-Révélation !
Cette série est bien plus sombre que toutes celles évoquées précédemment. Nous sommes ici dans un drame au sens strict du terme. On suit l’histoire et le destin tragique de deux jeunes gens qui sont liés par un événement terrible qui les amènera petit à petit à leur perte. La série est servie par un duo vraiment mémorable : Kirihara Ryouji, interprété par Yamada Takayuki, et Karasawa Yukiho, jouée par Ayase Haruka. Dès les premières minutes de la série, on est confronté à son issue tragique. On la sait inévitable et, pourtant, on espère. On continue d’espérer.
J’ai revu la série dernièrement et, encore une fois, j’ai encore été pleinement convaincu : Byakuyakou, c’est vraiment une série à voir, et à revoir ! Sa place en top 1 ici est une place de cœur, certes, mais elle est aussi amplement méritée du fait des nombreuses qualités de ce titre, oh combien prenant et passionnant à suivre.

***

Going my Home
Voici pour ce top 5. Un terrible et cruel exercice, mais qui m’a permis, avec grand plaisir, de me replonger dans mes souvenirs et de regarder des vidéos et écouter des OST pour revivre ces différents coups-de-cœur (et parler de séries pour lesquelles je n’avais pas écrit de critique).
Au final, les places 3 à 5 sont assez arbitraires ; je pourrais par exemple mettre Atsuhime à la troisième place ou, même, si on me demande dans un ou deux mois un nouveau top, échanger ces séries par quelques autres toutes aussi bonnes. En plus des autres titres que j’ai évoqués plus ou moins subtilement auparavant, il y aurait aussi l’excellent et poétique Going my Home qui mériterait amplement de figurer ici. Et je conclurai ainsi, parce que Going my Home, c’est aussi un petit bijou.
Bref, regardez des dramas, c’est bon pour la santé et le moral ! Merci à Angel pour ce challenge ; reste plus qu’à préparer les prochains top 5 !

Et vous, quels sont vos dramas japonais préférés ?

mardi 10 janvier 2017

[J-Drama] « Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu », une tendre et touchante danse

Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu (逃げるは恥だが役に立つ ou We married as a job!) est un j-drama, adapté d’un manga du même nom de Umino Tsunami, qui a rencontré au cours de l’automne 2016 un petit succès au Japon. L’audience a été en constante augmentation jusqu’à atteindre 20% dans la région de Kanto lors de la diffusion du tout dernier épisode (sur 11 épisodes) sur la TBS. Il faut reconnaître que cette comédie romantique que j’ai dévorée ces derniers jours a beaucoup de qualités ; NigeHaji (la version courte du titre que je continuerai à utiliser ici) est pour moi un beau coup-de-cœur.

Résumé : Mikuri Moriyama a 25 ans, elle n’a ni petit-ami, ni emploi malgré son diplôme d’étude supérieure. Ne supportant plus de la voir déprimer, son père lui trouve un emploi de femme de ménage. Elle se retrouve donc à travailler chez Hiramasa Tsuzaki, 35 ans, célibataire et employé d’une grande entreprise. Mais une série d'événements les amèneront à se marier. (Icotaku)

Le résumé parle de mariage, mais il s’agit d’un mariage de circonstance et non d’amour, un mariage… professionnel (ce n’est pas tellement un spoil, c’est dans le premier épisode) ; il faudrait d’ailleurs plus parler d’un Pacs si on utilise un terme français (ce parallèle est même mentionné à une reprise dans la série). Une union peu commune qu’il faudra cacher à tout le monde. L’originalité de la série repose sur cet élément déclencheur plutôt original.

Commençons par le principal, et pas le moindre pour une comédie romantique : la force de ce drama, c’est évidemment son duo, son couple. C’est lui qui porte presque toute la série. Évidemment, dès le début, après leur rencontre puis cette demande en mariage, on comprend que ça va très rapidement évoluer. Et, franchement, je sais que je suis friand de ce genre de relation, mais le couple Mikuri et Hiramasa est totalement adorable. J’ai adoré les suivre, les voir se découvrir, à apprendre à connaître l’autre et ses maladresses. À apprendre à s’aimer tout simplement. Dans ce type de drama axé romance (en mettant les « dramas dramatiques » de côté), ce couple fait clairement partie de mon top 5, voire top 3. 


Je découvrais totalement Hoshino Gen (en tant qu’acteur) qui joue Hiramasa. J’étais au début un peu sceptique avec son personnage que je craignais être sans trop de relief, ah, et ce geste mécanique pour remonter les lunettes qui est souvent lassant dans les séries. Il avait à mes yeux plus le profil de chanteur que d’acteur (un chouette artiste par ailleurs). Et, au final, il m’a bien vraiment surpris et je me suis attaché à Hiramasa qui derrière sa faible estime de soi, ses (très fréquentes) maladresses surtout liées à son inexpérience est une personne vraie, profondément gentille et honnête – quand il arrive à exprimer ce qu’il ressent. La clé pour cela, pour qu’il se dévoile, c’est bien évidemment Mikuri et ses propositions des plus étranges.
Mikuri est jouée par la douce Aragaki Yui. Elle est juste parfaite pour ce type de rôle. Son visage respire de gentillesse et de tendresse. Elle réussit même à donner une certaine force et présence à son personnage qui, parfois malgré elle, réussit à faire céder des barrières. Alors oui, proposer un tel mariage comme travail rémunéré, c’est farfelu, mais ça fait partie du personnage de Mikuri, étrange, maladroite elle aussi – en fait, il se ressemble beaucoup tous les deux sur ce point – mais vraiment adorable et sincère.

Un point que j’ai fortement apprécié : l’axe scénaristique choisi pour la construction de la relation. Mikuri était le moteur, l’élément déclencheur, Hiramasa celui qui devait apprendre, comprendre, évoluer (sauf vers la fin). Mikuri change beaucoup, plus son amour évolue, mais c’est bien Hiramasa qu’on découvre, qui se découvre. Autre point positif : l’absence de rival. C’est une facilité scénaristique récurrente dans ce genre de romance ; on pense que ce sera encore le cas ici, mais non, la possibilité envisagée est balayée d’un revers de main assez rapidement. Tant mieux. Pareil, on nous évite intelligemment le drame conjugal après un épisode précis dans l’entreprise d’Hiramasa, vers la fin de la série ; il est utilisé à bon escient.

Le devenir de Mikuri et Hiramasa dépend seulement d’eux deux, s’ils parviennent chacun et ensemble à se construire comme un vrai couple, en apprenant à maîtriser leurs sentiments et s’aimer simplement. C’est bête dit ainsi, ça paraît évident, mais la force de NigeHaji s’est de parvenir à cela, doucement, par étapes successives, des étapes certes très étranges, mais délicatement et joliment. C’est ce qui rend ce couple d’autant plus adorable ! Je ne compte pas les scènes romantiques que j’ai adorées.

L’humour est quant à lui correctement dosé. On ne tombe pas dans le burlesque. On s’amuse plus des aventures peu communes de ce couple peu ordinaire, que de gags successifs qui masqueraient le scénario principal. Le but n’est pas de nous faire rire pour simplement rire, mais bien pour suivre avec bonne humeur la construction peu commune de l’amour entre Mikuri et Hiramasa. Et pour cela, j’ai adoré NigeHaji, j’ai adoré le couple Mikuri-Hiramasa.


Je me suis longuement étendu sur Mikuri et Hiramasa, mais on retrouve aussi tout un ensemble de personnages plutôt sympathiques. Parmi les plus importants, on peut nommer Yuri (jouée par Ishida Yuriko), la tante de Mikuri, qui tient pour elle le rôle de modèle et un peu de « nourrice ». Yassan (jouée par Mano Erina), l’amie de Mikuri, sa confidente.
Du côté de Hiramasa, on a ses collègues de travail qui ont des personnalités très différentes mais complémentaires : Kazami (joué par Otani Ryohei), un type assez sûr de lui et franc ; Numata (joué par Furuta Arata), le doyen du groupe, curieux, observateur mais qui a tendance aussi à se faire des films ; et Hino (joué par Fujii Takashi), le bon collègue rigolo et sympathique, l’archétype du gentil mari et bon père de famille. Il y a d’autres personnages (notamment les parents), mais la série tourne essentiellement autour du duo principal et, secondairement, de Yuri et Kazami. Si le casting est somme toute assez limité, ce n’est pas un défaut ; l’essentiel est là et chaque acteur tient bien son rôle et ils savent chacun alterner correctement les moments drôles, sérieux, voire touchant. Kazami est à ce titre de plus en plus intéressant.

Ce drama pose également des questions intéressantes sur la place de la femme dans la société japonaise. Les critiques sont plutôt diluées, mais les différents personnages féminins permettent de dresser un tableau de plusieurs cas de figure : Yassan, l’amie de Mikuri, est une jeune mère qui vient tout juste de divorcer, elle se retrouve seule pour élever son enfant et doit travailler pour cela. La mère de Mikuri est le bon exemple de la mère au foyer, mais un passage (plutôt marrant et bien ficelé) dans la série traite justement de la question de la place de son mari. Yuri est une femme de 49 ans célibataire, sans enfants et qui privilégie avant tout sa carrière dans une entreprise où elle doit faire face à hiérarchie très masculine. Mikuri est à cheval entre tout ça : même si c’est étrange comme situation, elle est au départ une employée, mais elle joue pour cela le rôle de femme au foyer. Il y a pas mal de dialogues autour de cette question de la place de la femme, dans la famille, le foyer, la société ou au travail. On loue alors le statut de la femme qui reste à la maison pour le bonheur de sa famille, mais parallèlement on félicite aussi celle qui souhaite travailler et se faire une place dans un monde professionnel très masculin. Il y a un certain jeu d’équilibre que je trouve très japonais : poser plus ou moins discrètement des questions, mais tout en évitant la polémique et en restant très policé.

Pour conclure, NigeHaji est pour moi une excellente série qui parvient à renouveler en douceur et avec le sourire le genre de la comédie romantique avec un duo – Mikuri et Haramasa – particulièrement attachant et différent des couples habituels, servi par deux très bons acteurs, Aragaki Yui et Hoshino Gen. Si j’ai découvert le second, cette série confirme mon affection pour Aragaki Yui qui excelle dans ce genre de rôle. J’ai quand même envie de mentionner pour finir la Koidance (dance de l’amour) basée sur le générique de la série (chanté par Hoshino Gen), avec sa chorégraphie plutôt rigolote sur une chanson qui colle parfaitement au drama. Il y a beaucoup de vidéo sur internet sur cette musique qui a eu un véritable succès auprès du public japonais. Si vous ne connaissez pas NigeHaji et que vous aimez les comédies romantiques, essayez, vous ne serez certainement pas déçus !