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samedi 6 janvier 2018

Bilan 2017 : les dramas

Il est l’heure de passer au bilan 2017 des dramas que j’ai visionnés. Il sera assez simple dans son format avec quelques podiums, mais aussi avant quelques petites réflexions personnelles.

Une année entre J-dramas et K-dramas


Une assez grosse année pour moi puisque j’ai testé pas quelques 42 dramas et même terminés 26 d’entre eux. Principale nouveauté de cette année : les dramas coréens. Oui, après des années à dire que « jamais » (ce fameux « jamais » à ne pas dire) je n’en regarderai, et même bien que j’aurais pensé. Lorsque j’ai découvert Goblin, the Lonely and Great God, j’ai vraiment dû accepter que non, les dramas ce n’est qu’au Japon. Et surtout que la Corée pouvait me plaire par ses séries.

Liste des dramas vus en 2017

N.B. : En lien, les critiques postées sur le blog.

J-Dramas terminés :
J-Dramas non-terminés (pause/abandon) :
  • Why Can't Seiya Todoin, 16-year-old, Get A Girlfriend? (4/9, 2014) 
  • Busujima Yuriko no Sekirara Nikki (1/10, 2016) 
  • N no Tame ni (1/10, 2014) 
  • Youkoso, Wagaya e (3/10, 2015) 
  • Border (1/9, 2014) 
  • Gaiji Keisatsu (1/6, 2009) 
  • Sanadamaru (5/50,2016) 
  • Atelier (1/13, 2015)
  • Code Blue S3 (5/1, 2017)
K-Dramas terminés :
K-Dramas non-terminés (visionnage/pause/abandon) :
  • Descendants of the Sun (7/16, 2016) 
  • Age of Youth (2/12, 2016) 
  • W (3/16, 2016) 
  • Strongest Deliveryman (8/16, 2017)
  • Kill me, Heal me (2/20, 2015)
  • Because this is my first life (13/16, 2017)

Au final, si le ratio est à l’avantage des J-dramas, 26 séries (pour 17 finis), contre 16 k-dramas (pour 10 finis), cela masque un réel retournement de situation dans l’année. En effet, j’ai essayé ou vu plus de la moitié de mes dramas japonais sur les premiers mois de l’année. Après avril-mai, retournement assez fort avec un bel enchaînement de titres coréens. Et surtout plusieurs coups de cœur d’affilé, évidemment Goblin, mais pas seulement. J’ai rapidement eu après un autre gros coup de foudre pour Strong Woman Do Bong Soon. Ce double combo m’a fait clairement passer ce Rubicon (que j’avais creusé moi-même, idiotement).

Pour autant, cette année 2017 ne m’a pas si éloigné des J-dramas que ça. Mon cœur reste du côté du pays du Soleil levant, même si j’ai appris à apprécier le pays du Matin calme. J’ai découvert de très belles séries et même plus avec quelques titres qui m’ont beaucoup marqué : Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu (ou NigeHaji) ou aussi Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau (ItsuKoi). D’autres séries m’ont aussi beaucoup plu, en particulier Hirugao ou Dear Sister. Seulement, ayant été (et encore là maintenant) passé dans une phase découverte des k-dramas, j’ai laissé à ces derniers un peu plus d’espace du fait de ma curiosité attisée régulièrement par de belles découvertes.

Après ces mois de visionnages, je peux d’autant mieux constater et apprécier les particularités de ces deux pays en matière de séries live. Si je devais comparer, je dirais qu’il y a peut-être une chose qui les distinguent. La Corée réalise peut-être plus ses séries dans l’idée de plaire au-delà de ses propres frontières. Ils apportent un soin tout particulier dans le visuel, tout doit plaire visuellement (mais aussi aux oreilles) : la réalisation, les acteurs et actrices, etc. Les dramas japonais sont avant tout… japonais. Ces séries sont produites pour leur propre marché intérieur, non pour les exporter. Il y a juste à voir la disponibilité légale des J-dramas et des K-dramas sur la toile. Ces derniers, on va très vite les y trouver et cela très facilement – et c’est vraiment agréable –, même et surtout les séries récentes. Côté Japon, c’est bien plus compliqué. Regardez le catalogue de Viki, c’est flagrant (pourtant Viki appartient à l’entreprise japonaise Rakuten). Après la tentative avortée de Crunchyroll, j’ai compris que, les J-dramas en France, ce n’est pas pour aujourd’hui.
Les dramas, c’est un peu comme avec la musique : les Coréens sont bien plus doués, et volontaires (la clé est là je pense), que les Japonais pour s’exporter et plaire au Monde. Cette volonté japonaise qui existe bien avec les mangas et les animés n’est toutefois pas encore visible avec les dramas (et un peu aussi avec la musique… combien de fois, en France, la restriction des clips sur Youtube a pu m’agacer…).

Il est maintenant temps de passer aux podiums pour conclure cette année 2017.


Trophées de l’année


N.B. : Ces podiums concernent bien évidemment des séries que j’ai vues en 2017 et non pas forcement diffusées en 2017.

Podium J-Dramas



1er - Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu


2e - Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau
3e - Hirugao

Mentions spéciales :
Dear Sister
Kahogo no Kahoko

Podium K-Dramas



1er - Goblin, the Lonely and Great God


2e - Strong Woman Do Bong Soon
3e - Mirror of the Witch

Mentions spéciales :
Weightlifting Fairy Kim Bok-Joo
While you were sleeping

Super-Podium Dramas 2017


1er - Goblin, the Lonely and Great God
2e - Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu

3e ex-aequo - Strong Woman Do Bong Soo
& Itsuka Kono Koi wo Omoidashite kitto Naiteshimau

Podium actrices japonaises



1er ex-aequo - Aragaki Yui (NigeHaji, The Memorandum Of Kyoko Okitegami, etc.)
Ishihara Satomi (Dear Sister, From 5 to 9)
3e - Arimura Kasumi (ItsuKoi)

Mentions spéciales :
Takahata Mitsuki (Itsukoi, Kahoko no Kahogo)
Kiritani Mirei (Sumika Sumire, Suki na hito ga iru koto)
Ueto Aya (Hirugao)

Podium acteurs japonais 



1er - Koura Kengo (ItsuKoi)
2e - Yamashita Tomohisa (From 5 to 9, Code Blue, etc.)
3e - Hoshino Gen (NigeHaji)

Podium actrices coréennes



1ère - Kim Go Eun (Goblin)
2e - Park Bo Young (Strong Woman Do Bong Soon, Oh my Ghost!)
3e - Lee Sung-Kyung (Weightlifting Fairy Kim Bok-Joo)

Mentions spéciales :
Kim Sae-Ron (Mirror of the Witch)
IU (Moon Lovers)

Podium acteurs coréens



1er - Gong Yoo (Goblin)
2e - Park Hyung Sik (Strong Woman Do Bong Song)
3e - Lee Jong Suk (W, While you were seleeping)

Mentions spéciales :
Lee Dong Wook (Goblin)
Lim Ju Hwan (Oh my Ghost!, Bride of the Water God)


****

Quels objectifs pour 2018 ?
Regarder encore plein de dramas. Qu’ils soient japonais ou coréens. Pour la Corée, je pense me concentrer encore sur des séries récentes, peut-être remonter un peu (2015-2017 par exemple), mais pas beaucoup plus. Je pense que j’ai de quoi faire avec ça. Pour le Japon, notamment en profitant du challenge de Luthien, j’aimerais creuser un peu plus dans les anciennes séries. Tout en essayant de rattraper mon retard sur les séries récentes et tenter à nouveau un asadora ? Bref, regardez des dramas. Encore et encore !

dimanche 17 décembre 2017

Calendrier Avent Drama 2017 – Jours 17 à 20

Avant-dernière ligne droite avant un dernier virage et la ligne d’arrivée de Noël ! Personnellement, j’ai tellement hâte de passer cette ligne, car cela veut dire que je serai rentré en France (yeah !) pour un peu de vacances qui seront amplement les bienvenues (là, je suis en mode fatigue à 300%, voire plus...) Mais, trêve de bavardage inintéressant, le Calendrier de l’Avent se doit de continuer pour faire le drama-bilan de cette année 2017 ! Toutes les explications et participants à ce chouette projet lancé par Luthien se trouve toujours dans le premier billet. let’s go !

Jour 17 : Quel est le drama dont le début t’a impressionné mais qui t’a beaucoup déçu au final ?


Par contre, j'adore l'affiche !
Je pourrais répondre de nouveau Bride of the Water God, mais ce serait un peu de l’acharnement, non ? Puis, honnêtement, si j’avais bien apprécié les premiers épisodes, je n’étais quand même pas impressionné (avec recul, ça sentait mauvais (?) dès le premier épisode, mais je voulais y croire...).
Du coup, je vais plutôt mentionner une autre série également coréenne pour laquelle je n’ai pas encore eu le courage de me replonger : Descendants Of The Sun. La série avait semble-t-il fait son petit effet lors de sa diffusion. Et j’avoue que l’introduction était chouette, genre avec ce passage sur la frontière avec la Corée du Nord, ou cet appel soudain pour une mission au-dessus de l’Afghanistan. Du coup, ça part bien, les personnages aussi sont sympathiques et tout et tout. Cool ! Et après, bim, on se trouve plongé dans un pays fictif pas crédible (malgré de beaux paysages), dans une histoire planplan, gnangnan (pourtant je suis très bon client niveau romance), au fil scénaristique aussi épais qu’un fragile fil à coudre de chez Lidl qui a déjà servi trois-quatre fois. Bref, je me suis très rapidement ennuyé après seulement quelques épisodes. j’ai le compteur bloqué au 7e épisode là, depuis juin dernier. Et le fait de reprendre la série n’est clairement pas dans mes priorités.


Après, si la série devient ensuite vraiment bien, n’hésitez à essayer à remotiver, car tout seul, c’est compliqué.

Jour 18 : Quel(le) acteur/actrice a gâché son talent ?


Ji Soo - 지수
Compliqué, cette question est assez catégorique par son formulation. Dans l’absolu, je n’ai pas eu de déception aussi marquée, d’autant plus que juger le talent de certains acteurs/actrices que je connais peu est difficile. Il y aurait peut-être Honda Tsubasa, du fait de son rôle en demi-teinte dans Koinaka.
Je vais toutefois nommer au final un acteur coréen : Ji Soo,  sans vraiment connaître cet acteur, autrement que par ses prestations dans Strong Woman Do Bong Soon et Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo. Je le nomme parce qu’il semble être apprécié dans la communauté dramavore, du coup, je me disais que ce serait un potentiel bon acteur. Sans avoir été mauvais dans ces deux titres, il restait quand même assez transparent ou bien moins charismatique que d’autres dans chacune de ces séries. Il était quand même mou mou et c’était difficile de prendre sa défense (après, j’avais pris fait et cause pour Min Min !) dans Strong Woman Do Bong Soon (les images ci-dessous).


Bref, je n’ai rien contre lui, mais il me fallait un nom, et il a la tête de la parfaite victime~

Jour 19 : À quel drama aimerais-tu donner une suite ?


Dans l’absolu, je considère qu’un bon drama est une série qui se suffit à elle-même et qui donc ne nécessite pas de suite. Par exemple, je ne veux pas de suite à Goblin, cette série est ainsi excellente. Mais il est vrai, particulièrement avec certaines séries qu’on a apprécié, qu’on aimerait parfois en voir  un peu plus. Si je repense à ce que j’ai vu cette année, je vais en fait penser à des séries que j’ai su apprécier, mais qui ne font pas partie de mes préférées de 2017.
Il y aurait par exemple Umi no Ue no Shinryoujo qui a souffert, avis perso, de la comparaison avec l’excellent Dr. Kotô. Cette dernière a toutefois superbement profiter de sa saison 2 pour enrichir son propos et ses personnages, pourquoi pas la même chose avec Umi no Ue no Shinryoujo ? Puis, les séries médicales, par leur découpage scénaristique, se prêtent très bien à plusieurs saisons.


Après, j’aurais plus envie de citer ici The Memorandum Of Kyôko Okitegami. J’ai déjà parlé de cette série, et des craintes que j’avais eus avec les premiers épisodes. J’ai été plutôt bien satisfait avec la seconde partie de la série et la conclusion était chouette et bien amenée. Mais cette conclusion est justement l’introduction d’une nouvelle vie pour les deux principaux protagonistes. Il pourrait être chouette - à condition de bien le faire et ne pas tomber dans la répétition monotone - de continuer à travailler le personnage de Kyôko et son problème de mémoire, tout en faisant avec avancer le couple avec le poisseux mais finalement sympathique Yakusuke (puis, perso, juste revoir Gakki, moi je signe direct~ !).

Jour 20 : Quel est le plus beau sourire ?


Kim Go Eun
Je réfléchis à la réponse de cette question... Et, j’ai immédiatement le sourire Yui Aragaki qui me parle juste sur les screenshots postés pour la question précédente. Oui, elle a un beau, même un magnifique sourire. Mais en fait ça, je le savais déjà. Et je pense que vous le saviez aussi, et si ce n’est pas le cas, ne vous inquiétez pas, regardez et vous comprendrez. Oui, cela en toute objectivité !
Mais, pour montrer que mon avis n’est pas totalement biaisé, je ne vais pas répondre Gakki (même si l’envie ne me manque pas). Mais, ce sera quelqu’un d’autre, une actrice coréenne que j’ai découverte cette année. Une actrice qui m’aura vraiment beaucoup étonné, pour sa malice, la conviction avec laquelle elle interprétait son personnage, mais aussi avec sa très belle richesse d’expressions dont ses beaux sourires adaptés à toutes circonstances. 
Il s’agit de Kim Go Eun, que j’ai bien évidemment connue dans le drama Goblin, the Lonely and Great God.

Kim Go Eun - GoblinKim Go Eun - Goblin

Kim Go Eun - GoblinKim Go Eun - Goblin

Kim Go Eun - GoblinKim Go Eun - Goblin

samedi 29 avril 2017

[K-Drama] « Goblin », un amour triste mais si beau

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
J’ai finalement regardé un drama coréen. Il fallait bien que cela arrive un jour, et mon choix s’est porté sur une série qui avait semblé avoir été unanimement louée lors de sa diffusion : Goblin, The Lonely and Great God (쓸쓸하고 찬란하神-도깨비) dont les 16 épisodes ont été diffusés entre décembre 2016 et janvier 2017.

Cette série raconte l’histoire d’un ancien général de la Corée médiévale qui, à la suite d’une rébellion contre son roi, fut condamné à mort avec les siens. Pour les crimes commis de son vivant, il reçut une punition divine : l’immortalité, il devint un Gobelin. Cela fait maintenant plus de 900 ans qu’il survit ainsi et, un jour, seule « l’épouse du Gobelin » pourra mettre fin à cette malédiction d’éternité. Celui-ci se mêle parfois de la vie et du destin des humains, c’est ainsi que 19 ans avant le début de l’histoire, il sauva une jeune mère enceinte qui avait été renversée par une voiture. L’enfant de cette femme capable de voir des fantômes et pourchassée par une Faucheuse, changera profondément la vie maudite du Gobelin.

Si le couple gobelin occupe une partie importante de la série, celle-ci se focalise plus généralement sur quatre personnages. Tout d’abord, évidemment le Gobelin joué par Gong Yu, un demi-dieu immortel (sur)vivant au milieu des humains, son épouse promise, la jeune et optimiste contre vents et marées Ji Eun Tak, jouée par Kim Go Eun, mais aussi la Faucheuse, interprété par Lee Dong Uk, un shinigami coréen qui tient la buvette du monde des morts, ainsi que la mystérieuse Sun Hee, ou plutôt Sunny, jouée par Yu In Na, qui gère un petit restaurant, enfin qui passe le plus clair de son temps à attendre quelqu’un ou quelque chose.

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Faucheuse - Lee Dong Uk - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Allons directement à l’essentiel, ce qui m’a réellement séduit dans cette série, c’est ce splendide et rayonnant couple du Gobelin avec Ji Eun Tak, avec deux très bons acteurs au jeu convaincant et immersif. Ce qui est particulièrement réussi, c’est la construction et l’évolution de leur relation : les voir à se découvrir, à se surprendre, à tomber amoureux. En écrivant ce paragraphe, je suis en train de revoir la fin de l’épisode 4, et ce n’est qu’un de ces très beaux moments de cette si touchante histoire si bien racontée. S’opposent deux personnages à la fois différents mais tellement proches, entre un Gobelin tourmenté et profondément mélancolique, et Eun Tak malmenée par la vie mais rayonnante par son optimisme. Le magnifique sourire d’Eun Tak est tout simplement solaire, le regard du Gobelin si profond. Combien de fois ai-je ri à les regardant évoluer, se découvrir, ai-je été touché par la tendresse qui se dégageait de ce couple, ai-je été affecté par les difficultés qu’ils rencontraient, ai-je souri devant leurs instants de complicité, de bonheur ? Et ai-je laissé couler des larmes…

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Si la performance des acteurs Gong Yu et Kim Go Eun m’a totalement séduit, ils ne sont pas les seuls à mériter des louanges. J’ai également vraiment aimé le personnage de la Faucheuse avec un rôle plutôt compliqué mais tout aussi réussi. La relation entre le Gobelin et la Faucheuse apportent en plus une véritable touche d’humour et de rire bienvenue. Leurs échanges, duels, en particulier dans la première partie de la série, apportent tellement de fraîcheur à la série. Ils sont tous les deux assez excellents à suivre, à voir cohabiter ensemble et à devenir ami. Malgré ce qu l’on apprendra.
Le personnage de Sunny aura quant à lui mis plus de temps à me convaincre, bien plus même. L’actrice me semblait en plus réunir ce qui me faisait avoir du mal avec les actrices (et acteurs) coréens, elle est trop lisse, que ce soit physiquement et également au début dans son jeu. Ce n’était pas très naturel et donc moins convaincant. Mais progressivement, c’est venu, et sa relation très particulière avec la Faucheuse a apporté beaucoup à cet attachement progressif à son personnage.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Seize épisodes de plus d’heure, c’est long (mais si court au final…). Je ne suis pas habitué à ce genre de format qui semble assez courant en Corée. Et pendant ces seize épisodes, l’histoire tourne quasi exclusivement autour de ce quatuor. Les personnages secondaires avec une réelle importance sont peu nombreux. Parmi eux, il y a la famille d’Eun Tak, mais leur présence est limitée et assez vite relayée au décor. Il y a aussi ces « divinités », mais elles jouent surtout un rôle de spectateur (mais qui donnent occasionnellement un coup de baguette non négligeable).
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Yu Deok Hwa
En fait, le seul vrai personnage secondaire important, c’est le jeune Yu Deok Hwa (joué par Seong Jae), l’héritier du conglomérat qui s’est construit grâce à la bonne fortune qu’apporte le Gobelin (en fait un conglomérat qui appartient indirectement au Gobelin, une couverture humaine pour un dieu immortel et surnaturel). Ce jeune riche immature, mais gentil, est un élément intéressant de la série, par la bonne humeur qu’il apporte et pour quelques rôles clés qu’il va parfois jouer, de son plein gré ou non.

Même si le Gobelin, alias Gong Yu, et son épouse Eun Tak, alias Kim Go Eun, auraient été seuls, leurs prestations épatantes auraient suffi à faire de cette série un excellent drama. C’est plus que cela parce qu’autres bons personnages les accompagnent, pas si nombreux, mais ils sont là.

L’histoire se divise en plusieurs phases plus ou moins longues, plus ou moins marquées. Le rythme de la série est assez posée, calme, mais cette fausse lenteur apparente est à mes yeux une qualité. car il n’y a en fait aucun temps mort. Après celle de l’épisode 6, une coupure majeure a surtout lieu à l’épisode 13, un épisode qui m’aura totalement retourné, avec un final extrêmement prenant, des sensations et des émotions puissantes. Les deux épisodes qui suivent sont très beaux. Le tout dernier épisode m’a un peu déçu, c’est bien le seul, ; ça reste mineur, mais j’ai eu cette impression qu’ils ont voulu réglé certaines des dernières questions de la série de manière un peu trop rapide.

Au bout d’un moment, j’ai trouvé que les coïncidences dans la série étaient bien trop fréquentes, en particulier quand on en apprenait plus sur l’identité réelle de certains personnages. Toutefois, l’une des forces du scénario est de parvenir à transformer ces coïncidences en une succession d’événements logiques où justement le hasard n’est que trompeur. Je me refais la série en écrivant ce billet et ce second visionnage ne rend que plus évident cette logique interne qui structure correctement Goblin. Il n’y a juste qu’à revoir les visions du Gobelin.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim Shin
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim ShinGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Quebec
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - épée
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

En ce qui concerne les dramas coréens, je suis encore un néophyte, je peux donc difficilement juger de la qualité générale des productions coréennes, mais Goblin m’a vraiment enthousiasmé pour ses nombreuses qualités évidentes et incontestables. Par exemple, j’aime la belle qualité visuelle de la série et sa réalisation. Elle me semble avoir bénéficié de moyens plutôt importants et le résultat est totalement probant. Le seul petit regret que j’aurais de ce côté, du fait de ce soin apporté à la réalisation visuelle et sonore (pour les séquences contemporaines ainsi que historiques), c’est le nombre relativement limité d’espaces, de lieux, dans lesquels se déroule la série. Ceci est aussi régulièrement récurrent dans les dramas japonais, mais c’est un peu plus regrettable avec ces moyens et quand autant de soin est apporté à la réalisation. Cela reste toutefois une critique assez mineure, d’autant plus quand cela n’influence pas directement la qualité générale indéniable de la série.

Au début, je n’avais pas trouvé la bande son particulièrement marquante. Mais au fur et à mesure des épisodes, les musiques avaient de plus en plus d’impact, de charge émotionnelle, dès les premières notes ou paroles, cela allant de pair avec mon attachement progressif à la série et à ses personnages. J’ai été plutôt surpris par la quantité de piste chantée (des versions instrumentales auraient parfois été plus appropriées), ce qui est soit une caractéristique de cette série, soit des dramas coréens, peut-être.

J’aime. Tout simplement.

Ces quelques petites notes en fond sont superbes

Étant largement habitué aux dramas japonais, suivre une série coréenne ne m’a pas totalement été dépaysant. Toutefois, on sent bien qu’on a changé de côté de la mer. La langue parlée déjà, il m’a fallu plusieurs épisodes pour m’y habituer. Le japonais a l’avantage d’avoir une structure syllabique facilement compréhensible pour toute personne parlant une langue latine. Il est par exemple assez facile de répéter une phrase, même sans la comprendre. Le coréen, ce n’est pas la même chose, la prononciation est plus difficile à saisir, du moins en ce qui me concerne – même si, à quelques occasions, j’avais l’impression de saisir quelques ressemblances au niveau du vocabulaire avec le japonais, ce qui ne serait pas si étonnant étant donné la proximité géographique. Reste que c’est intéressant, pour l’instant je ne comprends que clairement « non » et « je t’aime » (des termes répétés assez fréquemment, surtout le premier), c’est un début.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - QuebecGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - premier baiser
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Autre différence par contre plus directement en lien avec la série elle-même et la façon de la réaliser : au Japon, dans une romance, la pudeur est de mise, le couple se construit bien plus lentement, et lorsque celui-ci existe, les bisous sont timides (et régulièrement relayés aux tous derniers instants de la série, le fameux aéroport) et on exprime peu souvent cet amour autrement que platoniquement, des regards, des mains qui s’effleurent (les contre-exemples existent évidemment). Dans Goblin, le scénariste est bien moins prude, timide, et je dois dire que j’ai apprécié cela ; la série parlait d’amour et cela était clairement exprimé, avec des mots et des gestes. Les gestes de tendresse entre le Gobelin et sa jolie épouse étaient souvent, si ce n’est toujours très beaux.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - fin
« Un amour triste », c’est la réponse d’Eun Tak au Gobelin à un moment de la série… Cette formule est belle, malgré tout ce qu’elle induit. Elle est à l’image de ce drama, profondément beau, mais si mélancolique, son impact émotionnel étant d’autant plus puissant. Triste, mais pas malheureux pour autant.
J’aimerais dire beaucoup plus de choses sur cette série, montrer aussi plus d’images... J’ai pris tant de screenshots, surtout dans le deuxième visionnage actuellement en cours, mais il y en a beaucoup qui gâcheraient bien trop le plaisir de la découverte pour celles et ceux qui ne connaissent pas  encore la série... Il me faut donc me contenir.
Bref. J’ai essayé un drama coréen, et j’ai adoré dès le premier essai. Goblin est véritable coup-de-cœur (auquel je ne m’attendais pas du tout). Je n’ai rien à y redire, ses petits défauts anecdotiques ne sont rien à côté de ses énormes qualités. Je ne sais pas si toutes les productions coréennes sont de ce niveau, mais cette seule série suffit à me convaincre de poursuivre et d’en essayer d’autres. Quoi qu’il en soit Goblin restera certainement pour très longtemps une série à part pour moi, un bijou.

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[Les critiques de Goblin, sur Ecrans d’Asie]