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mardi 6 juin 2017

Le #WEdramanimique puissance drama 2, le retour du weekend infernal !


Ce weekend, c’était la seconde édition du #WEdramanimique ! Le fameux et bientôt mondialement célèbre événement propulsé dans la bonne humeur dramatique par Bouya ! Le concept est simple : pendant un weekend, regarder autant de fictions asiatiques que possible et partager sur la toile avec tous les autres participants. Simple, efficace et chouette.
Donc, voici mon petit billet bilan. Ce second marathon dramas était pour moi l’occasion de continuer quelques séries en cours, mais également d’en essayer de nouvelles. Parallèlement, je n’ai tenu au final qu’un des trois challenges, le SP, mais pas la série de 2010 et celle avec un animal. J’avais prévu de remplir toutes ces cases le dimanche, mais cette journée a été soudainement assez remplie… Dommage, mais j’ai fait mieux qu’à la première édition, car j’ai atteint les 12h10 de visionnage en un weekend.

Les autres participants (avec leur Twitter @) :

Bouya(@Bo0ya_), Titesilve (@SandrineSilve), Luthien (@Luthyx), Yuuki (@YuukiNoDreams), Lylyrowan (@lylyrowan), ZGMF Balmung (@ZGMF_Balmung), Verslinfinie, Ilumys, Marie Asiaisone (@Marieasiaisone), Dreamweaver (@Emy_Snt), Angel402 ( @Angel402_ ) Justb (@Justundrama), Sana (@SassouSA) , worldofdramapassion (@worldofdramapas), Blinky, Seventh, Bivatess, Liloun(@leticiandlr), Yumini (@preciousdork), Lili, Yuni, Sakura, Sabsab (@onlyseokjin), Lucie de Waele(@LReadingme), BusanBlue

***

Plus de 12h, ça fait quand même quelques épisodes, en voici la liste :



From 5 to 9 : épisodes 3 et 4
Cette série japonaise commence à bien me plaire, petit à petit. Après un début poussif, elle parvient à prendre ses marques. J’apprécie de plus en plus Yamapi dans son rôle de prêtre bouddhiste. Ishihara Satomi, ce n’est certes pas son meilleur rôle, mais elle sait jouer, une valeur sûre. Le scénario reste quand même trop classique, et j’ai l’impression qu’il restera ainsi jusqu’à la fin.


The descendants of the Sun : épisode 1 à 7

J’ai lu auparavant un peu de tout sur cette série coréenne. Elle semble avoir assez largement divisé le monde de amateurs/trices de dramas. J’ai commencé au final cette série à cause de Kim Eun Suk, la scénariste, qui avait aussi œuvré sur le magnifique Goblin. Bon, le résultat ici n’est pas aussi concluant…
Alors, c’est sympa ; ils mettent aussi les moyens pour produire quelque chose d’assez beau visuellement. Toutefois, le scénario manque réellement d’intérêt ; l’histoire principale entre le militaire et le médecin, elle ne prend pas, je n’accroche pas. En comparaison, j’aime beaucoup plus le couple secondaire avec « l’instructeur de l’enfer » et la médecin militaire, ils sont bien plus intéressants à suivre. Et pour le fil rouge, cette expédition dans cette nation fictive d’Uruk, nan… Il reste certes encore pas mal d’épisodes, j espère plus que ça. Puis, il a fallu quand même attendre longtemps pour voir les médecins en action… Les premières minutes avec les Coréens du nord promettaient une série dynamique, et au final, ce n’est pas trop ça. C’est sympa à regarder, mais ça ne décolle pas (bientôt ?).




Oh my Ghost : épisodes 1 et 2

Une série coréenne vraiment très prometteuse ! Le début me plait en tout cas beaucoup. J’ai commencé ce titre pour Park Bo Young, l’actrice qui a joué superbement Do Bong Soon dans Strong Woman Do Bong Soon. Les critiques semblaient plutôt positives, et en effet ces deux épisodes promettent beaucoup de bonnes choses. Park Bo Young a peut-être un jeu moins mature, moins affûté que dans sa série la plus récente, mais elle assurait déjà très bien, j’adore toujours son visage quand elle fait ses mimiques.
Le pitch est en plus rigolo – un fantôme qui veut séduire les hommes qui prend le contrôle du corps d’une jeune femme repliée sur elle-même – et promet plein de bonnes choses. Le personnage du chef du restaurant, malgré son caractère, réussit à intéresser aussi. J’espère juste qu’on verra un peu la vraie Bong Son et pas que la version fantôme, qu’ils travailleront un peu autour de cette possible double personnalité. Bref, plein de choses qui me font envie de continuer cette série.


Eien no Bokura Sea Side Blue, SP

J’ai commencé ce drama japonais car, dans les challenges, il y avait celui de mater un SP. J’ai sélectionné ce titre là parce que Arimura Kasumi joue dedans ; j’aime beaucoup cette actrice depuis le superbe ItsuKoi. Et heureusement qu’elle joue dans ce drama, sinon celui-ci n’aurait plus beaucoup d’intérêt.
Alors, ce SP n’est pas nul, non, il est juste « bateau ». On nous présente une histoire d’amitié, d’amour aussi, mais elles ne convainquent pas tellement… Tout vient et va trop vite ; ça tourne rapidement des rires au semi-drame pour des raisons assez obscures et mal amenées et bien peu expliquées. Avec plusieurs épisodes, en mode série, cela aurait pu très bien passer car au fond les personnages sont intéressants, les décors aussi. Mais là, c’est trop rapide et bref ; à ce rythme, on ne peut pas rentrer dans l’histoire et adhérer aux personnages. Ça se regarde certes bien, mais ça s’oubliera assez vite.

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Bref, si tout n’était pas concluant dans ces visionnages, ça n’empêche que ce fut un marathon drama très sympathique à faire et à partager avec tout le monde sur Twitter et sur les divers blogs. Merci à tous les participant(e)s et à Bouya pour avoir lancer de nouveau l’événement ! Vivement le prochain #WEdramanimique !

vendredi 3 février 2017

[J-Drama] « Suki na Hito ga Iru Koto », une chouette romance mais de l’agacement

Sukina Hito ga Iru KotoJe vais m’attarder aujourd’hui sur un drama japonais de 2016 : Suki na Hito ga Iru Koto (好きな人がいること, 10 épisodes diffusés pendant l’été sur Fuji TV). J’ai découvert cette série sur le blog dramatik, avec leur billet bilan de 2016. La critique positive et les visuels m’ont encouragé à la regarder. J’ai bien fait. On peut le considérer comme un très bon drama dans son genre… Sauf, qu’il y a un « mais ». Je reviendrai plus longuement sur ce point dans un second temps.
Synopsis : Sakurai Misaki s'est toujours concentrée uniquement sur son travail de pâtissière, mais la voici licenciée... Elle croise alors son premier amour, Shibasaki Chiaki, qui lui propose de travailler à mi-temps dans le restaurant familial et de loger chez lui le temps qu'elle trouve une situation plus stable. Ce qu'elle n'avait pas réalisée, c'est qu'elle devra également cohabiter avec les deux petits frères du jeune homme, Kanata et Toma. (Icotaku)

Il s’agit d’une petite romance estivale sur fond d’un triangle amoureux. La rencontre entre la jeune pâtissière au chômage Misaki et Chiaki n’est qu’un prétexte pour amener à l’essentiel : celle-ci va se retrouver à vivre dans la même maison que trois frères. Oui, trois. Évidemment, les sentiments vont rentrer dans la partie, avec Chiaki, mais aussi Kanata. Sur ce deuxième, ce n’est pas tellement un spoiler, les indices sont mis en avant dès le premier épisode. Le téléspectateur est très vite mis en alerte.

Sukina Hito ga Iru Koto - Kiritani MireiSukina Hito ga Iru Koto
Sukina Hito ga Iru KotoSukina Hito ga Iru Koto

Misaki veut tomber amoureuse et elle a croisé, par hasard (ce bon petit M. Hasard) Chiaki, son amour de jeunesse. Chiaki, c’est l’aîné, il est la tête pensante des trois frères et aussi le gérant du restaurant familial ; gentil, il essaye d’être attentif avec tout le monde et il se sent responsable vis-à-vis de ses deux frères. Parfait, presque. Le premier, Kanata est l’opposé de Chiaki : il est taciturne et égoïste, sauf en ce qui concerne ses propres frères, à côté c’est aussi un excellent chef cuisinier ; il verra d’un mauvais œil, dans un premier temps, l’arrivée de Misaki, mais on comprend très vite que ce personnage va jouer un rôle central dans la série. Le dernier de la fratrie, Touma, semble toujours de bonne humeur, mais il souffre d’un complexe du petit-frère ; toujours sous la protection de ses deux aînés, on va dire qu’il a toujours un pied dans l’adolescence.
Au final, Misaki occupe bien la place centrale et c’est sa relation avec les trois frères qui va structurer la série. Chiaki dont elle est tombée amoureuse, Kanata avec lequel elle va devoir travailler tant bien que mal à la cuisine du restaurant, et Touma qu’elle va voir rapidement un peu comme un petit-frère.

Sukina Hito ga Iru Koto - Kiritani MireiSukina Hito ga Iru Koto
Sukina Hito ga Iru KotoSukina Hito ga Iru Koto
Sukina Hito ga Iru KotoSukina Hito ga Iru Koto - Kiritani Mirei

Le tableau dessiné est ainsi très classique, mais il marche très bien. Le rythme est là et on ne s’ennuie jamais. Le dynamisme de Misaki est un véritable atout pour la série et il est bien utilisé ; on constate très vite qu’elle apporte beaucoup à ce trio masculin qui avait clairement besoin de cette présence féminine pour évoluer (et faire face à leurs problèmes).

Kiritani Mirei, l’actrice qui joue Misaki, est pour moi une véritable révélation, elle est pétillante et apporte beaucoup de fraîcheur à son personnage et à la série. Les trois acteurs principaux, Miura Shouhei (Chiaki), Yamazaki Kento (Kanata) et Nomura Shuuhei (Touma) font leur job mais ils n’arrivent pas au niveau de leur camarade. 

Le drama est plutôt bien réalisé, le scénario est bien rythmé, les différentes péripéties de notre quatuor s’enchaînant bien avec de beaux moments tantôt touchants, tantôt drôle (par exemple, avec l’amie de Misaki, il y a des échanges au téléphone vraiment marrant). C’est très efficace, on ne peut pas dire le contraire. J’ai beaucoup aimé la piste principale (chantée par JY) de la bande son, très solaire, elle met de bonne humeur et colle parfaitement à l’ambiance générale.


Alors, certes, oui, des choses m’ont fait gentiment sourire, mais elles sont symptomatiques de ce type de romance. Par exemple, j’ai rapidement arrêté de compter les plans où, soit Misaki, soit Chiaki, soit Kanata courent… Leur endurance est parfois sacrement impressionnante. Ça fait partie des lieux communs des romances, même si ça me fait toujours sourire.

Vue ainsi, on pourrait dire que j’ai beaucoup aimé ce drama. Oui, franchement, c’est le cas. j’ai dévoré les épisodes. Sauf, comme je le disais, il y a un « mais… ». Ce « mais », il s’appelle Kanata… Le deuxième de la fratrie, le chef du restaurant est un mec taciturne comme pas possible. Son personnage cristallise la grande majorité des critiques que j’aurais à faire à la série. Bon, pour ceux qui n’auraient pas vu Suki na Hito ga Iru Koto, sautez la suite de cette critique et allez directement à la conclusion, je vais spoiler ici ! 

Sukina Hito ga Iru KotoSukina Hito ga Iru Koto
Sukina Hito ga Iru KotoSukina Hito ga Iru Koto - Kiritani Mirei

 … Vous continuez à lire ? C’est parti alors.

Bon, dès le début de la série, on comprend que ça ne va pas être si simple. Certes Misaki est tombée amoureuse (trop rapidement) de Chiaki, mais avant même l’arrivée de celle-ci dans sa maison, on rencontre un autre gars qui va se moquer d’elle gentiment à la plage. Peu après, on apprend qu’il s’agit en réalité du frère cadet de Chiaki, Kanata. Très rapidement, la série – parallèlement à la relation entre Chiaki et Misaki – met l’accent sur la proximité grandissante entre Kanata et Misaki, malgré le sale caractère de celui-ci. À ce moment, ça colle très bien, même plus que bien. L’ensemble est bien amené, c’est joli, parfois même touchant, bien plus avec Kanata que Chiaki qui est bien trop lisse pour être réellement intéressant.

Sukina Hito ga Iru Koto - Kiritani Mirei
Sukina Hito ga Iru Koto - Kiritani Mirei
Bref, vous comprenez : Kanata va être amené à prendre la place de Chiaki dans le cœur de Misaki, et cela de manière très naturelle. Avec Chiaki, c’était soudain et c’était un amour qui reposait sur rien de vraiment solide ; avec Kanata, c’est un amour plus solide qui s’est construit progressivement. Rien à y redire, si ce n’est ces pics de colère, du (faux) je-m’en-fout-isme de Kanata. Mais, à ce moment, je tolère, je m’attache à ce couple du fait de quelques (très) jolies scènes (en général leurs escapades, comme avec le bateau et le coucher de soleil, le passage de l’hôpital, etc.).

Puis, il y a eu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les deux derniers épisodes. Misaki fait d’abord face à un Chiaki qui se rend compte qu’il l’aime. Ceci complique fortement les choses, du côté de Kanata qui s’était déjà déclaré, mais aussi de Misaki qui, maladroite et peu sûre d’elle, est désormais perdue. Ça passe, car c’est sauvé par quelques beaux moments, mais les dents commencent à grincer. Et après, on a surtout Kanata qui se la joue bon prince pour donner à Misaki la chance d’aller apprendre la pâtisserie à l’étranger… Toutefois, à ce moment-là, il devient réellement exaspérant, énervant. Je vais éviter de tout dévoiler (au cas où), mais disons qu’il va devenir exécrable avec Misaki alors qu’elle s’était déclarée à lui à son tour. Ce baiser dans le restaurant, j’ai beaucoup aimé… Après, c’est la catastrophe. Mais je vais arrêter là de détailler les événements, pour masquer si cela est encore possible mon agacement.

En fait, une chose aurait pu tout sauver, un « désolé/pardon » à l’aéroport (oui, on a droit au bon classique du « je cours à l’aéroport dire pour que je t’aime »), le montrer en train de s’excuser, même brièvement – pour la forme, au moins ! –, mais non rien. Rien. Non rien. Rien du tout. Et Misaki, amoureuse, accepte, évidemment, et ils sont heureux, s’embrassent avec amour et tout et tout. On nous offre une jolie conclusion de conte de fée avec une belle et naïve princesse et une bête… très énervante et dont le charme s’est évaporé comme par magie. Vous l’aurez bien compris, Kanata, ça ne passait alors plus. Ce couple qui partait sur de belles bases, avec de beaux passages qui ont fait vibrer ma corde sensible… Et patatras…

Il y a d’autres choses qui sont relativement peu travaillées, qui auraient pu apporter du bon à la série, sans que ce soit réellement le cas au final. L’histoire avec Kaede était pour moi plus un problème au scénario qu’un élément positif à sa construction. Pareil, la révélation du secret de famille n’aura pas servi à grand-chose… si ce n’est à développer un des meilleurs passages entre Misaki et Kanata. Le gars en limousine qui veut racheter le restaurant, mouais, pour ça au final ?
Mais, ce n’est pas très important, l’essentiel restait ce triangle amoureux et ça fonctionnait bien… jusqu’à que ça casse dans ma tête. Kanata.

Sukina Hito ga Iru Koto

Pour conclure, il le faut quand même, Suki na Hito ga Iru Koto est un drama vraiment chouette. Je ne peux pas renier le fait que j’ai adoré le suivre. Misaki est particulièrement attachante ; cette série m’aura au moins permis de découvrir l’actrice Kiritani Mirei. Alors, oui, j’ai aimé les 8-9 premiers épisodes (soit 90% de la série), mais qu’est-ce que j’ai pu rager après… Je suis généralement assez conciliant, mais, là, ce Kanata. J’ai rarement autant ragé devant un personnage dans un J-drama. Et, il se pourrait que cet avis soit assez minoritaire quand on voit certains classement des dramas de 2016. Peut-être qu’avec plus de recul, cette impression personnelle s’atténuera. Car, c’est bien dommage au final, je reste sur ce sentiment désagréable qui a tendance à gâcher mon impression générale sur une série qui est pourtant bien réjouissante et rafraîchissante.