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mercredi 4 janvier 2017

Et si Aria revenait en France chez Black Box Editions ? Dites-leur OUI !

Et si Aria revenait en France ?
Hier, je n'y croyais plus. Et depuis quelques temps déjà, je le reconnais. Mais l'espoir vient de renaître. En effet, la lumière pourrait venir de Black Box Editions.

En effet, Black Box vient de lancer une série de sondages auprès du public pour l'acquisition de quelques titres... et ARIA en fait partie, oui !
Je vous invite donc à lire le message sur leur page facebook et y réagir si vous êtes intéressés. 

Ce que propose Black Box, c'est la publication d'ARIA the MASTERPIECE, une version « deluxe » sortie en janvier 2016 qui regroupe les deux tomes d'Aqua et les 12 d'Aria, avec de nouvelles illustrations et des pages couleurs. La version française ne pourra pas être identique à celle japonaise (notamment au niveau des couvertures - info obtenue par @Noobenji), mais Black Box promet une édition similaire s'ils obtenaient la licence. Avec une nouvelle traduction, espérons-le aussi.
Toutefois, pour qu'une telle réédition du manga se concrétise, elle ne pourra se faire que si le public le demande, qu'il montre que cela ne sera pas un échec commercial assuré pour l'éditeur.
Rien n'est assurée (ni promis), mais avec le soutien des amoureux d'Aria, des curieux et plus généralement des amateurs de manga, pourquoi pas ?


Après tant d'années, j'ai du mal à y croire. Toutefois, si les gens répondaient à cet appel, Aria pourrait revenir en France. Et ça, ce serait juste génial, ce serait même un miracle après tout ce temps.
N'hésitez donc pas à vous manifester auprès de Black Box, de répandre la bonne parole autour de vous. Et si l'espoir se transformait en réalité, achetez et lisez encore et encore ce magnifique manga de Kozue Amano qu'est Aria !

lundi 6 avril 2015

« ARIA The AVVENIRE » - Aria est de retour pour un avenir rayonnant !

Je me dois d'écrire quelque chose sur ce blog. Il le faut. Parce que depuis quelques semaines le monde des Aria-nistes est en émoi. Oui, Aria est de retour ! Si cette série n'a jamais disparu de nos cœurs et de nos pensées - évidemment que non ! - nous n'avions plus aucune nouvelle annonce, nous laissant esseulés et nostalgiques.

Mais, tout a changé début février ! Une lueur est apparue à l'horizon !
ARIA The AVVENIRE, voici le nom du prochain animé qui verra bientôt le jour, pour notre plus grand bonheur ! Sa première diffusion aura lieu le 26 septembre prochain.

Aria The Avvenire
Capture écran du site officiel.

Et, nouveauté du jour qui a motivé ce billet, une magnifique bande-annonce :


Il s'agit donc d'une nouvelle production - avec toujours Jun'ichi Satô à la barre - qui s'inscrit dans le cadre des célébrations des 10 ans de la première diffusion d'Aria (the Animation) en animé. TYO Animations est le studio en charge de ce nouveau Aria. Une nouvelle édition des différentes saisons, en blu-ray, a aussi été annoncée.
Je fais suivre deux liens utiles pour suivre l'actualité, le twitter de la série et le site officiel :

Pour l'instant, on attend d'en savoir plus. Je rêve d'une véritable nouvelle série et pas seulement un ou deux OAV(s). Mais, je prendrai tout.
J'étais tout bonheur ce matin en voyant cette nouvelle bande-annonce, j'espère qu'elle vous a aussi rendu heureux !

Finissons, pour aujourd'hui, avec quelques images de cette bande-annonce disponible sur le twitter officiel :

Aria The Avvenire - AiAria The Avvenire - Aika
Aria The Avvenire - AkiraAria The Avvenire - Alice
Aria The Avvenire - AliciaAria The Avvenire - Akari Mizunashi

Aria The Avvenire - Akari Mizunashi
Akari-chan. La prima des primas. ~

lundi 10 mars 2014

L’Aria-nisme, ça se partage ! Tout comme nos collections.

Kozue Amano - 天野 こずえ
Amano Kozue
Aaah, que cela fait plaisir à chaque fois. Depuis quelques temps, pour quelques fans de Kozue Amano, Twitter sert d’exutoire pour exprimer notre attachement à son travail, ou même notre passion, tout simplement. Herolien a été le premier avec lequel j’ai beaucoup échangé, sur ce réseau social ; ce billet se veut aussi, en quelque sorte, comme une réponse au dernier billet de son propre blog (un autre Aria-blog que je vous invite à aller visiter). Il souhaite – et je partage son désir – que la communauté francophone amatrice/fan de l’univers Kozue Amano soit plus unie et qu’elle continue à partager, de plus en plus, entre elle et avec les autres. Ceci pourrait aussi permettre de mieux faire connaître les œuvres de cette mangaka de talent, Aria et Amanchu! en premier lieu. Car si, malheureusement, elle est encore trop méconnue chez nous, ses fans existent ! Exprimons-nous ! Montrons-nous ! Manifestons-nous !

De ce fait, ici, je vais rebondir sur une discussion qu’on partage à plusieurs, sur Twitter, au sujet de nos collections. Comme j’ai réorganisé récemment une de mes bibliothèques, je peux en profiter pour vous présenter une nouvelle photo de ma collection :

Aria - Amanchu! - Kozue Amano - collection
Ma collection

Pour faire une liste, cela donne :
- Le manga d’Aqua ('introduction' à Aria), chez Kami.
- Le manga d’Aria (Kami, tomes 1-7 ; Tokyopop All., tomes 4-6 ; Ivrea Esp., tomes 8 et 12).
- Le manga d’Amanchu! (Ki-oon, tomes 1-6 ; Comic Blade Jap., tomes 1-2).
- Le manga de Roman Club (Comic Blade Jap., tomes 1-2)
- Les Illustration Works de Kozue Amano : Alpha, Cielo, Stella et Birth.
- Coffret DVD Aria the Origination (Kazé).
- Les Perfect Guide Books de Aria the Natural & Aria the Origination.
- Aria the Natural – Vocal Song Collection (CD).
- Aria the Station, Neo-Venezia Informale (Drama-CD).
- Figurines : Gashapon d’Akari Mizunashi, édition été & collection complète des gashapons, édition hiver.
- Et trois petits badges que Kami avait distribué, sur son stand, il y a quelques années à Japan Expo.

Aria - Akari MizunashiComme je le disais précédemment, ce billet a pour but de mettre en avant cette communauté de fan. Je vous donne ainsi les liens de quelques autres photos de collection :
- Herolien - lien [édit 12/05 : lien ; 04/06 : lien]
Pour d’autres collections comprenant des Amano-éléments :

Si, vous aussi, vous êtes amateurs, voire des fans, n’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires, peut-être même avec un lien illustrant vos collections, je les ajouterai sur ce billet si vous en avez envie ! Ou même, si vous avez un blog (ou sur Twitter aussi par exemple), n’hésitez pas à faire de même pour partager vos photos. Partageons ainsi notre passion !

dimanche 22 septembre 2013

« Amanchu! » et « Amachan », deux séries qui se ressemblent !

Amanchu! / あまんちゅ!& Amachan / あまちゃん
Je vais oser, oui. Ce billet va traiter de deux séries à la fois : un drama japonais, Amachan, et un manga, Amanchu!. Oui, ça pourrait surprendre étant donné qu’il ne s’agit pas d’adaptation. Je me risque à cet exercice car depuis que j’ai commencé ce drama, je n’ai pas pu m’empêcher à penser au dernier manga de Kozue Amano, l’auteure (de talent) d’Aria (oui, je le rappelle encore une fois, au cas où). J’ai presque envie de dire qu’on a ici deux séries qui pourraient être deux cousines éloignées.

あまんちゅ! - Amanchu!Il faut le reconnaître, la sonorités des titres amènent à se poser rapidement la question : y-a-il un lien entre les deux ? Regardons déjà les logos des titres, on retrouve le même schéma (ci-contre). 
Amachan - あまちゃんAmanchu! / あまんちゅ!& Amachan / あまちゃん. À l’oreille, ils se répondent. Dans le détail, ce ne sont pas deux titres cousins. Amachan, c’est plus exactement Ama-chan, un surnom pour Aki, la nouvelle jeune recrue du club des Ama de la petite ville, sur la côte d’Iwate, dans laquelle se déroule l’histoire. Les Ama étant des femmes pratiquant la pêche par la plongée en apnée . « Amanchu » pourrait être dans un dialecte d’Okinawa un mot de désigner les habitants d’une île bien spécifique (?). Le manga se déroulerait en lui-même dans la péninsule d’Izu (dans la préfecture de Shizuoka). Et Izu, c’est bien loin de la préfecture d’Iwate. Simple coïncidence auditive donc ?
EDIT : Je remonte ici une idée d’Herolien (voir dans les commentaires) qui propose de voir dans le titre d’Amanchu! une combinaison et contraction de deux mots : 'Ama' (海人(あま)) et 'Uminchu' (うみんちゅ). Le premier étant connu, le second n’étant pas moins que l’appellation de ces plongeuses à Okinawa.

Deux lycéennes au centre de la série. Hikari et Futaba dans Amanchu! (Pikari et Teko de leur surnom). Aki et Yui dans Amachan. Un premier élément commun, et pas le moindre : dans ces duos, une des deux arrive de Tokyo et devient amie avec la seconde qui est née et qui a grandit dans une petite ville de province. Futaba et Aki respectivement.
D’ailleurs, toutes deux présentent quelques ressemblances : elles n’ont pas forcement choisi ce déménagement, elles vont devoir apprendre à connaître leur nouveau lieu de vie. Mais une différence notable : Aki ressemble beaucoup plus à Pikari, pour son caractère enjoué et elle est légèrement maladroite.
Amanchu! / あまんちゅ!Cette thématique, « quitter la capitale pour la province », n’est pas novatrice évidemment. De plus, ce point commun ne doit pas masquer une autre différence majeure : Amanchu! est vraiment axé autour du duo Futaba-Pikari, alors que, dans Amachan, c’est vraiment autour d’Aki que l’histoire tourne – même si Yui est omniprésente, c’est un personnage secondaire. On notera une seconde différence entre Hikari et Yui : si la dernière ne souhaite que quitter sa ville natale pour devenir une idol à Tokyo, c’est assez inimaginable de penser que ce serait le cas pour Pikari qui ne vit que pour la plongée et que pour s’amuser avec sa nouvelle amie.

La plongée, parlons en quand même. Là, c’est un autre point commun indéniable entre les deux séries.  Le principal même. Incontestablement. Amanchu! se veut même parfois être un véritable petit guide de plongée – que je trouve très instructif d’ailleurs. Futaba apprend la plongée sous-marine auprès de Pikari et dans son club au lycée. Aki va apprendre aussi à plonger, en tant qu’apprentie Ama pour pêcher des oursins en bord de mer, puis en tant que lycéenne dans une section consacrée à la plongée en scaphandre.
Amachan / あまちゃん

Parallèlement, on notera que « la grand-mère » de la série tiendra un rôle important dans ce monde de la plongée. En effet, la grand-mère d’Hikari s’occupe du club de plongée local, et celle d’Aki est la doyenne du club des Ama.


Amachan / あまちゃん
Amachan, c'est vraiment bien ! Croyez en ce sourire !
Voilà. Attention, je ne dis pas qu’Amachan est l’adaptation télévisée d’Amanchu!, aucunement. Les deux histoires sont différentes, je dirais même très différentes si je voulais approfondir. Je reviendrai sur Amachan plus longuement une prochaine fois – ce billet en appelle d’autres. On ne pourra tout de même pas renier les points communs qui les rapprochent. C’est même assez amusant de tous les noter. J’ai essayé une petite recherche google en associant les deux titres en japonais, c’était au final un peu décevant, dommage (même si on peut retrouver quelques questions ici ou là). Mais si, un jour, il m’advenait de lire quelque chose affirmant que le scénariste s’était inspiré de l’œuvre de Kozue Amano, je ne serais pas surpris, mais vraiment pas.

Voilà où je veux en venir : si vous aimez Amanchu!, vous aimerez Amachan, et vice-versa. Si vous aimiez déjà les deux, c’est normal. Ce n’est pas anodin. On retrouve dans chacun de ces deux titres – au delà des points commun déjà évoqués – une même approche, celle de deux tranches de vie qui, d’épisode en épisode, de chapitre en chapitre, ont pour but de donner le sourire. Autant le dire directement : lisez l’un, regardez l’autre. Ce sont deux superbes séries. Je ne peux que vous les conseiller !

N.B. : Notez le dans vos agendas, le tome 6 d’Amanchu! sera disponible chez votre libraire le 28 novembre prochain !

mardi 26 mars 2013

Onze questions sur les mangas et animés

Me revoici avec onze nouvelles questions. Cette fois-ci, elles concernent les mangas et animés. C’est Corti qui m’a désigné comme victime à son questionnaire. Je me plie donc volontiers au jeu de nouveau. Les règles sont les mêmes que pour le précédant billet de ce type (qui concernait alors les dramas). Voici donc un rappel du règlement et ma copie.

Les règles du jeu :
- Poster les règles du jeu sur votre blog,
- Répondre aux 11 questions,
- Inventer 11 nouvelles questions (chacun est libre pour la thématique),
- Partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leur blog et en leur annonçant la joyeuse nouvelle.


Mes réponses :
1 - Si tu devais choisir entre anime et mangas et ce de manière définitive, lequel d'entre eux choisirais-tu ? Et pourquoi ?
Manga. Je regretterais à avoir à choisir toutefois. Pourquoi le manga alors ? Peut-être à cause de mon rapport à l’objet « livre » (au-delà même des simples mangas), même mon affection. Disons aussi que j’ai plus conscience de posséder des mangas que posséder des animés. J’ai beau avoir pas mal de coffrets dvds chez moi, je n’ai pas le même rapport avec ces objets. C’est difficile à expliquer. Mais le fait que – je le reconnais – 80% (voir plus) des animés que j’ai vus, je ne les possède pas, ça joue sans doute. C’est totalement l’inverse pour les mangas que j’ai lu, je les ai (quasi) tous tenu entre mes mains, la plupart me les ayant achetés moi-même.
Par contre, je n’irai pas dire que le manga est supérieur à la japanimation, ou vice-versa. D’un, je serai incapable d’argumenter dans ce sens, et de deux, je pense que ce genre de raisonnement serait malvenu.
C’est une réponse certes matérielle, mais aussi affective en fait. Donc, si je devais choisir, ce serait certainement le manga.

2 - Quel est ton souvenir le plus marquant d'anime/manga ?
Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE - tome 16
Difficile à donner une réponse… Ça dépend la manière avec laquelle on interprète la question.
Côté animé, ça sera bien évidemment la dernière saison d’Aria, Aria the Origination, qui m’a profondément marqué. Côté lecture de manga, ce serait sans doute ma surprise, mon étonnement, que dis-je, ma stupéfaction devant le revirement dans Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE (l’arc de Tokyo évidemment).
Gundam SEED Destiny - DVD 8Pour une réponse moins « spectateur », c’était par exemple mon impatience en attendant la sortie des DVDs de Gundam SEED Destiny en France. C’était quelque chose avec ma sœur. Et oui, le fansub, je ne connaissais pas encore (puis, on n’avait pas internet chez moi…). Ce serait aussi mon souvenir mes mercredi après-midi, en cachette, devant Sakura Chasseuse de Cartes pour remonter… Très loin.
Enfin, selon la perspective choisie, la réponse peut varier. Ça pourrait être aussi une réponse plus humaine, avec de belles rencontres réalisées par le biais de l’« univers manga ».

3 - Est-ce que tu penses que tout le temps que tu as passé à lire manga ou regarder des animes aurais pu être utilisé de manière plus « intelligente » ?
Ooooh. Actuellement, ma thèse avancerait probablement plus vite. À coup sûr. Mais, je considère le temps que je passe concernant ma passion pour la culture manga (dans son sens large, tendant même vers « ma passion pour le Japon » de plus en plus) est quelque chose de nécessaire pour moi. Disons que j’en ai besoin. C’est encore une fois difficile à expliquer : peut-être que mon boulot avancerait plus vite, mais je ne sais pas si je serais capable d’être aussi efficace.

4 - Yoko Kanno, plagieuse de génie ?
Aucune idée. Enfin, je connais un peu ce qu’elle a fait, mais de là à juger son travail, je ne franchirai pas le pas. Je pense qu’elle est douée ; si elle est réputée dans son milieu, ce n’est pas pour rien. J’aurais pu en faire des tartines sur le génie de Yuki Kajiura, mais là, pour Yoko Kanno, ce n’est pas dans les cordes (même si par exemple j’ai bien aimé son travail pour Rahxephon ou Macross Frontier par exemple).

5 - Si tu devais conseiller une série à ton pire ennemi, ça serait laquelle ? Pourquoi ?
Zero no Tsukaima… Mais ce serait méchant quand même. Enfin, j’ai une dent sévère contre cette série. J’ai trouvé tellement nulle la seconde saison que c’est devenu un peu mon punching-ball animesque, ahah.
C’est peut-être du fait que c’est avec cette série que je me suis rendu compte que, dans la japanimation, on pouvait tomber sur des (très) gros ratés. Avant, tout était si beau. Cela a dû me laisser un traumatisme psychique assez fort… Sans doute.

6 - Penses-tu avoir le courage de te taper PGSM en entier un jour ?
Google m’a aidé. Pretty Guardian Sailor Moon. Non. C’est peut-être un monument, mais non. Je n’aurais déjà même pas l’idée d’essayer d’avoir du courage à « me taper PGSM ». Ce n’est pas que je n’aime pas, c’est que je n’ai pas envie, tout simplement.

7 - Niveau consommation, es-tu plutôt du genre à bouffer à tous les râteliers pour trouver ta dose, du genre à être très éclectique, ou plutôt élitiste qui ne consomme que peu mais que du bon ? D'ailleurs, comment te décides-tu à commencer une œuvre ?
Merry Nightmare - tome 9
Merry Nightmare
Un autre bon exemple récent
Je pense être plutôt éclectique. Je suis très ouvert à tout, à une condition : que ça me divertisse. Ce que je demande à un nouveau manga que j’essaye par exemple, c’est vraiment d’y trouver du divertissement. Ce qui fait peut-être aussi que je suis moins attiré par des séries dites plus « psychologiques », peut-être. Puis des fois tous les raisonnements philosophiques, parfois bien tirés par les cheveux, qu’on peut lire ici ou là, ils me font un peu sourire (à tord ou à raison). Du coup, même un shônen très classique dans la forme (je parlais de Yozakura Quartet récemment), je vais pouvoir aimer, s’il me divertit. Quand je lis un manga, quand je regarde un animé, je ne veux penser que à ce que le lis ou à ce que je visionne, et rien d’autre.
Deuxièmement, ce qui concerne plus les mangas, je vais avoir besoin que ça soit bien dessiné. La qualité artistique du dessin (même si ça dépendra de l’œil de chacun, c’est vrai) est un facteur important. Pour rejoindre la deuxième partie de la question : mes mangas, très souvent, je les choisis par rapport à un coup-de-cœur visuel (souvent par rapport à la couverture). Le contenu ne viendra alors qu’après (c’est alors lui qui me fera continuer ou arrêter la série). Il m’est même arrivé plus d’une fois d’acheter un manga sans même en lire le résumé. Je rate sans doute plein de perles ou je ne sais quoi. C’est peut-être même superficiel comme attitude. Mais, c’est ainsi.
Après, ce sont des remarques générales. Il y a beaucoup de séries – qu’en temps normal je n’aurais pas essayé – que j’ai essayées du fait de bonnes critiques que j’ai lues par exemple. De même, la plupart du temps, je me renseigne un minimum ; partir à l’aveuglette, ça peut-être sympa, mais ça a des limites (financièrement aussi en plus).

8 - Quelle est ta série ULTIME, celle pour qui tu serais capable de tuer père, mère, fils, fille et petits-enfants ainsi que des chatons et autres animaux domestiques afin de pouvoir en profiter jusqu'à la fin de tes jours ? Et elle a quoi de bien ?
Aria - Akari Mizunashi
Aria. Faut-il que j’explique ? Le titre de ce blog donnait déjà la réponse. Aria est devenu pour moi une philosophie de vie. Je suis peut-être plus discret aujourd’hui, l’actualité fait aussi qu’il y a moins matière à en parler, mais ça reste et ça restera ma « série ULTIME ».
Elle a quoi de bien ? Tout. Les personnages, l’histoire, le dessin, la bonne humeur qui en ressort, tout quoi. Nan, je ne vais pas quand même expliquer. Je pourrais prendre ça comme une injure, eheh.

9 - Ton avis sur le fait que les éditeurs arrêtent des séries en cours de route ?
J’en ai horreur. Mais très égoïstement (et pour être honnête), j’en ai surtout horreur quand ce sont les séries que je suis qui en sont victimes. Aria, comble de malheur, en fut victime.
Après, reconnaissons que ce n’est pas si fréquent que ça. En général, ça va toucher des maisons d’édition en grosse difficulté financière. Du coup, même si on pourra pleurer sur nos séries, il faut reconnaître que c’était peut-être inéluctable (même si ça peut être dur, très très dur…). Par contre, si une maison est en bonne santé, et tant que la série en question ne remet pas en cause cette bonne santé, j’ai du mal à concevoir qu’elle puisse être abandonnée. Déjà pour une question respect envers le lecteur/acheteur. Ils ne font peut-être pas du caritatif, mais être éditeur induit certains devoirs envers leurs « clients ».
En fait, j’ai surtout été confronté à ce problème pour les séries des États-Unis que j’achetais. Peu en France.

10 - Si le Japon finit par interdire l'affichage des petites culottes dans les animes/manga, tu fais quoi ?
Euh…Alors là… Je trouverais une telle interdiction navrante, mais je n’irais pas dans la rue protester tout de même. Je n’ai rien contre du fan-service ou dans le genre, je dirais même que des fois, ça peut-être sympa, mais je ne lis pas un manga ou regarde un animé pour ça. Donc voilà, j’en reste là sur cette question.

11 - Le hentaï, univers dangereux ou fabuleux ?
Ni l’un, ni l’autre. Le hentaï est la face dark/pink (comme on veut), la face pornographique du manga. La BD occidentale aussi, le cinéma aussi, ça touche tout. C’est même, je dirais, « culturellement humain », et ce depuis des millénaires. Je ne vois pas en quoi pour le manga, le hentaï serait plus dangereux ou plus fabuleux. Donc, je ne vais pas partir dans la condamnation ou la louange.
Malheureusement, l’image même du manga a longtemps pâti d’une mauvaise réputation à cause du hentaï. Aujourd’hui, ça me semble être passé, heureusement. Je peux lire mon manga dans le métro sans qu’on me regarde « bizarrement » en croyant justement que c’en est.

Bon par contre, Corti, ça me fait bizarre sur un seul et même billet de donner des réponses concernant ici Aria… Et ici des petites culottes, et même du hentaï… Ce devrait être pénalement condamnable rooh~ Enfin, passons. En tout cas voilà pour mes réponses. C’était encore une fois bien sympa à répondre. Puis ce jeu des « onze questions » m’aura permis d’avoir deux billets « gratuits » pour mon blog en un seul mois, ohoh. Ça donne aussi l’occasion de lire les réponses d’autres sur le même questionnaires (et donc comparer... Genre chez Méta, tuer pour Tsukihime, ça me fait tousser d’étonnement, eheh), ou à de nouvelles questions.

Par contre, je ne vais pas poursuivre la chaîne, désolé. Déjà parce que je l’ai fait pour le billet précédent, et surtout parce que la plupart des blogs que je suis ont déjà été ciblés par d’autres. (Et puis, étant un fainéant convaincu, ça me donne une raison suffisante pour ne pas avoir à trouver onze nouvelles questions... Mais ça, ça ne se dit pas ohoh).

Voilà, merci pour votre lecture, et encore une fois merci à Corti pour ce petit questionnaire bien sympa !

mardi 1 mai 2012

[Blogging] Une année manga vue par un lecteur lambda

On m’a gentiment proposé de participer à un projet de blogging (sous le doux nom de « le dernier bilan avant la fin du monde ») le but étant dans cette opération de réunir un maximum de blogueur pour faire un bilan de 2011 (plus exactement, l’« année fiscale », de mars 2011 à mars 2012), chacun se concentrant sur un thème en particulier lui tenant à cœur. J’ai commencé ce billet tardivement (c’est-à-dire le 28 avril… On avait jusqu’au 28/29 avril *tousse tousse*), donc, je m’excuse d’avance pour son contenu qui ne sera peut-être pas à la hauteur des attentes de chacun.
Donc, pour ma part, j’ai choisi classique en me concentrant sur quelques mangas qui m’ont marqué cette année (mais dont la parution n’a pas forcément commencé en 2011). La pseudo-classification que je vais donner ensuite est évidemment totalement subjective, je n’ai pas l’ambition d’être quelqu’un totalement objectif ; les remarques que je serai amené à faire n’engage que moi, peut-être, probablement, qu’elles seront différentes des vôtres, c’est là que c’est (le plus) intéressant de partager des avis.
En écrivant ce billet, j’ai un peu dérapé, sans m’en rendre compte au début ; vous constaterez qu’à la fin, je pars dans de grandes réflexions évasives sur le manga en France, si vous avez le courage de les lire également, faites-vous plaisir (ou pas).

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Et avant, parce qu'il y a bien plus intéressant à lire avec toutes celles et ceux qui participent à cette manifestation de « la vraie blogosphère » (ou pas... comme quoi... même là, ça ne passe pas~) :

- « Mon bilan 2011-2012 », par Axel sur Meido-Rando.
- « Bilan 2011 : Catastrophe japonaise printanière », par Jonas sur Kakutou.
- « 2011 : l'année où l'animation japonaise a été sauvée », par Tetho sur Anime-Janai.
- « Steins;Gate », par FFenril sur FFenril.info.
- « 2011 : À défaut de ne pas savoir sur quoi écrire, chantons ! », par Ryuurei sur Quartier du Weird.

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Le coup de cœur fanboy de l’année
Bon, je vais être fidèle à moi-même… S’il faut commencer pour cette période avec un manga, ça sera évidemment Amanchu! ; le premier tome est sorti justement en mars 2011. Le manga est plus vieux (fin 2008), mais c’est ici sa sortie française dont il est question. Ki-oon nous a fait l’honneur de rajouter le dernier manga en date de madame Kozue Amano (l’auteure de Aria, juste pour rappel~) dans leur catalogue. Malheureusement, ce manga n’a pas reçu chez nous le succès que j’aurais souhaité (en tant que fan) ; les ventes, d’après Ki-oon eux-mêmes, ne sont pas flamboyantes (voir l’interview sur Paoru.fr). Ils avaient fait pourtant pas mal de publicité, dommage. Mais je garde espoir que la série décolle chez nous, d’autant plus que, pour l’instant, nous en sommes qu’à trois tomes.


Elle possède très nombreuses qualités, c’est un manga rempli de fraicheur ; c’est un tranche de vie dans les règles de l’art qui plaira à tous les adeptes du genre (et plus sûrement), chaque chapitre relatant une petite aventure, parfois anodine, mais toujours raconté avec charme. Les personnages sont peut-être assez stéréotypés, certains dirons, entre Hikari, toujours enjouée et dynamique, et Futaba, une jeune fille réservée, sans grande confiance en elle-même, mais ils sont à la hauteur du titre et ils lui apportent beaucoup de bonne humeur. Et puis, on ne peut que se ravir devant le magnifique coup de crayon d’Amano-sensei !

Mon gros coup de cœur de l’année
Merry Nightmare, ce manga, on pourrait dire que c’est un peu mon titre chouchou de l’année, celui que j’ai découvert et pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur. C’est un manga qui marche assez bien au Japon, il a même eu l’année dernière une adaptation en animé (c’est même par lui que j’ai découvert cette série). De ce fait, on peut comprendre que, chez Taifu Comics, ils étaient assez content de récupérer cette licence, par contre, je ne sais pas si elle se vend bien en France. Bref, moi j’aime, le reste, je m’en fiche !
C’est un petit shônen haut en couleur. On est invité à suivre les aventures de Merry et de Yumeji ; la première est une jeune fille perdue dans le monde réel, c’est Yumeji qui – d’un élan très héroïque – s’est engagé à l’aider à trouver d’où elle vient. Ils sont amenés à faire face à une invasion de démon du monde des rêves qui souhaitent trouver des réceptacles humains (c'est-à-dire dévorer leur âme et prendre leur place) et envahir le monde réel. L’aspect le plus intéressant dans ce schéma classique, c’est l’imbrication de ces deux mondes, c’est bien réussi, notamment l’ambiance dans le monde des rêves (bien retranscrite dans la version animé d’ailleurs).
Les personnages constituent vraiment le point fort de cette série ; Yoshitaka Ushiki a créé une flopée de protagonistes vraiment attachants, que ce soit les deux héros Merry et Yumeji, mais les autres aussi, comme pour l’adorable Sana ou Yui secondée par une Engi vraiment classe. Après la lecture du dernier tome 6 (en France), on nous introduit un nouveau personnage, Clioné, qui je trouvé est assez intéressant, même si on ne l’a voit que pendant quelques pages.


On pourrait reprocher à Merry Mightmare son schéma classique qui consiste en un affrontement successif contre des démons de plus en plus puissant (le dernier sera probablement Héraclès, leur leader). Toutefois, cela ne m’a gêné à aucun moment, puis, ce sont des combats assez dynamiques notamment du fait du style qu’adopte Merry ; Yumeji ne présente pas les gros défauts des héros de ce genre, il a un caractère bien forgé et même s’il est poussé par les beaux sentiments de l’héroïsme adolescent, de l’amitié et tout, il n’est pas du genre à s’effondrer en larme au premier échec pour rebondir deux pages plus loin et compagnie (même si évidemment, il va passer par des phases de questionnement).
J’ai aussi un petit coup de cœur pour le dessin du mangaka. Assez lissé et typique des productions de ces dernières années, il a un style qui me plait car il a été capable de donné un certain charme à ses personnages (les dessins pour les décors restant assez basiques), même le héros est stylé. Puis, je suis assez fan des couvertures de chacun des tomes mettant en scène Merry dans différentes postures dans des palettes de couleurs changeant à chaque fois.
C’est à la fois un titre classique et original à la fois mais dont ses qualités premières sont avant tout sa fraicheur et la qualité de ses personnages. Je suis fan.

Le manga populaire que j’ai aimé
Pandora Hearts ; c’est un de ces mangas très populaire chez nous qui fait pas mal parler (mais plus sur les forums que la blogosphère). Un peu encouragé par un groupe de fan(girls), je m’y suis lancé, et, sans regret en fait. Ce fut une agréable découverte : ce titre nous offre un shônen bien mieux travaillé que la moyenne du genre. C’est « Alice au pays des merveilles » revisité une nouvelle fois mais avec une très grande liberté et une bonne maîtrise de son univers par Jun Mochizuki. Il faut ajouter à ses qualités un très beau coup de crayon qui fait plaisir aux yeux.

Encore une fois, ce titre est disponible chez Ki-oon. À mes yeux, cet éditeur est sans doute le meilleur en France. 2011 le confirme encore une fois ; ils sont capable de trouver de bons mangas (comme cette année avec les trois premiers tomes de Bride Stories ou encore plus récemment avec un Wolfsmund qui pourrait être bien prometteur), d’être capable de les promouvoir avec succès en révolutionnant la publicité autour des mangas en France, puis, ils sont capable de le faire en restant une petite maison d’édition indépendante et sympathique.

Le manga qui reste toujours aussi bon
Alive Last Evolution est un de ces mangas qui mériteraient d’être bien plus connu. On a un tome sorti en mars 2011 chez Pika, un autre septembre suivant, le dernier en date en mars 2012, c'est-à-dire le tome 17 (pour 21 tomes, la série étant terminée au Japon) ; Pika aura toujours eu des sorties assez irrégulières pour ce titre, des dires de mon libraire, (pour Alive tout du moins), ce serait fini, une bonne chose donc.
Parce que c’est vraiment un excellent manga, le dernier tome le confirme encore une fois avec le réveil tant attendu. Le duo Tadashi Kawashima (scénario) – Adachitoka (dessin) a su au fur et à mesure construire un manga avec un scénario riche et attrayant, qui tout en reprenant des classiques du genre (par exemple, de jeunes élus dotés de pouvoir) s’illustre par ses nombreux rebondissements intéressants et surprenants, mais aussi par un côté plus mature dans la narration, et par son dessin, qui, même s’il a fallu quelques tomes pour qu’il s’affine, est à mes yeux aujourd’hui une référence. Alive, c’est aussi de l’action bien dosée, avec des phases d’affrontements qui peuvent couvrir plus d’un tome mais sans pour autant s’éterniser et perdre le lecteur en cours de route, le rythme est bien dosé. C’est également sans compter sur des personnages assez charismatiques, même Taisuke, malgré son côté héros classique sait se démarquer ; je suis assez fan des personnages de Nami, Katsumata ou même l’étrange Yura qui me surprend tout le temps. Le scénario, bien ficelé, est riche en surprise ; après un premier arc, peut-être le plus classique, le plus fidèle aux codes des shônens, on se trouve plongé dans une histoire encore plus complexe avec parfois des passages assez sombres qui donnent une certaine ampleur au titre.


Je pourrais longuement parler de ce manga – mais au risque de spoiler – mais c’est aussi, parce que depuis tout ce temps, c’est à mes yeux un des meilleurs de son genre, et tout simplement, un de mes préférés tous les types confondus. Les tomes parus en 2011 m’ont renforcé dans cette conviction. Il mérite vraiment à être plus connu… Puis rien que pour ses couvertures, souvent splendides, comment ne pas essayer ?

Le manga peut-être le plus intéressant
Une rubrique dans laquelle je vais mettre Le Pavillon des Hommes. Disponible chez Kana depuis quelques temps, c’est aussi en 2011 que j’ai commencé ce manga. Le volume 7 est sorti il y a quelques semaines ; il confirme mon avis sur cette série. Assez difficile à lire du fait notamment de la multiplicité des personnages, des sauts chronologiques, des références historiques. Fumi Yoshinaga réalise une uchronie sur l’époque du shogunat des Tokugawa au Japon ; après une terrible épidémie, ne frappant que les hommes, la population masculine décline dramatiquement et ce sont les femmes qui prennent en main le pays, notamment le shogunat. Pour rendre la lecture plus constructive, il est intéressant de connaître un minimum le Japon de l’époque d’Edo ; quelques lectures complémentaires à côté du manga, ce n’est pas un luxe, puis ça forge sa culture générale.
Kana nous offre d’ailleurs une belle édition pour ce manga (si ce n’est quelques petites bulles de dialogue mal nettoyées ici ou là) qui fait honneur au travail de Fumi Yoshinaga. La traduction me semble être d’un haut niveau ; je n’ai aucun moyen de comparer avec le texte d’origine, mais on sent dans la traduction, une volonté de suivre correctement les codes de la période Edo à travers les dialogues assez soutenus et qui fourmillent de formules de politesse, de respect.
Un manga particulier à lire, mais vraiment plaisant une fois bien dans la lecture.

Le manga qui m’aura déçu
Arata est peut-être ma grande déception de 2011. Il y a sans doute des mangas moins bons, d’autres moins réussis, toutefois, ce choix réside dans le fait que j’avais mis pas mal d’espoir dans ce manga. Je reconnais, en effet, avoir été réellement séduit par les premiers tomes. On se trouvait plongé dans une double histoire mettant en scène deux personnages, tous les deux nommés Arata, vivant dans deux mondes totalement différents : l’un à l’image du Japon du XXIe siècle, et le second correspondant à un monde fantastique dans lequel la magie et des armes magiques existent. Chacun des deux héros, par la force des choses se trouve chacun propulsé dans le monde de l’autre ; l’un se trouve alors accusé du meurtre d’une princesse, l’autre va devoir vivre le quotidien difficile d’un lycéen introverti et maltraité. Le postulat de départ ne présente pas de réelle innovation, mais il était bien mis en scène et, rapidement, j’y ai trouvé un intérêt certain dans la lecture.
Mais, parce qu’il y a un mais, à ma grande déception, on tombe rapidement dans les travers du bon vieux shônen pur et dur. Déjà, on laisse quasiment tomber l’un des deux Arata, on l’abandonne à son lycée pour s’occuper essentiellement de celui qui part à la recherche de la princesse… Soit, mais, Yuu Watase nous sort tous les grands classiques de ces scénarios ; à suivre les grands discours de l’amitié, « oh, t’es méchant, mais t’as un bon cœur tu sais », à voir les grands adversaires se soumettre en avouant, limite aux larmes, leurs méchants crimes, j’avoue que j’ai un peu de mal. Mon intérêt et enthousiasme pour Arata a chuté du coup très rapidement ; j’ai désormais deux tomes de retard sur les parutions, j’hésite vraiment à continuer.

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À chaque fois que je fais un point sur mes coups de cœur, je me rends compte que la plupart sont à ranger dans la catégorie shônen. Ce petit topo en est encore la preuve, si ce n’est Le Pavillon des Hommes, on n’a ici que çà. Pourtant, parmi les lecteurs qui s’y connaissent un peu en manga, il y a une certaine habitude de dire, « le shônen, c’est bien pour commencer, mais après, Coco, faut grandir un peu ». Évidemment, j’exagère, mais c’est pour mieux faire ressortir le fond. À croire que je n’ai pas trop grandi malgré le fait que j’approche des 25 balais. Le shônen reste pourtant, à mes yeux, le genre le plus divertissant et sans doute même le plus efficace. Le seinen va en effet se révéler comme un genre parfois plus profond, c’est dans ce genre de manga qu’on trouvera le plus d’originalité, mais le risque de ne pas y trouver ce que l’on pourrait attendre est sans doute plus grand.

En fait, 2011 aura été pour moi quand même une année de vaches maigres ; j’ai commencé relativement peu de nouvelles séries. Les explications sont diverses, notamment peut-être et surtout parce que j’ai passé la moitié de l’année loin de la France (du coup, un peu loin de toute l’actualité), les prix des mangas – de plus en plus lourd pour le porte-monnaie – m’a sans doute aussi conduit à devenir un peu moins acheteur-compulsif avec les nouveautés comme j’ai pu l’être.
Cependant, même si je considère que les prix deviennent un peu abusés (bon hausse TVA et tout, certes…), j’estime qu’on a une offre en France vraiment intéressante. Pour beaucoup, on aurait même peut-être trop d’offre, qu’on serait noyé par le nombre de nouveaux titres. Au contraire, à mes yeux, elle est satisfaisante. On se plaignait avant de ne pas en avoir assez, il ne faut pas se plaindre maintenant de l’inverse. Il existe en plus, de nos jours, mille et une manière pour se tenir au courant des nouveautés et de l’actualité, et donc faire ses choix, rien qu’avec internet et la myriade de sites, blogs, mais aussi juste en allant fouiner dans les librairies ou avec le bouche à oreille ; se tenir au courant de l’actualité manga en France (et au Japon par extension) est à mes yeux sans doute un des aspects les plus ludiques de cette passion. Cette dernière se résumerait pour moi en trois étapes qui se répètent continuellement, c’est 1) rechercher un manga, 2) le lire, 3) le partager.

Du fait de l’offre disponible en France, je considère aussi que le scantrad est aujourd’hui inutile. C’est peut-être catégorique de dire çà, mais à mes yeux, le scantrad aujourd’hui n’a plus réellement l’utilité qu’il avait hier. J’en suis venu à le penser et le dire parce que trop souvent il y a des gens qui ne lisent du manga qu’avec des scans et qui n’iront jamais, ou si rarement, acheter un manga (même si je sais qu’il ne faut pas généraliser). On va lire après, « pourquoi acheter ce qu’on peut lire gratuitement ? », « je préfère garder mes sous pour autre chose » ; je dois vieillir et peut-être devenir un peu vieux-con, mais cette volonté de tout avoir vite et gratuitement me fatigue de plus en plus (et pas que pour le manga).
Après, quelqu’un qui lit des scans mais qui achète régulièrement des mangas, je n’ai rien contre. Je suis contre ceux qui ne consomment uniquement que du scantrad. Un manga, c’est un objet qui a un prix, il y a un travail derrière ; aimer le manga, lire des mangas, cela a un prix. Certes, ce n’est pas gratuit et ça peut être difficile d’avoir assez d’argent pour se permettre d’en acheter. Un manga, c’est presque le prix d’un paquet de cigarettes, mais si ça peut aussi rendre dépendant, ça ne tue pas.

Je suis peut-être de mauvaise foi, par exemple, pour les animés, je suis encore un grand consommateur de fansub (même si c’est moins vrai qu’il y a quelques temps) et je vais rapidement cracher contre les prix exorbitants des coffrets DVDs chez nous. Je le reconnais. Toutefois, j’achète aussi (et je n’ai même pas le temps pour regarder tous mes coffrets). Mais pour le manga, le problème n’est pas le même : l’offre chez nous est riche et diversifiée, et, en général, tous les grands classiques sont licenciés en France ; il y a ce qu’il faut pour se satisfaire et même plus. On est plutôt chanceux et bien lotis, même si contenter notre passion est de plus en plus onéreux.

dimanche 1 janvier 2012

Bonne année 2012 !! « Augurio di Buon Anno » !

Grâce à la magie des blogs, ce billet sera posté sans avoir besoin d'être assis derrière son ordinateur. A ce moment là, je devrais normalement être en train de fêter la nouvelle année dans un pays plus au sud, au soleil. Je m’éloigne de la France quelques mois, jusqu’à début avril, pour mes études.

Donc avant toute chose : je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2012 !!!!

Aria (tome 2, navigation 9)
J'aurais bien aimé faire un petit billet comme ce j'avais fait pour Noël, mais allez savoir pourquoi, je ne retrouve pas mes épisodes d'Aria the Animation (l'épisode que je voulais était le dernier de cette saison), le dossier est vide. Faut que je la reprenne. J'ai dû gaffer lorsque je l'ai copié récemment sur mon disque-dur externe. Donc, on se contentera d'un petit billet rapide.

Depuis fin août, j’ai lancé ce blog, sans vraiment savoir si je tiendrai sur la longueur, et si oui, comment ça se passerait. En quatre mois, ce blog aura été au final bien plus actif que je ne l’aurais pensé, j’aurais eu également bien plus de lecteurs que je n’aurais osé l’espérer. Pour ça, je dois reconnaître que je dois beaucoup, vraiment beaucoup, aux agrégateurs, Sama surtout, mais aussi Nanami. Sans eux, mes visiteurs par jour se résumeraient à quelques brebis perdues sur internet et les fidèles robots-recenseurs de Google. Pas mal de visites, des commentaires réguliers qui font plaisir. Ce blog me plait bien, c’est en partie parce que je sais qu’il est lu, il faut reconnaître que ça motive bien pour continuer, rien que pour ça, je ne peux que vous remercier.
Mais, avec ce séjour à l’étranger, je risque d’être un peu absent sur la toile, et ici aussi (même si j'aurais internet sur place, mais ce n'est pas l'adsl de chez nous). Je ne pense pas que je vais entièrement déserter, j’ai avec moi des animés, des dramas à regarder, je pourrai écrire des commentaires et les poster quand l’occasion se présentera par exemple. A quel rythme, bonne question.

Une chose que j’apprécie dans cette « blogosphère », c’est qu’on n’est pas seul, notre blog n’est qu’un parmi plein d’autres. J’avais pris l’habitude d’en fréquenter quelques uns bien avant d’ouvrir le mien, c’est désormais bien plus régulier et c’est même devenu une habitude quotidienne. Il y a quelques blogs de la culture Otak’ que je pourrais citer comme ça (et ainsi mettre à jour le blogroll), des blogs qui peuvent m'inspirer. Citron-Fraise de Sirius, dommage que je ne sois pas un adepte de VN qu’il traite de plus en plus, mais rien que pour sa liste de rpg, je ne peux que passer. Néant Vert, de Amo, un autre ancien caennais au registre alternant entre animé et jeu-vidéo, entre sérieux et légereté. Le Chapelier Fou, de Gemini, un des blogs francophones que je trouve le plus intéressant à lire, de par son contenu mais aussi par son style d’écriture. Souvenirs à venir, de Katzina, sans aucun doute un des blogs que je fréquente le plus traitant à la fois d'animés, de dramas mais plus encore. Il y a bien sûr Veine Aventure, de Normand, mais là, c’est quelque chose qui dépasse aussi largement la toile, il a l'habitude d'écrire des dossiers plus que complets. Sous autant vouloir être exhaustif, ce sont les premiers auxquels je pense – mais il y en a d’autres, il y a juste besoin de se balader sur Sama.

Voilà, sur ces quelques mots, je vous souhaite de passer une bonne année 2012 ! Et encore merci à vous.

samedi 24 décembre 2011

Un joyeux Aria-Noël, « Snow White » !

Entre deux séances tartinnages de toasts et préparation de la table du réveillon... Ce Noël 2011, pourquoi pas le marquer sur le blog par un petit détour du coté de Néo-Vénézia ? Aujourd’hui, on lance l'épisode 26 d'Aria the Natural qui correspond (en plus détaillé) au chapitre 28 du tome 6 : « Snow White ».

C’est l’hiver à Néo-Vénézia, la neige a recouvert la ville, l’air est frais, pour Akari-chan, cette ambiance l’amène à réfléchir sur le genre de personne qu’elle pensait devenir quand elle était plus jeune. On commence par une petite discussion entre Akari, Aika et Alice. Ensuite, c’est autour d’Alicia que prend forme cette petite aventure – cette dernière est un peu l’héroïne ici.

Alicia accompagnée d’Akari part se promener dans cette ville enneigée ; Akari, un peu mélancolique en ce jour, demande ce qu’Alicia rêvait devenir quand elle était plus jeune. Celle-ci ne lui répond alors pas encore, au lieu de cela, elle commence à rouler une belle boule de neige, rapidement assistée par son apprentie.


Toutes les deux vont alors parcourir la ville, conduites par Président Aria, en poussant leur boule de neige qui devient de plus en plus grosse. Sur le chemin, de nombreux habitants de Néo-Vénézia vont venir les aider, chacun venant avec le sourire et une bonne humeur communicative. Cette petite excursion hivernale se termine sur une petite place, Akari et Alicia ne pouvaient pas aller plus loin, c’est alors que tous les voisins – surpris par ce trio et leur impressionnante boule de neige – viennent les rejoindre. Comment conclure : par un magnifique bonhomme de neige auquel tout le monde participe, un bon lait de coco chaud pour accompagner cela, quoi de plus agréable ?


C’est avec toute simplicité que se termine cet épisode : Alicia raconte à Akari que plus jeune, elle ne souhaitait qu’une seule chose, faire sourire les gens en leur donnant du plaisir. Tout l’épisode prend alors son sens. En soi, pour terminer cette seconde saison (c’est le dernier épisode d’Aria the Natural), quoi de mieux qu’une telle conclusion ?

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer de joyeuses fêtes de Noël, avec plein de sourires et de rires !

samedi 26 novembre 2011

Réaction d'une employée de Kazé à propos d'Aria

J'ai eu l'occasion ces derniers jours, sur le forum du site internet de Kazé, d'échanger un peu sur Aria. C'est à ce moment que j'ai eu le plaisir de constater l'entrée dans l’arène d'une membre du staff de Kazé, plus exactement quelqu'un chargé des relations presse. Autant dire que c'était pour moi une bonne occasion de discuter avec eux. L'échange se résume à quelques messages, mais que je trouve assez intéressants.

[Le forum de Kazé étant un forum public, les messages postés dessus le sont aussi - donc visible par tout le monde -, de ce fait, c'est une réaction officielle de leur part et je ne considère pas que les citer soit "illégal", "malvenu".]

Sa première réaction a fait suite au fait qu'on discuter sur la décision de licencier la troisième saison d'Aria sans même par commencer par le début. J'avais avancé l'idée que c'était pour (au moins en partie) pour court-circuiter les fansubs. Sa réaction :
" Si licencier une série pour stopper le fansub était une solution ça se saurait...
Le souci est que cette série n'a pas marché et est arrivée trop tard en France où une grande partie du public qui aurait pu être intéressé par Aria l'avait déjà vu sur le net... "
Ma réponse à cette intervention (sur le topic en question) : ici.
A ce message, j'ai eu le droit à un second message de sa part :
Sur la question du fansub :
" Vous m'avez mal compris : le fait de licencier une série ne stoppe pas le fansub hélas de nos jours. Le problème pour les premières saisons était en revanche qu'elles avaient déjà été téléchargées un nombre incalculable de fois. Nous avions donc pris le parti de voir si la saison 3 fonctionnerait tout de même afin de laisser une chance à cette série que nous aimons nous aussi beaucoup. A vous entendre cela aurait été mieux de ne rien faire du tout c'est cela?

Sur ma critique sur le fait de trop mettre sur le dos du fansub l'échec de la sortie dvd :
" Nous n'avons jamais dit tout cela ! Nous avons dit : on fait un essai avec la saison 3 encore inédite en France (en fansub) et on voit si cela fonctionne pour pouvoir sortir les premières saisons. C'était un pari risqué. Résultat : la saison 3 ne fonctionne pas, alors qu'elle est inédite, alors que se passerait-il avec les premières saisons? Vous avez tendance à oublier que les séries s'achètent aux ayants droits japonais avec des engagements de résultats. Et je trouve que chez Kazé on ne fait pas dans la facilité en terme de séries et de films : le catalogue comporte des séries et films à la fois grand public mais aussi plus confidentiels et difficiles à mettre en avant justement parce qu'on souhaite proposer tous les genres et beaucoup de diversité, et croyez moi : ce n'est pas facile de voir de petites merveilles passer à la trappe parce qu'elles ne séduisent pas assez de monde! "

Sur ma critique concernant la politique commerciale de Kazé avec Aria the Origination :
" On a eu le mérite de sortir cette série, je ne suis absolument pas d'accord avec vous. C'est dramatique de voir qu'une bonne série ne fonctionne pas autant qu'elle le devrait. Moi aussi je suis passionnée figurez vous!
Et je ne suis pas d'accord avec vous sur notre "malhonnêteté" : pensez vous que nous aurions acheté la série si nous savions d'avance qu'elle ne marcherait pas? Quant à la pub absente, ce n'est pas parce que vous ne l'avez pas vue qu'il n'y en a pas eu. Nous communiquons et accompagnons du mieux que nous pouvons tous nos titres, et ce n'est pas toujours facile. Alors bien sûr, Kazé ce n'est pas Warner, nous n'avons pas les mêmes moyens, mais cela ne veut pas dire qu'on ne fait rien...

Dans tous les cas, je suis désolée de voir que vous pensez que nous n'avons pas fait notre travail sur cette série et que vous pensez que notre seul but était de la torpiller. Ce n'est pas du tout le cas, et j'espère que vous le comprendrez. "
J'ai encore une fois répondu à son message (ici), sans nouvelle réponse cette fois-ci.

On pourra me reprocher d'être très subjectif, partial. Ma façon de voir tout ça est forcément biaisée par le fait que je suis un client (donc qui en veut pour son argent), et aussi, et surtout, un fan. Je le reconnais donc mes arguments sont aussi à prendre avec des pincettes.
Cependant, je pense que ce n'est pas pour cela qu'il ne faut rien dire. J'ai principalement deux reproches à faire à Kazé :

- Le fait d'avoir choisi de commencer à sortir les dvds d'Aria par la saison 3 ! Ce choix est d'une logique très contestable. Admettons leur argument de se baser sur l'idée que les deux premières saisons d'Aria avait été déjà beaucoup visionnées en fansub, peut être admettons. Mais il y a des choses à prendre en compte tout de même (qui relativisent beaucoup cet argument) : Aria était très peu connu (ce n'est pas parce qu'Aria était alors déjà bien populaire au Japon que c'était aussi le cas chez nous) et en plus le fansub autour de cette série était encore très peu développé, seul Aria the Animation était entièrement subbé, Aria the Natural, il n'y avait alors que les premiers épisodes. J'avais suivi moi-même la série en anglais. Aria reste encore aujourd'hui une série assez méconnue, mais ma/notre croisade pour la bonne parole n'est pas prêt de s'arrêter~

- Ma deuxième critique elle est sur l'attitude de Kazé lors de l'annonce de cette licence. Je vous renvoie à Manga-News si vous ne connaissez pas le communiqué en question. Sentant les critiques et le fait que cette décision forcément ne plairait pas à beaucoup, ils ont avancé des arguments très discutables. Je ne retiendrai là que le fait qu'ils ont fait un beau chantage quant à l'avenir des autres saisons chez nous. Honnêtement, même si j'avais espoir que la série fonctionne bien chez nous, je savais que c'était quasiment irréalisable. Comment voulaient-ils par exemple que Aria the Origination sur leur site - payant - ait autant de succès que du fansub gratuit ?! (attention, je ne dis pas ça en défendant pas le fansub, au contraire !) Quant à la vente des dvds, sachant que le marché de la japanimation en France est très difficile, j'avais du mal à imaginer des ventes à la Naruto... Surtout que le client est peut être pigeon, mais beaucoup savent que, là, c'est une saison 3 et le début... Pourquoi commencer par la fin ? Ce n'est pas logique (sauf peut être pour ceux qui lisait le manga).

Voilà, ça fait très râleur ; j'assume, surtout que je suis français, j'aime râler~ Je ne retire pas à Kazé le mérite d'avoir voulu licencier Aria cher nous. Cette personne semble m'avoir répondu parce qu'elle aimait cette série ; ça m'a fait plaisir. Mais, la forme était assez critiquable quand même (le fond aussi...). Les choses sont ainsi, et il y a peu de chance que ça évolue. Ils ne vont pas (enfin qui sait~ L'espoir fait vivre !) pas licencier le reste comme ça. Je suis peut être de mauvaise fois, mais j'admets très bien que si Kazé perd de l'argent sur une série, il est normal qu'ils ne se risquent pas à en perdre plus. Certes, ça laisse des fans orphelins, mais c'est une entreprise pas une œuvre caritative.

P.S. : Pour ceux qui aimerait se procurer les dvds d'Aria the Origination, sachez qu'ils sont disponible à 30€. Ce qui est un prix très raisonnable.

Vive Aria ! Puis c'est tout~