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vendredi 17 mars 2017

TOP 5 : Vos actrices japonaises préférées

Il est temps de reprendre part aux tops 5 dont les intitulés ont été proposés par Angel dans le cadre de son challenge pour les amateurs de dramas asiatiques. Aujourd’hui, avec quelques petits jours de retard sur le planning officiel, celui-ci est consacré au top 5 de mes actrices japonaises préférées - autant dire un top qui me tenait à cœur ! -, il fait ainsi suite à celui que j’ai écrit dernièrement concernant mes 5 acteurs nippons préférés

N°5 – Arimura Kasumi


有村架純 - Arimura Kasumi

Pour la cinquième marche de ce top, au lieu de proposer une actrice que je connais bien et dont j’ai vu pas mal de séries, j’ai préféré laisser une place spéciale afin de nommer une actrice qui m’a le plus étonné au cours de ces derniers mois. Et c’est Arimura Kasumi, en particulier pour son rôle tellement réussi dans le poignant Itsuka kono koi wo omoidashite kitto naiteshimau. J’ai découvert cette actrice il y a quelques temps déjà avec l’asadora Amachan où elle joue Haruko « jeune ». Elle m’avait alors particulièrement séduit, mais je n’avais pas encore pris le temps de regarder d’autres séries, chose corrigée avec le dernier ItsuKoi. Je n’ai pas encore l’occasion de dire sur ce blog à quel point j’aime cette dernière série, et le duo principal d’acteurs y est pour beaucoup, au côté du très bon Koura Kengo, Arimura Kasumi a apporté également énormément à ce titre. Il faudra que je continue à suivre les séries dans lesquelles elles (a) joue(é), d’autant plus qu’elle semble percer de plus en plus sur la scène japonaise.

有村架純 - Arimura Kasumi有村架純 - Arimura Kasumi - Amachan
 Arimura Kasumi dans ItsuKoi et Amachan

N°4 – Ayase Haruka


Ayase Haruka - 綾瀬はるか
La place d’Ayase Haruka dans ce top partage beaucoup de points communs avec celle de Yamada Takayuki dans mon top précédent. Tout d’abord, elle a incarné le principal rôle féminin dans Byakuyakou qui a fait de moi un passionné de j-drama. Il y a aussi le déchirant Sekai no chuushin de avec qui elle partaga de nouveau l’affiche. Cette période, autour de 2005-2010, a aussi été marqué par une excellente Hotaru dans le très drôle Hotaru no hikari (au côté de Fujiki Naohito) ou dans Tatta hitotsu no koi qui pendant un temps (peut-être moins aujourd’hui) faisait partie des classiques des romances japonaises pour beaucoup. Ayase Haruka est également capable d’incarner spectaculairement des rôles marquant, comme dans le taiga Yae no sakura, en particulier dans la séquence de la guerre de Boshin ; j’étais alors resté sur mon derrière devant sa magnifique interprétation. Je l’ai peu vu dernièrement, mais je suis attentivement les annonces sur ses séries/films.
Ayase Haruka est très populaire au Japon et je comprends parfaitement pourquoi (et acquiesce).

  Haruka Ayase dans Ichi, Sekai no Chuushin de, Hotaru no Hikari et Yae no Sakura

N°3 – Miyazaki Aoi


Miyazaki Aoi - 宮﨑 あおい

Dans ce top, la charmante Miyazaki Aoi est une de celles que j’ai le moins vue à l’écran, et même pas du tout ces derniers temps (erreur qu’il faudrait que je corrige). Une raison essentielle qui explique cela : je privilégie essentiellement les séries télévisées aux films japonais. Et, en réalité, Miyazaki Aoi apparaît bien plus souvent dans des films qu’à la télévision (et les séries sont régulièrement des formats très longs comme les asadora et taiga). Toutefois, sa présence dans ce top est amplement légitimée par quelques rôles sublimes qu’elle a interprétés : tout d’abord, l’intrépide princesse Atsu dans le taiga Atsu-hime ou encore dans le trop méconnu mais si poétique Going my Home où elle joue le rôle de la douce Shimojima Naho, un rôle secondaire mais tellement réussi. Je l’ai aussi particulièrement apprécié dans le film Tsure ga utsu ni narimashite où elle forme un duo touchant avec le tout aussi excellent Sakai Masato.
Miyazaki Aoi a cette particularité de s’imposer dans une série, un film, par sa seule présence, c’est une véritable actrice née qui convainc sans devoir faire d’effort particulier, le tout aidé par un regard des plus doux et un sourire hypnotique.

Miyazaki Aoi - 宮﨑 あおいMiyazaki Aoi - 宮﨑 あおいMiyazaki Aoi - 宮﨑 あおい
 Miyazaki Aoi dans Atsu-hime, Going my Home et Tsure ga utsu ni narimashite
 

N°2 – Aragaki Yui


新垣結衣 - Aragaki Yui


J’ai pu récemment, avec Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu, dire de nouveau que Aragaki Yui est une actrice que j’apprécie énormément. Et c’est bien le cas ! Elle rentre directement à la seconde place de ce top sans contestation possible.
En revanche, mon attachement pour cette actrice est venu seulement dans un second temps. Je l’ai découvert avec des séries comme My boss my hero ou Code Blue, mais ses rôles étaient loin d’être inoubliables. J’ai commencé à changer (totalement) d’avis avec le très convaincant Smile où elle incarne une touchante jeune femme muette ; Gakki avait du potentiel, c’était certain, cette série me l’avait confirmé. Depuis, j’ai vu de très bons dramas qui m’ont marqué par ses différents rôles qui en font une actrice complète, comme en tant que journaliste dans Soratobu kouhoushitsu ou encore comme avocate dans le très haut en couleurs Legal High. Toutes ses séries, avec évidemment le dernier NigeHaji, font que, aujourd’hui, la charmante et toujours pleine de surprises Aragaki Yui est aussi haut dans mon top et je doute qu’elle puisse être détrônée.

新垣結衣 - Aragaki Yui新垣結衣 - Aragaki Yui
新垣結衣 - Aragaki Yui新垣結衣 - Aragaki Yui
 Aragaki Yui dans Code Blue, Smile, Soratabu Kouhoushitsu et NigeHaji

N°1 – Ueto Aya


Ueto Aya - 上戸彩

Ueto Aya. Mon petit kokoro de fanboy pourrait s’esclaffer et partir dans tous les sens si je ne le retenais pas. Ueto Aya est assurément mon actrice japonaise préférée, depuis mes "vrais" débuts dans les j-dramas (ou presque). Je l’ai découvert avec plusieurs de ses séries de jeunesse où les producteurs misaient peut-être plus sur son physique, comme dans Attack n°1 où elle incarne (avec succès) une jeune joueuse de volley ball, ou dans le fameux Attention Please où elle exerça en tant qu’hôtesse de l’air pour notre plus grand bonheur et bonne humeur. Ce sont aussi des années où elle fit un peu carrière dans la musique, et j’ai acheté et importés (beaucoup de) ses singles et albums.


Mais, dès ses débuts, au-delà de ces rôles assez conventionnels (mais parfaitement réussis), elle avait déjà su faire des merveilles comme avec le magnifique Koukou kyoushi 2003 où elle incarne une adolescente troublée mais profondément attachante. Les années passant, elle a acquis une grande maturité pour aujourd’hui jouer des rôles particulièrement intéressants et avec un réel talent, comme dans le récent Hirugao où elle incarne une épouse qui va être amenée à tromper son mari. Elle a réellement sublimé et incarné son personnage dans cette dernière série (pour laquelle il faudrait que j’écrive un de ces jours un billet...). Il y a évidemment Nagareboshi, un titre que j’ai cité dans mon top 5 J-dramas. J'ai également envie de citer le très bon Itsuka hi no ataru basho de mais sans doute peu connu où elle interprète le rôle d’une jeune femme qui vient de sortir de prison et qui essaye de se reconstruire.

Ueto Aya - 上戸彩 - Attention PleaseUeto Aya - 上戸彩 - Konkatsu
Ueto Aya - 上戸彩 - HirugaoUeto Aya - 上戸彩
  Ueto Aya dans Attention Please, Konkatsu!, Hirugao et Koukou Kyoushi 2003
 
Ueto Aya est clairement mon actrice japonaise préférée, par ses nombreux rôles réussis et marquants, ses qualités d’interprète indéniables et pour avoir jouer un grand rôle dans mon affection pour les j-dramas. Si vous ne connaissez pas encore Ueto Aya, regardez au moins un de ses séries et j’espère que vous serez aussi séduits !

***

Ce top est forcément très subjectif, je le reconnais. De toute façon, un top ne peut que l’être. Du moins ici, il l’est sans un peu plus que celui des acteurs préférés. Quoi qu’il en soit, ces cinq actrices, au-delà de leur charme évident, elles sont toutes de grandes actrices qui ont fait amplement leurs preuves avec de grands rôles. Elles continueront à marquer les écrans nippons comme Aragaki Yui l’a montré récemment avec NigeHaji ou Ueto Aya avec Hirugao.
Pour autant, cinq noms, c’est assez restrictif, il y a bien quelques autres actrices que j’aurais nommé. Il y a par exemple la célèbre Ueno Juri qui a quelques rôles qui m’ont plutôt marqué, comme dans Nodame Cantabile ou dans Sunao ni narenakute (comme Eita pour un pendant masculin dans ce titre). Il y a quelques actrices qui m’ont marqué dont j’aimerais voir plus de titres, comme Eikura Nana ou plus récemment l’étonnante Ishihara Satomi. J’ai encore beaucoup de J-dramas à voir avec elles, et il y aura encore plein d’autres. Et ça, c’est bien !

Et vous, quelles sont vos actrices japonaises préférée ?

jeudi 24 mai 2012

« Sekai no chuushin de, ai wo sakebu », un tragique cri d’amour !

Sekai no chuushin de, ai wo sakebu, « Un cri d’amour au centre du monde », il faut que parle de ce drama. Je ne sais pas si le titre est bien traduit (c’est ainsi que l’a compris la team que j’ai suivie), mais ça semble bien correspondre, en anglais aussi. Quand je relis ce titre maintenant, j’ai bien plus conscience de qu’il peut signifier. [EDIT : Concernant le titre, voir les infos données par Nyo dans le premier commentaire.]
Il s’agit du dernier J-drama que je viens de terminer… Ce n’est sans doute pas le moindre du fait de ma réaction devant les onze épisodes qui le composent. Je m’attendais à une histoire intense, mais j’ai tout de même été surpris par cette intensité.
Un rapide résumé avant pour bien planter le décor. Ce drama raconte l’histoire d’amour tragique entre deux jeunes lycéens de 17 ans, Matsumoto Sakutarou (joué par Yamada Takayuki) et Hirose Aki (jouée par Ayase Haruka) ; quand débute la série, cela fait déjà 17 ans qu’Aki est décédée, pourtant, Sakutarou n’est pas parvenu à tourner la page et encore moins à oublier tout ce qui s’est passé entre eux. C'est une série diffusée en 2004 qui est l’adaptation d’un roman. Je vais faire attention à ne pas (trop) spoiler avec les captures d'écran et avec les commentaires...

À la base, en fait, ce drama que j’avais repéré depuis quelques temps déjà, je l’ai commencé pour une chose : le duo des acteurs, c'est-à-dire Yamada Takayuki et Ayase Haruka. Ce sont mes deux acteurs japonais préférés, je l’ai déjà dit même si je n’ai pas encore écrit sur ce blog beaucoup de billets sur des films ou des séries dans lesquels ils ont joué. Bon, j’en ai fait au moins un sur le film de samouraïs Ichi avec l’impressionnante Ayase Haruka. Pour cette dernière, j’aurais pu aussi parler d’Hotaru no Hikari  où elle excelle (je suis en train de me revisionner la première saison~ donc je risque d’en reparler d’ici peu). Pour Yamada Takayuki, il y avait par exemple Taiyou no Uta (dans un registre très proche de la série dont je vais parler) mais aussi par exemple un bon rôle (secondaire) dans le film de Ikigami.
Mais plus encore, s’il y a une série qui m’a réellement marqué avec ces deux acteurs, c’est le tragique mais magnifique Byakuyakou !! En fait, c’est exactement le même duo d’acteurs.

Plus que ce duo, il y a énormément de similitudes entre Byakuyakou et Sekai no chuushin de, ai wo sakebu. On peut par exemple le constater avec le staff, on retrouve des membres en commun. Shibasaki Kou s’occupe aussi des génériques dans les deux séries, de même pour l’OST en général avec le remarquable Kono Shin aux manettes.

 


Il y a de nombreux points en commun dans la mise en scène notamment pour le générique, la façon de le présenter visuellement, ou plus anecdotique, quand Saku est allongé sur le dos, au sol, dans deux ou trois scènes, ça ne peut qu’évoquer une scène très marquante dans Byakuyakou. Je me doutais que j’allais retrouver dans Sekai no chuushin de, ai wo sakebu des éléments qui me parleraient, c’est ce que je cherchais peut-être, et je les ai trouvés, mais plus encore.
Je ne vais pas aller plus loin dans la comparaison, car ce serait retirer à ces deux séries une partie de leurs qualités respectives. Malgré ces points communs, on a droit à deux dramas réellement différents. L’approche est peut-être semblable (par exemple, on connait dans ces deux cas la fin tragique dès le début), mais les deux histoires sont bien différentes.

Honnêtement, j’ai eu beaucoup de difficulté à garder mon sang froid devant Sekai no chuushin de, ai wo sakebu. Cette histoire est très poignante, vraiment… Et dès les premiers épisodes, j’ai senti son effet sur moi (ce qui fait que je n’ai pas fini la série en une seule fois pour ne pas rentrer en totale déprime)… C’était une histoire triste, mais belle à la fois.
Saku et Aki partageaient un véritable amour, un bel amour nourri par des sentiments très forts. C’est sans aucun doute cette profonde attache entre eux qui rend cette histoire encore plus tragique. Ils étaient tellement attachants. Aki, c’est elle qui subit de plein fouet cette affreuse maladie, c’est elle qui va malheureusement mourir (et on le sait dès le début) malgré sa détermination et son envie de rester avec lui… Saku, malgré sa bonne santé, va être confronté à cela avec beaucoup de violence ; il souhaite trouver quoi faire pour celle qu’il aime, il traverse des passes de déprime, de nombreuses fois, il ne savait plus où allait, quoi faire, à d’autres moments, il retrouve du courage.

Ce genre d’histoire d’amour entre deux jeunes gens séparés par une grave maladie, c’est une thématique habituelle. Je parlais plus haut de Taiyou no Uta, c’est exactement ça. Mais une chose diffère ici… On voit Saku à 17 ans, mais aussi à 34 ans (et dans ce cas, il est interprété par Ogata Naoto), c'est-à-dire 17 ans après la mort d’Aki. On le voit toujours avec les cendres de celle qu’il a(vait) tant aimée, on le voit totalement perdu, toujours aussi désemparé après toutes ces années. Il n’a jamais réussi à trouver une réponse, une nouvelle raison de vivre, il vit enfermé dans le passé. Après 17 ans, il se rend compte que beaucoup d’années se sont écoulées, mais si peu à la fois ; il se demande combien de temps il devra encore ainsi vivre ainsi ?... Avant de mourir ! Ce Saku là, il me peinait vraiment ; je souhaitais vraiment qu’il parvienne à tourner cette page. La question de l’oubli est vraiment une thématique essentielle dans ce drama. Faut-il oublier ? Est-ce bien d’oublier ? Ces questions sont en fait très difficiles même si pour nous, spectateurs/rices, on pourrait rapidement répondre que accepter ne veut pas dire tout oublier, ne veut pas dire rayer le passé.

Chaque épisode suit un schéma qui se répète : on commence avec ce Saku qui replonge dans son passé, celui en commun avec Aki, ce passé dont il ne peut se séparer. On vit ainsi, à travers ces souvenirs, les différents épisodes de cette histoire d’amour, les prémices, la déclaration, les premiers temps heureux, et ensuite les moments malheureux ponctués de hauts et de bas, puis... le moment fatidique.
La deuxième partie de la série est clairement la plus difficile, on vit la maladie d’Aki au jour le jour, on suit leurs espoirs, leurs phases de désespoir. Après le passage sur l’île, qui aura offert parmi les plus beaux moments de complicité entre eux-deux, la série prend réellement sa tournure dramatique. Mais rien n’était caché, dès la fin du premier épisode, on nous dit que ce fut son dernier anniversaire, les premières minutes du premier épisodes parlent d’elles-mêmes. Le ton est très vite donné, on ne cache rien au téléspectateur. Le fait de savoir, le fait de connaître le dénouement, provoque forcément une réaction, on peut dire que c’est plutôt bien travaillé. En effet, pour réellement toucher le public, il fallait que les personnages soient attachants et leurs sentiments forts. L’immersion est d’autant plus forte que l’attache pour les personnages l’est, c’est réussi pour ma part ; c’est une des qualités indéniables de la série. La seconde partie m’a de ce fait beaucoup plus affecté qu’un drama plus classique.

Saku et Aki partagent beaucoup à travers des cassettes audios. Chacun leur tour, avec un walkman par lequel tout a commencé, ils s’enregistrent des messages. Cet échange tient une place centrale dans la série, et encore après le décès d’Aki. Cette piste scénaristique a été très bien utilisée et elle illustrait parfaitement la distance et la proximité qui ont existé entre eux au cours de ces dix-sept années. Ces cassettes sont à la fois de très bons et beaux souvenirs, mais elles peuvent s’avérer être un piège cruel ; les écouter encore et encore peut empêcher d’accepter la réalité. On l’entend, on se souvient d’elle, on pense qu’elle est encore là, on n’accepte pas, on ne veut pas l’accepter. Mais, ces échanges constituent tout de même une des plus belles expressions de leur relation amoureuse, si ce n’est la plus belle. Il y a quelques enregistrements qui sont juste magnifiques comme la déclaration d’Aki et la réponse de Saku… Voilà quoi.

Une seconde Aki intervient, Kobayashi Aki (interprétée par Sakurai Sachiko). Elle a connu Saku quelques années auparavant lorsque son mari l’avait quittée. À ce moment là, elle était enceinte et c’est Saku qui l’a encouragé à garder l’enfant (Kazuki) qu’elle portait, tout en lui apportant son soutien et son aide. De ce fait, le petit Kazuki a vu très vite en Saku son père d’adoption. Pourtant, ce dernier vivait dans son passé… Cette seconde Aki et son fils vont jouer un rôle important.

Comme je le disais plus haut, Sekai no chuushin de, ai wo sakebu, c’est à la fois une très belle histoire d’amour entre deux personnes ressentant l’un pour l’autre de vrais et purs sentiments, mais aussi une histoire tragique car l’une est la victime d’un destin injuste et l’autre est également une victime, et peut-être même doublement. Il a perdu celle qu’il aimait plus que tout, mais en plus, il va vivre, pendant 17 ans, hanté par cette injustice. Peut-être en cela, même si c’est absurde de dire que l’un m’a touché plus que l’autre, j’ai été plus affecté par Saku, sans doute du fait qu’il était toujours vivant.

Que ce soit Yamada Takayuki ou Ayase Haruka, j’ai retrouvé deux acteurs qui m’épatent réellement. J’ai même envie de dire que, à côté, tous les autres acteurs semblent bien fades (même si Sakurai Sachiko jouait bien ou encore Matsushita Yuki qui interprétait la prof, les parents aussi). Ce duo qui m’avait époustouflé dans Byakuyakou, je l’ai retrouvé. Ils sont convainquant, ils me donnent vraiment l’impression d’être habités par leur personnage. Il y a quelque chose chez eux que j’ai du mal à qualifier mais qui m’impressionne à chaque fois, surtout quand ils jouent ensemble.
D’ailleurs… Ayase Haruka, physiquement, elle les y a laissés, ça m’a tellement surpris que je me demandais s’il n’y avait une sorte de Photoshop derrière ; nan, elle l’a fait. Puis, le régime imposé... J’en oublierai presque le Saku d’Ogata Naoto (celui qui a la trentaine), mais, il a beaucoup participé à mon attachement à son personnage, lui aussi a été très bon (et très touchant).

L’objectivité chez moi, ce n’est pas une qualité innée, loin de là (et je ne la recherche pas), mais j’ai quand même envie de dire que Sekai no chuushin de, ai wo sakebu est un magnifique drama.
Il est peut-être moins original que Byakuyakou par son scénario, mais on retrouve dedans tant de qualités, rien que pour la force des sentiments que peut faire ressentir cette série. Je n’aime pas dire, et je dirai pas que c’est « génial », « trop bien », que « j’adore », ce genre d’histoire ne s’y prête pas, mais je classerai quand même ce drama parmi mes préférés. Après, si on est allergique à ce genre d’histoire, c’est autre chose.
Le scénario est parfaitement maitrisé sur sa longueur, il nous donne le temps pour s’attacher aux personnages tout en présentant bien les problématiques et thématiques dont quelques unes que j’ai pu souligner auparavant. Évidemment, les réalisateurs ont voulu beaucoup jouer sur la fibre émotive, ils l’ont fait, mais il n’y a pas de surenchère, ils n’en font pas trop, l’ensemble reste crédible et cohérent. Même la tentative finale d’Aki l’est. La conclusion est à la hauteur de la série.
Quand je vois les récompenses de la série, je me dis que je ne suis pas le seul à le penser, prix du meilleur acteur, du meilleur second rôle féminin, du meilleur casting, du meilleur générique, etc.
Je me suis laissé entrainer d’épisode en épisode, littéralement absorbé. On ne peut rester qu’un spectateur passif devant ces événements, tout au plus, on peut réagir émotionnellement, mais j’ai réellement été touché et affecté par Sekai no chuushin de, ai wo sakebu, Aki et Saku. J’ai trouvé ce drama poignant et beau à la fois.

Attention, vidéo réservée à ceux qui ont vu la série !!

mercredi 21 décembre 2011

« Ichi », le combat d'une femme samuraï aveugle

« Ichi », c’est le titre du dernier film que je me suis vu. Après l'avoir visionné il y a déjà quelques temps à la télé sur Arte, je me suis procuré tout récemment la version dvd (aussi disponible en Blue-ray) pour le regarder de nouveau – j’en avais gardé depuis très peu de souvenirs.

Dans le Japon médiéval, Ichi est une jeune orpheline, aveugle de naissance. Derrière ses airs fragiles, la jeune fille possède un talent exceptionnel dans l'art de manier le sabre. Tous ceux qui se mettent en travers de son chemin l'apprennent à leurs dépens. Elle sauve la vie d'un samouraï aux prises avec le redoutable clan Banki. Ensemble, ils se rendent dans un village où le clan fait régner la terreur.
En fait, en le revoyant, je me suis rendu compte que c’était avec ce film que j’avais vu pour la première fois Ayase Haruka, l’actrice principale, ici qui joue cette femme samuraï aveugle. Je suis très peu objectif vis-à-vis d’elle, c'est mon actrice japonaise préférée – je l’ai déjà dit et je le redirai – mais si un acteur/trice s’est vraiment distingué dans cette production, c’est bien elle. Les autres sont, disons, dans la moyenne, aucun ne m’a réellement surpris ou impressionné. Ayase Haruka nous offre au contraire une belle prestation avec un rôle peu évident à interpréter : rendre crédible un personnage aveugle (donc se comporter tel qu’il devrait l’être) mais aussi avoir la présence d’un samuraï, d’une combattante avec une technique très précise et efficace. Son personnage est sombre, fantomatique, elle parle peu, renfermée dans son passé, ne pensant qu’à son objectif mais avoir de réel but dans la vie. Sa rencontre avec le samuraï Touma Fujihira, dont elle sauve la vie, va la changer petit à petit, mais vraiment progressivement.
Je n’ai pas tellement d’autres choses à dire sur les autres acteurs ; sur ce Touma notamment, joué par Oosawa Takao, je l’ai même trouvé à quelques reprises assez absent dans les scènes d’action (alors que dans les dialogues avec Ichi, il s’en sort pas mal).
N'étant pas un grand spécialiste du cinéma japonais, et encore moins celui de ce genre, il m’est donc assez difficile de faire des comparaisons et voir ce qui allait ou ce qui n’allait pas. Je l’ai toutefois beaucoup aimé, j’ai apprécié également ces phases de combat au sabre dans lesquelles Ichi offrent de beaux enchainements, le dernier combat entre les deux clans étaient assez impressionnant (même si le choc en lui-même est court). Seul le duel final contre Banki aura été assez décevant du fait des échanges assez limités.

En lui-même, le scénario est assez mince avec peu de grands développements ; le rythme global n’est pas forcément très élevé, si ce n’est qu’il est entrecoupé par des affrontements vifs. L’affrontement entre le clan Banki et les habitants de ce village n’est pas le cœur du sujet, il ne sert qu’à mettre en exergue le personnage d’Ichi, il en est de même pour chaque personnage, que ce soit Touma ou Banki, ils ne sont que là que pour Ichi. C'est là que je trouve ce film réussi. La musique du shamisen et les chants donnent un coté authentique à cette histoire, renforçant ainsi l’immersion.
 
A première vue, ce film serait l’adaptation du manga éponyme qui a débuté en 2008, le résumé correspond, mais j’ai du mal à trouver des informations sur ce manga mais reste je ne me lirai pas les scans disponibles (si un jour il sort en France, alors là, pourquoi pas).

Pour un amateur de ce genre de film, et de cinéma en général asiatique, je ne sais pas s’il peut plaire ; j’espère que c’est le cas, car personnellement, je l’ai beaucoup aimé pour sa façon d’aborder l’histoire et le personnage d’Ichi. Ce film m’a aussi donné envie, enfin plutôt confirmé l’envie, de me regarder Jin (le drama), on y retrouve également le duo Ayase Haruka-Oosawa Takao dans les rôles principaux.