jeudi 13 octobre 2011

Retour sur "Arc : le Clan des Deimos"

Arc : le Clan des Deimos, je ne suis pas forcément certain que ce titre vous dise quelque chose ? Peut être, ou pas. C'est un rpg sorti chez nous début 2004, sur PS2 ; en gros, j'étais au lycée, je vieillis... C'est le nom français pour Arc the Lad 4 (enfin, à cette époque je ne savais pas que c'était une saga).

Pourquoi parler de ce "vieux" jeu ? J'étais en train de regarder sur Priceminister, histoire de voir un peu ce qu'il y avait en ce moment (je suis un peu tenté pour m'acheter Wild Arms 5), et c'est là que j'ai trouvé le pauvre Arc : le clan des Deimos à partir de seulement 4€. Ça m'a rendu triste... Bon, vous me direz peut être que de nombreux facteurs peuvent expliquer ce prix, mais reste que j'ai été triste de voir ce très bon jeu pour à peine deux pièces de 2€.

Très bon jeu, parce que, pour moi, il l'est. Et il est un peu trop méconnu à mon goût. Arc est l'un de ces jeux qui m'a le plus marqué dans ma vie de gamer (si on peut dire ça ainsi). Je ne dirai qu'une seule chose pour le prouver, c'est le seul rpg que j'ai fini... 2 fois ! Ça peut paraître ridicule de dire ça, mais ce n'est pas rien dans mon cas vu que je ne recommence quasiment jamais deux fois un même jeu, et le finir à deux reprises, c'est la seule fois (Pokémon est un cas à part, of course). Je ne parle même pas du fait que plus de la moitié des rpg auxquels j'ai joués, je ne les ai pas finis (même un Dark Chronicle que j'adore, ou encore Star Ocean 3 pour deux exemples de la même époque). J'ai bien recommencé plusieurs fois FF X (surtout pour refaire du blitzball en fait), mais jamais jusqu'au bout, de même pour Tales of Symphonia - j'avais essayé pourtant. Suikoden V est un de mes jeux préférés sur console de salon (si ce n'est "le jeu que je préfère" ?) mais je n'ai jamais recommencé une partie, même pour tenter les 108 étoiles (oui, honte à moi !). Enfin, voilà, c'est pour dire qu'Arc est un jeu que jeu que j'affectionne particulièrement.


Après le coté émotionnel, je vais quand même essayer d'expliquer le pourquoi de cela - même si ça restera bien évidemment subjectif.

Kharg
Une chose déjà, le scénario possède un point fort indéniable : on suit deux histoires, Darc et Kharg. On apprend progressivement sur les liens qui les unissent, mais pendant les trois quarts du jeu, ils ne seront pas ensembles, ce seront même des ennemis. L'un est un Deimos, l'autre un humain (enfin c'est présenté ainsi au début), et autant dire qu'entre ces deux groupes, ce n'est pas l'amour qui règne. Darc est décrié parmi les siens car il est le fils d'un deimos et d'une humaine (un sang-mélé quoi) et Kharg déteste les Deimos car sa mère est morte à cause de l'un d'eux. On suit alternativement l'histoire de ces deux personnages, et c'est un point fort de ce jeu ; on voit donc les choses des deux cotés. De plus, l'histoire de Darc est plus sombres, il veut, de son coté, trouver sa place parmi les Deimos où c'est la loi du plus fort qui règne. Il y a un coté bad guy chez lui qui est forcément attirant du fait, qu'en général, on va jouer à travers le bon et valeureux héros dans 90% des jeux. Ça change aussi.
Darc... Quand même plus classe !
Deux histoires, ce n'est pas que deux personnages différents, ce sont aussi deux groupes différents, Darc et Kharg forment chacun leur équipe ; deux fois plus de personnages avec certains d'entre eux qui m'auront pas mal marqué comme Bebedora. A noter qu'il y a aussi deux personnages cachés dans le jeu (que je n'avais récupérés que dans ma deuxième partie). Chaque groupe a le même objectif, récupérer les cinq cristaux pour acquérir une puissance hors du commun, mais vous vous doutez, ils n'ont pas les mêmes intentions.
Nouveau chapitre
L'histoire, quant à elle, se révèle assez riche en rebondissements. Le monde est également vaste et, malgré un coté linéaire dans le jeu, on dispose d'une assez grande liberté dans ses mouvements. Revenir en arrière est une chose toujours faisable. De plus, le monde d'Arc, en plus d'être vaste, par sa diversité il est également assez séduisant. Il y a à coté un coté géo-politique également intéressant, un empire avec en face une alliance, relations difficiles face aux pressions militaires grandissantes d'un empereur hargneux. A rajouté à ces conflits entres humains, il y a la rivalité, même parfois la haine, qui peut tourner en guerre, avec les Deimos.

Affrontement dans un lieu symbolique
Le système de combat a pas mal cristallisé les critiques. Pour ma part, je l'avais trouvé, à l'époque, assez novateur. Il offre une assez grande souplesse dans la manière de gérer ses combats, il y a un mélange de classique et de tactic-rpg très plaisant. On pourra reprocher un coté un peu répétitif, un manque de diversité dans les techniques de combat. Mais le plaisir était là. Les combats, de même, ne sont pas toujours si faciles que ça (même si mes souvenirs remontent depuis...) ; de fait, je me souviendrai longtemps de ce boss final ô combien ardu (même la deuxième partie lorsque j'étais arrivé surboosté).
Le tout était tout de même servi par une réalisation de qualité.


Elle va tout changer !
Il y a comme ça des jeux qui nous marquent pour différentes raisons ; par exemple, un Disgaea, c'est son gameplay, le level-up de ses personnages, son coté délirant ; je parlais plus haut de Dark Chronicle, ce que j'y ai aimé c'est la liberté incroyable dans ce jeu, la possibilité de créer des villes, son système d'arme... Arc : le clan des Deimos, ce qui m'a plu, plus que tout, c'est cette double histoire, cette possibilité de suivre le jeu avec deux points de vue différents. J'ai été vraiment séduit par ce choix scénaristique. Il m'avait permis de vivre une expérience de jeu unique qui aujourd'hui est toujours là ancrée dans ma tête. C'est sans doute ça, ce qui fait que ce jeu est un de mes préférés !

4 commentaires:

  1. Si j'ai pas trop aimé ce jeu à l'époque c'est surtout à cause de la manière dont l'exploration de la carte et des lieux est gérée. C'était lourd d'avoir un combat dans chaque salle (surtout dans le dernier donjon et j'accrochais pas vraiment à la lenteur du système. Côté scénario, je me souviens avoir apprécié le prologue du côté des Deimos mais j'ai jamais été vraiment enthousiasmé. Je vois que t'as laissé en plan pas mal de bons titres sinon :'(

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  2. Disons que si je découvrais le jeu aujourd'hui, j'aurais probablement un avis un peu différent. Sûrement.
    Coté exploration, je reconnais que mes souvenirs sont flous, donc je ne dirais rien pour ne pas dire de bêtise. Par contre, coté combat, je suis très patient pour ça ; faire 10, 20 fois voir plus, le même combat à la suite, ça ne me dérange pas. Mais globalement, l'ensemble du système m'a laissé un (très) bon souvenir.

    Pour les jeux non-finis, deux choses ont été fatales à l'époque : ma rentrée à la fac (nouveau rythme de vie, souvent sans console de salon) et mes vrais débuts dans la japanim'. Je retrouve progressivement un meilleur rythme depuis deux ans. Mais, je ne désespère pas de reprendre un à un mes jeux. C'est une raison qui fait que ma PS2 a encore une belle vie devant elle. :)
    J'écrirai peut être quelque chose sur les jeux que j'aimerais reprendre.

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  3. article plaisant qui donne envie de se le faire ^^

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  4. Très bon article, qui donne envie !
    Un des jeux , moi non plus auquel je n'ai pas eu le temps de jouer : enfants , boulots , dodos toussa toussa , la vie quoi (je recommence tout juste à me replonger dans la japanim )... Pourtant , j'adore les RPG et j'ai pleins de jeux auquels j'aimerai jouer (ou rejouer) Et la série des Arc the Lad en fait partit :)
    P.S : merci pour ton inscription sur mon blog :) , j'en fait de même .

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