Affichage des articles dont le libellé est Soratobu Kouhoushitsu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Soratobu Kouhoushitsu. Afficher tous les articles

mercredi 8 février 2017

TOP 5 : Vos dramas japonais préférés

Voici, avec ce billet, ma première contribution au challenge drama qu’a proposé Angel aux amatrices et amateurs de séries live asiatiques (si ce n’est pas déjà le cas, n’hésitez pas à participer). Étant donné que je commence en retard, j’ai opté pour un premier top 5 assez classique (celui d’octobre dernier) qui fait office d’échauffement, de mise en bouche, de top départ : vos cinq dramas japonais préférés ! Il est vrai que je suis assez restrictif sur le plan géographique, sans doute, alors parler de mes séries japonaises préférées ira assez bien. J’avais par ailleurs dans l’idée de faire un top de ce genre depuis quelques temps ; ce challenge me permet de trouver la motivation manquante. 
Mine de rien, cet exercice paraîtrait simple : il suffit juste de donner ses cinq titres préférés. Rien de plus simple. Mais c’est seulement une apparence, c’est vraiment compliqué en réalité ! Mon top 1, je sais, allez, la seconde place, je sais aussi, mais donner la suite du « classement », cela devient assez cruel. Mais il faut bien se plier aux règles de l’exercice : 

N°5 : Atsuhime



Ce sera donc un taiga pour ouvrir le bal, ces séries fleuves de la NHK : Atsuhime (diffusé en 2008). J’ai regardé peu de taiga en fait, je peux également citer Yae no Sakura et une partie de Ryômaden. Atsuhime ne souffre que de deux petits défauts : des premiers épisodes peut-être un peu lents (mais qui restent une étape obligatoire), et le retrait d’un acteur à un moment de la série (l’excellent Sakai Masato pour ne pas le citer, mais étant donné son rôle, c’était obligé). Sinon, il s’agit d’une superbe série qui a deux grosses qualités : l’intérêt du scénario qui offre une intéressante fresque historique de la fin des Tokugawa, et cela avec un point de vue féminin, très proche du chôgun, avec une actrice étonnante qui a sublimé son personnage : Miyazaki Aoi. Cette dernière interprète le rôle de la princesse Atsu qui va être amené à épouser le shôgun. Contrairement à Yae no Sakura qui souffre d’une dernière partie assez décevante, chaque période de la vie de la princesse (Ok)Atsu est passionnante à suivre. C’est certes 50 épisodes, il faut du temps pour tout voir, mais j’ai dévoré cette série.
J’en ai vu peu, mais si je devais conseiller un taiga, ce serait bien Atsuhime. 

N°4 : Nigeru wa Haji da ga Yaku ni Tatsu



Ou pour faire plus court, NigeHaji. J’enchaîne donc avec un drama de 2016 que j’ai déjà présenté récemment. Il fait partie des titres les plus populaires de cette année passée, et il mérite amplement cette popularité. Ce fut pour moi un véritable coup-de-cœur. Je suis tombé totalement sous le charme de cette romance atypique mais si efficace, avec un couple – Mikuri~Hiramasa, alias Aragaki Yui et Hoshino Gen – particulièrement adorable, amusant et touchant. Au premier abord, NigeHaji pourrait sembler être une énième comédie romantique bien japonaise déjà 1000 fois vue, mais il n’en est rien. Je suis forcement subjectif, mais, pour moi, on ne peut qu’adorer cette série ! Oui, tout simplement (ou pas).

Allez, pour tricher de façon peu subtile avec ce top 5 : pour 2016, je rajouterai aussi une mention spéciale pour une autre romance, le très beau et touchant Itsuka Kono Koi wo Omoidashite Kitto Naiteshimau. Mon petit cœur se serre encore fort fort en repensant à cette belle et poignante série. 

N°3 : Soratobu Kouhoushitsu



Une autre romance, une belle romance. Alors, pour être honnête, je pense que celle-ci mériterait un peu moins d’être dans ce top 5, si je devais être pleinement objectif. Mais comme je n’ai aucunement envie de l’être, peu m’importe. Soratobu Kouhoushitsu est une série (de 2013) assez classique sur beaucoup de points (le contexte l’est un peu moins : les forces d’auto-défenses japonaises vs journalisme), mais j’avais réellement adoré pour son couple, interprété par les très beaux Aragaki Yui (oui, la revoilà) et Ayano Gou.
Ce sont même deux personnages qui, au final, colle assez bien au portrait-robot du couple auquel je vais être très vite sensible, surtout si je les compare avec ceux des autres séries de ce top. Du coup, je ne pouvais que aimer Soratobu Kouhoushitsu. 

N°2 : Nagareboshi

 

Voilà, on rentre dans le dur du top. Mes (P)Références Absolues, avec des majuscules. Les places n°2 et 1 sont clairement les plus stables de ce classement. Ce sont des séries pour lesquelles j’ai un affect particulier. Les meilleurs, aucune idée, mes préférés, oui.

Sur la seconde marche, c’est donc Nagareboshi (diffusé en 2010). Cette série avait fait très vite mouche chez moi quand je l’avais regardé. Elle m’a vraiment beaucoup touché, encore plus avec le recul je trouve. On est ici à la croisée des chemins entre drame et romance, mélange qu’affectionne particulièrement les scénaristes japonais. On suit deux personnages aux histoires prenante. On a d’un côté Kengo, joué par un très bon Takenôchi Yutaka (que j’ai rarement revu depuis, à corriger), qui doit faire face à la maladie de sa sœur qu’il veut sauver, à tout prix. Et de l’autre Risa, jouée par la superbe Ueto Aya, une jeune femme tourmentée qui va devoir se retrouver. Cette série est belle et prenante, aidée par de bons personnages. De manière générale, même avec ses défauts, c’est un sans-faute à mes yeux. 

N°1 : Byakuyakou

 

Pour le Top 1, c’est l’occasion de citer un drama spécial à mes yeux : Byakuyakou (diffusé en 2006). Spécial parce que c’est mon premier véritable coup-de-cœur dans l’univers des séries live nippones. C’est cette série qui m’a amené à réellement plonger dedans. J’avais vu auparavant quelques séries comme Life, Kurosagi, Nobuta Produce ou aussi le très chouette Hana Yori Dango (des classiques de l’époque), mais c’est bien avec Byakuyakou (et aussi, dans une moindre mesure, le très bon Hotaru no Hikari que j’avais vu juste après) que j’ai eu la Drama-Révélation !
Cette série est bien plus sombre que toutes celles évoquées précédemment. Nous sommes ici dans un drame au sens strict du terme. On suit l’histoire et le destin tragique de deux jeunes gens qui sont liés par un événement terrible qui les amènera petit à petit à leur perte. La série est servie par un duo vraiment mémorable : Kirihara Ryouji, interprété par Yamada Takayuki, et Karasawa Yukiho, jouée par Ayase Haruka. Dès les premières minutes de la série, on est confronté à son issue tragique. On la sait inévitable et, pourtant, on espère. On continue d’espérer.
J’ai revu la série dernièrement et, encore une fois, j’ai encore été pleinement convaincu : Byakuyakou, c’est vraiment une série à voir, et à revoir ! Sa place en top 1 ici est une place de cœur, certes, mais elle est aussi amplement méritée du fait des nombreuses qualités de ce titre, oh combien prenant et passionnant à suivre.

***

Going my Home
Voici pour ce top 5. Un terrible et cruel exercice, mais qui m’a permis, avec grand plaisir, de me replonger dans mes souvenirs et de regarder des vidéos et écouter des OST pour revivre ces différents coups-de-cœur (et parler de séries pour lesquelles je n’avais pas écrit de critique).
Au final, les places 3 à 5 sont assez arbitraires ; je pourrais par exemple mettre Atsuhime à la troisième place ou, même, si on me demande dans un ou deux mois un nouveau top, échanger ces séries par quelques autres toutes aussi bonnes. En plus des autres titres que j’ai évoqués plus ou moins subtilement auparavant, il y aurait aussi l’excellent et poétique Going my Home qui mériterait amplement de figurer ici. Et je conclurai ainsi, parce que Going my Home, c’est aussi un petit bijou.
Bref, regardez des dramas, c’est bon pour la santé et le moral ! Merci à Angel pour ce challenge ; reste plus qu’à préparer les prochains top 5 !

Et vous, quels sont vos dramas japonais préférés ?

samedi 13 juillet 2013

« Soratobu Kouhoushitsu », un détour dans le ciel japonais !

Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室
Oui, ce blog existe toujours, et pour vous le prouver je vais vous parler du dernier drama que j’ai terminé : Soratobu Kouhoushitsu (空飛ぶ広報室 - Public Affairs Office In The Sky). Il s’agit d’une série très récente de 11 épisodes diffusés entre avril et juin 2013 au Japon. J’ai découvert cette série totalement au hasard en tombant sur une vidéo du générique qui m’a laissé une très bonne impression et qui a suscité ma curiosité.
C’est un nouveau petit coup-de-cœur drama, mais celui-ci est un peu particulier. Il met en scène l’histoire de deux personnages – un ancien pilote de chasse et une journaliste ayant perdu son poste – qui se recherche et qui, à travers leur rencontre, vont découvrir progressivement un nouveau chemin.

Soratobu Kouhoushitsu - Ayano Gou
Tout d’abord, Sorai Daisuke (Ayano Gou). Tourmenté par un accident qui a brisé son rêve de devenir un pilote d’élite de l’armée de l’air, un de ceux capables de voler dans les Blue Impulses, la patrouille de France version japonaise. Totalement perdu, tourmenté, à la recherche de lui-même, il a rejoint, à la suite de son accident, l’unité de relation publique de son armée : une office en charge des relations avec la population civile, des médias, mais aussi de valoriser l’image de leur institution militaire. C’est dans ce contexte qu’il fait la rencontre d’Inaba, une journaliste de Teito Television en charge d’un reportage sur les uniformes des membres de l’armée de l’air.
Soratobu Kouhoushitsu - Aragaki Yui
Inaba Rika (Aragaki Yui) est une journaliste en charge d’émissions pour le grand public, des reportages de cuisine par exemple. Un drame personnel pour elle. Elle faisait en fait partie auparavant du département des news, celui des journalistes tout terrain couvrant les événements majeurs dans tout le pays, les meilleurs. À la suite d’un incident, elle s’est vue reléguée dans ce nouveau département ; un rêve brisé. Dotée d’une certaine fierté, sûre de ses capacités et de ses méthodes, elle rencontre donc les membres du département de relation publique de la JASDF (« armée » de l’air). La rencontre entre Sorai et Inaba va changer beaucoup de choses chez eux.

Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室

Une jolie relation commence à se construire lentement. Soratobu Kouhoushitsu est avant tout une romance, et une très belle romance. Certes souvent prévisible, mais elle est efficace – même si je reconnais être très bon public avec de telles histoires. Ah, il y a eu quelques frustrations dues aux fluctuations, aux détours, aux difficultés dans leur histoire. C’est depuis devenu une habitude, et ils savent bien faire ça en général et c’est sans doute ce qui rend ces histoires absorbantes.
Ce drama nous offre une belle histoire pleine d’innocence avec deux individus recherchant leur propre sentiment l’un vers l’autre mais aussi vis-à-vis de leur rêve disparu. Peut-être trop d’innocence parfois dirons sûrement certains, chez Sorai notamment, mais elle fait plaisir à voir et elle apporte beaucoup de fraîcheur dans cette relation.
Je ne peux pas m’empêcher de poster une jolie petite scène de la série (qui ne spoil pas vraiment) – qui me permet en plus de présenter le superbe générique « Contrail » (Amuro Namie) :

Soratobu Kouhoushitsu - Aragaki Yui
Soratobu Kouhoushitsu - Ayano GouJe dois dire que j’ai été séduit par les performances particulièrement réussies d’Aragaki Yui (Inaba), actrice qui m’avait déjà convaincue (avec Smile par exemple) – je trouve que depuis ses plus anciens rôles, elle a gagné beaucoup en maturité et en force dans ses interprétations –, mais aussi d’Ayano Gou (Sorai), acteur que j’ai découvert récemment avec le très bon Saikou no Rikon. Il m’étonne vraiment comme acteur ; puis son air « dans les nuages » lui va bien je trouve.
Parallèlement, l’ensemble des personnages de la série ont aussi été bien développé ce qui enrichit l’histoire, notamment Sagisaka Masashi (interprété par Shibata Kyouhei), le chef de la section relation publique, un sacré personnage ce colonel. L’ensemble de son équipe est elle-même assez décalée ; elle apporte beaucoup de sourires au cours de la série.

Les derniers épisodes offrent quelques rebondissements dont un assez surprenant, le dernier. En fait, j’aurais dû m’y attendre en faisant un peu plus attention aux dates. Mais une fois devant l’événement, je suis resté figé derrière mon écran…

Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室
Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室

Parallèlement à cette histoire, Soratobu Kouhoushitsu offre une double présentation des forces d’auto-défense japonaises, plus exactement des forces aériennes. La série est une série sur la JASDF mais, en plus, le speech tourne autour d’une équipe de cette derrière essayant de faire la promotion de leur institution auprès du public. C’est quand même assez surprenant. C’est comme si en France, on voyait demain sur nos télévisions une série mettant en lumière l’une de nos armées en train de faire sa propre promotion ; assez inimaginable, je pense. Après, il faut prendre en compte l’image particulière de l’armée japonaise ; officiellement, on ne peut même pas parler d’armée, mais de « forces d’auto-défense ». Ce n’est que de la sémantique, mais ça souligne de fait quelques réalités qui nous sont totalement étrangères. Mais ce pari osé est réussi je trouve. J’aimerais bien savoir comment le public japonais a réagit sur ce point.
De fait, cette série permet d’apprendre beaucoup de choses sur cette institution militaire, son action dans le pays, son image aussi – qui n’est pas forcement positive – les problématiques qu’elle rencontre. On nous offre un tableau vu de l’intérieur, édulcoré peut-être, sans doute, mais intéressant.

Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室
Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室Soratobu Kouhoushitsu - 空飛ぶ広報室 

J’ai aimé Soratobu Kouhoushitsu, un peu plus même. J’ai adoré. Avant tout parce que je suis un grand amateur de ce genre d’histoire mettant en scène si joliment deux individus se cherchant mutuellement. Mais j’ai été également surpris par cette histoire somme toute assez originale. Un bien bon drama, qui ne fera sans doute jamais parti des classiques mais qui mérite d’être connu, voir reconnu. En tout cas, je vous le conseille.