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vendredi 3 mars 2017

Un weekend spécial drama avec le #WEDramanimique

Tous les prétextes sont bons pour regarder quelques séries japonaises. Et, le weekend dernier, l’un d’entre eux était encore meilleur que les autres. En effet, Booya, auteure du blog Books&Dramas, avait lancer un event séries asiatiques : le weekend Dramanimique (#WEDramanimique). Le but était simple : regarder un maximum de séries asiatiques (dramas et animés) pendant 48 heures, avec des petits challenges (atteindre les 3, 6, 12 voire même 24 heures de mattage).

Les participants de cet event' (avec leur Twitter) :
Bouya (@Bo0ya_), Mudaepo, Titesilve (@SandrineSilve), Luthien (@Luthyx), Yuuki (@YuukiNoDreams), Manga Suki (@Manga_Sukii), Angel402 (@Angel402_), Seventh (@Yukiwikun), Sakura (@StaffDramaic), Shikyu (@yseuln), Verslinfini, Blinky, Anne-Cerise (@OpaleDeFeuAC), Lylyrowan, Justb (@Justundrama), Ilumys, WorldOfDramaPassion (@worldofdramapas), Marie Asiaisone (@Marieasiaisone), Dreamweaver (@Emy_Snt), Bivatess, Sabsab (@sabsab_2902), Sametlesdramas, L. (@LReadingMe), Reiko, verslinfini.

De mon côté, ce fut séries japonaises, et même dramas japonais. J’avais visé les 6h de visionnage, mais les circonstances n’aidant pas, j’ai dû me contenter d’un petit 5 heures avec trois nouvelles séries que j’ai commencées à cette occasion. 

N no tame ni, épisode 1



C’était la série (diffusé en 2014) que je voulais vraiment commencer durant ce weekend, surtout après la lecture de la très bonne critique de Katzina. Il y avait longtemps que je n’avais pas essayé un titre de ce genre où l’on est plongé dans un drame, sur fond d’affaire policière, une bonne série à suspens. Dès les premières minutes, avec une ficelle scénaristique assez habituelle, le téléspectateur est directement mis face au crime, un meurtre et plusieurs acteurs que nous ne connaissons pas encore. On sait qu’il va avoir un crime. Un ancien policier, ayant connu une partie des personnes impliquées sur l’île où il travaillait auparavant, enquête sur cette affaire. Il veut comprendre. Et on sera amené à comprendre, à démêler le vrai du faux avec lui. On comprend aussi qu’on ne va pas rire avec cette série.
Ce premier épisode était vraiment efficace. L’histoire se lance bien et on suit le destin d’une mère de famille et de ses deux enfants mis à la porte par un mari totalement dérangé qui n’en peut plus et qui veut vivre comme il le souhaite (avec sa maîtresse). La vie devient très difficile pour eux trois, l’accent étant particulier mis sur la fille ainée (présente plus tard lors du crime évoqué précédemment), Sugishita Nozomi interprétée par Eikura Nana. Tout n’est pas dévoilé dans ce premier épisode, il faudra voir avec les prochains épisodes mais cela s’avère assez prometteur. Comment va-t-on en arriver jusqu’à ce meurtre ? Pourquoi ? Comment Nozomi va évoluer, qui sont ces autres personnes présentes lors du crime (seul l’ami de lycée de Nozomi a été également un peu présenté) ?
Ah, le générique de cette série est chanté par la talentueuse Leo Ieiri, et ça, c’est juste une excellente chose !

 "Silly", Leo Ieiri

Gaiji Keisatsu, épisode 1



Parmi les objectifs optionnels du challenge, il y avait celui de regarder une série de 2009. Gaiji Keisatsu a été mon choix, poussé par un casting vraiment intéressant (en particulier avec Watabe Atsurou, l’acteur principal, le chef de cette brigade spécial de l’ombre).
J’ai malheureusement été moins enchanté par ce que j’ai vu. On est ici plongé dans une équipe policière anti-terroriste. Une policière a été mutée dans cette équipe, elle va y être formée (sans que cela soit à la base sa volonté). C’est assez sombre et plutôt réussi dans l’ensemble, mais je n’ai pas été emballé. L’ambiance était intéressante, l’affaire qu’on a suivi dans cet épisode l’était bien moins. À voir ce que la suite va donner, il n’y a que six épisodes. 

Dame na watashi ni koi shite kudasai, épisodes 1-4



Voici la dernière des trois séries débutées lors de ce weekend au long titre Dame na watashi ni shite kudasai, bref, aimez moi s’il vous plait. Celle-ci, c’était la série pour répondre à l’option demandant du rose dans l’affiche. Pour cela, quoi de mieux que chercher la solution avec une comédie romantique bien nippone ?
Pour un avis et pour aller direct à l’essentiel : à part si vous aimez beaucoup l’actrice principale, Fukada Kyouko (et sa voix qui monte tellement dans les aigües et qui fait se crisper les oreilles), cette série est très loin d’être un indispensable dans le vaste monde du j-drama.
Le premier épisode a même été assez laborieux à finir. Shibata Michiko (jouée donc par Fukade Kyouko) vit dans son petit monde vraiment étrange, on va se contenter du qualificatif « naïve » pour la décrire. 30 ans, au chômage, elle cherche du boulot et un amoureux (surtout ça en fait). Elle va au final débarquer chez son ancien supérieur (coïncidence !) de la banque où elle travaillait auparavant. Celui-ci tient désormais un petit restaurant, et en plus on apprend que c’est un ancien yankee. Il va essayé de la pousser à aller de l’avant. Ouais, le speech ne donne pas vraiment envie, je ne sais même pas comment le vendre.
Mais je reconnais que, une fois passé ces premières difficultés, ça se regarde bien. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est drôle, mais ça sait être parfois amusant, voire même plaisant à regarder. Depuis lors, j’ai vu aussi les épisodes 5 et 6 et la série continue son petit bonhomme de chemin (vers un petit triangle amoureux). Ça se regarde bien, mais ça ne crève pas des plafonds.

***

Bref, cela a fait environ 5h de séries pour ce weekend dramanimique, avec des impressions très diverses. Avec une petite pastille mention spéciale pour N no Tame ni (même si je veux finir avant quelques autres séries, KoiKudasai notamment). Un résultat modeste, mais, avec ce challenge, j’aurais au moins commencé trois nouvelles séries et rempli un mois j-drama de février un peu pauvre (surtout en comparaison de janvier, et ce que j’ai vu n’était pas génial : Koinaka et Umi no Ue no Shinryoujo). Merci donc à Booya pour cet event’. J’essayerai de faire mieux au prochain. Et aussi merci à tous ceux/celles qui ont participé, c’était sympa de suivre vos visionnages sur Twitter (et d’ailleurs, à force d’entendre parler de Goblin en k-drama, ça donnerait presque envie…).

lundi 10 décembre 2012

« Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa Shadow », de l’ombre vers la lumière

Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa Shadow

Pour essayer d’être régulier et vu que, en général, je n’écris sur ce blog que sur des séries que j’apprécie un minimum (je n’aime pas trop partager des avis négatifs…), je vais le faire ce coup-ci avec Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa Shadow que l’on pourrait traduire par « Épouse détective – Mon ombre ». Ce J-Drama a été diffusé entre octobre et décembre 2011 avec un total de neuf épisodes ; Katzina avait déjà fait un billet sur ce drama que je vous conseille à lire pour vous faire un bon avis.

Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa Shadow
Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa ShadowSengyou Shufu Tantei - Watashi wa ShadowPour résumer un peu : l’histoire débute avec un couple assez typique d’un salaryman, Asagi Takefumi, et de son épouse, Asagi Serena, le premier étant totalement absorbé par son travail et la seconde jouant parfaitement son rôle de maîtresse de maison, qui plus est, en vouant un amour sans limite pour son mari. Serina a aussi la particularité d’être une femme très naïve, bien peu ouverte sur les choses de la vie, en somme, elle vit dans son petit monde idyllique qui ne tourne qu’autour de son mari. Toutefois, son « Fumi-kun » est de plus en plus distant avec elle, et de plus, en faisant la connaissance d’un détective privé, Jinnai Haruki, pour lequel elle va commencer à travailler, elle va se rendre compte que son tendre époux et sa supérieure commence à nouer des relations un peu trop proche… Il lui faudra alors se prendre en main pour changer et sauver son couple !


J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à regarder cette série qui m’a petit à petit surpris et conquis. Faut avouer qu’avec le speech de départ sur l’épouse « parfaite », un peu beaucoup trop naïve quand même, et du mari infidèle, si je l’avais lu, je n’aurais sans doute pas commencé... Mais, comme souvent, je n’ai même pas jeté un coup d’œil sur le synopsis, voilà quoi. J'ai juste vu que Fujiki Naohito (Hotaru no Hikari, Koukou Kyoushi 2003…) jouait dedans, et cela me suffisait pour être curieux.

Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa ShadowSengyou Shufu Tantei - Watashi wa ShadowSengyou Shufu Tantei - Watashi wa ShadowSerena, malgré sa naïveté maladive, est vraiment attachante, et cela dès le premier épisode. Je ne dirais pas que l’actrice, Fukada Kyouko, était excellente, mais elle jouait suffisamment bien pour mettre en avant son personnage et surprendre avec. Au final, d’une épouse « modèle » (enfin c’est ainsi qu’elle est présentée, un modèle japonais ?), elle se transforme en une jeune femme bien plus courageuse et qui sait prendre des initiatives. Et, on ne peut sans doute que louer son amour sans limite/faille.
Son mari justement, qui est donc joué par Fujiki Naohito, Fumi-kun, enfin Asagi Takefumi, il a pu m’agacer celui-là. Mais, c’est peut-être une des qualités de cette série, c’est le fait que ce personnage ne dévoile pas toutes ses cartes dès le début. En fait, ça tient au scénario qui débute sur son infidélité, réelle (enfin, même si…), mais qui progressivement va évoluer vers ce qui est réellement l’intrigue du drama – que je ne dévoilerai pas. Certaines de ses réactions ont pu vraiment m’agacer, mais vraiment ! Mais à d’autres moments, on le prend en sympathie et on commence même à l’apprécier et se dire que, avec Serena, ils forment quand même un beau couple.
Faut reconnaître qu’il avait un rival de poids face à lui : Junnai (interprété par Kiritani Kenta), le détective chez qui Serena se retrouve pour sauver son mariage. Bon gars, malgré son sale caractère, il forme un duo de choc avec Serena (~Yamada), à la fois drôle et attachant. C’est peut-être le personnage que j’ai le plus apprécié, il est aussi celui qui a vraiment mis Serena en valeur en la transformant petit-à-petit. C’est celui auquel on peut le plus facilement s’identifier et on peut également comprendre et partager ses réactions.

Générique : 「スパイス」de Perfume

La notion du couple, de la vie à deux chez les Japonais, qui est abordée dans cette série, m’amène à me demander si c’est vraiment que ça se passe ou si c’est une déformation par les séries télévisées (sans doute un peu des deux comme pour beaucoup de choses dans la vie)… « Se parler », c’est une notion à croire trop abstraite pour être pensée. Ah, des fois, ils se disent qu’il faudrait peut être se parler, mais bon, ces rares fois où se pourrait être le cas… Le téléphone sonne souvent. Ce drama serait aussi un bon exemple pour souligner les problèmes liés au mode de vie des dits salarymen avec leur dévouement excessif (?) pour le travail et les conséquences dans leur vie privée.
Plus terre à terre, sur la série, mettons aussi de côté le fait que le mari ici ne reconnaisse pas son épouse même avec des lunettes et une perruque tout au long des neuf épisodes ; enfin, pour excuse, on pourra dire qu’il n’est pas le seul dans ce cas, mais bon…

Sans être un drama génial – je le déconseillerai même à un public plus « exigeant » – Sengyou Shufu Tantei - Watashi wa Shadow est un bon divertissement. Puis, il faut reconnaître que malgré son début poussif, la série a quand même son lot de surprises à offrir à travers une histoire qui prend progressivement de l’ampleur pour devenir intéressante, ainsi que des personnages attachants.