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lundi 6 février 2017

Des J-dramas en voilà : « Kazoku no Katachi » et « Sumika Sumire »

Aujourd’hui ce sera double critique au menu, avec deux j-dramas diffusés tout début 2016 qui ont un thème en commun, mais des approches différentes.

Kazoku no Katachi

La première série dont je vais parler est Kazoku no katachi (家族ノカタチ, 10 épisodes diffusés entre janvier et mars 2016 sur la chaîne TBS). Ce drama raconte l’histoire de deux voisins trentenaires. Le premier Nagasato Daisuke (interprété par Katori Shingo) vient de faire l’achat de son nouvel appartement, son « château » ! C’est un célibataire, fier de l’être, car ce qui importe le plus, c’est lui-même. Il n’a que bien peu d’intérêt pour l’amour. Sa voisine Kumagai Hanako (jouée par Ueno Juri) lui ressemble beaucoup : le mariage, elle a déjà essayé, et c’est du passé. Un élément perturbateur va enclencher une suite de rebondissements que nos protagonistes, solitaires, vont devoir subir : l’arrivée (depuis la campagne) du père de Daisuke, avec un jeune frère. Oui, car ce père (70 ans) s’est remarié avec une jeune femme déjà mère. Celle-ci a toutefois disparu dans Tokyo. Daisuke va ainsi voir son père et son nouveau frère envahir son « château », mais aussi son voisinage.

Kazoku no KatachiKazoku no Katachi - Ueno Juri
Kazoku no Katachi - Ueno JuriKazoku no Katachi

Je dirais que la série peut se décomposer en deux temps de cinq épisodes. Les cinq premiers m’ont assez peu convaincu, c’était sympa, mais l’ennui affleurait parfois lors du visionnage. Puis les cinq derniers épisodes ont apporté beaucoup. Les personnages étaient finalement tous présentés, et chacun commença alors à évoluer d’une manière intéressante sans pour autant trahir l’esprit de la série. Daisuke ne va devenir l’opposé de lui-même, ni Hanako. Tant mieux, leur évolution est plus subtile (et aussi un peu dépendante de leurs parents ; Hanako a aussi vu arriver chez elle sa mère). Le rapprochement entre Daisuke et Hanako, qui s’avère la conclusion évidente dès le premier épisode, est bien amené, et cela jusqu’à la fin. J’ai d’ailleurs trouvé la conclusion assez marrante, par sa présentation, elle est à l’image de ce duo atypique.

Simple, mais efficace.

Bref, Kazoku no katachi, peut-être assez mal propulsé, finit par devenir vraiment sympathique. Son point fort, c’est bien son approche du genre romantique, nos deux trentenaires sont blasés de l’amour, leur innocence est bien loin. Mais malgré cela, surtout pour Daisuke qui est le plus blasé et centré sur lui-même, ils restent deux bons héros que j’ai finalement apprécié suivre.

Kazoku no KatachiKazoku no Katachi - Ueno Juri
Kazoku no Katachi - Ueno JuriKazoku no Katachi

Sumika Sumire

Ça fait un peu peur...
Le second titre est Sumika Sumire (スミカスミレ 45歳若返った女, 8 épisodes diffusé sur TV Asahi, entre février et mars 2016). Cette série me faisait peur… à cause de son affiche. Le scénario est assez étrange aussi. Sumika qui vient de perdre sa mère à 65 ans, se rend compte de son malheur : elle n’a jamais connu l’amour. Elle va pleurer son désespoir et, une nuit, un chat mystérieux apparaît et lui offre l’opportunité de « rajeunir » pour vivre une seconde fois ses 20 ans, et découvrir l’amour. Ah, pourquoi pas.

L’histoire est pleine de bons sentiments, de personnages et de péripéties classiques. Mais ça marche bien. Le fait que Sumika, devenue Sumire, retrouve son âge « normal » entre 11h du soir et 1h du matin apporte un certain suspens et quelques rebondissements maintiennent un certain rythme. A côté de Sumire, le personnage le plus intéressant est bien Rei, ce chat (devenu humain entre temps) ; il interprété par un bon Oikawa Mitsuhiro ; Rei sauve plus d’une fois la série d’un classicisme parfois un peu trop marqué, voire pesant. On appréciera ou non cette touche fantastique, mais dans l’ensemble, je trouve que ça passe bien. Parlons rapidement du prince charmant : Mashiro Yuusei (joué par Machida Keita). Humm. Bah, il est là et tient son rôle, mais il reste bien transparent ; on aurait pu mettre n’importe qui d’autre que cela n’aurait pas changé grand-chose.

Sumika SumireSumika Sumire
Sumika SumireSumika Sumire - Kiritani Mirei

Reste que quand même une chose qui m’aura perturbé jusqu’à la fin… Cette voix-off. Quand Sumire est « jeune », lorsqu’elle pense, c’est sa voix âgée qu’on entend ; ce décalage entre ce visage jeune et cette voix, c’est perturbant. Cela atténuait un peu le charme de l’actrice Kiritani Mirei qui, je le reconnais amplement, participe beaucoup à l’intérêt qu’on peut avoir pour cette série. 

Au départ, j’avais commencé ce drama pour voir une autre série dans laquelle Kiritani Mirei joue. Je suis globalement satisfait, mais aussi renforcé dans ma première impression (à la suite de Suki na hito ga iru koto) : c’est une bonne actrice… pour des séries type romance et comédie romantique. Après avoir regardé un peu son CV, il semble plus difficile de trouver une (bonne) série dans laquelle elle a joué un rôle important et qui ne soit pas (qu’)une romance. Je suis quand même curieux de trouver un drama plus « sérieux », dramatique ou je ne sais quoi, où elle pourra mettre plus en avant ses talents d’actrices plutôt que son seul charme féminin. Si vous avez des conseils, je suis preneur.

Sumika SumireSumika Sumire - Kiritani Mirei
Sumika Sumire - Kiritani MireiSumika Sumire

Cela fait deux séries bien sympathiques que j’ai enchaînées assez rapidement. Cela fait aussi deux romances intéressantes à comparer, car elle offre deux approches différentes. La première, Kazoku no Katachi, aborde cette thématique d’une manière plus mature, contrairement à Sumika Sumire qui est bien plus naïf sous tous ses aspects (ou presque).
Cela se reflète par ailleurs par l’âge des protagonistes… Alors, oui, reconnaissons que c’est étrange de dire ça quand on connait le vrai âge de Sumire. Mais, dans les faits, cette dernière, sentimentalement, est bien présentée comme une jeune femme dans sa vingtaine qui fait toujours preuve d’une naïveté presque « adolescente ». Dans Kazoku no katachi, les deux protagonistes ont 32 et 39 ans, et ils ont chacun leur propre expérience, Hanako ayant même été déjà mariée et divorcée. Leur conception de l’amour, de la vie à deux est totalement à l’opposé de celle dont rêve innocemment Sumire. Il en faut pour tous les goûts, et si j’ai préféré Kazoku no katachi, plus intéressant, je ne peux nier que j’ai également bien apprécié Sumika Sumire, bien aidé par une Sumire naïve mais attachante.

dimanche 22 novembre 2015

« Ouroboros », que reste-t-il après sa vengeance ?

Ouroboros -  ウロボロス
Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un j-drama qui a eu un certain écho en début d’année : Ouroboros (de son titre complet Ouroboros ~ Kono ai Koso, Seigi, ウロボロス~この愛こそ、正義。). Les dix épisodes de cette série furent diffusés entre janvier et mars 2015 sur la chaîne TBS. Un bon casting, une histoire haletante, c’est une série qui devrait plaire aux amateurs de thrillers japonais.
Ryûzaki Ikuo et Danno Tatsuya, deux orphelins ayant grandi ensemble, ont choisi deux modes de vie complètement opposés. Alors qu’Ikuo est devenu un policier émérite, Tatsuya a usé de son intelligence pour se hisser à la tête d'un gang. Malgré leur train de vie différent, ils sont toujours en contact et à la recherche de la vérité sur le meurtre de Yûiko, leur tutrice à l'orphelinat, qui s'est déroulé 20 ans auparavant. (D'après Icotaku)

Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス
Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス

Concernant l’histoire, il n’y aurait pas spécialement beaucoup à y redire. Si le point de départ est assez classique (mais plus ambitieux dans son développement), son scénario sait très maintenir en haleine le spectateur. On ne nous dévoile que petit à petit les clés de l’intrigue. La rencontre (généralement significative d’une confrontation) avec chaque personne concernée par les événements d’il y a 20 ans, apporte à chaque fois des éléments. Chose importante aussi, Ikuo va progressivement retrouver la mémoire. Le choc émotionnel du meurtre de celle qui fut pour lui comme une mère l’avait conduit à oublier les éléments qu’il avait vécus et vus, notamment les coupables. Tatsuya n’était arrivé que dans un second temps sur la scène du crime, Yûiko, étant alors déjà décédée ; ce « retard » lui pèse énormément. Tatsuya tenait à elle encore plus qu’Ikuo.

La situation initiale de la série présente une histoire déjà relativement bien avancée en fait. Ikuo est devenu un policier reconnu, c’est l’as de son bureau. Tatsuya est un yakusa en pleine ascension dont les talents sont reconnus par ses pairs. On nous laisse donc imaginer ce qui s’est passé durant ces 20 dernières années, on ne nous en dit même que très peu, voire quasiment rien. C’est peut-être d’un côté dommage, mais cela permet au récit de ne pas s’attarder sur des faits « passés ». Le seul qui a un intérêt, c’est bien l’assassinat de Yûiko-sensei et, dans le présent, il recherche encore les coupables. Pour les tuer. Il s’agit ni plus ni moins d’une vengeance, qu’importe le chemin à parcourir. Ikuo et Tatsuya, pour cela, cherchent à monter dans la hiérarchie de leur monde, l’un à la lumière, en tant que policier, l’autre dans l’ombre, en tant que yakusa, tout en collaborant.

Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス
Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス
Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス

Dans les faits, malgré cette situation initiale, le monde des yakusa ne serait presque qu’accessoire, si ce n’est au début de la série, celui-ci va être rapidement mis de côté partiellement pour suivre ce qui se passe dans la police dont les têtes pensantes jouent un double-jeu terrible. Contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ, les yakusa en fait ici ne représentent aucunement une menace directe – ils deviennent même parfois des victimes de ce conflit. La face sombre de cet univers, c’est bien chez les policiers qu’on la retrouve. Il y a un réel déséquilibre entre ces deux mondes alors qu’on nous présente au départ un découpage égal avec les deux protagonistes principaux représentant chacune de ces deux moitiés. Ce n’est pas réellement un défaut, mais c’est une réelle (et rapide) évolution dans l’histoire d’Ouroboros.

Je ne peux pas détailler plus l’histoire, je spoilerai trop rapidement les clés de l’histoire – ce qui serait fort regrettable pour ceux n’ayant pas encore vu la série –, mais je n’ai noté aucun réel soucis dans son déroulé. Si ce n’est un gros ; il ne m’est apparu cependant qu’après avoir fini la série. On ne peut que se poser la question « pourquoi ? », pourquoi ce flic (que je ne peux nommer) a attendu 20 ans pour essayer d’apporter une solution définitive à cette situation catastrophique ; il avait pourtant déjà la majeure partie des clés pour y mettre un terme ? Cette vengeance autodestructrice n’aurait pas eu lieu d’être !

Ouroboros -  ウロボロス - Ikuta Touma
Ouroboros -  ウロボロス - Oguri Shun
Le duo principal est joué par deux acteurs assez célèbres : Ikuta Touma, dans le rôle du flic Ryûzaki Ikuo, et Oguri Shun, dans le rôle du mafieux Danno Tatsuya. Au-delà de l’histoire qui, si elle est relativement très bien menée, est somme toute assez classique (autour du thème de la vengeance), c’est bien ces deux personnages qui donnent un réel intérêt pour la série.
Tatsuya est le leadeur, c’est lui qui a le dessus et on sent d’ailleurs très vite qu’Ikuo est plus fragile ; on peut par ailleurs penser que l’évolution de Tatsuya dans le monde des yakusa a eu un réel impact sur son caractère déjà plus marqué dès l’enfance. Oguri Shun excelle particulièrement dans ce rôle (il est même classe en yakusa) ; il m’avait déjà bien surpris dans Nobunaga Concerto. Ikuta Touma est bon, mais un cran en dessous ; avec lui, j’ai eu le même sentiment qu’avec le drama Maou, même s’il est bien meilleur ici.

Ouroboros -  ウロボロス - Ueno Juri
Ueno Juri (Sunao ni Narenakute) incarne le troisième rôle principal de la série : l’inspectrice Hibino Mizuki qui devint la partenaire d’Ikuo. Efficace et intègre, elle commence à avoir une réelle influence sur Ikuo dont l’attitude la questionne. Ce dernier deviendra pour elle assez rapidement plus qu’un simple partenaire. J’ai été plutôt séduit par le travail d’Ueno Juri qui sait donner un vrai relief à un personnage.
Mizuki a aussi un rôle important du fait de sa relation (compliquée) avec un autre policier, son père, Hibino Kunihiko dont on comprendra très rapidement qu’il a à voir avec ce meurtre, et peut-être plus.
Mizuki reste toutefois un personnage assez sous-exploité dans cette série et son importance reste en grande partie masquée par celle d’Ikuo et de Tatsuya, ce qui peut-être regrettable étant donné tout l’intérêt, elle aurait pu apporter plus à la série, surtout avec une telle actrice.
 
À noter aussi la très bonne performance de Takitô Kenichi dans le rôle de l’inspecteur Chouno Shinichi qui avait beaucoup de flair et de prestance. Je l’imaginais au début comme quelqu’un qui mettrait sans cesse des bâtons dans les roues de notre duo, mais il surprend très souvent. « Yûiko-sensei » est jouée par Hirosue Ryouko, une actrice que j’apprécie bien. Pour les deux enfants qui jouent les « jeunes » Ikuo et Tatsuya, chapeau ; les enfants japonais sont souvent de très bon acteurs quand même.

Ouroboros -  ウロボロス - Oguri Shun
Ouroboros -  ウロボロスOuroboros -  ウロボロス
Ouroboros -  ウロボロス - Oguri ShunOuroboros -  ウロボロス
Ouroboros -  ウロボロス - Ueno JuriOuroboros -  ウロボロス

Concernant la réalisation, je n’ai pas grand-chose à y redire ; c’est propre, la caméra accompagne bien l’action. Les musiques collent bien avec les différentes séquences, mais l’ost est plutôt, il n’en pas pou autant mémorable.


Ouroboros -  ウロボロスEn fait, si ce n’est l’attitude d’un policier bien précis qui est à plusieurs égards bien peu compréhensibles à mes yeux, voire problématique, Ouroboros n’a pas réellement de défaut. C’est un bon, voire très bon thriller qui sait parfaitement tenir le spectateur en haleine. Il est par ailleurs impossible de connaître le dénouement avant les derniers épisodes puisque les indices ne sont dévoilés que par intermittence. Les procédés utilisés d’épisode en épisode, surtout dans la première moitié de la série, sont relativement semblables mais très efficaces. La série s’accélère assez nettement à partir de l’épisode 6 pour devenir même parfois haletant. Le final est... terriblement prenant et dur ; l’émotion est forte.
Si vous avez l’occasion de voir cette série, n’hésitez pas, elle vaut le coup d’œil.

jeudi 1 août 2013

« Sunao ni Narenakute », qu’il est difficile d’avouer ce que l’on ressent !

Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて
Sunao ni Narenakute (素直になれなくて, ou Hard to say I love you). Un speech de départ attirant : quatre personnes se connaissant bien sur Twitter depuis quelque temps décident de se rencontrer. Simple mais efficace. C’est ce qui m’a fait commencer cette série. Les 11 épisodes de la série ont été diffusés entre avril et juin 2010.

Pour commencer, je soulignerais la bonne performance globale des cinq acteurs principaux (même si elles sont inégales, j’y reviendrai) qui parviennent à former un beau groupe très attachant – cinq et non quatre car lors du premier rendez-vous, une petite nouvelle, une amie d’Haru, s’est ajoutée au groupe. Nakaji, Haru, Doctor, Linda et Peach, ce qui fait cinq vies, cinq caractères différents, mais de nombreux points communs, notamment concernant leur fragilité, plus ou moins flagrante selon chacun, mais réelle. C’est cette fragilité et cette naïveté qui rendra ces personnages aussi attachants.
Comme pour la série, je ne vais utiliser ici que leur pseudo et pas leur vrai prénom (que je n’ai pas retenu de toute façon).
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくてSunao ni Narenakute - 素直になれなくて
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくてSunao ni Narenakute - 素直になれなくて
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくてSunao ni Narenakute - 素直になれなくて
Sunao ni Narenakute est à la fois une histoire d’amitiés et d’amours. Et c’est bien quand se croisent amitié et amour que tout se complique. Et ça arrive souvent. Tous les cinq tiennent à tout prix à cette nouvelle amitié précieuse qui leur apporte beaucoup. Chacun d’entre eux a de nombreuses difficultés dans sa vie privée ou professionnelle, cette rencontre leur a permis de trouver une certaine sérénité et ils y tiennent. Mais ce n’est pas aussi simple.
Les relations entre Haru, Nakaji et Doctor est symptomatique. Des relations compliquées, très compliquées, mais avouons-le, ce sont des champions pour les rendre encore plus complexes. « Hard to say I love you », oh que le titre (celui du générique aussi) résume parfaitement la série. J’avoue avoir plusieurs fois grincé des dents devant leurs maladresses, leurs hésitations, ah surtout ces deux gugusses que sont Nakaji et Haru.

Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Tamayama Tetsuji
Si je les ai beaucoup aimé ces deux là, Linda est peut-être le personnage le plus surprenant, le mieux travaillé de la série. C’est Tamayama Tetsuji qui interprète ce rôle ; je ne le connaissais que par sa présence dans Yae no Sakura. Linda est un peu comme la colonne vertébrale de ce groupe d’amis qui apprennent à se connaître ; il est le plus âgé, le mieux intégré dans la vie professionnelle (il travaille dan sune société qui édite des magazines), le plus mature. Il est comme un grand frère, il écoute, conseille, etc. À côté, il a ses propres souffrances, profondes et difficiles à révéler. Paradoxalement, il est sans doute le plus fragile du groupe. Ces messages enregistrés…
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Ueno Juri
À lire ce que je disais avant, il est assez facile de comprendre que j’ai beaucoup aimé Haru et Nakaji. Forcément. Ils se ressemblent beaucoup en fait. Toujours à s’encourager à être honnête avec soi-même, mais aucun des deux ne l’est vraiment. Ils se cherchent constamment, se rapprochent, s’éloignent, parfois brutalement. Ils ont besoin l’un de l’autre. Du coup, tout est compliqué, très compliqué. Encore plus pour Nakaji au début, étant donné qu’il doit en même temps chercher quoi faire et comment le faire par rapport à la relation qu’il mène alors avec une femme mariée. Tout cela est bien compliqué, mais ce sont deux champions pour accentuer tout ça. Reste que – cela aidant peut-être –  je me suis beaucoup attaché à eux deux. Je les ai beaucoup aimés et j’ai pas mal ragé aussi, surtout à la fin.
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - EitaHaru est jouée par la très connue Ueno Juri (par Nodame Cantabile notamment). Enfin, si connue que je ne l’avais encore jamais vue dans une série auparavant. C’était un peu un « test » pour moi, c’était concluant. Elle a bien interprété un personnage (professeure remplaçante) qui derrière son sérieux ne peut cacher ses nombreuses faiblesses résultants essentiellement de sa gentillesse et de sa profonde sensibilité. Derrière Nakaji (photographe comme son père), on retrouve Eita que j’avais découvert dans Saikou no Rikon (où il est étonnant) ; je dois dire que ma bonne impression sur cet acteur se confirme. En quelque sorte, comme je disais, il est un peu l’équivalent masculin d’Haru.

Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Ueno Juri - EitaSunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Ueno Juri - Eita

Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Kim Jae Jung
À côté, j’ai quand même trouvé que le personnage de Doctor (joué par Kim Jae Jung), coréen d’origine, n’était pas très bien utilisé dans la série. Puis, au début, il donnait quand même l’image du beau gosse collé dans la série pour plaire. Non pas que je ne l’appréciais pas, mais cette impression d’avoir été ajouté à l’histoire pour compliquer encore plus la relation entre Haru et Nakaji était un peu trop forte pour en faire un personnage avec une réelle profondeur.
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくて - Seki MegumiD’une certaine manière aussi, j’ai eu un peu cette impression pour Peach (jouée par Seki Megumi) ; même si à la base, son personnage paraissait mieux travaillé et de fait plus intéressant à suivre (malgré un temps à l’écran plus court).

Dès le début de la série, on nous montre que la série va prendre un tournant tragique à un moment donné qu’on ignore. On ne sait pas qui est derrière cette porte et quand cela va avoir lieu. Et ça peut surprendre, surtout que le suspens dure assez longtemps.
À côté, peut-être plus problématique, par moment, le drama donne l’impression de se perdre. Il aborde beaucoup de petites histoires, elles-mêmes multipliées par cinq étant donné qu’on a cinq personnages principaux. Ainsi, une certaine confusion peut parfois régner même si en général c’est assez bien tourné pour ne pas tomber dans des impasses. Par exemple, on aurait pu penser à quelque chose de plus élaboré pour cette histoire au lycée d’Haru. Pour son frère aussi. Il y a comme ça différentes petites histoires qui sont laissées un peu de côté ou mal exploitées, d’autres peut-être même inutiles. Reste que l’intrigue principale n’en souffre pas vraiment donc ça (me) va.

Côté réalisation, je n’étais pas fan de ces mélanges de plans défilant à l’écran qui donnait au début une impression d’amateur s’amusant sur VidéoMaker ou dans le genre. On s’y fait. Par contre, la bande son de la série est vraiment réussie, elle colle parfaitement à la série ; c’est un des très gros points forts de Sunao ni Narenakute.


La série date de 2010, à une date à laquelle Twitter ne me semblait pas encore aussi populaire qu’aujourd’hui. Je ne sais pas ce qu’il en est vraiment au Japon, mais mi 2012, à lire sur le net, 35 millions de compte auraient été ouverts, ramenés à la population du pays… c’est énorme je trouve. Après 2010 semble correspondre à un pic dans le boom du site de microblogging. C’est assez marrant aussi de les voir utiliser ainsi cette plateforme, à des lieux de ce que j’y fais.
Après, par rapport à la série, si quelqu’un veut vraiment avoir une histoire tournant autour de Twitter, ou sur les relations humaines par le biais d’internet, il sera forcement déçu. Twitter est quand même très vite relayé au second plan ; hop tout le monde s’est rencontré grâce à ça, ça tweet quelque fois, mais c’est tout. Ce qui faisait donc, au départ, l’originalité de la série disparaît assez vite pour laisser place à une histoire qu’on peut qualifier de plus classique. Du coup, je peux un peu comprendre des billets comme celui sur le blog d’Asa, Ano Ne~.
   
Sunao ni Narenakute - 素直になれなくてAu final, Sunao ni Narenakute est un bon drama, un beau drama. Il aurait pu être excellent en gommant ses quelques petits défauts, mais je ne cacherai pas le plaisir que j’ai eu à le regarder en seulement trois petites bouchées. J’ai notamment apprécié découvrir des acteurs que je ne connaissais pas encore beaucoup, voir que je ne connaissais que de nom. C’est une très belle histoire sur une amitié compliquée, certes, mais profonde et honnête ; tous ces problèmes de cœur n’auront pas eu raison de cette amitié, et ça, c’était bien.

Sunao ni Narenakute sur d’autres blogs : Souvenir à Venir & Ano Ne~