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mardi 5 février 2019

Sélection musicale du mois de janvier 2019

Pour ma part, 2019 a débuté à un rythme effréné, bien plus que je ne l'aurais imaginé. Les journées de boulot et le reste me laissent régulièrement sur les genoux en fin de journée. J'essaye tant bien que mal de suivre l'actualité côté J-music. Le blog aussi est du coup laissé un peu de côté alors que j'avais envie de bien m'y remettre. La conclusion de mes bilans musicaux attendra donc (et pour le bilan dramas, aucune idée quand/si..), je vais me limiter aujourd'hui à revenir sur les sorties de clip de ce premier mois de l'année. Alors qu'est-ce qui a retenu mon attention ?

On va commencer avec le clip le plus classe, le plus beau, le plus séduisant, le plus-plus de ce mois de janvier. Il s'agit de « 紅のドレス / Kurenai no doresu » signé par le groupe Flower, un retour après une assez longue absence. Celui-ci est formé par cinq membres du girls band populaire et prolifique, les E-Girls. Elles signent ici un titre totalement envoûtant avec sa mélodie, ses visuels écarlates. C'est beau. Je suis tombé sous le charme dès le premier visionnage et je ne m'en lasse pas. Je vous laisse donc avec elle, oui, autant les laisser expliquer directement le pourquoi de ce choix :

Vidéo Avex, donc ici le lien vers YouTube.

En effet, c'est une version courte... Mais elles sortent un nouvel album F le 27 mars prochain qui contiendra justement ce superbe titre. Je l'ai pré-commandé évidemment.

On enchaîne directement et sans transition avec les GIRLFRIEND qui reviennent enfin avec un tout nouveau single qui sortira le 27 février prochain. À cette occasion, sur la chaîne YouTube d'Avex, est diffusé depuis quelques jours le joyeux « ヒロインになりたい / Heroine ni naritai ». Un peu moins rock que d'habitude dans l'ambiance, elles n'en signe pas moins un titre vraiment très agréable  et qui me satisfait amplement, surtout que j'attendais avec un peu d'impatience une nouvelle sortie de leur part (on avait en fait surtout droit dernièrement à des vidéos de reprises, certes très chouettes).


Quittons la pop-rock japonaise pour un autre style musical tout aussi nippon, avec les idols Juice=Juice. Les différents groupes du Hello! Project commencent à faire la promotion en ce début d'année de leurs nouveaux singles. « 微炭酸 / Lighty Sarkling » des Juice=Juice est ainsi celui qui a le plus retenu mon attention avec une petite ambiance électro-pop accrocheuse et un refrain efficace. Malgré cela, j'attends toujours chez le H!P ce titre qui me fera bondir et rebondir, cela commence à faire quelque temps que je n'ai pas eu de réel coup-de-cœur avec leur musique. Reste à patienter et espérer et quand même profiter de toutes ces petites mélodies :


Le passage de témoin est toujours une étape difficile sur piste, comme au sein d'un groupe porté en partie par la popularité de sa leader. Quoi qu'il en soit, le premier single des NMB48 sans Sayaka Yamamoto (et le 20e du groupe), promet du très bon, à l'image de ce clip « 床の間正座娘 / Tokonoma Seiza Musume ». J'espère donc qu'il marchera bien dans les charts. Je suis assez content du dynamisme et de l'aspect général très coloré, même saturé, du titre. Niveau instrumental, la cadence derrière est vraiment très élevée, pas de repos, ce qui ne va pas me déplaire. La chorégraphie ne me convainc pas entièrement, mais ça passe quand même ; ça doit même surtout mieux rendre sur scène j'imagine. Du côté des faces b, ma préférence ira vers la team N.


On va rester du côté des idols avec un groupe qui s'est fait remarquer l'année dernière à Japan Expo en France et qui va également revenir là sous peu à Japan Expo Sud. Je parle bien évidemment de kolme (anciennement appelées callme) qui ont sorti le 30 janvier dernier leur nouvel album Hello kolme. À cette occasion ce groupe a diffusé sur la chaîne d'Avex un nouveau clip « Tie me down » caractéristique du style musical de ce groupe qui parle(ra) sans aucun doute aux amateurs de Perfume. Mais pas seulement, si  le lien est indéniable, on retrouve chez elles des élans musicaux qui leur sont bien spécifiques comme ces influences jazz. Et, à la différence des Perfume, elles écrivent elles-mêmes leurs chansons, les composent, créent les chorégraphies, etc. Des idols, mais des artistes avant tout.


On va conclure ce petit tour de vue de janvier avec une reprise d'un titre ultra connu par Kobasolo, accompagné cette fois-ci par Wakana (若菜 - Instagram). Ils interprètent donc ici « 残酷な天使のテーゼ / Zankoku na Tenshi no Teze » de Yôko Takahashi, le fameux générique de Neon Genesis Evangelion chantés et repris des milliers de fois. Pas besoin de revenir sur ce titre emblématique de l'anison donc. Je ne connaissais pas Wakana et je trouve sa première collaboration avec Kobasolo vraiment très réussie. Elles chantent cette chanson en respectant pleinement le titre original mais tout en apportant sa touche, avec une très belle voix. Beaucoup de potentiel musical avec ce timbre. J'espère la réentendre prochainement et la voir pourquoi pas se trouver une place dans le monde de la musique.


EDIT : Je vais quand même éditer ce billet... car j'avais raté le dernier clip de frederic qui était sorti le 24 janvier avec comme titre un néologisme « スキライズム / Sukiraism ». La première partie est assez classique, avec des mélodies et ce rythme circulaire habituels (mais toujours aussi efficaces) du groupe. Puis, progressivement ce titre tout en mouvement, limite à donner le tournis, prend de l'ampleur et une réelle identité avant de se finir... brutalement, comme une personne qui tombe après avoir tourné, tourné et tourné sur lui-même. Bref, un nouveau titre réussi pour ce groupe masculin de rock au style bien reconnaissable qui mérite d'être encore plus connu, et pas qu'au Japon.
À noter que ce titre se retrouvera dans leur second album qui va sortir le 20 février prochain.



** ** **

Mine de rien, à me relire, 2019 commence assez timidement côté clips alors que j'ai enchaîné parallèlement les commandes à un rythme très soutenu. Sans les Flower, je n'aurais pas eu de véritable surprise. Cependant... Sakurako Ohara va sortir un premier album best-of ! Oui, oui ! Rien qu'une annonce de ce genre suffisait pour me combler  en janvier.
N'hésitez pas à réagir quant à cette sélection, partager ici vos propres coups-de-cœur. À bientôt pour un prochain billet (mais je ne sais pas quand). 

lundi 31 décembre 2018

Bilan J-music 2018 – partie 1 : les découvertes et clips

Aoi Eir - 藍井 エイル - bilan J-music 2018

Une nouvelle année se termine, il est donc temps de faire un peu le point sur ces douze derniers mois. On va débuter côté musique, avec de la musique japonaise bien évidemment.

Une bonne année musicale pour ma part avec pas mal de coups-de-cœur et de découvertes. Certes, ce n’est toujours pas vraiment du côté des concerts que je vais me réjouir, malgré un bon cru 2018 dans nos contrées. N’étant en France que pendant l’été ou alors que ponctuellement, il m’est donc impossible d’aller voir, par exemple dernièrement, Kokia et One Ok Rock, ou encore les Angerme en juin ; même Hatsune Miku était de sortie à Paris cette année. Si les planètes sont correctement alignées et avec un peu d'aide de madame Chance, peut-être que je pourrais être sur Paris début mars pour Man With A Mission... Sait-on jamais. Dans tous les cas, comme les années précédentes, Japan Expo était donc mon gros et seul moment live avec cependant plein de bonnes surprises, essentiellement sous le signe des idols cette fois-ci : en particuliers les =LOVE, kolme (alors appelée callme) et Marina Kojima de miraiskirt.
J'espère d'ici la fin 2019 pouvoir enfin me programmer un voyage au Japon, ce serait alors l'occasion de vivre enfin la j-music sur place ; du moins ce serait l’un des mes objectifs.

C'est surtout côté des achats que ce fut une année prolifique : avec pas moins de 23 albums, 46 singles et 7 DVDs de concert achetés ; j’ai largement battu le record de 2017. Ces derniers DVDs sont la nouveauté de cette année, et j’avoue que c'est quelque chose que j’apprécie beaucoup (et de plus en plus). L’essentiel concerne des sorties 2018, à l’exception notamment de quelques rattrapages avec par exemple d’anciens titres de  Kana Adachi, de Inoue Sonoko, de Ohara Sakurako ou encore de miraiskirt. La quasi intégralité a été commandée sur CDJapan qui offre un service toujours aussi impeccable. À noter quand même quelques sorties en France avec les derniers albums de Perfume, Tokyo Pop, et celui de Kokia, Tokyo Mermaid, qui sont désormais disponibles chez nous à des prix en plus très raisonnables. En bonus, quelques achats goodies de Ohara Sakurako (pour qui j’ai par ailleurs lancé un nouveau blog) avec un beau photobook et le coffret pour son 5e anniversaire.
Ma principale innovation cette année a donc été le choix de me procurer des coffrets DVD de concert avec des cibles de choix, en priorité Ohara Sakurako (qui est géniale sur scène !) et Leo Ieiri. Mine de rien, j’en ai acheté sept. À défaut de ne pas pouvoir les vivres au Japon, avec un bon casque, visionner ces concerts sont des excellents moments ; je me suis par exemple régalé dernièrement avec le live d’Airi Suzuki au Nippon Budokan.
Ma situation personnelle ayant connu un important et positif changement en cette fin d'année, 2019 ne sera pas synonyme de ralentissement niveau commandes (au contraire).

Trêve de blablas, on va passer aux tops pour résumer cette année 2018.

Top J-Music 2018 : mes découvertes


On va suivre pour cette première partie de ce bilan musical le même plan que l’année dernière. Je vais donc tout d'abord mentionner les artistes que j’ai découverts cette année. Si Ohara Sakurako avait occupait le haut du classement l'année dernière, qui pour cette année ? Je vais déjà spoiler un peu, ce qui ne surprendra sans doute que bien peu les habitués, je ne vais mentionner ici que des chanteuses.

Kojima Marina - JE 2018

5 - miraiskirt / Kojima Marina (ミライスカート / 児島真理奈)


Marina Kojima est une idol solo officiant sous le nom de miraiskirt ; elle fut un réel coup-de-cœur musical et humain lors de la dernière édition de Japan Expo. Elle chantait sur une petite scène, mais une jolie affluence ; ses shows étant vraiment chouettes, le public grossissait. Elle semblait vraiment prendre du plaisir pendant ces quatre jours. J’avais pu échanger en plus un peu avec elle, l’échange étant plus facile du fait qu’elle parle un peu en anglais ; je l’avais trouvé vraiment gentille et chaleureuse.
À la suite de cela, j’ai pris l’habitude de fréquenter Showroom pour la suivre (ainsi que d’autres groupes que j'aime bien comme le suivant dans ce top). J’aime bien le concept d’un salon virtuel permettant d’échanger ainsi entre l’artiste et ses fans. Mari-chan y fait régulièrement des apparitions. Lorsqu’elle m’avait reconnu la première fois sur le chat et même me répondre avec mon prénom, cela fait évidemment  plaisir ; depuis, j’ai toujours un petit bonjour en français. J’ai eu un peu moins de temps pour la suivre ces dernières semaines, mais je continue à surveiller son actualité, au moins via son Twitter.
Son parcours donne envie de continuer à l’encourager. En effet, miraiskirt était à la base un groupe de quatre membres, mais elles se sont séparées et Mari-chan a décidé de continuer seule, ce qui, semble-t-il, n’a pas toujours été évident pour elle. Le public allait-il continuer à la suivre ? Sa venue à Japan Expo s’inscrivait dans ce contexte. J’espère qu’elle pourra revenir en France en 2019 comme elle en a exprimé le désir à plusieurs reprises (elle adore voyager en avion en plus).

4 - ONE CHANCE



ONE CHANCE est un nouveau groupe féminin lancé par avex cet été que j’ai déjà présenté ici. Formé de dix membres (une partie venant du précédent groupe GEM), il s’agit d’une formation orientée danse et chant, un peu comme les E-girls par exemple. Je les surveille depuis les premières annonces, scrutant les news, dernières vidéos, les apparitions sur Showroom.
J’apprécie vraiment ce nouveau groupe qui me donne envie de les suivre ; j’espère la sortie d’un premier single ou album en 2019. Elles ont en tout cas pour l’instant partageaient sur la toile toute une série de titres convaincants dont on peut également profiter aussi chez nous. Un nouveau est déjà annoncé pour 2019 en vidéo. J’attends l’annonce du premier CD.

3 - Harutya (春茶) / Kobasolo


Parmi les chaînes YouTube que j’ai le plus suivies cette année, celle de Kobasolo est clairement en haut de la liste. Ce musicien, auteur et compositeur s’est notamment spécialisé dans la reprise de titres assez connus en collaborant avec différents artistes sur sa chaîne YouTube. C’est ainsi que j’ai découvert Kana Adachi dont je reparlerai plus tard, mais aussi Harutya que j’ai déjà présentée sur ce blog. Cette dernière a une voix magique. C’est d’ailleurs avec elle que j’ai découvert la chanson « Lemon » à la base composée et chantée par Kenshi Yonezu, clairement le plus grand tube 2018 au Japon. Sa reprise orchestrée par Kobasolo est juste magique. En fait, maintenant, je suis incapable de dire quelle version de « Lemon » je préfère...


Et ce n'est pas la seule collaboration réussie. Tous les titres chantés par Harutya sont vraiment beaux dont le tout dernier sorti à l'occasion de Noël.
Je vous conseille vivement d’aller faire un petit tour sur YouTube pour la découvrir, ainsi que plus largement toute la chaîne de Kobasolo qui regorge de petite pépite.

Sonoko Inoue - 井上 苑子
Sonoko Inoue

2 - Sonoko Inoue (井上苑子)


J'ai découvert Inoue Sonoko en tout début d’année, et depuis c'est une chanteuse que je suis énormément. Je l’ai découverte avec une série de ballades et de chansons sentimentales, toujours toutes très agréables. En fait, en parcourant un peu sa discographie en indies (2013-2014), on peut se rendre compte qu’elle avait plutôt débuté dans un genre pop-rock plus pêchu, un genre assez récurrent dans le milieu lycéen. On retrouve de plus en plus ce style dans ses dernières sorties offrant une musique pop des plus appréciable. Sa voix assez aiguës me plait beaucoup ; j’aime l’énergie qui ressort de ses musiques que l’on pourrait peut-être qualifier de classiques mais si plaisantes à écouter.
Elle a sorti notamment en cours d'année le mini-album Mine qui est vraiment très chouette et que j’ai vraiment beaucoup écouté, et dernièrement un dynamique dernier single « Fantastic / ファンタジック ».

1 - Adachi Kana (足立佳奈)


Adachi Kana - 足立佳奈
Adachi Kana

Malgré une bonne fin, cette année 2018 fut assez compliquée pour moi, j'ai de fait été particulièrement réceptif à une musique plus joyeuse afin de garder le sourire. Dans ce registre, c'est clairement celle de la jeune et pétillante Kana Adachi qui m'a plus réjoui. En l'écoutant, on ne peut qu'avoir le sourire ou se sentir mieux. Elle semble aussi rencontrer un réel succès auprès du jeune public au Japon ; une de ses musiques étant par exemple récemment très souvent reprise par de nombreux utilisateurs japonais de Tiktok. Elle s’était fait connaître à ses débuts en réalisant plein de petites vidéos musicales de 15 secondes ensuite postées sur les réseaux sociaux. Depuis, plusieurs de ces chansonnettes sont devenues des titres à part entière de ses déjà quatre single et désormais un premier album. « Fure fure watashi » a été mon ode à la joie de l’année.
Pour le public international, il est malheureusement beaucoup plus difficile de la suivre car son label ne diffuse rien sur YouTube ou sur les différentes plateformes de streaming. Du coup, je vais vous rediriger vers l’une de ses deux collaborations avec Kobasolo pour l’écouter un peu (ou le billet que je lui ai dédié) :


Bonus 1 : les redécouvertes, les Fairies et Sakura Fujiwara


Fairies
À côté des découvertes, il y a aussi des redécouvertes. L’une des plus marquantes pour moi cette années est assurément le groupe d'idols Fairies (フェアリーズ) que je connaissais un peu du fait de la diffusion de quelques clips qui passaient sur feu Nolife. Celles-ci ont sorti cette année un nouvel album nommé JUKEBOX rempli d’une folle énergie. Le déclic est venu avec le clip « Fashionable » qui aurait mérité à mes yeux d'entrer dans le prochain top. Et là tu te demandes pourquoi tu ne leur avais pas prêté plus d’attention auparavant... alors qu’elles avaient déjà sorti des titres énergiques et dansant excellents comme « Bling Bling my Love ». Leur nouvel album fait partie de ceux que j’ai le plus écouté cette année.

Sakura Fujiwara - 藤原さくらSakura Fujiwara (藤原さくら) qui vient de fêter ses 23 ans fait partie de ce trio de chanteuses propulsées dans un même laps de temps par Victor Entertainment, avec Leo Ieiri et bien évidemment Ohara Sakurako. Du fait de mon attention essentiellement focalisée sur ces deux dernières (surtout une en fait, je vous laisse deviner), j’avais moins fait attention à Sakura Fujiwara, erreur réparée cette année. En fait cela vient pour beaucoup de ses deux derniers mini-album green et red sortis cette année et qui sont de très gros coup-de-cœur. Sakura officie dans un genre musical, entre pop, folk et country, qui plaira en effet sans doute plus facilement à un public moins habitué à la J-music. À ce titre, je vous invite à écouter le n°2 du J-pop Social Club, un nouveau podcast lancé en fin d'année. Son premier DVD/blu-ray pour un de ses derniers concerts (regardez un peu cette vidéo !) est annoncé pour le début de 2019, je l’ai évidemment déjà précommandé.

Je veux également mentionner ici Airi Suzuki (鈴木愛理) car il ne s’agit pas en effet d'une découverte. J’y reviendrai plusieurs fois sans doute, mais Airi était une membre de l'ancien groupe d'idols °C-ute. Elle a débuté cette année une nouvelle carrière solo, avec un très bon premier album Do me a favor et une première tournée avec notamment un concert au Nippon Budokan. Je reviendrai donc plus en détail progressivement sur ces points au cours de ce bilan 2018.

Suzuki Airi

Aoi Eir - 藍井 エイル - REBLUE Nippon Budokan
AOI Eir - RE BLUE, Nippon Budokan, 2018

Bonus 2 : le come-back, Aoi Eir


Comment faire un bilan sans mentionner Eir Aoi (藍井エイル) ? En effet, celle-ci avait mis sa carrière en pause fin 2016 à cause de problèmes de santé. Ses fans attendaient depuis des news, quant à sa santé et à son retour sur scène qui serait forcement un bon signe. Ce fut le cas en février : le site officiel était mis à jour, son papillon émettait tel un battement de cœur, et quelques jours plus tard un clip était posté. BLUE IS BACK ! Moment d’une intense joie !
Depuis, elle a signée une reprise réussie avec déjà deux nouveaux singles et aussi un concert au Nippon Budokan, en août, pour le plus grand bonheur des fans présents. J’ai également pu visionner ce concert grâce au coffret édité début décembre, un vrai bon et grand moment de musique, riche en émotions.Vivement 2019, je pressens un nouvel album en fin d’année.

Top J-Music 2018 : mes clips préférés


J’ai pris l’habitude cette année de faire des petites sélections mensuelles des clips que j’ai préférés chaque mois. Sans être forcement exhaustif, cela aide bien pour faire ces bilans de fin d’année. Je vais ainsi réunir ici cinq des clips que j’ai le plus aimés. Ce ne sont pas forcement mes musiques préférées, mais ce sont des vidéos musicales qui m’ont marqué du fait de la musique mais aussi de leur réalisation visuelle aidant à provoquer ainsi un réel impact dès la première visualisation.

5 - Maison book girl - « レインコートと首の無い鳥 / Imperméable et Un oiseau sans cou »



Je crois que j’ai encore jamais parlé du groupe d’idols Maison book girl sur ce blog, mais je trouve ce clip particulièrement réussi avec cette ambiance propre au groupe. Visuellement, j’ai été particulièrement agréablement surpris, avec ces tonalités de blanc/bleu parfois coupés. côté musical, c’est vraiment convaincant aussi ; j’aime bien me relancer ce titre pour varier mes playlists.
Rien que pour sa réalisation originale si réussie, je voulais mentionner ici ce clip.

4 - Ieiri Leo - « もし君を許せたら / Moshi Kimiwo Yurusetara »



Leo Ieiri occupait une très bonne place dans mes bilans musicaux de 2017, vous allez continuer à la trouver ici cette année ; elle reste assurément dans mon top de top artistes. Elle a notamment signé en milieu d’année un nouveau single « Moshi Kimiwo Yurusetara » particulièrement réussi. J’ai déjà présenté celui-ci sur le blog, avec un clip à l’ambiance oppressante soignée se déroulant dans un lieu clôt alternant entre des plans blancs et rouges. À noter que ce titre qui affichait une belle place dans le RecoChoku arrive également à accéder au top 100 2018 du Billboard Japan.
La short-version disponible sur YouTube ne rend pas pleinement honneur au clip, dommage que certains labels se limitent à des previews.

3 - Suzuki Airi - « Distance »



Je suivais donc un peu Airi Suzuki quand elle était membre du groupe °C-ute, un groupe du Hello! Project très bon qui s'est séparé en 2017. Chacune de ses membres a ensuite suivi une route différente, Airi choisissant d’enchaîner avec une nouvelle carrière musicale en solo. Et que dire d’autre si ce n’est que cette première année est une totale réussite ?
En toute honnêteté, en constatant qu’elle ne changeait pas de label (Up-Front), j’avais un peu peur de retrouver du Tsunku recyclé sous une forme solo (d’autant plus que j’ai trouvé cette 20e année du H!P assez terne sur le plan musical)... mais non, ouf ! Ils ont opté pour un approche différente, sans doute pour capter un autre public (au-delà des seuls fans d’Airi qui allaient évidemment la suivre) en privilégiant de nombreuses collaborations avec de grands noms de la J-music, comme par exemple les SCANDAL ou encore Ryosuke Imai (derrière le grand succès de Namie Amuro, « Hero »).
Ainsi entre mars et avril, les vidéos se multipliaient sur sa chaîne YouTube, en vue de son premier album solo qui devait sortir le 6 juin. Les trailers mettaient déjà en avant un titre qui marqua mes oreilles, « Distance ». Le clip est quant à lui publié le 2 mai, et devint un immense coup-de-cœur : la musique est excellente, la mise en scène dansante dynamique, j'adore. Airi nous offre en plus pour cette fin d’année de nouveaux MVs faits maison tout mignon.
J'aimais bien les °C-ute, j’adore désormais Airi Suzuki !

1er ex aequo - BiSH - « NON TiE-UP »



Dans le milieu des idols non-traditionnelles (dont parle régulièrement Gru sur son blog), après les BiS, les BiSH occupent le devant de la scène avec un style contre-courant volontairement provoquant. Et cette année, elles en ont offert un superbe exemple avec l’exaltant « NON TiE-UP ». J’ai vraiment été stupéfait par le clip et son ambiance futuriste. Il y a aussi ces expressions folles des membres du groupe ; elles sont comme possédées ce qui rend le clip encore plus enivrant à regarder. La vidéo parle d’elle-même.
Et là, tout dernièrement, avex a publié sur sa chaîne une version live de ce titre, les filles opérant dans une immense salle accompagnées par un orchestre... Et elles sont justes fantastiques !

1er ex aequo - E-girls - « Show Time »



Ma seconde grosse claque de l’année : « Show Time » des E-girls. Je ne sais pas vraiment si c'est mon clip préféré de l'année, il m'a cependant clairement fortement marqué jusqu'à le passer en boucle plusieurs jours d'affilé. J’ai ainsi donc préféré les laisser ex aequo avec les BiSH.
Je n’écoutais en fait presque pas les E-girls auparavant, et je suis donc tombé au hasard dessus lors de mes checks réguliers de la chaîne YT d’avex. Et ce clip claque très fort. Puissant visuellement, avec cette chorégraphie rapide et millimétrée, du côté sonore (et visuel aussi) on va plus vers des influences latines chaudes. Comme l’indique son titre, ce clip est un véritable show mettant en scène les qualités scéniques indéniables de ce groupe.
Du coup, désormais, même sans être devenu fan, je suis ce qu’elles font en attendant une nouvelle pépite comme « Show Time ».

Bonus : et quelques autres...


Mine de rien, cinq titres, c’est fort restrictif, cela ne peut pas résumer toute l’année ; je suis obligé de laisser de côté pas mal de clips que j’ai également adorés. Donc pour en mentionner rapidement quelques uns, on va élargir un peu la sélection en quelques lignes.
En 2018, j’ai notamment redécouvert les groupes sœurs des biens connus AKB48 et les cousines numérotées 46. Si j’ai toujours un peu de mal avec le groupe principal (par exemple leur dernier « No Way Man » est sympa mais je le trouve bourré d’artifices pour le faire paraître classe), les NMB48 m’ont enthousiasmé avec l’excellent « Yokubomono / 欲望者 ». À le revisionner aujourd'hui, et en les connaissant un peu mieux depuis, ce clip me donne désormais l'impression qu’un chapitre était sur le point de se terminer avec ce nouveau single ; impression renforcée désormais avec le single suivant qui signait le clap de fin de leur leader Sayaka Yamamoto.
Restons dans la même famille avec le dernier single des NGT48 dont le titre principal « Sekai no Hito e / 世界の人へ » fut tourné en Russie. La musique est joyeuse, sans être excellente elle fonctionne quand même très bien. J’adore surtout le concept : aller à l'étranger pour le tournage et aussi mettre en avant une fan locale (et donc s'adresser plus directement au public en dehors du seul Japon). Puis, visuellement, c’est vraiment charmant. Cette envie de partager avec le public dans leurs clips semblent être une marque de ce groupe.
Comment faire le bilan de 2018 sans mentionner une seule fois les DA PUMP ? Si Kenshi Yonezu a (très logiquement) mis tout le monde d'accord cette année, ils ont quand même frappé très fort avec un clip qui sent bon les boys-bands des années 90 « U.S.A. ». Dansant, avec des paroles et une chorégraphie simples et facile à mémoriser, le titre est efficace et a fait mouche. Je suis déjà revenu sur ce phénomène musical sur le blog. Depuis mai, le clip a été visionné pas moins de 136 millions de fois, ce n'est certes pas « Lemon », mais la performance reste remarquable (et sans doute au-delà des attentes d'avex). Ce titre était repris partout, même lors de concerts d’autres artistes que j’ai regardés cette année.
J’ai enfin créé une petite playlist sur YouTube avec quelques-uns des clips qui m’ont particulièrement marqué cette année avec par exemple Babymetal, Sekai no Owari, =LOVE, suga/es ou encore les Keyakizaka46 (un groupe qui m'a pas mal surpris ces dernières semaines), à cette adresse.

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On va s’arrêter là pour cette première partie. La seconde partie partie sera plus particulièrement dédiée à des tops des CDs que j’ai pu acheter cette année.
Et vous est-ce qu’il y a des artistes ou des clips qui vous ont marqué en 2018 ?

samedi 10 novembre 2018

Sélection musicale des mois d’août à octobre 2018


J’ai pris un peu de retard dans ma sélection mensuelle de clips sur YouTube. Alors, du coup, je vais rattraper tout cela en survolant rapidement mes principaux coups-de-cœur d’août, de septembre mais aussi d’octobre de cette année. C’est parti !

On va commencer cette sélection avec des sonorités moins courantes du côté du pays du soleil levant... avec pourtant un girls-band assez emblématiques de sa scène pop que voici :

E-girls - « My Way » (feat. FIRE BALL, MIGHTY CROWN & PKCZ®)

Très jolie surprise donc que ce featuring des E-girls avec des noms important de la scène japonaise reggae-dancehall pour deux titres dont celui-ci que j’ai posté juste au-dessus. Alors ça surprend à la première écoute, d’autant plus que les E-girls ne semblent ne tenir ici qu’un rôle secondaire, mais musicalement ça fonctionne très bien. En tout cas, ça a le mérite d’apporter un peu de la chaleur jamaïcaine à la pop japonaise. Pas d’inquiétude, depuis, les E-girls sont revenues vers un genre plus habituel (sympathique même si après ces titre et surtout l’excellentissime « Show Time », je regrette un peu ce retour au source).

Hoshino Gen - « IDEA »

Plus besoin de présenter Gen Hoshino qui est devenu en quelques années un nom incontournable de la scène pop masculine japonaise. Surtout depuis l’immense succès de « Koi » fin 2016. Il revint donc en août avec ce nouveau titre très efficace. Sans être révolutionnaire, j’aime beaucoup l’ambiance de cette chanson et aussi la réalisation originale du clip avec ces changements de plateaux et de décors en direct. De plus les choix d'instruments collent vraiment bien à son univers et se rapproche un peu de son époque Sakerock.

MIYAVI - « So On It » (feat Seann Bowe & Meron Ryan)

On va continuer avec une autre voix masculine, mais dans un registre différent, avec cette fois-ci le grand MIYAVI, avec « So On It » et Seann Bowe et Meron Ryan en featuring. Miyavi, c’est à mes yeux un petit ovni de la scène japonaise, bourré de talent un instrument en main ; ce guitariste samouraï nous offre toujours des sons assez forts et souvent surprenants, n’hésitant pas à s’imposer des défis. Puis c'est aussi un artiste qui est très ouvert à l'international. À chaque fois qu'il passe en France, comme en avril dernier, je n'y suis pas. Frustration...
À noter que vous pouvez aussi le retrouver depuis peu dans le film live de Bleach qui est disponible sur Netflix ; le rôle que joue Miyavi lui va justement très bien.

Sentochihiro Chicchi (BiSH) - « Yoruoji to Tsuki no Hime / 夜王子と月の姫 »

Quittons le mois d’août pour celui de septembre, un mois synonyme de cette nostalgie de voir l’été s’éloigner progressivement... Et le 5 septembre apparaissait justement sur la chaîne d’avex un long clip signé par Sentochihiro Chicchi du groupe d’idols BiSH : « Yoruoji to Tsuki no Hime / 夜王子と月の姫 ». Avec ce titre, on est vraiment en plein dans cette ambiance nostalgie. Long, répétitif avec ses mélodies cycliques, la chanson et le clip sont pourtant hypnotiques. La musique joue à fond sur ces répétitions et le rythme lancinant pour nous absorber, comme prisonnier de cette spirale. Très belle surprise. 
À signaler que ce titre est l’une des deux faces d’un même single, l’autre étant signé par Aina the End du même groupe BiSH « Kienai De » et que j’ai également beaucoup aimé. Cette seconde chanson prend son temps pour s’imposer, mais une fois qu’elle passe un ton plus haut, cela devient vraiment très bon.

DAOKO - « Owaranai Sekai De / 終わらない世界で »

Passons désormais directement et sans transition à DAOKO avec son dernier MV pour la sortie de « Owaranai Sekai de » qui sert en même de chanson thème pour le nouveau jeu mobile de Nintendo Dragalia Lost. J’ai l’impression que les amateurs de DAOKO ont été un peu déçu par ce titre. Pour ma part, je l’ai vraiment apprécié. On reconnait toujours parfaitement le style de la chanteuse, avec sa voix bien reconnaissable ou ses inspirations. Le refrain est en plus vraiment très beau. Pour une oeuvre de commande, c’est vraiment très réussie.
Ah, oui, je sais l’image que j’ai utilisée pour ouvrir ce billet vient de son titre « Bang » sorti en 2017, mais pas grave, je trouvais que ça rendait pas mal~

NGT48 - « Sekai no Hito e / 世界の人へ »

On retourne désormais vers des idols, avec le titre principal du dernier single des NGT48, « Sekai no Hito e / 世界の人へ ». Si « Yokubomono », cette année, m’a permis de redécouvrir les NMB48, cette fois-ci ce sont les NGT48 qui me semblent plus jeunes mais qui débordent d’une belle joie de vivre dans ce clip. Il transpire en effet de générosités. Puis, cette idée d’aller tourner le clip en Russie en compagnie d’une fan locale, Arina (lire le billet de BonjourIdol), je trouve ça super. À noter qu’il existe aussi une version longue avec l’histoire complète.
Du côté des NMB48, je veux signaler aussi la sortie de « Bokudatte Naichauyo / 僕だって泣いちゃうよ » qui fait parti du tout dernier single du groupe avec leur leader Sayaka Yamamoto qui l’a quitté en ce début novembre.

suga/es - « Show no Tell »

Terminons septembre avec « Show no Tell » des suga/es dont je parle régulièrement sur ce blog. Au risque de me répéter, je vous encourage vraiment à suivre ce jeune groupe (qui était venu à Japan Expo en 2017) qui s’affirme de plus en plus avec son style sucré et acidulé. Elles ont aussi sortie ensuite en octobre une autre vidéo avec un titre plus dynamique qui donne un bon exemple de l’énergie qu’elles peuvent exprimer sur scène.

Du coup, passons à octobre... avec un peu d'anison(g) pour continuer à se mettre en jambe.

Manami Numakura - « Desires »

Je ne sais plus si j’ai déjà parlé de Manami Numakura ici, mais si ce n’est pas le cas voici son dernier MV « Desires » qui est vraiment excellent. Dans un style bien plus rock cette fois-ci, elle offre un titre vraiment inspiré et visuellement classe. Sans révolutionner le genre toujours dominé avec style par LiSA, ça fonctionne très bien et ce fut une belle surprise.

La période couvrant fin octobre, début novembre est assez riche en sortie de single, et donc de clips sur la toile, voici celui de Inoue Sonoko  « Fantastic / ファンタジック » qui porte bien son nom :

Inoue Sonoko  - Fantastic / ファンタジック »

Comme je suis quelqu’un qui aime bien se répéter... Ai-je déjà dit que j’aimais beaucoup la musique de la talentueuse Inoue Sonoko ? Il semblerait que oui, mais je vais donc quand même radoter. Avec ce nouveau titre, elle confirme son retour vers un style plus pop-rock bien marqué cette année, après une période plus axé musiques sentimentales (mais très réussies !). En fait, cette facette n’a jamais pleinement disparu, mais ses derniers titres, depuis notamment son dernier mini-album Mine, me font plus penser à sa période indé. Dans tous les cas, Inoue Sonoko : c'est bien et c'est beau !

Kenshi Yonezu - « TEENAGE RIOT »

On va enfin finir cette sélection trimestrielle avec un monstre de la musique japonaise qui se nomme Kenshi Yonezu (et seulement 27 ans) qui a déjà mis cette année une fois encore tout le monde avec son succès monstre « Lemon ». Il faudrait vraiment que je le présente plus longuement sur ce blog. Sans rien à prouver, il revient en cette fin d’année avec un nouveau double single Flamingo/TEENAGE RIOT chacun des titres avec des styles bien différents. Pour ce billet, j’ai choisi le second avec un ambiance groupe de rock qui ne sera peut-être sa meilleure chanson mais qui reste pour autant un excellent titre. 

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Voilà, pour ne pas noyer ce billet, j’ai essayé de faire une sélection pas trop longue, mais je pense quand même avoir bien fait le tour de mes principaux coups-de-cœur de ces trois derniers mois. À me relire, je crois que c’est la première fois que je mentionne autant d’artistes masculins, comme quoi.
N’hésitez pas à me dire si vous avez aimé des titres parmi ceux que je vous ai proposés ici ou si vous avez eu aussi d'autres coups-de-cœur que vous avez envie de partager.

P.S. : Je vous invite aussi à écouter le nouveau podcast Jpop Social Club qui revient désormais chaque mois sur l'actu, concerts, avec des focus et débats autour de la musique japonaise. Une chouette initiative qui mérite d'être connu par les amateurs de J-music.

mercredi 11 juillet 2018

Sélection musicale des mois de mai et juin 2018

Playlist jmusic- Fairies

Après une petite pause et mon bilan J-music à Japan Expo, je vais reprendre mes billets playlist. Vous retrouverez ainsi ici une petite sélection de quelques uns des clips postés sur YouTube qui m’ont le plus marqué pendant les mois de mai et de juin. Je vous laisse écouter !

Courant mai, la promotion du premier album d’Airi Suzuki, ancienne membre du groupe °C-ute, prenait de l’ampleur et pendant cette période de nombreuses vidéos furent postées avec plusieurs clips. Même si je les apprécie tous, mon préféré est incontestablement « Distance » que j’ai déjà partagé dans mon billet sur les idols. Je vous laisse le réécouter :

Suzuki Airi - « Distance »

Le même jour, ce 2 mai, je redécouvrais un autre groupe : les E-girls. Leur nouveau titre « Show Time » était mis en ligne, et celui-ci est tout simplement superbe. Très accrocheur déjà son rythme, son ambiance, le clip est aussi totalement hypnotique avec la maîtrise des filles lors des chorégraphies et cette caméra qui circule au milieu du groupe et qui apporte encore plus de mouvements à l’ensemble... Qu’importe le nombre de fois que je le visionne, ce titre m’impressionne toujours autant.

E-girls - « Show Time »

J’ai déjà présenté Inoue Sonoko sur ce blog. C’est une chanteuse que j’apprécie vraiment de plus en plus. Pour la promotion de son nouveau mini-album Mine sorti le 6 juin (que j’essayerai de présenter prochainement étant donné je l’ai acheté), le clip « Remember » avait été posté. Cette chanson constitue la première piste de ce CD qui se démarque de ses précédentes sorties plus sentimentales. On retrouve ainsi ici Inoue Sonoko avec des sonorités pop-rocks plus proches de sa période indie, et c’est vraiment très bon !

Sonoko Inoue - « リメンバー / Remember »

MIYAVI est un chanteur et guitariste au talent bien connu et indéniable qui s’essaye à tellement de choses (il a même joué au cinéma dans Invincible de Angelina Jolie), très souvent avec brio. Avec sa maîtrise à la guitare et un sens aigu du show, son dernier titre publié sur internet « In Crownd » mérite lui aussi amplement un peu plus d’attention :

MIYAVI - « In Crowd » feat. Seann Bowe + Lia Kim

Le mois de mai a été marqué par le retour du groupe de kawai-metal le plus connu de la scène nippone, évidemment les BABYMETAL, avec le puissant « Distorstion », un nouveau clip qui présente notamment le nouvel univers du groupe autour duquel planent tellement d'inconnues. Toutefois, le solo de Suzuka, Su-metal, « No Rain, No Rainbow » m’a plus marqué en comparaison ; elle est toujours aussi impressionnante ! BABYMETAL est toujours bien là et il faudra continuer à compter sur ce groupe à l'avenir.

BABYMETAL - « NO RAIN, NO RAINBOW »

Le mois de juin a été particulièrement riche avec une pluie de titres vraiment sympathiques, l’été approchant, on a droit aussi à des clips beaucoup plus colorés, dans des paysages de saison, plages et cocotiers. Pour un exemple, voici « Summer Mermaid » chantée par Misako Uno, une des membres du groupe AAA. Je n’ai jamais vraiment accroché à ce dernier groupe mixte, mais ce titre là, en solo, me plait beaucoup. C'est une chanson qui fonctionne très bien avec ses sonorités chaleureuse et festive de saison. 

Misako Uno (AAA) - « Summer Mermaid »

Je vais désormais enchaîner avec ce qui sont certainement mes deux plus gros coups-de-cœur de ce billet.
Je connaissais un peu les Fairies de nom, un groupe de cinq idols (six à l'origine) formé en 2011, j’avais occasionnellement écouté leurs titres. Très jeunes lors de leur formation, elles ont aujourd’hui chacune autour de 20 ans et elles ont atteint un autre niveau à l'occasion de la sortie de leur second album. Je vous laisse apprécier leur titre « Fashionable » qui est sooooo classe.

Fairies (フェアリーズ) - « Fashionable »

Assez simple dans la réalisation, il est pourtant tellement efficace avec ces alternances dans les séquences de chant, les mouvements classes et fashion de danse, l’ensemble coupé par ces petites séquences clap yours hands ou be be be fashionable en anglais parfaites pour rythmer le titre. Et pour cet album nommé JUKE BOX, ce n’est pas l’unique bon titre : dans un registre assez similaire mais plus coloré, il y a « Bangin' », ou dans un registre moins dansant, « Alive » est également très réussi. Oui, j’ai évidemment craqué pour  cet album, j’ai hâte de le recevoir !

Deuxième des coups-de-cœur que je mentionnais : « NON TiE-UP » des BiSH. Ce titre est tout simplement une tuerie et, si vous ne connaissez pas encore, je vous laisse immédiatement le découvrir :

BiSH - « NON TiE-UP »

Hachiko vous avez présenté ce groupe d'idols qu’il décrivait comme un « groupe totalement iconoclaste » ; ce nouveau titre illustre parfaitement cela, il fait voler en éclat ce que chacun pourrait imaginer du monde des idols. On est ici plongé dans un univers futuriste, les filles fuyant, hurlant leur soif infernale de liberté. Le clip est tellement réussi, puis elles se donnent dedans tellement à fond ; les expressions de leur visage sont si riches et intenses. Bluffant. C’est tellement grisant de les voir ainsi casser les frontières et, musicalement, c’est aussi du très lourd.

BiSH - « NON TiE-UP »
BiSH - « NON TiE-UP »

Je vais poursuivre avec un peu de rock teinté d’anisong (ou inversement), certes bien plus classique mais plutôt efficaces. Azusa Tadokoro va sortir à la fin du mois de juillet son septième single avec comme titre phare « Resolve ». C'est un titre au rythme intense qui fonctionne très bien et confirme le potentiel de cette chanteuse que j’apprécie de plus en plus. 

Tadokoro Azusa - « Resolve »

Je vous ai déjà à plusieurs reprises parlé du groupe féminin suga/es jouant dans des registres entre pop et punk. Elles ont publié le 30 juin un tout nouveau MV au visuel rétro « Oboreru Sakura (溺れる桜) ». J’aime beaucoup et je suis totalement fan du charisme et de la voix de Noah.

suga/es - « Oboreru Sakura (溺れる桜) »

Après tout cela, on va conclure en douceur avec un titre beaucoup plus doux. Voici la reprise de « Planet » par la jeune chinoise Ron Monroe dont la carrière musicale débute actuellement au Japon avec ce titre. Ce qui est aussi particulièrement frappant avec elle, et très certainement recherché, c'est sa ressemblance avec Gakki, l’actrice Yui Aragaki. Son agence doit certainement essayer de profiter de la grande popularité de cette dernière pour propulser sa nouvelle protégée. Sans être excellent ni mémorable, c’est une jolie chanson (à noter qu'elle existe aussi en version chinoise).

ロン・モンロウ / Ron Monroe - « PLANET »

Pour quelques autres titres de mes playlists de YouTube, en vrac : évidemment « Hyohyo to Emotion » du groupe frederic, excellente musique, mais je suis moins fan du clip ; la jeune et talentueuse JUNNA est de retour avec « Akaku, zetsubou no hana », moins percutant que « Here » mais chouette quand même ; j ai parlé de =LOVE dans mon bilan de Japan Expo, en mai, elles publiaient le très chouette « Ki aira, Tasuke ni kitazo » ; les Morning Musume '18 tapaient deux fois très fort avec « A Gonna » et « Are you happy? » ; Maison book girl est un petit groupe qui fait de chouettes choses comme avec « Reinkôto to kubi no nai tori » ; terminons avec une chouette reprise de « Flash » des Perfume par le groupe de pop-rock Girlfriends.

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Voilà, on finira ainsi donc cette playlist. J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’actualité musicale japonaise pendant cette période avec le travail, mais j’ai été pleinement satisfait de ce que j’ai pu découvrir. Dès juin, les clips prenaient d’ailleurs des teintes estivales de plus en plus marquées, la prochaine playlist risque donc d’être beaucoup plus ensoleillée.
Est-ce que cette sélection vous a plu ? Des coups-de-cœur ? Ou bien est-ce que vous avez découvert d’autres titres pendant mai et juin ?

lundi 2 juillet 2018

Le Japon, la musique et les « idols » : petit aperçu d’un vaste univers

Au détour d’une discussion, quand on dit qu’on écoute de la musique japonaise, les réponses peuvent se résumer très souvent de plusieurs façons, l’une d’excluant pas l’autre : un sourire sarcastique, « ils font de la musique ? », des « ah désolé, je n’aime pas la K-pop », voire « ah ? t'aimes voir des gamines essayer de chanter et se trémousser ? », de la moquerie, ça arrive, ou, tout simplement, on va te faire comprendre que mieux vaut ne pas continuer la discussion. La musique japonaise n’a pas bonne presse. Dès qu’on s’éloigne une sphère habituée au Japon, à l’Asie, il devient de moins en moins fréquent de trouver des personnes réceptives aux explications qu’on peut donner, même avec des personnes qui se disent aimer la musique. La musique japonaise traîne une mauvaise réputation : pop rose et édulcorée, jeunes filles avec mini-jupe et paillettes, chansons criardes, aucun sens de la vraie musique, etc. Et à ce titre, et même de la part d’une partie du public habitué au Japon, les idols sont rapidement une cible facile, même la cible la plus facile, et le public des idols y passe régulièrement aussi. 

J’écoute beaucoup de musique japonaise, et même quasiment que ça, je l’ai assez dit ici et je continuerai à le faire. J’écoute également pas mal de musique d’idols ; des groupes d’idols féminins exclusivement, oui. Je n’ai pas envie de partir en croisade pour la défense d’une bonne cause, je suis même du genre très patient pour discuter et défendre la musique japonaise. J’ai toutefois envie aujourd’hui de profiter de ce billet pour essayer de montrer que la musique et les idols, cela peut être  un chouette combo. Si chacun cherche un peu à connaître, il y a forcement moyen de trouver quelques titres qui peuvent plaire ou tout du moins mieux connaître les idols. Il y a une chose certaine : les idols et la musique, c’est un univers vaste et riche. Puis ne pas aimer, c’est une chose, on a le droit, mais dénigrer volontairement quelque chose sans connaître s’en est une toute autre.


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Mon premier vrai contact réussi avec l’univers des idols est relativement récent, ce fut avec Rio Hiiragi, ou RioRio. Auparavant, j’écoutais, je connaissais un peu, mais je n’avais pas encore eu un coup-de-cœur assez gros pour m’encourager à découvrir plus cet univers. J’ai découvert RioRio lors de Japan Expo 2015 alors qu’elle était invitée par feu Wakanim Music (l’année de Kalafina à JE). Sa prestation sur la si petite scène qu’elle avait, sa capacité à faire le show et à attirer les curieux, je fus juste bluffé et je commençai alors à suivre sa carrière avec attention. 

Hiiragi Rio – « Future Exceed », lors d un concert à Paris en 2015

Elle revint en 2016 pour mon plus grand bonheur. Cette année-là, j’ai eu la chance d’aller la voir à l’un de ces concerts dans une toute petite salle dans Paris : moment magique. Un de mes meilleurs souvenirs live en J-music. On était une trentaine peut-être (?), mais on s’était tous tellement amusés ; une chouette ambiance. RioRio est souriante, abordable ; on peut facilement discuter avec elle et même manger avec elle au restaurant après.

Hiiragi Rio – « Rinne no Koi » (2014)

En fait, après ces quelques rencontres, j’ai compris pourquoi certaines personnes pouvaient devenir autant fan d’une idol ou d’un groupe (avec ses favorites dedans). Il y a un véritable lien humain entre l’artiste et le public. J’aimerais vraiment que RioRio revienne un jour en France (et qu’elle sorte une nouvelle chanson !). Après, son statut d’idol « underground » facilite certainement un contact plus fort avec son public, ou tout du moins plus direct ; il me semble assez logique qu’une telle proximité est plus difficile, ou différente, avec des artistes/groupes d’une autre échelle.
Les réseaux sociaux aujourd’hui facilite tout de même le contact entre les idols et leur public. À cause de Hachiko 48 – oui je dénonce ! –, je me suis mis par exemple à suivre Nagisa Shibuya des NMB48 (mais plus bas, il partagera ici un clip qui suffit à lui seul d’aimer les NMB48).

Hiiragi Rio – « Banzai! Banzai! » (2016)

En tout cas, avec RioRio, j’ai beaucoup appris sur le monde des idols, ce qui peut autant y plaire, côté idols et côté fans ; il n’y a rien de dépravant ou je-ne-sais-quoi à s’investir dans cette passion, c’est même triste de penser cela. Évidemment il y a des cas extrêmes, comme partout, il ne faut pas les nier, mais il est toujours mauvais de généraliser à partir de quelques cas. 

À noter que Rio Hiiragi est aussi connue pour son intervention dans le reportage Tokyo Girls diffusé en 2017 et qui avait fait pas mal parlé de lui. Il revient en effet sur la condition des idols féminines et aussi sur leur public, certains étant prêt à débourser des sommes folles pour les suivre quotidiennement. Je ne vais pas juger le contenu de ce reportage car je n’ai vu que la première moitié et, étant donné qu’il ne semble pas disponible sur Netflix en France, je ne peux pas finir de le visionner. Quant à la partie j’avais vue, je l’avais trouvé plutôt intéressante ; ce reportage semblait vouloir illustrer une question, voire des problèmes, plutôt qu’à critiquer. Je vous renvoie vers l’avis de Gru! posté sur son blog pour vous donner une meilleure idée.

Alors oui, la musique d’idols, c’est de la musique commerciale. Vous voulez vous investir, alors vous allez aussi apprécier les multiples versions d’un seul single ! Cependant, c’est comme l’immense majorité de la musique dans le monde : un business. À mes yeux, cela ne veut pas dire que ce serait donc mauvais. Dans notre cas, il y a un marketing évidemment très bien pensé et parfaitement rodé ; les idols féminines ou masculins (dont les fameux Johnny’s) visent un ou plusieurs publics ciblés qui sont généralement très impliqués et fidèles à leur artiste/groupe de cœur. Et ils dépensent assez facilement et généreusement. Les groupes féminins qui semblent quand même les plus nombreux, réunissent souvent un nombre plus ou moins grands de jeunes filles, souvent entre 13 et 20 ans, parfois plus jeunes, ou même plus âgées (surtout dans les groupes qui ont déjà une bonne carrière). Le public est majoritairement masculin, mais pas seulement contrairement à ce que beaucoup pourrait penser. Les groupes ne sont également pas appelés à durer éternellement, sauf dans le cas de groupes qui connaissent une forte rotation des membres (les groupes de la famille AKB48, ou aussi les Morning Musume chez H!P), mais là on rentre dans une catégorie un peu différente.

Pour un œil occidental, je peux comprendre que certains clips qui mettent en scènes ces idols, souvent jeunes, en maillot sur la plage ou autre, peut surprendre, voire susciter de la réprobation. Pour un exemple, à l’occasion de Japan Expo 2017, j’ai fait la découverte du groupe Niji no Conquistador. C’est un groupe avec une fraîcheur indéniable, une énergie sur scène qui fait plaisir, mais aussi avec toutes une série de clips avec maillots de bain, le tout volontairement aguicheur. Généralement, ils sortent lors des étés, comme celui-ci tout dernièrement :

Niji no Conquistador – « Zutto samā de koishiteru » (2018) 

Et quand on lit l’actualité récente, on peut être parfois en effet un peu, voire beaucoup sceptique... Pourtant, Niji no Conquistador est un groupe assez chouette. 

Il est indéniable que régulièrement les jeunes artistes de ces groupes sont mises en avant dans les clips de façon à attirer le public pas seulement grâce à leur compétence vocale. Mais est-ce seulement le cas au Japon ? J’en doute fortement. De plus, et surtout, c’est faire une erreur que réduire uniquement les groupes d’idols à ça. Si on prend par exemple volontairement le cas opposé, on pourra trouver les BABYMETAL, un groupe dit de kawai-metal associant idols et métal avec un résultat des plus détonnant.

BABYMETAL – « Megitsune » (2013)

Ce groupe a vraiment été un phénomène il y a quelques années, jusqu’à en chambouler le monde du métal international. Il reste aujourd’hui encore un groupe assez populaire qui remplit facilement les scènes à l’étranger et qui est justement en train d’essayer de se renouveler (avec un excellent nouveau solo de Suzuka !) Être dans une file d’attende puis la fosse avec un public mêlant fan de J-music/idols et des "métalleux", ce fut une expérience des plus intéressantes et funs. Comme quoi, les frontières qu’on fixe avec des mots, des catégories, peuvent rapidement tomber.
De manière général quand on y prête plus d’attention, surtout si on va vers les idols "underground", les clichés tombent assez vites.

Pour revenir peut-être vers des ensembles plus classiques, j’associe personnellement très fortement les idols à la galaxie du Hello! Project (ou H!P) de l’agence UP-FRONT. Il s’agit d’une entreprise de show-business qui chapeaute un grand nombre de groupes et d’artistes depuis la fin des années 90. Ils ont réussi à se faire une petite place en France aussi grâce à la chaîne Nolife qui diffusait beaucoup ces groupes du fait d’un partenariat avec le Hello! Project. Chose que j’apprécie fortement : les clips sont sous-titrés en anglais sur YouTube, ce qui est un effort des plus agréables. 
Nombre de groupes du H!P sont ainsi passés par la France grâce à cela et, là tout dernièrement, cela fut le tour des ANGERME, le 3 juin dernier à Paris. Ce qui me rend triste, car une fois encore, je ne pouvait pas être présent à ce concert… J’espère que ceux qui y étaient leur ont fait un bon accueil (même si je ne m’inquietais pas trop). ANGERME, créé en 2009 (sous le nom des S/mileage), c’est vraiment un groupe chouette, avec déjà un beau parcours et nombre de titres franchement très sympas. Si vous ne connaissez pas, je vous encourage vivement à essayer quelques-unes de leurs chansons. « Ups and down » est par exemple un titre que je ne me lasse pas d’écouter et de regarder, encore et encore :

ANGERME – « Ups and down » (2015)

Parmi les autres groupes du H!P, plusieurs sont vraiment plaisants à suivre, notamment les plus récentes Kobushi Factory (Magnolia Factory) qui furent lancée en 2015. Voici leur « Be Double Sure » ou encore le dynamique « Dosukoi! Humble but Bold » qui me donne toujours autant la pêche :

Kobushi Factory - « Dosukoi! Humble but Bold » (2015)

Paradoxalement, ou non, c’est le groupe le plus important du H!P qui me plait un peu moins : les Morning Musume (lancées en 1997, avec évidemment un gros turn-over niveau membres). Je vais apprécier ponctuellement certains de leur titre (comme « Oh My Wish! » par exemple) ; j’ai plus du mal à m’attacher à ce groupe, peut-être à cause du grand nombre de ses membres, actuellement 13. Dans les anciens groupes, j’appréciais pas mal les Berryz Kôbô (2004-2015) ou les °C-ute (2005-2017) ; je suivais leur actu via Nolife, et sans avoir été un fan absolu, c’était aussi avec tristesse que j’avais appris leur séparation respective. Une chose que j’ai appris à apprécier avec ces deux groupes : les voir grandir, voir ses membres devenir adulte, gagner en maturité. Franchement, leur évolution était vraiment chouette et je trouve qu’elles respiraient la classe dans leurs dernières années. 

Berryz Kôbô – « Love is Always inside you » (2014) (vs un clip de 2006) :

Avec recul, je me rends encore plus compte de l’émotion qui transparaît dans leur tout dernier titre « Love Together! ». 

℃-ute – « Dreamlike Climax » (2016) (vs un clip de 2006) :

Airi Suzuki était d’ailleurs membre du groupe °C-ute, et elle était très populaire il semble. Elle est un bon exemple pour dire qu’une carrière peut ne pas se limiter seulement à un groupe et s’arrêter avec celui-ci (même si c’est majoritairement le cas). Elle s’est lancée en effet cette année dans une carrière solo. Je pense qu’on peut continuer à la considérer comme une idol puisque sa carrière est toujours encadrée par UP-FRONT. Enfin, franchement, je n’ai pas encore mis la main sur son tout premier album solo (avec de chouettes collaborations), mais les clips dispos sur la toile sont juste excellents. Je vous laisse donc découvrir « Distance » : 

Airi Suzuki – « Distance » (2018)

Dans la thématique des groupes qui se séparent cette année, j’aimerais mentionner les PASSPO☆. Encore une fois les spectateurs de feu Nolife connaissent sans doute bien cet ensemble, du moins quelques-unes de ses membres qui passaient dans Japan in Motion. Ces charmantes hôtesses de l’air ont malheureusement annoncé leur prochaine séparation (même si l’annonce était prévisible). Le premier album estampillé « idols » que je me suis d'ailleurs acheté appartenait à ce groupe (Beef or Chicken? ; à chaque fois que je prends l’avion et que les plateaux arrivent, je ne peux m’empêcher de penser à cet album). Elles opèrent dans un genre plus rock’n roll ; j’aime beaucoup ce groupe et sa musique bien dynamique et souriante, avec des clips parfois bien funs aussi. 

PASSPO☆ – « Mr.Wednesday » (2016) 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, je vais terminer ce billet avec un dernier groupe : les E-girls. Pour le coup, c’est un ensemble que j’avais un peu ignoré jusqu’à peu, je connaissais surtout leur équivalent masculin de chez Avex, les Exile. Le tout dernier clip des E-Girls est cependant tout simplement scotchant, un titre vraiment épatant, entraînant et avec une chouette ambiance latino, un visuel coloré et soigné, une chorée ultra précise. Voici donc « Show Tome » des E-girls :

E-girls – « Show Tome » (2018)

C’est un bon exemple pour montrer que le monde des « idols » japonaises – même si dans ce cas on flirte avec les limites du milieu, peut-être plus girls-band qu’idols – est bien vaste et pas du tout monocolor.

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Avec ce billet, je souhaitais également désormais la place à d’autres personnes aimant la musique d’idols et cet univers. Et pour cela, je remercie Gru! [ Liens : Twitter || Blog ] et Hachiko 48 [ Lien : Twitter ] qui ont accepté de partager et commenter sur ce blog plusieurs clips pour illustrer cette question. Je leur laisse donc la parole :

Gru! : « Se voir demander de sélectionner deux titres pour représenter un univers musical aussi divers que celui des Idols, c’est un peu comme demander à des parents quel est leur chouchou : " impossible, on les aime tous autant. " Sauf qu’en vérité, il suffit de gratter un peu sous la surface et d’affiner les critères pour se rendre compte qu’une préférence va émerger. Parce que Salima est plus créative, et qu’elle a une âme d'artiste qui fascine, tandis que Basil est du genre dissipé, et qu’il faut une oreille avertie pour appréhender sa dissonance. La sélection se fait d’elle-même, suivant les goûts personnels, les tendances et le contexte ; ce dernier, ici, c'est l’audience. Je me vois difficilement recommander ce qui se fait de plus marginal dans le milieu si je m’adresse en grande majorité à des lecteurs non initiés. Le but, ce n’est pas de vous effrayer mais de vous attirer avec un pot de miel... pour mieux vous coller en pleine figure une grosse brique de contenu ouffissime par la suite. Vous verrez, on s’y habitue. Et on en redemande.

Yanakoto Sotto Mute – « Lily » (2017)
S’il y a bien une chose que je peux vous conseiller de faire en écoutant Yanakoto Sotto Mute, c’est de fermer les yeux ; les visuels aquatiques et lunaires donnent le ton et les sonorités aériennes mènent la danse. Preuve qu’une musique, c’est aussi un voyage. Un parcours initiatique, une invitation à l'introspection. La lenteur de ce morceau n’en fait pas un amuse-bouche pour autant, c’est un titre très abouti qui joue beaucoup sur le ressenti. Et puis, j’aime ce petit décalage qui permet tout de même au groupe d’entretenir une sorte d’image de marque pro-rebelle.

Hauptharmonie – « Caterwaul » (2015)
Je n’ai jamais vraiment compté parmi les fans du groupe Hauptharmonie, mais il faut rendre à César ce qui est à César : elles ont su apporter quelque chose de singulièrement spécial. Si je vous dis Sauerkraut et Karaage vous pointez du doigt ce mélange douteux, mais je vous assure que musicalement parlant, c’est un mariage des plus exquis. Comment faire autrement, avec un producteur très attaché à l'Allemagne ? Parce que c’est ça, Hauptharmonie : un clin d’œil à un registre musical tout autre, entre tradition et transgression, où les cuivres rencontrent des sonorités plus underground, et même un peu de ska, et de jazz. 
Car n’oubliez jamais cela : la musique Idol, c’est une constante célébration de ce qui est déjà, avec un petit truc en plus qui décoiffe. »

Hachiko 48 : « Trois chansons que j’adore, trois groupes différents, et trois styles complètement différents !

Rev.from DVL – « Vampire » (2016)
Les Rev. from DVL sont un groupe, aujourd'hui séparé, qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait. La raison principale à cela est le fait que sa membre principale, Hashimoto Kanna, soit devenue une véritable star au beau milieu de l’existence du groupe. Yoshimoto, l’agence qui gérait le groupe, a préféré miser à fond sur elle et ses activités solos et a complètement délaissé le groupe après des débuts prometteurs, ce qui a mené à un disband inévitable et dans l’anonymat quasi-général. Le groupe a pourtant bénéficié de nombreuses chansons assez "classiques" dans le genre musical idol, mais terriblement efficace, ainsi que de perles, comme « Vampire », au style presque plus KPop que JPop. Je ne peux que conseiller d’écouter leur best-of, qui regroupe la majorité des chansons de leur finalement (trop) courte carrière.

NMB48 – «  Yokubômono » (2018)
Les NMB48 sont la "filière" d'Osaka du 48GR. Comme toutes bonnes 'Osaka-jin', elles s’appuient sur un fort potentiel comique et une grosse propension à la variety. Elles bénéficient aussi de membres à la personnalité explosive et complémentaire, menées par la nationalement connue Yamamoto Sayaka, et sont capables musicalement de toucher à tous les styles (du edgy sur l'excellent «  Yokubomono », du rap sur «  Boku Igai no Dareka », de la danse et de l’autotune sur «  Must Be Now », du pop-rock sur «  Punkish », des hymnes à Osaka comme sur «  HA! » et évidemment de l’idol plus classique) et se démarquent également par leurs chorégraphies souvent spectaculaires, appuyées par des pyramides, roulés-boulés et autres acrobaties.

BiSH – «  DEADMAN » (2016)
Les BiSH sont un groupe à part dans l’industrie idols. Héritières spirituelles des BiS, un autre groupe totalement iconoclaste, elles débutent en indépendant, avec des morceaux entre rock, voire allant jusqu’au punk avec «  Deadman », et des clips délurés. Les BiSH sont à la fois des idols et des anti-idols : si elles en ont le fonctionnement, elles n’en ont pas le look, ni l’état d'esprit. Les membres sont uniques et la voix d'Aina The End marque les esprits. Leur passage en major chez avex a certes adouci leur style musical (même si des fulgurances comme «  Non Tie-Up » restent possibles) mais leur message reste intact. »

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Japan Expo édition 2018 va débuter dans quelques jours seulement... Et ce salon, pour les idols en France, est devenu un lieu incontournable étant donné la venue régulière et en nombre assez importants d’artistes ou de groupes, cette année encore (planning réalisé par Bonjour Idol). Cette fois-ci, on peut par exemple noter la présence de =LOVE qui me semble assez prometteur. Cette année, l’ancienne membre des AKB48 Misaki Iwasa est de retour dans un registre enka des plus agréable. Du côté des idols d’hier, on peut noter aussi la venue de Risa Niigaki, ancienne membre majeure des Morning Musume qui sera présente un peu partout sur le salon, dont le stand Saiko!Stage qui est un bon point de ralliement pour trouver et voir des idols à Villepinte.
Si vous ne connaissez pas l’univers des idols et que vous passez par JE, n’hésitez pas à essayer un ou deux showcases pour vous faire une idée. Vous serez certes probablement surpris, mais peut-être agréablement surpris aussi. De toute façon, la musique, quelque soit le genre, la couleur, c’est bon pour la santé !



Voilà, je n’avais pas pour ambition de faire ici une présentation encyclopédique musicale des idols japonaises (désolé pour les amatrices/eurs de Johnny’s d’ailleurs~), je ne m’y connais pas suffisamment en plus. Il ne s’agit bien ici que d’un aperçu  de mes goûts musicaux en matière d’idols avec des artistes et groupes que j’écoute plus ou moins régulièrement. Gru! et Hachiko 48 auront en plus aidé à apporter plus de variété - merci à vous deux.

Sans être un fan inconditionnel, je suis assez sensible à cette musique, non, à ces musiques, et à ses codes. J’espère que j’aurais apporté avec ce billet suffisamment de diversité pour montrer que les idols ce n’est pas que de la barbe à papa et des maillots de bain. C’est un univers vaste qui couvre une multitude de genre musicaux et visuels, les artistes et groupes pouvant eux-mêmes varier beaucoup leur propre style.
Et vous, quel est votre avis ?