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samedi 27 mai 2017

TOP 5 : Les dramas japonais sur Crunchyroll

Crunchyroll - jdramas
Je vais faire aujourd’hui une petite parenthèse dans les TOP 5 proposés par Angel, mais tout en m’en inspirant. Si j’ai présenté il n’y a pas si longtemps mes cinq dramas japonais préférés, je vais réitérer avec un classement J-dramas mais en me limitant aux séries disponibles sur la plateforme française de Crunchyroll. Toutefois, pour infos, je ne donnerai dans ce top que cinq séries que je n’ai pas chroniquées sur le blog ; pour celles dont j’ai déjà écrit des critiques, je donnerai ensuite les liens.

Pourquoi ce billet ? L’offre légale en matière de J-drama est encore assez peu développée, et si je m’étais réjouis il y a quelques années d’un début de changement, on est encore loin de la révolution espérée, comme cela existe pour les séries coréennes. Crunchyroll reste encore aujourd’hui un des plus grands pourvoyeurs en matière de dramas japonais chez nous. Si ce n’est Viki qui en propose également un certain nombre (mais pas de récents) en sous-titré français (avec un système totalement différent), difficile de trouver d’autres acteurs sur ce marché. ADN a essayé (très) timidement avant d’arrêter presque aussi vite… Netflix essaye un peu (merci Titesilve) mais avec une offre encore bien limitée.
Malheureusement, devant la faible demande de la part du public (par désintérêt ? par méconnaissance de cette offre ?) et après des efforts quand même assez importants - qu’il faut reconnaître et remercier -, Crunchyroll ne propose plus aucune nouvelle série depuis déjà quelques temps maintenant. Je comprends, je ne condamne pas, je regrette juste cette situation. 

Alors, aujourd’hui, pour apporter ma petite pierre à l’édifice, je vais faire un top 5 avec des séries qui méritent d’être regardés. Parce ce que, oui, mine de rien, il y a beaucoup de bonnes choses chez Crunchyroll. 

N°5 – Last Cinderella

Last Cinderella
Commençons en douceur et avec peu de risque. Alors, je reconnais que j’avais vu Last Cinderella (lien) avant que Crunchyroll ne l’ajoute à son catalogue. Mais plusieurs raisons justifient que je cite ce drama de 2013. Tout d’abord : son casting avec Miura Haruma, Fujiki Naohito et Shinohara Ryouko. Trois acteurs assez populaires et prolifiques, le premier étant sans doute le plus connu. Et puis, cela reste une série vraiment sympathique à suivre, plutôt drôle et avec un rythme bien maîtrisé et un trio d’acteurs/trices qui jouent parfaitement bien leur rôle. Fujiki Naohito est classe (mais c’est normal). On suit l’évolution d’un triangle amoureux assez classique mais efficace. Personnellement, seule la fin m’a gêné, mais c’est une question de positionnement, je préférai largement l’autre option. Beaucoup auront sans doute préféré celle choisie par la série. 
Au final, Last Cinderella est une romance japonaise certes classique, mais plus mature que d’autres qui mettant en scène régulièrement des protagonistes bien plus jeunes. Ici, Sakura qui cherche l’amour a 39 ans.

N°4 – Kokoro ga Pokitto ne 

Kokoro ga Pokitto ne
Cette série, Kokoro ga Pokitto ne, avait été diffusée sur Crunchyroll en 'simulcast' (lien). C’était pour moi alors une nouveauté vraiment très agréable : pouvoir suivre une drama japonais peu après sa diffusion semaine après semaine. Qui plus est, ce drama de 2015 est vraiment chouette avec un quatuor de personnages hauts en couleur et particulièrement attachants (joués par Abe Sadao, Mizuhara Kiko, Fujiki Naohito et Yamaguchi Tomoko). On suit ces quatre personnes qui font face chacun à leurs difficultés personnelles et qui vont devoir apprendre à se connaître et à se côtoyer, avec comme fil rouge leurs relations amoureuses complexes. 
J’avais trouvé cette série vraiment plutôt originale et régulièrement surprenante grâce à ses dialogues et les interactions entre les personnages. Si, peut-être, elle s’essouffle un peu sur la durée, elle en reste pas moins, et jusqu’à la fin, un bien bon drama qui sait particulièrement mettre en avant ses personnages originaux. C’est drôle, touchant et bien joué. À voir !

N°3 - Biblia Koshodou no Jiken Techou 

Biblia Koshodou no Jiken Techou
Je ne sais pas si beaucoup de personnes connaissent Biblia Koshodou no Jiken Techou (lien). Si ce n’est pas le cas pour vous, essayez ; ce drama (diffusé en 2013) pourrait vous surprendre.
On suit l’histoire d’un duo formé par une très jeune et timide propriétaire d’une vieille librairie et un homme qui va travailler pour elle mais qui ne peut pourtant pas lire de livre. Ils vont ensemble collaborer étroitement pour résoudre maintes affaires avec comme toile de fond quelques grands classiques de la littérature.
Ce drama est plutôt bien raconté et intéressant à suivre avec une ambiance soignée ; mon goût pour les vieux livres m’a peut-être influencé, mais ça reste assurément un bon drama. Gouriki Ayame m’a aussi convaincu avec son personnage délicat et mystérieux (alors que je ne la trouve pas toujours très convaincante ailleurs). Je garde aussi un bon souvenir de l’OST. Par son ambiance, sa thématique, Biblia Koshodou no Jiken Techou fait preuve d’une réelle originalité qui pourrait vous plaire.

N°2 – Suteki na Sen Taxi 

Suteki no Sen TAXI
Suteki na Sen Taxi est une  série de 2014 qui fera peut-être moins l’unanimité étant donné qu’on ici un drama très particulier, sans doute un des plus curieux (voire le plus original ?) dans le catalogue de Crunchyroll (lien).
J’avais vraiment aimé cette série. Disons qu’il faut quand même un peu de temps pour rentrer dedans ; l’ambiance et le rythme peuvent s’avérer au début déroutants. Mais c’est une série avec un humour très intelligent et avec un scénario particulièrement bien ficelé
On suit les aventures d’un chauffeur de taxi peu commun ; son véhicule a en effet la particularité de pouvoir remonter dans le temps. Il permet ainsi à ses clients à revenir en arrière, la plupart du temps pour les aider à corriger des problèmes, etc. Chaque épisode se concentre sur une histoire, et avec celles-ci, on apprend à connaître petit à petit notre chauffeur (joué par un très bon Takenouchi Yutaka) et les raisons qui l’ont amené à faire ce « travail ». Par son originalité réelle, par son ambiance simple mais soigneusement travaillée, par son humour plus sophistiqué que la moyenne, Suteki na Sen Taxi est une série qui mérite vraiment l’attention du public. Si vous ne connaissez pas encore, j’espère que vous essayerez (et aimerez ?).


N°1 – Dr. Kotô

Dr.コトー診療所 - Dr. Kotô
Alors j’ai eu l’occasion de parler de cette série avec un drama que j’ai regardé récemment. Si Crunchyroll a une perle méconnue (du moins dont j’entends peu parler) dans son catalogue, il s’agit bien de Dr. Kotô (lien). Honnêtement, je ne pensais pas que j’aimerais autant cette série (je ne suis pas forcement fan des séries médicales).
On nous raconte ici l’histoire (à travers 2 saisons diffusées en 2003 et 2006) d’un médecin (joué par Yoshioka Hidetaka) qui quitta son hôpital de la capitale pour une petite clinique sur une île reculée du Japon. Il devra apprendre à se faire accepter et connaître, à appréhender cette nouvelle vie. Dr. Kotô est une très belle chronique humaine qui prend le temps pour être appréciée, pour découvrir son univers – l’île et ses habitants – et progressivement nous absorber dans son quotidien. Ce drama est une réussite sur de nombreux points, sa bande-son comprise, mais ce qui me plait le plus, c’est la douceur qui ressort de la narration. C’est une belle série, avec de belles histoires, des habitants attachants qu’on apprend à connaître un par un, et un médecin mélancolique touchant. On s’habitue à cette clinique qui devient presque comme un nouveau chez soi chaleureux. C’est relativement posé, mais les séquences médicales apportent aussi de la tension par l’inquiétude provoquée chez le spectateur. Dr. Kotô, pour ses deux saisons, avait fait d’excellentes audiences au Japon, avec régulièrement plus de 20%, et ce succès est amplement mérité.
Regardez Dr. Kotô, laissez-vous emporter vers cette île pour naviguer au milieu de toutes ces histoires, cette ambiance, et tous ses habitants qui ont de belles et de vraies personnalités.

Cette musique est tellement puissante !

***

Voilà, l’ordre de ce classement est purement accessoire. Comme je le disais précédemment, je n’y mentionne également pas certaines séries que j’ai déjà critiquée sur le blog. En voici les liens : l’excellent Nobunaga Concerto (peut-être LA série de leur catalogue, avec Dr. Kotô), le joli Arifureta Kiseki, la première saison de Itazura na Kiss. Après, tout n’est pas génial, comme avec le médiocre Frenemy.
Si j’ai vu (ou testé) l’essentiel de leur catalogue, il me reste encore quelques séries à découvrir. En particulier Kaseifu no Mita qui avait été un très grand succès au Japon lors de sa diffusion. J’ai déjà regardé le premier épisode et je pense que je visionnerai cette série pendant l’été ; j’en reparlerai possiblement à cette occasion.

Voilà, je tenais à faire ce petit détour par Crunchyroll, car il faut soutenir l’offre légale, surtout quand elle est de qualité. J’espère qu’ils tenteront de nouveau à promouvoir les dramas japonais, et pour cela, de notre côté, on peut les aider en parlant des séries qu’ils diffusent.

Et vous ? Avez-vous regardé des dramas sur Crunchyroll ? Avez-vous aimé leurs séries ?

dimanche 3 février 2013

« Nagareboshi », quel vœu feriez-vous ? Jusqu’où iriez-vous ?

Nagareboshi J-Drama 流れ星
Après un animé, un drama, toujours japonais bien évidemment. C’est de Nagareboshi (流れ星) dont j’ai envie de parler aujourd’hui, le dernier que j’ai vu. Je m’arrête sur celui-là plutôt qu’un autre que j’ai regardé dernièrement, pour une raison, souvent la même sur ce blog : un coup de cœur. C’est une série, de dix épisodes, diffusée entre octobre et décembre 2010.

Nagareboshi raconte l’histoire d’Okada Kengo et de Makihara Risa. Le premier est un employé dans un aquarium, un passionné de méduses. Il a une sœur, Maria, qui est gravement malade et qui a absolument besoin d’une greffe du foie, sinon elle mourra. Elle a besoin à tout prix d’un donneur. Risa, de son côté, travaille dans un salon érotique pour rembourser les dettes de son frère. À cause de ce dernier, son petit-ami va rompre avec elle, lui faisant perdre le dernier espoir qu’elle avait. Désemparée, c’est à ce moment qu’elle rencontre Kengo dans l’aquarium où il travaille. Poussés chacun par le désespoir, ils vont s’associer.

Parlons un peu des acteurs. Je ne connaissais pas encore Takenouchi Yutaka. Il joue ici le rôle principal d’Okada Kengo. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé son personnage. Il est du genre peu loquace, la moitié de ses phrases se contentent de deux, trois mots pour exprimer tout ce qu’il pense ; c’est toujours assez difficile au début avec ce genre d’attitude. Malgré cela, rapidement, Kengo se dévoile ; du moins, on découvre un frère totalement absorbé par la volonté de sauver sa sœur Maria, et qui est prêt à tout sacrifier – jusqu’à lui-même – pour elle. On ne peut que le prendre en sympathie, même si parfois j’aurais bien aimé le secouer par les épaules. Il est amené à faire la connaissance avec Risa, qui va peut-être offrir une nouvelle vie à Maria… ainsi que – même s’il faudra du temps – à lui aussi.

Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi
NagareboshiNagareboshi

En fait, c’est pour Ueto Aya que j’avais commencé cette série. Avant de regarder Nagareboshi, je m’étais enchaîné les épisodes et les films d’Attention Please. Ce drama en lui-même n’est pas fantastique, mais la performance d’Ueto Aya est suffisamment bonne pour rendre la série vraiment agréable (malgré ma frustration dans le deuxième film… Franchement celui-là !…) ; je l’avais découverte auparavant dans le très bon Koukou Kyoushi 2003 (et un peu vue dans Zettai Reido que je n’ai pas encore fini). À chaque fois, elle me surprend.
Ici, elle joue le rôle de Makihara Risa. Le contraste est saisissant ; elle a un certain talent comme actrice. Elle se retrouve dans la peau d’une jeune femme tourmentée du fait de ses problèmes liés à son frère exécrable qui ne fait que l’utiliser pour avoir de l’argent. Elle s’est retrouvée ainsi à travailler dans l’industrie du sexe pour rembourser les dettes sans fin de son frère. Elle change petit-à-petit en faisant la connaissance d’Okada Kendo – qui lui sauve la vie lors d’une tentative de suicide. Elle va prendre conscience progressivement qu’une autre vie est peut-être possible malgré toutes ces années. Son évolution est progressive, elle recule souvent, tiraillée par ce qu’elle voudrait être, ce qu’elle souhaiterait faire et ce à quoi elle est confrontée.

L’idée de vendre une partie de son foie pour éponger ses dettes – un des axes principaux de la série – est critiquable et pourrait être difficile à accepter. Je n’ai pu, toutefois, qu’espérer que Kengo parvienne à faire face aux difficultés. On ne peut que prendre sa défense ; sinon que ferait-on à sa place ? C’est sans doute une question difficile. Malgré cette sympathie du spectateur, aborder ce problème d’éthique et de morale était nécessaire. En plus d’être bien abordé, ces questions étaient correctement insérées dans l’histoire, avec au centre Risa ; la construction d’un mensonge, les interrogations, les doutes, la peur. La série n’apporte pas une réponse à ces drames humains, mais elle met en lumière une famille victime et toutes les conséquences que cela peut avoir.

Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi - Takenouchi Yukata
Nagareboshi - Takenouchi Yukata - Kitano KiiNagareboshi - Matsuda Shouta

Pour les autres acteurs, une petite note pour Kiriyama Akito, qui joue le personnage de Ryouta, un adolescent atteint de la même maladie du foie que Maria. Il a été très bon, vraiment. Je n’ai pas trop envie de dire ce qui se passe, mais c’est peut-être l’acteur de la série – malgré son rôle secondaire – qui m’a le plus surpris. Maria de son côté est jouée par Kitano Kii que j’avais vue il y a longtemps dans Life. Sa prestation est plutôt réussie ; elle se retrouve plongée dans un océan de difficultés difficilement imaginables, et autour d’elle, il y a tant de gens directement impactés par sa propre maladie. Certaines de ses réactions sont égoïstes, mais devant la réalité de sa propre mort, comment chacun réagirait-on ?
Ils ont le même médecin, Kamiya Ryû, joué par le fameux Matsuda Shouta (Hana Yori Dango, Ikigami), plutôt convainquant ici d’ailleurs.
Inagaki Gorou… Dans le rôle du… ce-qui-devrait-s’appeler-un-frère-?-Non... Oh purée, c’est vraiment le type même du personnage que tu ne peux pas supporter. Jusqu’à ce regard ! Profondément mauvais, cet homme n’a aucune conscience du mal qu’il est capable de faire, mais même, cela l’importe peu de toute façon. Je regrette peut-être la conclusion pour lui… Du coup, il pouvait m’arriver d’être parfois agacé par l’attitude de sa sœur Risa qui a beaucoup de mal à rompre les liens. Mais encore une fois, est-ce si facile ? Il y a beaucoup de problèmes qui sont bien plus compliqués lorsqu’on doit y faire face. Beaucoup trop même…

NagareboshiNagareboshi 上戸彩
Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi - Takenouchi Yukata

Le dernier épisode m’a pas mal frustré quand même. J’ai grincé des dents. Mais la dernière scène, la conclusion est magnifique. Certes, elle est prévisible, enfin même l’ensemble de la série l’est – à aucun moment, je ne fus réellement surpris –, mais cela n’enlève pas le charme de ces dernières minutes.
Il semblerait que la série a eu son petit succès ; une bonne audience et Ueto Aya a gagné deux prix pour son rôle.

Autant le dire : j’ai adoré ce drama. Il est réalisé tout en douceur – avec une belle bande son apaisante qui colle parfaitement à l’atmosphère – mais il aborde des thèmes durs, parfois violents et révoltants. Ce contraste se retrouve chez Kengo et Risa, à la fois différents mais si proches et si attachants. C’est le couple typique que tu ne peux qu’apprécier, tu ne peux – enfin pour moi déjà – que souhaiter qu’ils puissent trouver un peu de repos, ensemble. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le meilleur drama. Il manque, peut-être parfois, un peu de force, un peu d’intensité, mais il est très bien ainsi. C’est une belle histoire qui essaye à transmettre des sentiments sincères, et elle le fait bien. C’est convainquant, je fus, et je suis encore, sous le charme. Nagareboshi est une petite réussite que je ne peux que conseiller.