Affichage des articles dont le libellé est Haruna Luna. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Haruna Luna. Afficher tous les articles

lundi 1 janvier 2018

Bilan J-music 2017 – partie 2

Sakurako Ohara - Bilan j-music 2017

2018 est enclenché, nous y voilà ! De ce fait, je profite de ce billet pour vous souhaitez à toutes et à tous une belle et heureuse année !
On va continuer ici avec la seconde partie de mon bilan de cette année 2017 en matière de musique japonaise. Si vous avez déjà lu le billet précédent, vous risquerez de retrouver quelques noms déjà cités - au hasard, Sakurako Ohara (ci-dessus~) -, mais cela sera avec des tops différents en particulier liés à mes achats de ces douze derniers mois. Bonne lecture ! 

Top J-Music 2017 : mes achats albums


Aoi Eir - Best-A-
Top 5 – Aoi Eir - Best-A-


Alors, je ne vais mettre cet album seulement à la cinquième place car c’est un best-of sorti fin 2016 (mais que je ne me suis donc procuré que récemment) et parce qu’il me manque aussi la deuxième partie avec le Best-E- qui contient l’autre moitié des titres. Un photobook, l’ensemble rangé dans un étui cartonné, fait de cette édition un bel objet. Si j’ai pris le Best-A- en priorité, c’est parce qu’il réunit plusieurs de mes titres préférées de cette chanteuse.
J’ai déjà parlé d’Aoi Eir assez récemment. Elle s’est éloignée de la scène à cause de sa santé, il y a un peu plus d’un an. J’espère vraiment la voir revenir prochainement, cela serait déjà bon signe pour elle, et puis ce serait vraiment un grand plaisir de l’entendre et la voir continuer chanter. Aoi Eir, vous devez connaître ce nom, surtout si vous aimez l’anison ! Si je devais faire un top chanteurs/ses, elle serait dedans à coup sûr, très haut.



DAOKO - Thank You Blue

Top 4 – DAOKO - Thank You Blue


Cet album réunit tous les titres que j’aime de DAOKO, tous les titres qui ont accompagné l’explosion de la popularité de cette chanteuse. C’est donc une sélection déjà vraiment cool. Je n’avais pas encore mentionné l’électro « ShibuyaK » ou le très efficace « Bang! ». Le deuxième CD contient des clips, mais ceux du précédent album ; je les ai encore assez peu regardés, mais c’est un ajout bien plaisant. Je suis seulement assez peu fan des boîtiers CD totalement cartonnés qui sont certes sympathiques à manipuler, mais ils tiennent assez mal sur une étagère et y ranger les disques est toujours plus compliqué (oui, pas tant que ça, mais bon).
La vidéo qui va suivre pourra vous donner une idée rapide du contenu de l’album et en même temps de la variété du style de DAOKO.


Ieiri Leo - 5th Anniversary Best
Top 3 – Ieiri Leo - 5th Anniversary Best


Le contenu de cet album est superbe. Leo Ieiri. Il réunit 18 de ses meilleures chansons, après déjà cinq de carrière malgré son jeune âge (23 ans). Et rien que pour cela, je ne peux qu’ajouter ce best-of à mon top. Je ne le mets pas plus haut car l’édition CD/DVD limitée est assez simple : sans coffret cartonné, ni même un photobook, ce qui est dommage. Le DVD contient toutefois un de ses concerts de sa tournée de fin 2016, et ce genre d’ajout, j’adore évidemment. Par contre, ce n’est pas cool de sucrer les MC du concert ; ces parties sont toujours chouettes à regarder pour apprécier l’ambiance et le contact avec le public. Quoi qu’il en soit, le concert devait être vraiment excellent ! Bref, un album à la forme classique mais au contenu excellent, Ieiri Leo oblige.



May’n - PEACE of SMILETop 2 – May’n - PEACE of SMILE


J’ai déjà dit que j’étais content de retrouver May’n. Et cet album  (dans son édition limitée type A) me plait vraiment. En l’écoutant la première fois, je me suis rappelé pourquoi j’appréciais autant cette chanteuse. Je me suis aussi rendu compte que j’avais un peu raté ses derniers titres, car il y en des vraiment chouettes. « Yamaidare Darlin’ » me plait vraiment beaucoup, alors que je l’avais si peu écouté auparavant. Le coffret de l’album, visuellement très chouette, est accompagné par un second CD contenant un single de deux pistes (avec les versions instrumentales), « ジェマイユ/Jemayle » est un beau titre, don l’ambiance colle bien avec le titre de l’album.
Si vous appréciez May’n, ne ratez pas cet album ! Par chance, son label a posté une assez longue vidéo promotionnelle :



Sakurako Ohara, VTop 1 – Sakurako Ohara, V


Pour le coup, je vais mettre en première place un second album de 2016, mais vraiment parce que c’est celui qui me tient vraiment à cœur. Je me le suis procuré dans sa version CD accompagné du DVD de son concert au Zepp DiverCity dont j’ai parlé en bien dans le billet précédent. Alors, en fait, cet album, je l’avais acheté une première fois sur iTunes. Mais mon affection pour sa musique grandissant à vitesse grand V (ohoh~), je devais me le procurer pour vraiment le tenir entre mes mains.
Et je suis vraiment content de l’avoir. C’est vraiment un très bel album ; j’apprécie particulièrement son boitier avec le devant découpé en forme de V pour laisser apparaître le très joli photobook (la version iTunes offrait d’ailleurs aussi un petit booklet).

Ne respire-t-elle pas la classe dans ce titre ? Oui, je suis fan, je sais~

Top J-Music 2017 : mes achats singles


Sekai no Owari, « Rain »

Top 3 – Sekai no Owari, « Rain »


Il est un peu plus difficile de juger les CD des singles (par rapport aux albums au contenu plus dense), au-delà de la simple appréciation de la musique principale. Les contenus sont généralement assez similaires si on prend l’édition classique ou celle avec CD/DVD (ou /bluray). Cette dernière contient souvent la vidéo du clip et quelques fois son making-of.
Le dernier single « Rain » de l’excellent groupe Sekai no Owari fait office d’exception à cette règle. En effet, le DVD ne contient pas le clip, mais un jeu... que je n’ai pas réussi à résoudre, ahah. Un jeu à énigmes, ok, mais en japonais, c’est un peu au-delà de mes compétences linguistiques. Mais j’aime cette originalité ! Et « Rain » est un titre assez fabuleux musicalement parlant ; Sekai no Owari fait si souvent de la magie avec leur musique. J’aimerais tellement vivre un jour un de ces concerts de fou, cela doit être un souvenir inoubliable.

(Version avec les images du film dont Rain est le générique)

Ieiri Leo, « Zutto, Futari de » (ずっと、ふたりで)

Top 2 – Ieiri Leo, « Zutto, Futari de » (ずっと、ふたりで) 


Deux balades vont conclure ce top (et leur classement est en fait assez facultatif, j’aime tout autant ces deux chansons en fait), la première est « Zutto futari de » de Ieiri Leo. Un titre que j adore. La musique est magnifique, le clip, par cette nature verdoyante, très beau. J’ai déjà assez longuement présenté ce single et ses différents titres sur le blog, donc je ne vais pas en dire beaucoup plus. Dans les plus agréables, je noterai quand même la présence sur le DVD (en plus du clip et son making-of) d’un second clip alternatif pour un de ses précédents clips « Sorezore no Ashita e ». J’apprécie tout particulièrement ces chansons qui te font ressentir plein d émotion. Mon seul regret, c’est la jaquette grise un peu triste, et pas trop dans les tonalités du clip.


Sakurako Ohara, « Sayonara » (さよなら)

Top 1 – Sakurako Ohara, « Sayonara » (さよなら) 


Je reviens vers la charmante Sakurako Ohara. Ce bilan pourrait se résumer avec son nom. Ici, avec son tout dernier single, une balade triste autour d’un amour perdu : « Sayonara ». Je suis un peu obligé de l’ajouter à ce top pour être un peu logique avec moi-même puisque c’est le seul single que j’ai acheté cette année en deux éditions pour être sûr d’avoir ce que je veux : les jaquettes, le clip et le making-of. Car, oui, ces deux dernières vidéos ont été divisés sur deux éditions différentes. Marketing. Oui, mais il y en a qui sont prêt à payer. Comme moi. Qu’importe. J’y ai trouvé mon compte. La musique est remplie d’émotion. J’ai bien apprécié aussi le making-of qui s’attarde un peu sur l’enregistrement de la musique en studio avant de montrer le tournage du clip.



J-Music 2017 : quelques artistes/groupes que je suis


Sans en faire ici un véritable top, je vais maintenant parler d’artistes ou de groupes que je suis depuis quelques années (plus ou moins nombreuses) et que je continue à beaucoup apprécier ou adorer aujourd’hui encore. Je ne vise pas du tout l’exhaustivité. Ce sont un peu quelques unes de mes valeurs sûres, je suis à peu près certain d’apprécier chacune de leurs sorties. Je ne vais pas citer de nouveau des noms des deux précédents top, car vous vous douterez bien que je les suis. Cela va me permettre aussi d’élargir un peu ma sélection musicale.

Hoshino Gen

Hoshino Gen


Exception dans cette liste, je n’ai découvert Hoshino Gen que cette année avec son titre ultra-populaire au Japon : « Koi » (dont j’ai acheté le single). Cette musique avait servi de générique au drama NigeHaji que j’ai vu au déjà de l’année. Et, franchement, j’aime beaucoup ce qu’il fait. Si j ai un peu moins accroché à son dernier « Family Song » (mais le drama Kahogo no Kahoko est très chouette), j’apprécie bien son style assez populaire mais très agréable. Puis, si on creuse, on trouve de très bonnes choses, comme avec son ancien groupe Sakerock.


Haruna Luna

Haruna Luna


La petite idol de l’anison. J’ai eu mon premier coup de cœur pour cette chanteuse avec une musique écrite par Yuki Kajiura (celle derrière les Kalafina). Mais Luna Haruna officie de manière plus générale dans une pop plus classique, mais une agréable pop qui me plait beaucoup. Elle a eu une année 2017 assez chargée, avec notamment la parution de son album Lunarium que j ai hésité à ajouter à mon top précédent. Aussi des singles avec « Stella Breeze » et son dernier « Kirameki Lifeline » très coloré (ci-dessous) ; je verrai si je ferai une présentation de ce single que je me suis aussi acheté (jaime bien la réalisation du clip).


charisma.com

charisma.com


C’est un duo dont je ne parle pas trop, mais pourtant que j’apprécie pourtant bien. J’appréciais en fait, mais j’y reviendrai. Avant de découvrir DAOKO, charisma.com était le seul groupe de (électro-)rap japonais que je connaissais. J’aime bien leur univers (elles avaient d’ailleurs eu droit à un épisode de Tracks de Arte l’année dernière). Parmi les sorties de cette année, il y a « not not me » que j’ai beaucoup écouté... 
Malheureusement, le groupe va se séparer ; l’annonce est assez récente... Un best album a été annoncé pour ce mois de janvier ; je me le prendrai. Je suis triste en tout cas.


The Heana Cat

The Heana Cat


Alors là, je pense qu’on est dans du pas-très-connu, sauf pour les téléspectateurs de Nolife. Pourtant The Heana Cat est vraiment de la très chouette musique, une pop gothique avec du bon rythme.
Si vous ne connaissez pas, essayez de faire un petit tour sur la chaîne YouTube de Hii-chan et Hina-chan, vous serez peut-être surpris. Cette année, on a eu droit au très chouette « Daijobu ». Allez, pas le plus récent, mais je ne me suis jamais lassé de « Natsukoi Hamaluya » :


LiSA

LiSA


Dans le monde l’anison, il y a quelques noms bien connus, LiSA fait partie de mes artistes préférées, même tous styles confondus. 2017 fut une belle année pour elle, aussi pour moi avec l’achat de l’essentiel de ses sorties (dont le dernier « Ash » au classe style classe avec ce visuel noir-rouge pour le clip, voir ci-dessous), sauf son single « Catch the Moment » (alors que je l’aime bien pourtant). Un album est même sorti, LiTTLE DEViL PARADE avec un beau contenu niveau musiques (mais j’ai acheté la version simple, je ne sais pas pourquoi...).
LiSA est à mes yeux une valeur sûre incontestable, une très bonne valeur dont la qualité musicale ne m’a jamais vraiment déçu. J’apprécie particulièrement ses capacités vocales et le rythme bien plus soutenu de ses chansons que chez nombre d’artistes pop/pop-rock. Elle a vraiment beaucoup d’énergie à revendre ; j’adore regardé ses lives. Elle fait ainsi partie de mon top artistes que j’aimerais un jour voir sur scène ; chaque année j’espère que Japan Expo annonce LiSA. Un jour !


Et pour 2018 ?


Quoi à venir pour cette année ? Étant donné que 2019 sera probablement un saut dans l’inconnu pour moi (avec un coucou à pôle emploi), du coup, je compte bien profiter de 2018 avant cette période de vache maigre. Je vais d’abord essayer de continuer à me procurer chaque single d’une poignée d’artiste que j’aime plus particulièrement. Sakurako Ohara, Ieiri Leo ou LiSA par exemple.

Je vais toutefois essayer de continuer à élargir encore un peu mon horizon musical. Doucement mais sûrement. Pour cela, je vais continuer à suivre la chaîne Nolife (à la télé ou sur Noco) et son J-top qui permet de découvrir régulièrement de nouveaux artistes ou de revoir des chansons qu’on avait un peu oublié. J’associe assez fortement la j-music en France avec Nolife ; ils ont fait énormément pour la musique japonaise, et j’y ai beaucoup appris, en me conduisant au-delà des simples limites de la musique des animés ou des jeux-vidéo. La j-music, c’est tellement plus que ça. Et si vous aimez aussi, je vous invite - si ce n’est pas déjà le cas - à voter au J-Top de Nolife pour défendre vos chansons, artistes et groupes préférés !

J’aimerais quand même bien me remettre un peu plus à jour en ce qui concerne l’anison ; ne plus regarder d’animé n’aide pas à rester dans le jus. J’aimerais aussi refaire des concerts... Mais cela sera sans doute encore une fois bien compliqué cette année, à part si ça colle avec des vacances en France (ce dont je doute). 
Question achats, au risque de pénaliser un peu plus mon porte-monnaie, j’aimerais cette année acheter des DVD ou Bluray de concert. À défaut de pouvoir les vivre au Japon, c’est toujours chouette de passer environ deux bonnes heures en compagnie des artistes qu’on apprécie, avec par procuration cette ambiance qui fait tant envie. Les coffrets japonais donnent souvent envie en plus.
En tout cas, l’heure des précommandes a déjà commencée, par exemple en février, il y aura le prochain album TIME de Leo Ieiri, ou aussi le prochain single de May’n.

***

Et vous, qu’en est-il de 2017 en matière de J-music ? Qu’avez vous aimé ou découvert ? Si vous êtes plus amateurs/trices de musique coréenne, n’hésitez pas aussi à partager, histoire de m’aider à découvrir cette musique.
Enfin, de nouveau, bonne année 2018 à tout le monde !

dimanche 23 juillet 2017

L’ anison : la musique des animés

JAM Project - anison
J’ai envie de parler aujourd’hui d’une catégorie de la musique japonaise qui parlera forcement à l’ensemble des amateurs et amatrices d’animation japonaise, même si ils ne connaissent pas le terme : l’anison, parfois écrit anisong, c’est-à-dire la musique d’animé : ani(me) + son(g).

Je vous laisse débuter la lecture de ce billet par une vidéo introductive, avec l’excellent groupe JAM Project en version live (qui envoie du lourd) et un titre bien connu « THE HERO!! » qui servit d’opening à l’animé One Punch Man. C’est sans doute le meilleur groupe pour introduire une discussion autour de l’anison.


L’anison n’est pas un genre musical (et il n’est pas ici question des OST des animés), il s’agit plutôt d’une catégorie qui regroupe les titres chantés et artistes ayant directement un rapport avec les génériques et bandes-son (insert-song) des animés (et par association à certains jeux-vidéo). L’anison est souvent associé à la pop, à la pop-rock, mais il n’est en fait directement lié à aucun genre particulier. Toutefois, l’anison est essentiellement composé de chanteurs et chanteuses et non de groupes associant chanteurs et musiciens, cela pour des raisons assez évidentes directement liés aux génériques où l’image est réservée avant tout pour présenter la série.
Parallèlement, étant donné que ces chansons servent très souvent de générique, chaque titre est écrit et découpé de façon claire pour être adapté à l’écran, pour qu’il puisse durer par exemple 1 minute 30, la durée des opening aujourd’hui (moins pour les ending). Les paroles se rapportent aussi normalement à l’histoire de l’animé.

Il faut parallèlement faire une réelle différence (chose régulièrement oubliée) entre les artistes et groupes chantant à l’occasion / par moment des génériques, et entre ces artistes/groupes anison dont la carrière et la musique est vraiment centrée autour de l’animation japonaise (ce qui n’empêche évidemment pas des sorties indépendantes).
Par exemple JAM Project est un pur groupe anison, c’est même leur credo, ils chantent pour ça. Par contre Man With A Mission n’est pas un groupe anison (et les exemples possibles sont très nombreux), mais il fait régulièrement des tie-up pour des séries animé. Cette distinction pourrait paraître superficielle – et elle ne veut pas dire qu’un est meilleur que l’autre –, mais cette différence est très nette si on suit le parcours des artistes/groupes.

LiSA - Aoi Eir - Haruna Luna - Anison
LiSA, Aoi Eir et Haruna Luna

Ceux de l’anison vont avoir une carrière directement liée à l’animation, le succès d’une série portée par un bon opening par exemple pourra propulser de nouveaux noms sur le devant de la scène. Dans les productions assez récentes, Sword Art Online est un très bon exemple pour souligner ce lien entre le succès (mondiale qui plus est) d’un animé et celui des artistes anison chantant ses génériques. Ainsi, les carrières de LiSA, d’Aoi Eir ou de Haruna Luna ont fortement bénéficié du succès de Sword Art Online et on les retrouva de nouveau pour chanter les génériques de la saison 2, par exemple avec le beau « Startear » de Haruna Luna.

(« Crossing Field », de LiSA, opening de la saison 1 de SAO)

LiSA et Aoi Eir avaient déjà eu un certain succès l’année précédente avec Fate/Zero, avec respectivement le sublime « Oath Sign » et le non moins beau « Memoria ».
En comparaison, le nom du duo fripSide est plus naturellement associé à la série Toaru Kagaku no Railgun du fait de leurs excellentes contributions musicales. « Only my railgun » est un classique de l’anison :


Macross Frontier (qui est le seul titre de la saga Macross connue pour ses musiques que je connaisse) illustre parfaitement ce lien entre l’animé et sa musique ; Megumi Nakajima et May’n se sont fait un nom avec cette série. Les chansons de cette série ont squatté longtemps les tops musicaux japonais. Et, les années passant, un titre comme « Lion » continue encore à donner des frissons :


Le groupe de j-rock FLOW, en comparaison, qui a signé de très nombreux tie-up pour des animés a certainement bénéficié du succès de séries comme Naruto ou Code Geass – surtout pour se faire connaître à l’internationale plus qu’au Japon je dirais –, mais la réussite du groupe n’en est certainement pas dépendante. Je fais donc une réelle différence entre ces deux catégories d’artistes signant des musiques pour les animés.

L’anison n’est pas jeune, au contraire ; c’est aussi vieux que les génériques d’animés (ceux de Saint Seiya ou de Dragon Ball sont très connus, comme le fameux « Cha-la head, cha-la » de DBZ par exemple avec Hironobu Kageyama qui est aujourd’hui un membre de JAM Project). Les génériques des années 70, 80 et même 90 sont même assez reconnaissables musicalement. Cet âge d’or avec des musiques évoquant le courage des héros par exemple est même derrière nous.
Ce type de musique était plus fort auparavant, notamment parce que, aujourd’hui, ce sont les groupes populaires et seiyuus qui chantent très régulièrement les génériques. L’anison a ainsi beaucoup évolué avec le temps et elle s’est, j’ai l’impression, beaucoup féminisé ces dix dernières années. Parallèlement, la multiplication et le succès des animés à idols comme Idolm@ster ou Love Live! a aussi probablement modifié la nature même de l’anison.
Si vous êtes abonnés à Nolife sur Noco, je vous invite d’ailleurs à voir ou revoir les interviews de Shoko Nakagawa (alias Shokotan) et de JAM Project qui abordent justement cette question de l’anison d’hier et d’aujourd’hui.

(« Sorairo Days » de Nakagawa Shoko, opening de Tengen Toppa Gurren Lagann)

Sans aller trop loin, si on remonte seulement de quelques années, au cours de la première décennie de ce siècle, des artistes comme Nana Mizuki ou T.M. Revolution étaient très connus dans le monde de l’anison (même si Nana Mizuki préfigurait déjà ce mélange entre musique et seiyuu). Certains de ces noms sont encore une fois étroitement associés à des séries ; le célèbre T.M. Revolution (qui aime se mettre en scène dans ses clips) est ainsi l’un des principaux fournisseurs de chansons pour la série culte Gundam SEED.
Nana Mizuki et T.M. Revolution sont sans doute bien moins connus aujourd’hui par les plus "jeunes", même s’ils n’ont pas totalement disparu de la scène signant même ensemble de très bonnes collaborations pour l’animé Valvrave the Liberator.

(« Invoke » de T.M. Revolution, opening de Gundam SEED)

Si on veut citer quelques noms plus actuels, on ne peut que penser par exemple aux prolifiques Kalafina conduites par Yuki Kajiura qui est un nom célèbre dans le monde de la musique d’animé. Cette compositrice était aussi auparavant derrière les projets FictionJunction que j’adorais, en particulier FictionJunction YUUKA ! Les Kalafina forment par ailleurs un groupe dont l’originalité est certainement à l’origine de son succès, par son style de musique, la qualité vocale de ses membres dont aucune n’a la préséance sur les autres. Il est quasiment impossible que les amateurs d’animation japonaise ne connaissent pas Kalafina. Dans le cas contraire, il faut réparer ça.

(« Magia » de Kalafina, ending de Mahô Shôjo Madoka Magica)

J’ai mentionné précédemment LiSA et Luna Haruna qui officient avec des styles bien différents, la première bien plus rock et punchy et la seconde aux mélodies plus posées et douces. J’aime beaucoup LiSA qui n’arrête pas de me surprendre, mais s’il y a un nom qui me parle plus que les autres, à titre personnel, c’est bien Aoi Eir. Elle a une voix belle et puissante et elle excelle quel que soit le style de ses titres, par exemple avec « Sirius » (pour la série Kill la Kill), « Kasumi » ou encore le magnifique « Lapis Lazuli » (pour Arslan Senki). Elle était venue à Japan Expo en 2015, son showcase est un excellent souvenir. Malheureusement Aoi Eir s’est retirée l’année dernière à cause de problème de santé ; j’espère pour elle qu’elle ira bientôt mieux et, pour nous tous, qu’elle reviendra sur scène. 

(« Lapis Lazuli » d’Aoi Eir, opening de Arslan Senki)

Cela étant, l’ensemble des titres de ces artistes axés anison ne sera pas forcement liés aux animés. Ceci concerne en général plus particulièrement les albums qui regrouperont leurs titres principaux ayant été utilisés dans des animés, mais également de nouvelles chansons. Le dernier « Little Devil Parade » de LiSA publié sur YouTube sert à la promotion de son dernier album du même nom qui regroupent notamment des titres comme « Catch the Moment », générique du dernier film de SAO, ou encore « Brave Freak Out », opening de Qualidea Code.
Mais de manière générale, les singles concernent plus régulièrement des titres servant d’opening ou d’ending pour les séries. Il ne sera donc pas surprenant de voir des CD sortirent en différentes versions avec l’une d’elle présentant une jaquette avec l’animé associé. Ces variantes illustrent bien les publics visés. Voici un exemple avec LiSA et son prochain single « Datte Atashi no Hero » qui sert d’ending pour la seconde saison de My Hero Academia :

(Jaquettes du single « Datte Atashi no Hero » de LiSA, sortie 2 août 2017)

L’anison est donc la porte d’entrée naturelle vers la musique nippone pour la grande majorité du public non-japonais qui découvre ses mélodies par le monde l’animation.
Ce fut le cas pour moi aussi. Je suis même resté cantonné pendant des années aux groupes et artistes directement associés aux animés. Mon intérêt pour l’ensemble de la musique japonaise n’est venu que dans un second temps, mais il est certain que sans l’anison, je ne m’y serais probablement peu ou pas intéressée. Et de façon plus générale, c’est même la musique d’animé qui m’a amené vers la musique tout court ; il ne me serait par exemple pas venu à l’esprit, auparavant, de me déplacer à des concerts ou investir autant d’argent dans la musique. Du coup, suite à l’influence de l’anison, ceci explique pourquoi je ne vis désormais presque qu’avec la musique japonaise, et je ne m’en plains pas du tout, j’y trouve ce dont j’ai besoin et envie. 
Mon seul regret qui concerne directement l’anison, c’est que je suis depuis quelques temps de plus en plus en décalage avec les productions actuelles, je suis donc beaucoup moins au courant des génériques populaires du moment, sauf s’ils sont chantés par des artistes que je connais déjà. Les nouveaux noms me sont ainsi moins familiers ; j’ai découvert par exemple le chouette petit groupe TrySail tout dernièrement alors qu’elles ont débutés il y a quelques années.

Ainsi, aujourd’hui encore, je reste un grand amateur d’anison, c’est là où sont mes premiers amours en j-musique. Elle a pour moi de quelque chose de vraiment particulier, une saveur agréable qui réussit toujours à m’enthousiasmer. La première chose que je vais regarder à chaque fois pour un animé, c’est son opening. J’aimerais aussi tant aller à un de ces événements japonais réunissant tous ces artistes sur une même scène, ça doit être génial !
Les noms et titres que j’ai cités dans ce billet sont évidemment en priorité ceux que j’aime ; il y en d’autres également connus mais que je n’ai pas mentionnés, et, aussi, il y en a sans doute de nombreux autres, anciens ou récents, que vous connaissez et qui vous parle plus qu’à moi. Si c’est le cas, n’hésitez pas à les partager ici dans les commentaires et à donner tout simplement votre avis sur l’anison !