samedi 4 mars 2017

Des J-dramas en voilà : « Umi no ue no shinryoujo » et « Koinaka »

Aujourd’hui, deux dramas assez différents au menu, une série médicale et une romance, mais avec un point commun les rapprochant : une chanteuse, Leo Ieiri, qui chante leur générique respectif (et aussi un acteur en commun). Ce billet, avec celui du #WEDramanimique du weekend dernier fait aussi office de bilan de février puisqu’ils regroupent ensemble tout ce que j’ai vu au cours du mois dernier.

Umi no ue no shinryoujo


Dr. Kotô est un drama qui m’a marqué. Malgré ses défauts ponctuels, ses nombreuses qualités en font un titre mémorable, beau, une histoire humaine vraiment touchante. J’ai cru que je retrouverai ces sensations avec Umi no ue no shinryoujo. Je me suis trompé.

Ce dernier drama (diffusé en 2013 sur Fuji TV) souffre en effet d’un problème assez tenace : la comparaison avec Dr. Kotô dont il est lui-même coupable pour oser en parler dès le premier épisode (et dans la bande-annonce). De plus, le speech de départ ne peut qu’amener à comparer ces séries (malgré leurs différences certes indéniables). Sezaki Kouta (joué par Matsuda Shouta) est un jeune médecin qui a décidé de rejoindre une équipe assez spéciale qui, avec un bateau médicalisé, parcourt les îles reculées et peu peuplées du Japon ; on rencontre avec lui plein de monde et en particulier toutes celles dont il tombera amoureux. Parce que, oui, à chaque épisode, il tombe amoureux - c’est plus fort que lui - et il est prêt à tout quitter pour sa nouvelle promise (échec prévisible à chaque fois évidemment). Sa nouvelle collègue, l’infirmière Togami Mako (jouée par Takei Emi), devra apprendre à côtoyer ce médecin volage (mais sympathique). Oui, le speech diffère quand même, mais docteur Kôta se présente lui-même un peu comme un nouveau docteur Kotô. La comparaison fait mal. Le reste, au final, ça passe bien. Parce que, une fois ce problème accepté, la série suit correctement la route modeste qu’elle a tracée.


Pour apprécier le titre, il faudra toutefois également éviter de se lasser avec ce comique de répétition. Sur les 11 épisodes, 9 suivent exactement (ou presque) le même schéma. Nouvelle île, nouvelle rencontre et coup de foudre pour Kôta, « je pars, merci pour tout », râteau/échec, il revient et petite discussion avec Mako sur le pont du bateau. Celle-ci s’attachera forcement à lui. Évidemment. Si on accepte ce schéma redondant, on apprécie la série, ce qui a été globalement mon cas. Dans le cas contraire, vous risquerez d’abandonner dès les premiers épisodes. Les faiblesses de la série sont toutefois compensées par un casting assez solide, Matsuda Shouta par son jeu réussit à rendre appréciable et parfois marrant ce médecin peu commun (et sans beaucoup de relief), et Takei Emi s’en sort aussi assez bien.

"Taiyo no Megami" de Leo Ieiri

La conclusion avec la mère du Dr. Kôta m’aura surpris, et fait sourire. La surprise scénaristique finale était appréciable.
Bref, Umi no ue no shinryoujo est un drama sympathique mais qui a beaucoup de mal à cacher ses faiblesses, surtout avec l’ombre de l’excellent Dr. Kotô qui plane au-dessus de lui.

Koinaka

Koinaka

Deuxième drama de ce mois : Koinaka (diffusé en 2015 sur Fuji V). J’avais commencé ce titre car il semblait réunir beaucoup d’éléments que j’apprécie dans les romances drama-tesques. Leo Ieiri chante ici également le générique qui plus est. L’affiche de la série m’avait séduit, et si, en soit, je ne peux pas parler véritablement de déception, on est très loin du coup-de-cœur.

L’histoire nous amène à suivre l’évolution de trois personnages. En particulier Miura Aoi (joué par Fukushi Souta) et Serizawa Akari (jouée par Honda Tsubasa), deux amis d’enfance qui s’aim(ai)ent mais ne l’avou(èr)ent jamais. Le troisième est Aoi Shouta (joué par Nomura Shuuhei) qui a rencontré les deux autres au lycée avec qui il est devenu très bon ami et, vous l’avez sans doute déjà compris, lui aussi va tomber amoureux d’Akari. Tout le scénario va tourner autour de ce triangle amoureux. L’affaire est compliquée par le départ précipité d’Akari à cause de problème familiaux. Sur le point de se déclarer, elle disparaît de la vie d’Aoi. Quelques années plus tard, celui-ci apprend qu’Akari sort avec quelqu’un, Shouta, évidemment. C’est parti pour neuf épisodes durant lesquels les protagnistes se retrouvent, se rapprochent, s’éloignent, se souviennent, se disputent, etc. Dans l’ensemble, c’est assez bien maitrisé. Toutefois, la série ne prend pas trop de risque : c’est très banalisé et classique, on sait très bien où veut en venir le scénariste, on n’est jamais surpris, on sait comment cela va finir.

Koinaka Koinaka
Koinaka Koinaka

J’ai apprécié suivre ce titre, oui. Mais, il y a vraiment mieux. Et, surtout, je n’ai pas réussi à accrocher au couple principal de la série, ce qui est assez problématique. Aucun des deux personnages et/ou acteurs principaux n’est réellement convaincant, encore plus pour Honda Tsubasa : son « bye bye » était tellement… plat, sans émotion. En fait, il y a bien un couple dans cette série que j’ai aimé dans la série, c’est celui formé par la sœur d’Aoi, Miura Nanami (jouée par la chanteuse Oohara Sakurako) et un de ses amis d’enfance, le dynamique Kanazawa Kouhei (joué par Taiga) ; j’ai apprécié leur complicité et leur façon d’accompagner leur frère/ami dans ses difficultés sentimentales (et professionnelles).

"Kimi ga Kureta Natsu" de Ieiri Leo

Koinaka est peut-être sympathique mais ce titre manque cruellement d’amplitude, de force ; je n’ai pas trouvé que la série parvenait à transmettre suffisamment d’émotions, peut-être à cause d’une réelle faiblesses du côté des acteurs principaux.

***

Paradoxe : les deux séries dont je parle sont accompagnées au générique par une chanteuse que j’adore, Leo Ieri et, dans les deux cas, le drama ne m’aura pas réellement convaincu. Elles ne sont pas mauvaises, non, mais je ne peux pas vraiment les conseiller, sauf si vous ne savez vraiment plus quoi regarder (ou si vous êtes fans des acteurs de ces deux séries). Vous voulez suivre l’histoire d’un médecin exerçant sur des îles reculées du Japon ? Préférez amplement le très beau et bon Dr. Kotô qui est en plus diffusé par Crunchyroll chez nous. Vous voulez une romance sur fond de triangle amoureux qui vous touchera ? Il y en a tellement plein qui vous convaincront plus, même Suki na Hito ga Iru Koto qui m’a pourtant bien frustré est bien plus solide.
Ah, également, ai-je déjà dit que Leo Ieiri est une excellente chanteuse ? Je le redis au cas où.

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