Si je devais finir de regarder toutes les séries encore sous blister chez moi, j'aurais quoi de m'occuper pendant quelques mois au moins. On achète, on met ça de coté en se disant qu'on regardera un de ces jours. C'est le destin qu'a failli connaître le coffret dvd de Starship Operators. jusqu'à temps que je m'y mette là fin août, début septembre.
J'avais acheté ce coffret en février de cette année après avoir eu la surprise de le voir enfin sorti (Dybex l'avait dans son catalogue depuis 2006). Sur ce coffret, rien de particulier : Dybex a fait le minimum syndical, 3 dvd dans des "boitiers-zip" le tout entourer d'un carton avec une belle image. Niveau bonus... On se contentera du mode lecture normal, les chapitres et quelques génériques de publicité. Top, quoi.
Enfin la série en elle-même valait du moins un peu la dépense. Disons que c'est loin d'être fantastique, elle souffre de défauts assez conséquents mais quelques éléments positifs en font une série toutefois relativement intéressante à suivre.




En ça, le scénario de Starship Operators devient un argument assez fort rien que pour justifier le fait de vouloir regarder la série. Est-ce que ça suffit à compenser un rythme assez inégal ?
Même si la série se clôture plutôt bien avec de très belles batailles toutes en technique et en stratégie - les vaisseaux ne font pas des galipettes dans l'espace tirant 20 salves à la seconde, une attaque ici se prépare, la moindre erreur peut être fatale. Comme je le disais au dessus, il y a un réel travail dans le réalisme, c'est présenté d'une façon très crédible. La fin est aussi assez surprenante parce qu'elle est vraiment loin d'une conclusion classique : les gentils gagnent, les méchants perdent. C'est beaucoup plus subtil ! J'ai aimé ça.
Donc, oui, j'ai envie de dire que la série, par son scénario, compense quelques unes de ses faiblesses (une bonne moitié des épisodes sont tout de même trèès lents).
Le gros reproche que je ferais à Starship Operators, ce n'est pas sur cet aspect, mais plus sur ses personnages. Si ce n'est Sinon (oui, drôle de prénom - voir le premier screen), la chef des opérations stratégiques sur le vaisseau rebelle (plutôt douée), aucun autre personnage ne se signale par un petit charisme, même minime. J'ai déjà oublié à tous leur nom (à savoir si j'ai réussi à les retenir). Juste à regarder le commandant de bord, c'est très révélateur : il ne sert à rien.
La série, coté réalisation, est très correcte, même je dirais assez belle - d'autant plus qu'elle date de 2005. J.C. Staff a fait du bon boulot ! A noter qu'on a dans le staff aussi Kenji Kawai, mais on était cette année très loin de ce qu'il fera dans Seirei no Moribito ou Gundam 00 par la suite par exemple. Mais ça reste plaisant pour l'oreille, avouons le. Coté musique, l'opening de Mami Kawada est plutôt bien plaisant :
Pour conclure, je suis le premier à reconnaître que ce n'est pas une grande série. Elle souffre de deux gros défauts (un manque de punch chronique et ses personnages au charisme très, vraiment très, intérieur, sauf Sinon qui m'a bien plu) mais je reconnais avoir pris un certain plaisir à suivre cet animé du fait que le scénario, m'ayant pas mal surpris, a su me faire rester devant mon écran, les yeux curieux. Quelques séquences d'épisodes sont quant à elles bien réussies, les dernières batailles notamment qui en plus se clôturent de manière assez surprenante.
"l'opening de Kotoko est plutôt bien plaisant"
RépondreSupprimerL'opening "Radiance" est chanté par Mami Kawada. :)
Parcontre l'ending "Chi ni Kaeru ~on the Earth~" est bel et bien chanté par KOTOKO.
En effet, petite confusion de ma part quand j'ai écrit. Merci, je corrige ça.
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