Après une petite pause et mon bilan J-music à Japan Expo, je vais reprendre mes billets playlist. Vous retrouverez ainsi ici une petite sélection de quelques uns des clips postés sur YouTube qui m’ont le plus marqué pendant les mois de mai et de juin. Je vous laisse écouter !
Courant mai, la promotion du premier album d’Airi Suzuki, ancienne membre du groupe °C-ute, prenait de l’ampleur et pendant cette période de nombreuses vidéos furent postées avec plusieurs clips. Même si je les apprécie tous, mon préféré est incontestablement « Distance » que j’ai déjà partagé dans mon billet sur les idols. Je vous laisse le réécouter :
Suzuki Airi - « Distance »
Le même jour, ce 2 mai, je redécouvrais un autre groupe : les E-girls. Leur nouveau titre « Show Time » était mis en ligne, et celui-ci est tout simplement superbe. Très accrocheur déjà son rythme, son ambiance, le clip est aussi totalement hypnotique avec la maîtrise des filles lors des chorégraphies et cette caméra qui circule au milieu du groupe et qui apporte encore plus de mouvements à l’ensemble... Qu’importe le nombre de fois que je le visionne, ce titre m’impressionne toujours autant.
E-girls - « Show Time»
J’ai déjà présenté Inoue Sonokosur ce blog. C’est une chanteuse que j’apprécie vraiment de plus en plus. Pour la promotion de son nouveau mini-album Mine sorti le 6 juin (que j’essayerai de présenter prochainement étant donné je l’ai acheté), le clip «Remember» avait été posté. Cette chanson constitue la première piste de ce CD qui se démarque de ses précédentes sorties plus sentimentales. On retrouve ainsi ici Inoue Sonoko avec des sonorités pop-rocks plus proches de sa période indie, et c’est vraiment très bon !
Sonoko Inoue - « リメンバー / Remember»
MIYAVI est un chanteur et guitariste au talent bien connu et indéniable qui s’essaye à tellement de choses (il a même joué au cinéma dans Invincible de Angelina Jolie), très souvent avec brio. Avec sa maîtrise à la guitare et un sens aigu du show, son dernier titre publié sur internet « In Crownd » mérite lui aussi amplement un peu plus d’attention :
MIYAVI - « In Crowd » feat. Seann Bowe + Lia Kim
Le mois de mai a été marqué par le retour du groupe de kawai-metal le plus connu de la scène nippone, évidemment les BABYMETAL, avec le puissant « Distorstion », un nouveau clip qui présente notamment le nouvel univers du groupe autour duquel planent tellement d'inconnues. Toutefois, le solo de Suzuka, Su-metal, « No Rain, No Rainbow » m’a plus marqué en comparaison ; elle est toujours aussi impressionnante ! BABYMETAL est toujours bien là et il faudra continuer à compter sur ce groupe à l'avenir.
BABYMETAL - « NO RAIN, NO RAINBOW»
Le mois de juin a été particulièrement riche avec une pluie de titres vraiment sympathiques, l’été approchant, on a droit aussi à des clips beaucoup plus colorés, dans des paysages de saison, plages et cocotiers. Pour un exemple, voici « Summer Mermaid » chantée par Misako Uno, une des membres du groupe AAA. Je n’ai jamais vraiment accroché à ce dernier groupe mixte, mais ce titre là, en solo, me plait beaucoup. C'est une chanson qui fonctionne très bien avec ses sonorités chaleureuse et festive de saison.
Misako Uno (AAA) - « Summer Mermaid »
Je vais désormais enchaîner avec ce qui sont certainement mes deux plus gros coups-de-cœur de ce billet.
Je connaissais un peu les Fairies de nom, un groupe de cinq idols (six à l'origine) formé en 2011, j’avais occasionnellement écouté leurs titres. Très jeunes lors de leur formation, elles ont aujourd’hui chacune autour de 20 ans et elles ont atteint un autre niveau à l'occasion de la sortie de leur second album. Je vous laisse apprécier leur titre « Fashionable » qui est sooooo classe.
Fairies (フェアリーズ) - «Fashionable»
Assez simple dans la réalisation, il est pourtant tellement efficace avec ces alternances dans les séquences de chant, les mouvements classes et fashion de danse, l’ensemble coupé par ces petites séquences clap yours hands ou be be be fashionable en anglais parfaites pour rythmer le titre. Et pour cet album nommé JUKE BOX, ce n’est pas l’unique bon titre : dans un registre assez similaire mais plus coloré, il y a « Bangin' », ou dans un registre moins dansant, «Alive » est également très réussi. Oui, j’ai évidemment craqué pour cet album, j’ai hâte de le recevoir !
Deuxième des coups-de-cœur que je mentionnais : « NON TiE-UP » des BiSH. Ce titre est tout simplement une tuerie et, si vous ne connaissez pas encore, je vous laisse immédiatement le découvrir :
BiSH - « NON TiE-UP »
Hachiko vous avez présenté ce groupe d'idols qu’il décrivait comme un « groupe totalement iconoclaste » ; ce nouveau titre illustre parfaitement cela, il fait voler en éclat ce que chacun pourrait imaginer du monde des idols. On est ici plongé dans un univers futuriste, les filles fuyant, hurlant leur soif infernale de liberté. Le clip est tellement réussi, puis elles se donnent dedans tellement à fond ; les expressions de leur visage sont si riches et intenses. Bluffant. C’est tellement grisant de les voir ainsi casser les frontières et, musicalement, c’est aussi du très lourd.
Je vais poursuivre avec un peu de rock teinté d’anisong (ou inversement), certes bien plus classique mais plutôt efficaces. Azusa Tadokoro va sortir à la fin du mois de juillet son septième single avec comme titre phare « Resolve ». C'est un titre au rythme intense qui fonctionne très bien et confirme le potentiel de cette chanteuse que j’apprécie de plus en plus.
Tadokoro Azusa - « Resolve»
Je vous ai déjà à plusieurs reprises parlé du groupe féminin suga/es jouant dans des registres entre pop et punk. Elles ont publié le 30 juin un tout nouveau MV au visuel rétro « Oboreru Sakura (溺れる桜) ». J’aime beaucoup et je suis totalement fan du charisme et de la voix de Noah.
suga/es - « Oboreru Sakura(溺れる桜) »
Après tout cela, on va conclure en douceur avec un titre beaucoup plus doux. Voici la reprise de « Planet » par la jeune chinoise Ron Monroe dont la carrière musicale débute actuellement au Japon avec ce titre. Ce qui est aussi particulièrement frappant avec elle, et très certainement recherché, c'est sa ressemblance avec Gakki, l’actrice Yui Aragaki. Son agence doit certainement essayer de profiter de la grande popularité de cette dernière pour propulser sa nouvelle protégée. Sans être excellent ni mémorable, c’est une jolie chanson (à noter qu'elle existe aussi en version chinoise).
ロン・モンロウ / Ron Monroe - « PLANET »
Pour quelques autres titres de mes playlists de YouTube, en vrac : évidemment « Hyohyo to Emotion» du groupe frederic, excellente musique, mais je suis moins fan du clip ; la jeune et talentueuse JUNNA est de retour avec « Akaku, zetsubou no hana», moins percutant que « Here» mais chouette quand même ; j ai parlé de =LOVE dans mon bilan de Japan Expo, en mai, elles publiaient le très chouette « Ki aira, Tasuke ni kitazo» ; les Morning Musume '18 tapaient deux fois très fort avec « A Gonna» et « Are you happy?» ; Maison book girl est un petit groupe qui fait de chouettes choses comme avec « Reinkôto to kubi no nai tori» ; terminons avec une chouette reprise de « Flash» des Perfume par le groupe de pop-rock Girlfriends.
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Voilà, on finira ainsi donc cette playlist. J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’actualité musicale japonaise pendant cette période avec le travail, mais j’ai été pleinement satisfait de ce que j’ai pu découvrir. Dès juin, les clips prenaient d’ailleurs des teintes estivales de plus en plus marquées, la prochaine playlist risque donc d’être beaucoup plus ensoleillée.
Est-ce que cette sélection vous a plu ? Des coups-de-cœur ? Ou bien est-ce que vous avez découvert d’autres titres pendant mai et juin ?
C'est l'heure de faire mon petit bilan de cette édition 2018 de Japan Expo. Cette année étant vraiment compliquée, je partais cette année avec l'idée de me vider l'esprit autant que possible avec de la J-music et encore de la J-music. J'en avais cruellement besoin. Je suis revenu au final avec plein de paillettes dans les yeux. Incontestablement, j'ai passé un excellent weekend. Je ne connaissais pourtant qu'assez peu ou moyennement l'ensemble des artistes et groupes que j'ai vus et rencontrés, et j'ai enchaîné des coups-de-cœur.
Je souhaite avant tout commencer ce bilan avec miraiskirt (ミライスカート) et la belle Marina Kojima (児島真理奈). Aujourd'hui seule, ce groupe d'idols basé à Kyoto était en fait originellement composé de quatre membres ; elles se sont cependant séparées en 2017 et Mari-chan a depuis continué seule. Cette transition n'a pas dû être facile pour elle, c'est peut-être aussi pour ça qu'elle avait tellement envie de faire de son mieux à Japan Expo pour rencontrer ce nouveau public qui venait l'écouter et lui parler.
Elle était donc l'une des invités de Saiko! Japan sur leurs stands. Ce fut pour moi un réel et très très grand coup-de-cœur. J'avais un peu écouté les différents clipsde miraiskirt avant de venir, histoire de me préparer : cela me plaisait et c'est pour ça que je voulais vraiment la voir le samedi sur la Saiko! Stage. Je fus finalement rapidement sous le charme. Elle a assuré un joli live le samedi (environ 30 minutes) avec des chansons entraînantes et colorées, une bien belle voix et un superbe sourire. Elle chantait aussi ses anciens titres auparavant interprétés à quatre, comme le très bon « COSMOsSPLASH ». Le dimanche, je me devais donc de revenir, encore plus motivé et désormais équipé de l'écharpe assortie ; dommage pour le showcase de The Sixth Lie, mais je voulais revoir Mari-chan sur scène. Ce second live était encore meilleur, elle était en plus encouragée par un public plus enthousiaste ce qui réjouissait Mari-chan. Je regrette de ne pas avoir été également présent les jeudi et vendredi.
Évidemment, j'ai aussi été là à chaque à chaque rencontre après ces deux lives, avec de petits achats en même temps (le dimanche, je ne voulais surtout pas rater le CD que j'ai pu faire aussi dédicacer, cool ! Pour mes achats, voir la dernière photo du billet) et les fameux chekis. Mari-chan est tout simplement adorable et il est facile d'échanger avec elle, d'autant plus qu'elle parle un peu anglais. J'ai même eu l'occasion de la voir à plusieurs autres occasions, elle a bien retenu mon prénom ce qui fait forcement plaisir, et j'ai pu lui dire même au revoir à la fin du salon et l'encourager pour la suite, avec une petite pointe d'émotion.
Elle est aussi très réceptive également à nos réactions sur les réseaux sociaux, répondant ou aimant régulièrement les messages. Mine de rien, avec ces échanges sur les réseaux, savoir que nos réactions sont lues et qu'ils suscitent des réactions, cela permet de nouer un contact encore plus fort avec l'artiste.
J'étais quand même frustré de mon niveau en japonais (désolé Mari-chan !), surtout que, à cause de ces années à l'étranger, mon petit japonais a été remplacé par une autre langue, et quand ça sort dans la mauvaise et que forcement je ne suis pas compris, c'est perturbant et j'en étais tellement désolé... L'année prochaine, je me préparerai mieux, car elle a promis de revenir (j'espère qu'elle le pourra, maintenant en tant qu'idol solo, ça ne doit pas toujours être facile pour elle).
Bref, je suis totalement sous le charme, je suis désormais fan de miraiskirt ! Merci Mari-chan, まりちゃん、ありがとうございます !!
J'écrirai prochainement un autre billet pour mieux la présenter ainsi que sa discographie.
La scène Karasu a quant à elle réservé son petit lot de surprises. Et de bien belles surprises ! Encore du côté des idols d'ailleurs. Le samedi, je voulais absolument voir =LOVE. Cela faisait quelques mois que je tombais régulièrement sur leurs clips et plus on les regarde, plus Youtube te les recommande (YT me dévorera un jour sans même m'en rendre compte). J'appréciais, mais le groupe ayant une moyenne d'âge très jeune, cela me freinait peut-être un peu, malgré quelques titresdes plus sympathiques.
Les =LOVE étaient donc sur scène le samedi, et là, rapidement je comprends que je vais céder. Cela ne sert à rien de résister, faut se laisser emporter par le courant. Ce groupe de 12 membres vraiment charmantes, et dans une très jolie tenue sombre, occupe rapidement l'ensemble de la scène et me laisse stupéfait. Jeunes, oui, mais des vraies pros (mais je n'ose pas penser aux heures d'entrainement qu'elles doivent faire pour en arriver là). Elles enchaînent les chansons pendant les 45 minutes du showcase avec talent, avec des chorégraphies parfaitement réalisées et fluides, de jolis performances en chant, et un très fort impact auprès du public.
J'ai passé un excellent moment à les voir sur scène, je n'ai pas vu le temps passer. J'ai espéré naïvement que le rappel tenté par une partie du public fonctionne, même si évidemment avec le planning serré de la scène Karasu c'était totalement impossible.
=LOVE est vraiment un très chouette groupe que je ne pensais pas autant apprécier. Ce fut une très belle performance sur scène en tout cas et je vais continuer assurément à les suivre.
Les =LOVE auraient pu être mon principal coup-de-cœur de la scène Karasu, mais cela était sans compter un autre groupe d'idols qui passait le dimanche : les callme. Après avoir été une fois de plus auprès de Mari-chan, j'accourais, je ne voulais vraiment pas rater ce qui s’annonçait déjà comme un bon showcase. Et au final, non, ce n'était pas un "bon" concert, c'était une tuerie !
Si miraiskirt est mon coup-de-cœur du kokoro, callme est ma révélation artistique du salon.
Pour le coup, je connaissais très mal callme, juste un peu de nom étant donné que je traîne souvent sur la chaîne YT d'avex. J'avais un peu révisé en urgence avant d'aller à JE et la ressemblance visuelle et de style avec Perfume était évidente. C'est toutefois pour cette raison que je me doutais que ce serait un bon show. Si l'influence est bien perceptible, callme est en fait un vrai groupe avec sa propre identité, des influences musicales diverses et un superbe charisme sur scène.
Et pour en témoigner, il y avait juste à constater l'enthousiasme débordant du public : un succès total ! Je pense que Mimori, Koumi et Ruuna (la leader), les trois membres du groupe, ne s'attendaient pas à un tel accueil aussi bouillant ; lorsque, vers le milieu du concert, le public se mit à les acclamer longtemps avec ferveur, elles ne purent cacher leur émotion, Mimori cédant même des larmes. Il faisait chaud, très chaud, mais cette ambiance bouillante a rendu ce show encore plus appréciable et même tout simplement excellent. Elles se donnaient à fond, enchaînant des titres réussis, avec charisme et avec de superbes chorégraphies percutantes et diablement efficaces, alors que le public répondait toujours avec une ardente ferveur. Elles sont toutes trois très belles et surtout incontestablement douées, l'ensemble du combo ne pouvait en effet que fonctionner. Et assurément, le public n'était pas majoritairement composé de fan d'idols.
Je ne pourrais comparer avec toutes les éditions de Japan Expo, mais avec mon expérience perso sur le salon - à part peut-être quelques artistes majeurs de l'anisong -, j'ai rarement vu ça à Villepinte, sur la scène Karasu en particulier. Rien que pour cette belle communion, ce showcase des callme restera à mes yeux un très grand moment.
Je ne sais pas si la tournée mondiale dont elles ont parlée, encouragées entre deux acclamations, se concrétisera, mais si c'est le cas, j'espère que toute cette ferveur sera de nouveau là.
Après ce superbe showcase, la scène Karasu accueillait de nouveaux artistes dont je parlerai après, mais j'allais aussi retrouver les callme lors de l'ultime séance de dédicace du salon. Pour le coup, j'étais ultra-content d'avoir obtenu un bon de dédicace le matin ; après un tel concert, si ce n'avait pas été pas le cas, j'aurais vécu cela comme un drame personnel. Pas mal de monde était là, et surtout, Koumi, Mimori puis Ruuna prenaient chacune du temps avec chaque personne venue les voir. Je suis arrivé assez tard (et bien triste aussi de ne pas avoir pu acheter un CD...), du coup, j'étais dans les derniers, entourés des Japonais qui les accompagnaient pour leur premier concert à l'étranger. Quand j'allais passer, l'heure normalement fixée était donc dépassée et le staff commençait à le constater. Je ne voulais du coup pas les embêter longtemps, surtout qu'elles devaient être épuisées, je passais, mais je pus quand même échanger quelques mots avec elles (ah, et mon fichu japonais... mais résumer la Normandie au Mont Saint-Michel, ça suffit à faire son effet~). Si elles sont toutes trois vraiment belles, Koumi est une jeune femme magnifique, c'est même intimidant, mais tout aussi gentille. Mimori adorable faisait un petit portrait de chacun, elle est vraiment douée en plus. Ruuna enfin m'a surpris quand elle me demanda elle-même si je voulais une photo, comme pour tout le monde ; comme je voulais ne pas trop les embêter, j'avais rangé mon téléphone, mais grâce à elle, j'ai un autre beau souvenir. (Mais que c'est dommage que mon smartphone et son appareil photo vieillissent mal...).
En fait ce qui est assez remarquable, c'est comment notre impression d'un groupe, d'un(e) artiste, peut changer quand on le/la voit sur scène. =LOVE et plus encore callme sont de parfaits exemples. J'avais pu les apprécier auparavant en écoutant leur musique, en regardant leurs clips. Mon impression s'est toutefois enrichie de ces expériences en live, réelle et physique, pas uniquement derrière assis un écran ; cela a ainsi changé mon avis sur ces groupes. Je me suis écouté avec Apple Music la discographie de callme - comme elles nous ont invité à le faire -, dans le bus, sur le long chemin du retour, et avec ces images en tête, je revivais le showcase, comme avec l'excellent « step by step » et je faisais attention à toutes les subtilités de leur musique, ces élans de pop-électro, ces sonorités de jazz. Ce que je dis est évident, c'est notamment pour ça que les gens aiment aller voir des concerts, mais ces piqûres de rappel font du bien.
Et quoi d'autre ?
J'ai eu l'occasion de croiser plusieurs autres artistes au cours de ces deux jours.
Risa Niigaki, une ancienne et célèbre membre des Morning Musume, était l'invité spéciale pour fêter les 20 ans du Hello!Project qui tenait même un stand à cette occasion avec les Amaitsuki (une formation s'étant notamment fait connaître en faisant l'ouverture du concert des Angerme en juin). Le samedi, après une bien longue attente, je décrochais un bon pour une dédicace. Même si la période pendant laquelle elle fut membre des Morning Musume m'est totalement méconnue, je suis quand même content d'avoir pu la voir. Elle était passée aussi sur le stand du Hello!Project, j'ai vu de loin, elle semblait assez ouverte au public présent.
Je n'ai pas eu le temps d'ailleurs de repasser sur ce stand le dimanche avant de partir, j'aurais bien aimé me prendre quelques petites choses en plus ; au final, je n'ai acheté que le t-shirt du concert des Angerme à Paris.
Autre dédicace que j'ai obtenu le samedi : les +A ! Alors, autant je suis content d'avoir pu les voir, autant je suis déçu d'avoir raté chacun de leurs lives sur le weekend. Je pensais les voir le dimanche soir, mais elle passait seulement en seconde position lors de la dernière session des Tremplins J-music de JE... et j'avais la dédicace de callme que je ne voulais vraiment pas rater. C'est vraiment dommage... En tout cas, ce tout jeune nouveau groupe qui associe la violoniste Ayasa et la chanteuse Akira est vraiment prometteur, comme en témoigne le premier clip posté sur la toile il y a peu.
Je devais voir THE SIXTH LIE en concert le dimanche... ça promettait du très bon son sur scène. Cependant, j'ai déjà expliqué pourquoi je les ai ratés : j'ai préféré écouter mon faible kokoro et retourner voir Mari-chan. Toutefois, coup de chance, en déambulant rapidement autour des stands, je les voyais en séance de dédicaces chez Crunchyroll. Je saisis ma chance, achète un CD et récupère une dédicace inespérée ! Le chanteur Arata n'avait pas l'air de respirer la joie de vivre par contre... ces deux camarades étaient plus souriant. Cela a atténué un peu ma déception de ne pas les voir sur scène. Après, la fatigue devait se faire ressentir pour eux ; ils ont quand même fait les quatre jours et ils avaient un planning chargé.
Les Wi-Fi-5, un autre groupe d'idols, vraiment très jeunes cette fois-ci, ne faisaient pas partie de mon planning. Profitant toutefois d'un peu de temps le dimanche, je m'arrêtais sur la scène Azuki pour voir leur spectacle en compagnie du fameux chat Chi. Ce groupe de 5 membres, même si elles n'étaient que 4 là, a la particularité d'avoir deux membres d'origine étrangère : Simon, chinoise, et Tomiko, américaine. Le groupe a visiblement été constitué pour dépasser les frontières japonaises, et signer le générique d'un animé pour le mondialement populaire Chi se comprend bien. Quoi qu'il en soit, Simon, a déjà une voix assez marquante ; dans quelques années, si elle continue, elle risque d'être réellement impressionnante sur scène. En tout cas, une musique naïve, un univers enfantin et mignon, ce groupe enchaîna avec sourire quelques musiques : ça fonctionne bien. Étant donné que j'avais acheté le CD la veille, plus par principe d'acheter des CD qu'autre chose (je peux apprécier la k-pop, mais bon, c'est frustrant de ne trouver que ça sur le salon...), je profitais ensuite de l'occasion de les voir en dédicace pour le faire signer. Elles étaient marrantes en tout cas.
Le dimanche, après le showcase de callme, deux personnalités majeures de la scène anisong montaient sur scène. Yoko Takahashi est venue interpréter son célébrissime générique d'Evangelion, ce fut un grand moment de communion avec le public qui chantait avec elle ; une jolie performance mais entachée par quelques sifflets pour une histoire d'otaku/geek, j'espère que l'artiste a déjà oublié cela. Venait ensuite Mika Kobayashi qui est en particulier bien connue pour ses contributions à la série l'Attaque des Titans : toute petite, elle a pourtant une puissance impressionnante, c'était bluffant.
Franchement, ces deux petits shows étaient bien sympas... mais beaucoup trop court. Cela m'a réjoui d'avoir de profiter ainsi de l'anisong sur scène, mais j'en voulais plus : on avait là de grands noms, mais de tous petits shows, ce qui est quand même un peu frustrant. J'espère que, l'année prochaine, Japan Expo va mettre les grands moyens, car des lives comme ceux de (feu) Kalafina ou de Eir Aoi, il y a quelques années, manquent cruellement à la programmation du salon. Les 20 ans de JE, il faudra envoyer du lourd !
Quelques autres regrets : sur la Saiko! Stage, à part à un bref instant, je n'ai pas pu voir les TOKYO Flavor ; cela avait l'air d'être un chouette groupe comme l'a montré Gru!. Mon planning n'aidant pas, et pour aller retrouver des amis sur le salon, je devais faire des concessions. Ainsi, ce n'est pas encore cette année que j'aurais vu Misaki Iwasa. N'ayant pas été présent les jeudi et vendredi, j'ai évidemment raté du monde : les TRF (TK Rave Factory), un groupe bien célèbre qui par curiosité j'aurais bien aimé voir ; les Maneki Kecak avait l'air d'être un très chouette groupe ; les Banzai Japan semblent avoir rencontré un petit succès auprès des gens. Je ne vais cependant pas m'étaler côté regrets, parce que cette année a en fait été super, ce que j'ai vu m'a plu et c'est ce qui m'importe.
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Je vais terminer ce bilan avec un petit visuel de mes achats et dédicaces :
Bref, grâce à Japan Expo, ces deux belles journées ont rattrapées plus de 10 mois de frustration à rater tous les concerts annoncées en France, comme JAM Project ou dernièrement Angerme pour des exemples. J'ai certainement raté d'autres excellentes choses, notamment les deux premiers jours, mais ce weekend m'a plus que réjoui. Si je devais retenir que deux noms, ce serait miraiskirt/Marina Kojima et les callme : elles m'ont vraiment séduit par leurs prestations sur scène, leur présence, leur gentillesse.
Une très bonne 19e édition de Japan Expo pour moi, mine de rien très fortement colorée idols ! Des idols oui, mais des artistes surtout. J'ai hâte de voir les programmations pour le 20e anniversaire que j'espère déjà mémorable.
Le weekend dernier sur une initiative de Bo0ya du blog Books&Dramas, la communauté dramaland s’est lancé dans une nouvelle édition du Weekend Dramanimique. Le but est toujours aussi simple : regarder autant de fictions asiatiques en un weekend que possible, dramas, films, animés, etc. Ceci se passait de vendredi soir à dimanche soir, chacun pouvant partager sur Twitter ses visionnages avec le hashtag #WEdramanimique.
De mon côté, j’avais choisi de viser assez haut avec un palier de douze heures : mission accomplie par ailleurs. Et pour pimenter la chose, on pouvait essayer de remplir plusieurs critères, cette fois-ci : regarder un show TV, une capture écran d’un chat/chien (#petpow), regarder une série de 2018.
Voici un petit récapitulatif de ce que j’ai regardé, côté dramas :
What's Wrong With Secretary Kim (김비서가 왜 그럴까 - Corée du Sud, 2018) : épisodes 5 à 8 (= ~4h)
Cette série rencontre son petit succès chez dramaland. Et c’est amplement mérité. J’accroche également totalement à cette romance certes bien classique entre un patron d’entreprise riche et narcissique, Lee Yeong Joon (joué par Park Seo Joon), et sa secrétaire belle, efficace et dévouée, Kim Min So (jouée par Park Min Young). Sauf que cette dernière a décidé de quitter son boulot pour se dévouer à elle-même. Un choc pour son boss. Et là, tout commence : ils vont se rendre compte que les neuf années passées ensemble les ont beaucoup rapproché. Cette série est drôle et attachante. Elle réunit tout ce que j’aime dans ce type de show : un couple attachant, de beaux moments de romance qui sont crédibles avec une réelle alchimie, un humour bien dosé, des personnages secondaires chouettes (mention spéciale au directeur Park Joon Hwan interprété par un Kim Jung Woon toujours aussi marrant).
J’aime, je ne peux qu’aimer cette série. On vient d’atteindre un stade critique dans le scénario, et il reste encore huit épisodes à voir. Hâte et curieux de voir la suite.
Rich Man (리치맨 - Corée du Sud, 2018) : épisodes 13 à 16, série finie (= ~4h)
Cette série coréenne est le remake de Rich Man Poor Woman diffusé au Japon en 2012 avec deux grands acteurs : Oguri Shun et Ishihara Satomi. Autant le dire : je ne ferai pas de critique sur cette série, car elle ne le mérite pas. Je préfère vous rediriger vers la version japonaise qui est, elle, de qualité et que j’avais adorée.
Alors, je le reconnais, j’étais parti avec un mauvais apriori renforcé par une introduction assez mollassonne. Cependant, au cours des 16 épisodes, rien ne prend. Autant l’histoire pourrait être intéressante, autant les personnages qui l’accompgnent sont mauvais. Avec une exception : Min Tae Joo, le vice président de Next In ; son personnage est agréable à suivre, mais quand il va faire ce qu’il devait faire. Le couple entre Yoo Chan et Kim Bo Ro ne m’a jamais parlé, le romance, malgré quelques moments sympathiques, ne m’a jamais convaincu à cause de deux acteurs aux sentiments vaporeux ou surjoués.
Rich Man ne prend en plus pas assez de risque : l’histoire est trop fidèle à l’originale, à une exception près, le passé de Yoo Chan. Le reste est identique. Min Tae Ra tient une galerie d’art au lieu d’un restaurant : ça ne change rien, même si son personnage n’était pas le plus désagréable.
Bref, malgré mes réticences au début, jamais la série n’aura réussi à me convaincre, c’est dommage. La curiosité m’a poussé à aller au bout, et je ne sais pas si j’ai bien fait.
J’ai aussi été un peu du côté du Japon avec Kimi wa Petto (きみはペット). Et cette fois-ci, étant donné qu’un remake existe, j’ai voulu essayer en même temps les deux versions, celle de 2003 et celle de 2017, avec un épisode de chaque (45 min + 60 min = 1h45).
L’originale fait partie des grands classiques des dramas japonais qui en plus réunit un joli casting, Matsumoto Jun et Kato Koyuki évidemment dans les rôles principaux (Momo et Iwaya Sumire), mais on peut noter aussi la présence - version jeune - de Eita, Ishihara Satomi, ou encore d’acteurs qu’on croise encore souvent comme Sato Ryuta.
La version de 2017 a un casting qui me parle beaucoup moins, le 'petto' Momo est joué par Shison Jun qui a une allure d’ado, et Iwaya Sumire est ici joué par Iriyama Noriko qui a déjà une longue carrière même si je l avais rarement vu à l écran.
Momo-vrai-chien version 2017~ #petpow
Avec seulement un épisode de chaque, difficile de se faire un réel avis. J’ai trouvé les deux introductions plutôt qualitative avec quand même là une préférence pour la version originale qui a des personnages plus convaincant, mais dans l’ensemble, ça se vaut. À noter que la série la plus récente compte seize épisodes, ce qui est peu commun côté Japon, donc six de plus que celle de 2003 ; il y aura donc sans doute des changements dans le scénario (ou alors faire durer des choses).
Kimi wa Petto - 2003
Toujours du côté du Japon, afin de regarder un show TV, je me suis aussi regardé les épisodes 10 et 11 de Terrace House: Boys & Girls in the City sur Netflix (= ~50 mins). Cela faisait quelques temps déjà que j’avais entendu parlé de cette télé-réalité japonaise assez différente de ce qu’on peut avoir l’habitude chez nous (même le populaire Koh-Lanta, j ai du mal). Et je reconnais que je me suis pris au jeu. Les premiers épisodes m’avaient plu du fait du côté simple et naturelle de l’émission avec des participants intéressants car normaux. Maintenant la surprise est passée, je regarde les épisodes de temps en temps, mais ça reste agréable.
Je me suis enfin regardé quelques animés ; les ayant délaissé assez longtemps, j’ai en ce moment envie d’en regarder de nouveau.
Darling in the FranXX (ダーリン・イン・ザ・フランキス) : épisode 23 (= 24 min.)
Cette série était curieuse au début, il fallait accrocher au système de pilotage des FranXX volontairement suggestive. Toutefois, une fois cela passé, l’histoire de cette série est particulièrement prenante et étonnante. Sur une terre dévastée, l’humanité survit défendue par des enfants qui pilotent en binôme des méchas. Hiro, un de ces enfants, va alors faire la rencontre avec une jeune fille qui porte des cornes, Zero Two. Cette dernière apporte beaucoup à la série par son histoire, son caractère. Mais, de façon générale, c est bien l’ensemble des personnages et leurs interactions qui font la qualité de ce titre. Un gros retournement a eu lieu dernièrement, on sait enfin contre qui ils combattent ; c’était un peu prévisible qu’il y avait quelque chose de ce genre, mais c’était bien amené.
The Ancient Magus’ Bride (魔法使いの嫁): épisodes 1 à 3 (= ~1h).
Cet animé me donnait envie depuis quelques temps à cause de ses génériques ("Here" de JUNNA quoi !) et de sa réputation. Et j’ai bien aimé, en particulier la poésie de la narration. Le début de l'évolution de Chise - au lourd passé et acheté par un sorcier à tête de bélier qui veut en faire sa disciple mais aussi épouse - est intéressante ; elle commence à découvrir un nouveau monde bien plus lumineux. Le moment quand, à l’épisode 2, Chise transforme le joyaux en champ de fleurs, je me suis dit "ouah" ; habituellement, ils en auraient fait des masses pour bien appuyer et montrer le côté exceptionnel des pouvoir de Chise, là, non simplement une vision du passé, Thorn qui arrête tout juste en posant les mains sur ses yeux. Et là on découvre ce champ de fleurs et donc le potentiel de Chise. L’épisode 3 avec les dragons était sympathique, même si je trouvais que ces créatures manquaient de majesté - même si on comprend pourquoi - mais j’apprécie bien ce mélange entre monde moderne, magie et fantastique.
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Cela fait donc 12 heures de visionnage, mission accomplie. Merci Bo0ya pour cette nouvelle édition du Weekend Dramanimique bien sympathique à mener et qui aura adouci un peu ce weekend de travail.
Au détour d’une discussion, quand on dit qu’on écoute de la musique japonaise, les réponses peuvent se résumer très souvent de plusieurs façons, l’une d’excluant pas l’autre : un sourire sarcastique, « ils font de la musique ? », des « ah désolé, je n’aime pas la K-pop », voire « ah ? t'aimes voir des gamines essayer de chanter et se trémousser ? », de la moquerie, ça arrive, ou, tout simplement, on va te faire comprendre que mieux vaut ne pas continuer la discussion. La musique japonaise n’a pas bonne presse. Dès qu’on s’éloigne une sphère habituée au Japon, à l’Asie, il devient de moins en moins fréquent de trouver des personnes réceptives aux explications qu’on peut donner, même avec des personnes qui se disent aimer la musique. La musique japonaise traîne une mauvaise réputation : pop rose et édulcorée, jeunes filles avec mini-jupe et paillettes, chansons criardes, aucun sens de la vraie musique, etc. Et à ce titre, et même de la part d’une partie du public habitué au Japon, les idols sont rapidement une cible facile, même la cible la plus facile, et le public des idols y passe régulièrement aussi.
J’écoute beaucoup de musique japonaise, et même quasiment que ça, je l’ai assez dit ici et je continuerai à le faire. J’écoute également pas mal de musique d’idols ; des groupes d’idols féminins exclusivement, oui. Je n’ai pas envie de partir en croisade pour la défense d’une bonne cause, je suis même du genre très patient pour discuter et défendre la musique japonaise. J’ai toutefois envie aujourd’hui de profiter de ce billet pour essayer de montrer que la musique et les idols, cela peut être un chouette combo. Si chacun cherche un peu à connaître, il y a forcement moyen de trouver quelques titres qui peuvent plaire ou tout du moins mieux connaître les idols. Il y a une chose certaine : les idols et la musique, c’est un univers vaste et riche. Puis ne pas aimer, c’est une chose, on a le droit, mais dénigrer volontairement quelque chose sans connaître s’en est une toute autre.
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Mon premier vrai contact réussi avec l’univers des idols est relativement récent, ce fut avec Rio Hiiragi, ou RioRio. Auparavant, j’écoutais, je connaissais un peu, mais je n’avais pas encore eu un coup-de-cœur assez gros pour m’encourager à découvrir plus cet univers. J’ai découvert RioRio lors de Japan Expo 2015 alors qu’elle était invitée par feu Wakanim Music (l’année de Kalafina à JE). Sa prestation sur la si petite scène qu’elle avait, sa capacité à faire le show et à attirer les curieux, je fus juste bluffé et je commençai alors à suivre sa carrière avec attention.
Hiiragi Rio –«Future Exceed», lors d un concert à Paris en 2015
Elle revint en 2016 pour mon plus grand bonheur. Cette année-là, j’ai eu la chance d’aller la voir à l’un de ces concerts dans une toute petite salle dans Paris : moment magique. Un de mes meilleurs souvenirs live en J-music. On était une trentaine peut-être (?), mais on s’était tous tellement amusés ; une chouette ambiance. RioRio est souriante, abordable ; on peut facilement discuter avec elle et même manger avec elle au restaurant après.
Hiiragi Rio –«Rinne no Koi» (2014)
En fait, après ces quelques rencontres, j’ai compris pourquoi certaines personnes pouvaient devenir autant fan d’une idol ou d’un groupe (avec ses favorites dedans). Il y a un véritable lien humain entre l’artiste et le public. J’aimerais vraiment que RioRio revienne un jour en France (et qu’elle sorte une nouvelle chanson !). Après, son statut d’idol « underground » facilite certainement un contact plus fort avec son public, ou tout du moins plus direct ; il me semble assez logique qu’une telle proximité est plus difficile, ou différente, avec des artistes/groupes d’une autre échelle.
Les réseaux sociaux aujourd’hui facilite tout de même le contact entre les idols et leur public. À cause de Hachiko 48 – oui je dénonce ! –, je me suis mis par exemple à suivre Nagisa Shibuya des NMB48 (mais plus bas, il partagera ici un clip qui suffit à lui seul d’aimer les NMB48).
Hiiragi Rio – « Banzai! Banzai! » (2016)
En tout cas, avec RioRio, j’ai beaucoup appris sur le monde des idols, ce qui peut autant y plaire, côté idols et côté fans ; il n’y a rien de dépravant ou je-ne-sais-quoi à s’investir dans cette passion, c’est même triste de penser cela. Évidemment il y a des cas extrêmes, comme partout, il ne faut pas les nier, mais il est toujours mauvais de généraliser à partir de quelques cas.
À noter que Rio Hiiragi est aussi connue pour son intervention dans le reportage Tokyo Girls diffusé en 2017 et qui avait fait pas mal parlé de lui. Il revient en effet sur la condition des idols féminines et aussi sur leur public, certains étant prêt à débourser des sommes folles pour les suivre quotidiennement. Je ne vais pas juger le contenu de ce reportage car je n’ai vu que la première moitié et, étant donné qu’il ne semble pas disponible sur Netflix en France, je ne peux pas finir de le visionner. Quant à la partie j’avais vue, je l’avais trouvé plutôt intéressante ; ce reportage semblait vouloir illustrer une question, voire des problèmes, plutôt qu’à critiquer. Je vous renvoie vers l’avis de Gru! posté sur son blog pour vous donner une meilleure idée.
Alors oui, la musique d’idols, c’est de la musique commerciale. Vous voulez vous investir, alors vous allez aussi apprécier les multiples versions d’un seul single ! Cependant, c’est comme l’immense majorité de la musique dans le monde : un business. À mes yeux, cela ne veut pas dire que ce serait donc mauvais. Dans notre cas, il y a un marketing évidemment très bien pensé et parfaitement rodé ; les idols féminines ou masculins (dont les fameux Johnny’s) visent un ou plusieurs publics ciblés qui sont généralement très impliqués et fidèles à leur artiste/groupe de cœur. Et ils dépensent assez facilement et généreusement. Les groupes féminins qui semblent quand même les plus nombreux, réunissent souvent un nombre plus ou moins grands de jeunes filles, souvent entre 13 et 20 ans, parfois plus jeunes, ou même plus âgées (surtout dans les groupes qui ont déjà une bonne carrière). Le public est majoritairement masculin, mais pas seulement contrairement à ce que beaucoup pourrait penser. Les groupes ne sont également pas appelés à durer éternellement, sauf dans le cas de groupes qui connaissent une forte rotation des membres (les groupes de la famille AKB48, ou aussi les Morning Musume chez H!P), mais là on rentre dans une catégorie un peu différente.
Pour un œil occidental, je peux comprendre que certains clips qui mettent en scènes ces idols, souvent jeunes, en maillot sur la plage ou autre, peut surprendre, voire susciter de la réprobation. Pour un exemple, à l’occasion de Japan Expo 2017, j’ai fait la découverte du groupe Niji no Conquistador. C’est un groupe avec une fraîcheur indéniable, une énergie sur scène qui fait plaisir, mais aussi avec toutes une série de clips avec maillots de bain, le tout volontairement aguicheur. Généralement, ils sortent lors des étés, comme celui-ci tout dernièrement :
Niji no Conquistador –«Zutto samā de koishiteru » (2018)
Et quand on lit l’actualité récente, on peut être parfois en effet un peu, voire beaucoup sceptique... Pourtant, Niji no Conquistador est un groupe assez chouette.
Il est indéniable que régulièrement les jeunes artistes de ces groupes sont mises en avant dans les clips de façon à attirer le public pas seulement grâce à leur compétence vocale. Mais est-ce seulement le cas au Japon ? J’en doute fortement. De plus, et surtout, c’est faire une erreur que réduire uniquement les groupes d’idols à ça. Si on prend par exemple volontairement le cas opposé, on pourra trouver les BABYMETAL, un groupe dit de kawai-metal associant idols et métal avec un résultat des plus détonnant.
BABYMETAL – « Megitsune » (2013)
Ce groupe a vraiment été un phénomène il y a quelques années, jusqu’à en chambouler le monde du métal international. Il reste aujourd’hui encore un groupe assez populaire qui remplit facilement les scènes à l’étranger et qui est justement en train d’essayer de se renouveler (avec un excellent nouveau solo de Suzuka !) Être dans une file d’attende puis la fosse avec un public mêlant fan de J-music/idols et des "métalleux", ce fut une expérience des plus intéressantes et funs. Comme quoi, les frontières qu’on fixe avec des mots, des catégories, peuvent rapidement tomber.
De manière général quand on y prête plus d’attention, surtout si on va vers les idols "underground", les clichés tombent assez vites.
Pour revenir peut-être vers des ensembles plus classiques, j’associe personnellement très fortement les idols à la galaxie du Hello! Project (ou H!P) de l’agence UP-FRONT. Il s’agit d’une entreprise de show-business qui chapeaute un grand nombre de groupes et d’artistes depuis la fin des années 90. Ils ont réussi à se faire une petite place en France aussi grâce à la chaîne Nolife qui diffusait beaucoup ces groupes du fait d’un partenariat avec le Hello! Project. Chose que j’apprécie fortement : les clips sont sous-titrés en anglais sur YouTube, ce qui est un effort des plus agréables.
Nombre de groupes du H!P sont ainsi passés par la France grâce à cela et, là tout dernièrement, cela fut le tour des ANGERME, le 3 juin dernier à Paris. Ce qui me rend triste, car une fois encore, je ne pouvait pas être présent à ce concert… J’espère que ceux qui y étaient leur ont fait un bon accueil (même si je ne m’inquietais pas trop). ANGERME, créé en 2009 (sous le nom des S/mileage), c’est vraiment un groupe chouette, avec déjà un beau parcours et nombre de titresfranchement très sympas. Si vous ne connaissez pas, je vous encourage vivement à essayer quelques-unes de leurs chansons. « Ups and down » est par exemple un titre que je ne me lasse pas d’écouter et de regarder, encore et encore :
ANGERME –« Ups and down » (2015)
Parmi les autres groupes du H!P, plusieurs sont vraiment plaisants à suivre, notamment les plus récentes Kobushi Factory (Magnolia Factory) qui furent lancée en 2015. Voici leur « Be Double Sure » ou encore le dynamique « Dosukoi! Humble but Bold » qui me donne toujours autant la pêche :
Kobushi Factory - « Dosukoi! Humble but Bold » (2015)
Paradoxalement, ou non, c’est le groupe le plus important du H!P qui me plait un peu moins : les Morning Musume (lancées en 1997, avec évidemment un gros turn-over niveau membres). Je vais apprécier ponctuellement certains de leur titre (comme « Oh My Wish! » par exemple) ; j’ai plus du mal à m’attacher à ce groupe, peut-être à cause du grand nombre de ses membres, actuellement 13. Dans les anciens groupes, j’appréciais pas mal les Berryz Kôbô (2004-2015) ou les °C-ute (2005-2017) ; je suivais leur actu via Nolife, et sans avoir été un fan absolu, c’était aussi avec tristesse que j’avais appris leur séparation respective. Une chose que j’ai appris à apprécier avec ces deux groupes : les voir grandir, voir ses membres devenir adulte, gagner en maturité. Franchement, leur évolution était vraiment chouette et je trouve qu’elles respiraient la classe dans leurs dernières années.
Berryz Kôbô – « Love is Always inside you » (2014) (vs un clip de 2006) :
Avec recul, je me rends encore plus compte de l’émotion qui transparaît dans leur tout dernier titre « Love Together! ».
Airi Suzuki était d’ailleurs membre du groupe °C-ute, et elle était très populaire il semble. Elle est un bon exemple pour dire qu’une carrière peut ne pas se limiter seulement à un groupe et s’arrêter avec celui-ci (même si c’est majoritairement le cas). Elle s’est lancée en effet cette année dans une carrière solo. Je pense qu’on peut continuer à la considérer comme une idol puisque sa carrière est toujours encadrée par UP-FRONT. Enfin, franchement, je n’ai pas encore mis la main sur son tout premier album solo (avec de chouettes collaborations), mais les clips dispos sur la toile sont juste excellents. Je vous laisse donc découvrir « Distance » :
Airi Suzuki – « Distance » (2018)
Dans la thématique des groupes qui se séparent cette année, j’aimerais mentionner les PASSPO☆. Encore une fois les spectateurs de feu Nolife connaissent sans doute bien cet ensemble, du moins quelques-unes de ses membres qui passaient dans Japan in Motion. Ces charmantes hôtesses de l’air ont malheureusement annoncé leur prochaine séparation (même si l’annonce était prévisible). Le premier album estampillé « idols » que je me suis d'ailleurs acheté appartenait à ce groupe (Beef or Chicken? ; à chaque fois que je prends l’avion et que les plateaux arrivent, je ne peux m’empêcher de penser à cet album). Elles opèrent dans un genre plus rock’n roll ; j’aime beaucoup ce groupe et sa musique bien dynamique et souriante, avec des clips parfois bien funs aussi.
PASSPO☆ – « Mr.Wednesday » (2016)
Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, je vais terminer ce billet avec un dernier groupe : les E-girls. Pour le coup, c’est un ensemble que j’avais un peu ignoré jusqu’à peu, je connaissais surtout leur équivalent masculin de chez Avex, les Exile. Le tout dernier clip des E-Girls est cependant tout simplement scotchant, un titre vraiment épatant, entraînant et avec une chouette ambiance latino, un visuel coloré et soigné, une chorée ultra précise. Voici donc « Show Tome » des E-girls :
E-girls – « Show Tome » (2018)
C’est un bon exemple pour montrer que le monde des « idols » japonaises – même si dans ce cas on flirte avec les limites du milieu, peut-être plus girls-band qu’idols – est bien vaste et pas du tout monocolor.
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Avec ce billet, je souhaitais également désormais la place à d’autres personnes aimant la musique d’idols et cet univers. Et pour cela, je remercie Gru! [ Liens : Twitter || Blog ] et Hachiko 48 [ Lien : Twitter ] qui ont accepté de partager et commenter sur ce blog plusieurs clips pour illustrer cette question. Je leur laisse donc la parole :
Gru! : « Se voir demander de sélectionner deux titres pour représenter un univers musical aussi divers que celui des Idols, c’est un peu comme demander à des parents quel est leur chouchou : " impossible, on les aime tous autant. " Sauf qu’en vérité, il suffit de gratter un peu sous la surface et d’affiner les critères pour se rendre compte qu’une préférence va émerger. Parce que Salima est plus créative, et qu’elle a une âme d'artiste qui fascine, tandis que Basil est du genre dissipé, et qu’il faut une oreille avertie pour appréhender sa dissonance. La sélection se fait d’elle-même, suivant les goûts personnels, les tendances et le contexte ; ce dernier, ici, c'est l’audience. Je me vois difficilement recommander ce qui se fait de plus marginal dans le milieu si je m’adresse en grande majorité à des lecteurs non initiés. Le but, ce n’est pas de vous effrayer mais de vous attirer avec un pot de miel... pour mieux vous coller en pleine figure une grosse brique de contenu ouffissime par la suite. Vous verrez, on s’y habitue. Et on en redemande.
Yanakoto Sotto Mute – «Lily» (2017)
S’il y a bien une chose que je peux vous conseiller de faire en écoutant Yanakoto Sotto Mute, c’est de fermer les yeux ; les visuels aquatiques et lunaires donnent le ton et les sonorités aériennes mènent la danse. Preuve qu’une musique, c’est aussi un voyage. Un parcours initiatique, une invitation à l'introspection. La lenteur de ce morceau n’en fait pas un amuse-bouche pour autant, c’est un titre très abouti qui joue beaucoup sur le ressenti. Et puis, j’aime ce petit décalage qui permet tout de même au groupe d’entretenir une sorte d’image de marque pro-rebelle.
Hauptharmonie – «Caterwaul» (2015)
Je n’ai jamais vraiment compté parmi les fans du groupe Hauptharmonie, mais il faut rendre à César ce qui est à César : elles ont su apporter quelque chose de singulièrement spécial. Si je vous dis Sauerkraut et Karaage vous pointez du doigt ce mélange douteux, mais je vous assure que musicalement parlant, c’est un mariage des plus exquis. Comment faire autrement, avec un producteur très attaché à l'Allemagne ? Parce que c’est ça, Hauptharmonie : un clin d’œil à un registre musical tout autre, entre tradition et transgression, où les cuivres rencontrent des sonorités plus underground, et même un peu de ska, et de jazz.
Car n’oubliez jamais cela : la musique Idol, c’est une constante célébration de ce qui est déjà, avec un petit truc en plus qui décoiffe.»
Hachiko 48 : « Trois chansons que j’adore, trois groupes différents, et trois styles complètement différents !
Rev.from DVL– «Vampire» (2016)
Les Rev. from DVL sont un groupe, aujourd'hui séparé, qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait. La raison principale à cela est le fait que sa membre principale, Hashimoto Kanna, soit devenue une véritable star au beau milieu de l’existence du groupe. Yoshimoto, l’agence qui gérait le groupe, a préféré miser à fond sur elle et ses activités solos et a complètement délaissé le groupe après des débuts prometteurs, ce qui a mené à un disband inévitable et dans l’anonymat quasi-général. Le groupe a pourtant bénéficié de nombreuses chansons assez "classiques" dans le genre musical idol, mais terriblement efficace, ainsi que de perles, comme « Vampire », au style presque plus KPop que JPop. Je ne peux que conseiller d’écouter leur best-of, qui regroupe la majorité des chansons de leur finalement (trop) courte carrière.
NMB48– « Yokubômono » (2018)
Les NMB48 sont la "filière" d'Osaka du 48GR. Comme toutes bonnes 'Osaka-jin', elles s’appuient sur un fort potentiel comique et une grosse propension à la variety. Elles bénéficient aussi de membres à la personnalité explosive et complémentaire, menées par la nationalement connue Yamamoto Sayaka, et sont capables musicalement de toucher à tous les styles (du edgy sur l'excellent «Yokubomono», du rap sur «Boku Igai no Dareka», de la danse et de l’autotune sur «Must Be Now», du pop-rock sur «Punkish», des hymnes à Osaka comme sur «HA!» et évidemment de l’idol plus classique) et se démarquent également par leurs chorégraphies souvent spectaculaires, appuyées par des pyramides, roulés-boulés et autres acrobaties.
BiSH– « DEADMAN » (2016)
Les BiSH sont un groupe à part dans l’industrie idols. Héritières spirituelles des BiS, un autre groupe totalement iconoclaste, elles débutent en indépendant, avec des morceaux entre rock, voire allant jusqu’au punk avec «Deadman», et des clips délurés. Les BiSH sont à la fois des idols et des anti-idols : si elles en ont le fonctionnement, elles n’en ont pas le look, ni l’état d'esprit. Les membres sont uniques et la voix d'Aina The End marque les esprits. Leur passage en major chez avex a certes adouci leur style musical (même si des fulgurances comme «Non Tie-Up» restent possibles) mais leur message reste intact.»
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Japan Expo édition 2018 va débuter dans quelques jours seulement... Et ce salon, pour les idols en France, est devenu un lieu incontournable étant donné la venue régulière et en nombre assez importants d’artistes ou de groupes, cette année encore (planning réalisé par Bonjour Idol). Cette fois-ci, on peut par exemple noter la présence de =LOVE qui me semble assez prometteur. Cette année, l’ancienne membre des AKB48 Misaki Iwasa est de retour dans un registre enka des plus agréable. Du côté des idols d’hier, on peut noter aussi la venue de Risa Niigaki, ancienne membre majeure des Morning Musume qui sera présente un peu partout sur le salon, dont le stand Saiko!Stage qui est un bon point de ralliement pour trouver et voir des idols à Villepinte.
Si vous ne connaissez pas l’univers des idols et que vous passez par JE, n’hésitez pas à essayer un ou deux showcases pour vous faire une idée. Vous serez certes probablement surpris, mais peut-être agréablement surpris aussi. De toute façon, la musique, quelque soit le genre, la couleur, c’est bon pour la santé !
Voilà, je n’avais pas pour ambition de faire ici une présentation encyclopédique musicale des idols japonaises (désolé pour les amatrices/eurs de Johnny’s d’ailleurs~), je ne m’y connais pas suffisamment en plus. Il ne s’agit bien ici que d’un aperçu de mes goûts musicaux en matière d’idols avec des artistes et groupes que j’écoute plus ou moins régulièrement. Gru! et Hachiko 48 auront en plus aidé à apporter plus de variété - merci à vous deux.
Sans être un fan inconditionnel, je suis assez sensible à cette musique, non, à ces musiques, et à ses codes. J’espère que j’aurais apporté avec ce billet suffisamment de diversité pour montrer que les idols ce n’est pas que de la barbe à papa et des maillots de bain. C’est un univers vaste qui couvre une multitude de genre musicaux et visuels, les artistes et groupes pouvant eux-mêmes varier beaucoup leur propre style.