samedi 10 décembre 2011

Colorful

J'ai pu profiter du fait que Colorful (de Keiichi Hara, le réalisateur d'Un été avec Coo) était diffusé au cinéma sur la région Lilloise (plus exactement au cinéma Le Kino à Villeneuve-d'Ascq, à coté de Lille quoi) pour aller le voir. Sur ce film, il y a eu récemment un bon article sur Asiafilm.fr, sur les problèmes rencontrés pour sa diffusion (plus une critique de mai dernier), quant à d'autres avis, on peut lire celui de Katzina (bizarrement, je croyais qu'il y avait plus d'articles sur ce sujet, à croire que non en fait...).

L’histoire :

" Un esprit gagne une deuxième chance de vivre à condition d’apprendre de ses erreurs. Il renaît dans le corps de Makoto, un élève de 3ème qui vient de mettre fin à ses jours. L’esprit doit endurer la vie quotidienne de cet adolescent mal dans sa peau.
Avançant à tâtons, s’efforçant de ne pas reproduire les fautes de Makoto, il va finalement découvrir une vérité qui va bouleverser son existence. "

A la lecture du titre, je m'attendais quelque chose de légèrement différent, quelque chose de plus coloré, un peu à l'image de la très belle affiche du film. Au final, le rendu technique de Colorful est assez classique, certes, c'est plutôt beau mais on ne va pas nous en mettre plein la vue coté couleurs, effets de lumières, animations, etc (le charac-design est également très simplifié). Colorful, plus qu'une palette de couleurs, c'est une palette de caractères et de sentiments qu'ils ont voulu mettre en avant. Est-ce réussi ? Je dirais plus ou moins. L'ensemble est plutôt bon, mais j'aurais peut être aimé un peu plus d'intensité, de force, pour certains passages. Sur cette question, j'ai tout de même beaucoup apprécié la dernière discussion entre Makoto et Hiroka avec une réflexion assez intéressante.

Colorful se présente donc comme un film classique traitant des sujets souvent vus, l'adolescence et ses problèmes, également la famille et ses problèmes (les deux se mélangeant). On retrouvera lié à ces thèmes d'autres assez habituels pour ce genre de scénario comme la question du suicide, les maltraitances à l'école, etc. De ce coté, le film est plutôt réussi, l'histoire est bien présentée, elle avance bien. On pourra tout de même lui reprocher une absence coté surprise : l'ensemble est assez prévisible et peut être convenu. La conclusion, sur la réponse du "qui est-il ?", on pouvait la deviner facilement.
En plus, le film prend quand même un certain temps pour décoller. Il faut attendre le dernier tiers du film pour que l'on commence véritablement à voir une évolution marquante, plus exactement à partir du moment où Makoto et Saotome deviennent amis. Après, je ne me suis pas du tout ennuyé, au contraire, j'ai juste apprécié voir le film accélérer sur sa dernière partie.

Les drames de ce genre joue souvent sur la fibre émotive : Colorful, pas tant que çà en fait. C'est peut être un points positif pour ce film. La seule scène "larmoyante" du film, lors du repas pour le choix du lycée était bien amenée. La conclusion elle-même est, dirons nous, assez soft, la manière dont elle a été traitée était en soi assez surprenante, mais de façon positive. J'aurais tout de même aimé des musiques un peu plus marquantes ; la bande-son était sympathique mais assez absente tout de même.

Pour conclure, Colorful est pour moi un bon film d'animation. S'il n'aura pas réussi à offrir quelque chose de réellement nouveau ou innovent, il a su présenter une histoire touchante et plutôt réaliste. L'essentiel y est donc. De ce fait, si vous ne l'avez pas encore vu et s'il passe encore dans un cinéma près de chez vous, n'hésitez pas !

 [P.S.-Blog : Je profite aussi de ce billet pour modifier légèrement le blog. Pas grand chose, j'ai juste élargi sa taille et aussi augmenter la taille de la police, le tout pour tenter de donner plus de confort dans la lecture.]

1 commentaire:

  1. On peut même dire que le character design est plutôt quelconque, ce n'est pas de ce coté là que j'ai cherché les qualités du film.
    De même, je suis d'accord que la musique n'est pas particulièrement marquante, mis à part un ou deux thèmes à la fin si je ne m'abuses, mais c'est quelque chose que je vais vérifier (oui, je finis toujours par confondre les OST dans ce cas là... déjà Alzheimer à 24 ans...)

    Effectivement le titre trouve son explication sur autre chose que la traduction littérale du titre, chose à découvrir au fur et à mesure du film.

    Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le développement du thème du suicide, chose que je rencontre parfois, et qui est très bien illustré ici avec la relation à l'entourage, la difficulté de l'exprimer de la part de l'adolescent. C'est la chose que j'ai trouvé le mieux fait dans ce film : Le développement et l'interaction des personnages.

    Pour le reste on peut effectivement regretté que le temps passe lentement et que les changements se fassent à la fin, mais je trouve que c'est justement une bonne illustration du fait que les choses prennent du temps pour être comprise et accepter. Ceci justifie pour moi la durée du film et la mise en place très progressive du dénouement final.
    (Bien évidemment, cela n’empêche pas le fait que moi aussi j’étais bien content que l'histoire s'accélère dans la dernière demi-heure ^^)

    En clair c’était un bon film sur ce thème délicat pouvant être notamment rencontré pendant l'adolescence, chose pas forcement aussi bien réalisé en général, malgré sa relative "popularité" en tant que trame scénaristique. Le fait que la fin soit convenu n’empêche pas le fait qu'elle soit a mon sens bien amené, et la note d'optimisme est pour moi nécessaire, pas la peine de sortir les tristes stats des suicidaires :

    40% de risque de récidiver,
    1% de risque de mourir d'une tentative de suicide dans l'année qui suit
    10% de risque de mourir prématurément par suicide au cours de sa vie...

    Donc vive l'optimisme, et c'est un film que je conseillerai lol

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