jeudi 30 novembre 2017

Petit bilan dramas du mois de novembre

Ah que c’est difficile de prendre la plume dernièrement, tout du moins ici aligner ses doigts sur le clavier. Mes journées ordinateurs au travail n’aidant pas. J’ai bien fini des séries en novembre, mais je n’ai publié aucune critique ; le calendrier de l’avent se profile, et rien de prêt de mon côté. Pouah, pouah… M’enfin, j’ai quand même vu quelques dramas et, histoire de ne pas rester sur cette impression personnelle mitigée, voici quelques brefs avis sur ces séries :

Dramas terminés




Weightlifting Fairy Kim Bok-Joo (16 épisodes, Corée du Sud).

C’est une série que j’ai adorée. Tout en simplicité, mais si jolie à suivre. Ce drama ne souhaite pas faire preuve d’originalité, mais juste raconter une jolie histoire, une jolie romance avec des personnages sympathiques et attachants. Et en cela, c’est parfaitement réussi. Que ce soit la jeune haltérophile Bok Joo, ou le nageur Joon Hyung, ils sont chacun vraiment plaisant à suivre, tout comme leurs amis et leur famille de manière générale. Et ce petit couple, il est tellement adorable !! C’est vraiment ce point qui m’a fait craquer pour la série. Ce n’est quand même pas Strong Woman Do Bong Soon, dans un style similaire, mais mon attachement à cette série s’en rapproche un peu.


While you were Sleeping (32 épisodes, Corée du Sud)

C’était un peu ma série fil rouge de ces derniers mois, une série que j’ai vraiment adoré suivre. Contrairement à la précédente, celle-ci essaye de se distinguer par son originalité scénaristique avec une mécanique centrée autour des rêves prémonitoires des principaux protagonistes. La série est désormais finie, et le finish était vraiment très accrocheur. J’ai régulièrement été très enthousiaste dans mes précédents commentaires, mais je reconnais quand même que la série souffre d’un petit moins autour des épisodes 20-25, voire un peu plus, ça s’essouffle légèrement : c’est toujours bien accrocheur, les personnages sont toujours attachants, mais les affaires sont un peu moins intéressantes et les rêves perdent de leur importance. Et ce dernier point était regrettable. Même dans la dernière ligne droite, les rêves n’ont plus la même importance alors qu’ils étaient si bien utilisés dans le premier tiers du drama. Dommage, mais cela ne m’a pas empêché de véritablement apprécier ce très chouette drama jusqu’à la fin.
J’essayerai d’écrire prochainement une critique sur ces deux séries…


Dramas en cours de visionnage 



Kahogo no Kahoko (8 épisodes sur 10, Japan)

Ah une série japonaise, quand même ! Et une très chouette en plus. J’accroche beaucoup avec ce titre pour son héroïne principalement, la naïve et surprotégée Kahoko. Ce personnage est joué par une épatante Takahata Mitsuki que j’avais découverte au début de l’année avec ItsuKoi (regardez cette série, elle est si bien !). Elle y jouait un personnage touchant, et sa douceur m’avait déjà marqué. On retrouve ça dans Kahogo no Kahoko et plus encore. Parce que jouer un personnage si naïf et innocent sans trop le surjouer, ce n’est pas si facile. Puis son visage qui respire la douceur et la gentillesse s’y prête vraiment. Quant à la série elle-même, j’aime bien l’accroche, il y a des bonnes idées, on rigole bien aussi. Je lui reproche juste de trop tirer sur quelques cordes surtout dans cette seconde moitié pour amener Kahoko à grandir à toute vitesse. J’ai toutefois hâte de voir les deux derniers épisodes, mais j’attends le bon moment pour ça.



Because This is My First Life (5 épisodes sur 16, Corée du Sud)

Une série qui vient juste de se terminer en Corée. Et c’est une série qui fait forcément beaucoup penser au drama japonais NigeHaji avec cette histoire de mariage contractuel sans amour (au départ). Alors j’ai totalement adoré cette dernière série, donc en soi, cela pourrait être une bonne chose de retrouver ça ici. Mais il y a toujours un risque à être comparé ainsi. Pour autant, ce nouveau titre n’est pas qu’une simple copie coréenne ; il avance ses propres éléments, notamment autour de l’héroïne. La série se veut aussi plus sérieuse en jouant moins sur la comédie et plus sur l’aspect psychologique des personnages. Pourquoi pas, et ça marche assez bien jusqu’à présent. Je suis vraiment curieux de voir ce que la suite va donner.


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Voilà, sans être un grand mois en terme de quantité (cette fin d’année va me tuer…), je suis assez content de mes visionnages de novembre car j’ai tout aimé, les séries que j’ai terminées, mais aussi celles que j’ai commencées.

lundi 6 novembre 2017

TOP 5 : Top des meilleures chansons coréennes

Il est temps de me relancer dans le challenge d’Angel, le Top Five Dramas Addict. Cette semaine, il nus est proposé de faire un top 5 des dramas avec Matsumoto Jun (lire celui de Titesilve), mais ayant vu assez peu de séries avec cet acteur (Hana Yori Dango et Smile), je préfère attendre un peu. Du coup, je vais piocher pour la première fois dans les précédents thèmes coréens, et comme j’ai envie là de partager de la musique, ça sera sur les meilleurs chansons dans les dramas coréens.

Je suis encore un débutant du côté du Pays du Matin Calme. J’ai toutefois noté l’importance donnée aux musiques à parole, de façon bien plus marquée que dans les dramas japonais. À la base, je ne suis vraiment pas intéressé par la musique coréenne, pas que je ne l’aime pas, c’est en partie parce que je la méconnais je pense. Les dramas me permettent ainsi de la découvrir un peu et je me suis pris à plusieurs reprises à acheter quelques musiques et même OST sur iTunes à la suite d’un visionnage.

Alors, avant de commencer, juste un petit avertissement, s’il est très facile d’avoir des MV officiels sur les chaînes YouTube coréenne (ce qui est chouette), ces vidéos spoilent souvent un peu les séries. Du coup, si vous n’avez pas vu les dramas en question, évitez de regarder les vidéos, écoutez juste les musiques que voici :

5 – Epik High, « Can You Hear My Heart » (Feat. Lee Hi), du drama Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo



J’ai eu un peu de mal à me décider pour cette cinquième place (et aussi mettre dans l’ordre l’ensemble de ce top, si ce n’est les n°1 et 2), mais j’ai décidé de faire confiance aux musiques que j’ai le plus écoutées sur mon lecteur de musique, et en dehors des autres cités dans ce billet, je retrouve très haut un titre de Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo, ce très beau duo : Epik High, « Can You Hear My Heart » (Feat. Lee Hi). J’ai beaucoup écouté (moins aujourd’hui) ce titre après avoir visionné ce drama (mais aussi l’épique « Wing of Goryeo ») et, de manière générale, j’avais beaucoup apprécié la bande-son de la série.

4 – Suzy, « I Love You Boy », du While You Were Sleeping



Ce drama est encore en cours de diffusion. Et si je devais retenir une musique de cette série, c’est bien « I love you boy » ; le fait que j’aime beaucoup le couple principal de la série doit influencer ce choix. Mais quoi qu’il en soit cette musique est vraiment belle. En soit, la musique est assez classique, une belle balade sentimentale, mais la chanteuse (qui joue aussi le rôle féminin principal) parvient à transmettre beaucoup de sentiments je trouve, et ce titre accompagne vraiment très bien de beaux moments du drama. Je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai écoutée depuis que je l’ai achetée.

3 – Kim Min Seung – « From now on », du drama Weightlifting Fairy Kim Bok Joo



Il s’agit du tout dernier drama coréen que j’ai terminé (la critique suivra bientôt j’espère). Et c’est une série qui a fait battre mon petit kokoro avec son couple si mignon à suivre. Et je dois dire aussi que j’ai vraiment bien aimé les différentes musiques et l’OST en général. Cette musique que je viens de poster est vraiment chouette. Avec son rythme enjoué, son instrumentale, elle me donne un de ses pêches, elle me fait remuer la tête de la droite vers la gauche, de la gauche vers la droite, et ainsi de suite. Avec un large et franc sourire. J’aurais un seul reproche à faire à cette musique, sa durée, seulement 3 petites minutes, c’est un peu court ; elle me met toutefois tellement de bonne humeur que je lui pardonne cela.

2 – Suran, « Heartbeat », du drama Strong Woman Do Bong Soon



Un peu frustrant de ne pas trouver un MV officiel de ce titre… Mais je voulais mettre cette chanson, car je l’aiiime. En fait avec le drama Strong Woman Do Bong Soon, je perds un peu de ma rationalité. Je vais mettre en n°1 une musique d’un drama qui est juste excellent parce qu’il l’est incontestablement, mais avec Strong Woman Do Bong Soon, c’est un peu différent. Je me suis tellement attaché à son adorable et si fusionnel couple que forme Min Min et Bong Bong que je craque du coup avec les musiques de cette série. Celle-ci et « You’re My Garden » de Jeong Eun Ji, je les ai écoutées je ne sais pas combien de fois. En fait, j’ai revu plein de fois toute une série d’épisodes de ce drama que j’aime de tendresse, et en conséquent ces musiques me parlent tellement. En fait, ce n’est pas tant que ces musiques sont magnifiques – elles sont belles –, mais c’est surtout que chaque écoute me fait revenir plein de beaux souvenirs. Regardez Strong Woman Do Bong Soon, et céder à la tendresse de ce si beau couple !


1 – Heize, « Round and round (Feat. 한수지) », du drama Goblin, the Lonely and Great God



Goblin. J’aime tellement ce drama. En fait, j’aurais pu faire de ce billet un top 5 des musiques de Goblin tellement sa bande-son est de qualité. « Stay with me » est notamment superbe (et mérite sa place de n°1 en popularité sur la chaîne YT de son label, avec presque 100 millions de vues, ce qui est vraiment pas mal) ; les deux voix s’accordent très bien et le rendu est sublime. Pourtant, je préfère  ici choisir « Round and round » surtout pour son ambiance mystérieuse qui colle si bien à la série. De manière générale, toutes les musiques – avec une assez large diversité dans les styles – de Goblin sont de qualité et participe entièrement à rendre ce drama encore plus beau. J’aime Goblin, si j’avais oublié de le dire.

***

Voilà, c’est fini pour ce petit tour musical. Vous aurez sans doute remarqué quelques points communs et ces musiques appartiennent majoritairement à mes dramas coréens préférés.
Si je ne pense pas que je ne concentrerai vraiment sur la musique coréenne (mais j’éviterai maintenant de dire « jamais ») – j’ai tellement encore tant de choses à découvrir du côté du Japon –, les dramas m’ont toutefois permis de la découvrir un peu et ça continuera très certainement avec mes futurs visionnages. Je l’évitais un peu auparavant, je le reconnais, peut-être aussi parce que j’étais un peu triste que cette vague coréenne laisse difficilement de la place à la musique japonaise à l’international. Je dois toutefois accepter, aujourd’hui, qu’il y a de biens bonnes choses. Je m’en doutais évidemment, je force volontairement le trait. En tout cas, plus d’une fois j’ai été plus qu’agréablement surpris, avec même régulièrement d’excellents coups-de-cœur (je n’ai aussi pas mentionné « Rush » qu’on retrouve dans Mirror of the Witch). La barrière de la langue reste encore un frein pour moi ; je suis beaucoup plus à l’aise avec le japonais. Mais, oui, maintenant, j’écoute aussi un peu de musique coréenne. Grâce aux dramas.
Et vous quelles sont vos musiques coréennes préférées ?

vendredi 3 novembre 2017

Petit bilan dramas du mois d’octobre

Nous voilà déjà en novembre, le mois d’octobre a filé très vite : pas mal de boulot et par conséquent pas tant de dramas que ça malheureusement. Le résultat reste quand même plus positif qu’en septembre quand j’avais même renoncé à faire un bilan. Là, j’ai regardé quelques petites choses, et des séries qui de manière générale me plaisent beaucoup.

Dramas en cours de visionnage

Weightlifting Fairy Kim Bok Joo (Corée du Sud, 2016/7)
12 épisodes sur 16

Cette première série est en fait la dernière en date que j’ai commencée et que j’ai même pas mal regardé ces derniers jours. J’avais repéré ce titre via quelques critiques sur des blogs globalement positive, surtout en ce qui concerne le couple principal (argument choc pour moi). Mais il y avait un petit hic à mes yeux : le contexte scolaire, ici universitaire, et avec des étudiants dans une fac de sport (dont un héros nageur, donc fanservice). J’ai pris l’habitude à esquiver un peu les dramas « scolaires » pour préférer des romances avec des personnages dans la vie active.


 Ma prudence était exagérée au final car ce drama est vraiment chouette. J’accroche vraiment. Bon j’accroche surtout à ce couple adorable que forme Bok Juu, une haltérophile avec beaucoup de potentiel, et Joon Hyung, un bon nageur mais en difficulté lors des compétitions officielles. La dynamique entre eux-deux me plait vraiment ; le drama construit progressivement ce couple de façon assez intelligente et avec de beaux moments souvent mignons. Le tout se fait tout naturellement et avec une certaine sensibilité, naïve mais touchante. Quant au contexte sportif et scolaire, j’accroche un peu moins ; la rivalité avec le club de gym et la « rivale amoureuse », moyen, mais peu m’importe, car, dans l’ensemble, les personnages sont sympathiques. J’apprécie par contre le focus sur l’haltérophilie, sport qui dans l’imaginaire collectif n’est pas forcément synonyme de féminité. Et le personnage de Bok Juu met bien en avant ce contraste, par son caractère bien trempé mais aussi son côté candide. Ce n’est pas toujours très subtil, mais on évite les principaux écueils.
Voilà, j’en redirai plus une fois que j’aurais fini la série ; là, Bok Juu et Joon Hyung sont rentré dans une nouvelle dynamique qui me plait beaucoup et avec la scène finale de l’épisode 12 j’ai fondu ; je les aime vraiment beaucoup tous les deux ensemble.


Kill me, Heal me (Corée du Sud, 2015)
2 épisodes sur 20

Bon, j’avais vu ces épisodes fin septembre, mais comme je n’avais alors pas fait de bilan, je vais en dire quelques mots ici.
Si je n’ai pas continué depuis, c’est que j’ai bloqué sur quelques petits points. L’acteur qui joue le héros, qui souffre de multiple dédoublements de personnalités, ne m’a pas entièrement convaincu ; j’ai trouvé l’acteur assez moyen et mou. Mais surtout, cette héroïne… Elle crie sur tout le monde, elle hurle, s’esclaffe sans arrêt, elle ne parle pas, elle ne fait que crier… J’ai bien cru que j’allais devoir prendre de l’aspirine après chaque épisode… C’est frustrant en fait, car paradoxalement j’aime bien son personnage. Mais elle est épuisante à écouter et à suivre.
Malgré ça, j’ai plutôt bien apprécié le début de cette série ; du moins, certaines choses, en particulier j’aime bien l’accroche scénaristique et je suis assez curieux de voir comment le héros va gérer ses personnalités multiples et diverses, l’une étant même assez violente.

While you were sleeping (Corée du sud, 2017, en cours de diffusion)
20 épisodes sur 32

C’est mon coup-de-coeur du moment. J’adore cette série depuis le premier épisode. J’ai un peu expliqué les raisons dans mon dernier bilan du 3e #WEdramanimique, et elles restent valables encore aujourd’hui.
J’aime son scénario intelligent autour du rêve ; la dynamique actuelle a un peu changé, mais l’histoire reste prenante. J’aime les personnages ; oui, surtout Hong Ju et Jae Chan qui forment un couple tellement attachant, mais aussi d’autres, comme le policier Woo Tak qui est intriguant en plus, mais aussi la famille de chaque des deux leads, ou même cet avocat qui est crédible comme antagoniste. J’aime aussi la réalisation et la photographie de la série, soignée mais sans en faire de trop.
Bref, j’accroche vraiment à ce drama et j’espère que je continuerai à l’aimer jusqu’à la fin (j’espère une montée en intensité), que je continuerai à craquer pour ce si beau couple qui nous offre tant de beaux moments comme je les aime dans dramaland.

While you were sleepingWhile you were sleeping
While you were sleepingWhile you were sleeping
While you were sleepingWhile you were sleeping

Drama terminé

Zenkai Girl
Zenkai Girl (Japon, 11 épisodes)

J’ai déjà écrit une critique sur cette série, donc je vais faire court. J’ai lancé cette série pour Aragaki Yui et, dans l’ensemble, j’ai bien fait car c’est un titre qui se laisse vraiment bien apprécier. Le duo Wakaba – une jeune avocate très ambitieuse – et Sôta – père célibataire très/trop gentil – fonctionne bien et apporte une dynamique qui m’a plu. Les ficelles sont faciles et on nous offre les aller-retour classiques des romances dramatesques, mais, pareil, ça fonctionne bien. Le titre essaye parallèlement de développer une légère réflexion sur la nation de famille, la place du père, voire même de l’enfant dans le cas d’un divorce ; Zenkai Girl met aussi l’accent sur la place de la femme et son rôle dans une entreprise. Ainsi, parallèlement à cette romance, il y a quelques thématiques abordées qui peuvent s’avérer intéressantes si la série vous intéresse. Puis, il ne faut pas les oublier, les deux enfants qui jouent un rôle centrale sont assez excellents.

Zenkai Girl
Zenkai GirlZenkai Girl

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Bref, ce fut donc un mois assez tranquille mais satisfaisant car j’ai globalement apprécié tout ce que j’ai regardé. Il n’y aurait que Heal me, Kill me pour lequel je serais plus réservé, mais il y a quelque chose qui me plait vraiment dans son scénario. Je vais me regarder très prochainement la fin de Weightlifting Fairy Kim Bok Joo qui je ne sens va me plaire. Faut que je me trouve aussi un nouveau drama japonais à regarder.

dimanche 22 octobre 2017

[J-Drama] « Zenkai Girl », à toute vitesse !

Zenkai Girl - 全開ガール
En ce moment, côté Japon, je me suis lancé sans vraiment le vouloir (mais pas à contre cœur, quand même) dans une thématique Gakki. Le dernier j-drama que j’avais présenté, The Memorandum Of Kyoko Okitegami, partage avec Zenkai Girl, la série dont je vais parler aujourd’hui, la particularité d’avoir Aragaki Yui en actrice principale. J’ai commencé aussi récemment la dernière saison 3 de Code Blue que je vais reprendre prochainement.

En tout cas, là aujourd’hui, c’est Zenkai Girl (全開ガール, 11 épisodes diffusés entre juillet et septembre 2011, sur Fuji TV). Cette série raconte l’histoire de Ayukawa Wakaba (Aragaki Yui) qui est une jeune nouvelle avocate à l’ambition débordante. Son rêve est de devenir riche et l’aigle de Manhattan, et elle va tout faire pour y arriver. Malheureusement, le cabinet d’avocats qui devait lui assurer cette célébrité a des problèmes et elle va trouver un travail ailleurs. Comble de malchance, elle va devoir, contre son gré, coupler son nouveau travail avec celui de baby-sitter de la fille de sa patronne, Hinata, une enfant qui même si elle est en maternelle mais qui a elle-aussi un caractère bien trempé. À l’école maternelle, Wakaba va être amené à faire la rencontre de pères célibataires, l’opposé de son rêve masculin qui doit l’aider à réaliser son rêve (et pour cet objectif, les sentiments ne sont pas très importants), en particulier le gentil et dévoué Yamada Sôta (Nishikido Ryô) et son fils Pitaro.

Zenkai Girl - Yui AragakiZenkai Girl - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou

En soi, la série fait très bien son travail. Le sujet est correctement maîtrisé, avec de bonnes séquences plutôt drôle, d’autres touchantes, avec des émotions qui montent en intensité. La réalisation est correcte, mais les montages des cloportes qui tournent autour de Wakaba quelque fois trahissent les moyens limités consacrés au titre. Ce qui peut se comprendre : la série ne veut pas surprendre, c’est sa principale limite, mais pas forcement un défaut, tout dépend où l’on place son curseur d’attente. Zenkai Girl réutilise une vieille recette qui a marché mille et une fois, mais elle n’apporte que peu d’originalité, si ce n’est la thématique du père célibataire.

J’aime bien le générique. Pas trouvé la version opening, donc voici le clip.

On s’attend très vite à ce que la série fasse de nombreux yoyos sentimentaux. Wakaba a un objectif – être riche et célèbre – et les sentiments qu’elle commence à développer pour ce « cloporte » vont à l’encontre de rêve doré. Elle va donc lutter contre elle-même. En fait, Wakaba est toujours pressée, mais elle court surtout pour se fuir elle-même. Elle veut fuir un passé peu heureux et pauvre (mais pas si malheureux que ça, on va se rendre compte, malgré l’extrême pauvreté de son enfance), mais elle va surtout fuir constamment ses sentiments et ses envies les plus profondes. C’était parfois un peu exagéré, certes, mais le résultat était plutôt intéressant et convaincant.

Parallèlement, la série essaye quand même de dresser un tableau plutôt peu habituel sur la condition des pères célibataires au Japon. Une situation qu’on imagine assez peu ordinaire, voire peu enviable peut-être dans une société qui reste quand même très masculine et où la charge des enfants reviendrait normalement à la mère (régulièrement femme au foyer par ailleurs). C’est la principale originalité de la série ; c’est traité très légèrement, pas toujours très sérieusement, mais cette thématique a le mérite d’exister et d’être présentée. En filigrane, la série essaye ainsi à évoquer plus généralement la question de la famille, ça reste timide aussi, mais il y a quelques petites choses intéressantes comme pour Hinata avec sa mère, Wakaba et son père ou encore Sôta avec Pitaro dont la relation est de base peu ordinaire. J’ai d’ailleurs à ce titre beaucoup aimé la relation entre Sôta et son fils ; ils étaient vraiment chouettes à suivre et à voir évoluer ensemble.

Zenkai Girl - Nishikido Ryou
Toutefois, il est difficile, dans ce contexte ordinaire, d’avoir des personnages mémorables. Pour autant, Yui Aragaki et Ryô Nishikido offrent deux prestations relativement intéressantes. Le second acteur est plutôt connu, mais je ne l’ai vu à l’écran qu’assez peu de fois en fait, avec Attention Please, Ryûsei no Kizuna et Orthros no inu. Il interprète bien son rôle de « père » célibataire, un peu trop gentil et victime de cette gentillesse. Il peut-être trop gentil justement, mais ça fait partie de son rôle puisqu’il se doit d’être le pendant de l’ultra-active Wakaba jouée par Yui Aragaki.
Zenkai Girl - Yui Aragaki
Alors, mon petit kokoro a une légère faiblesse avec cette actrice, je plaide volontiers, et avec sourire, coupable. Donc, oui, je l’ai une nouvelle fois appréciée dans ce rôle. J’avoue toutefois que j’ai trouvé son personnage un peu « too much » parfois, dans sa façon de se braquer presque constamment, de vouloir aller toujours tout droit avec des œillères, tête baissée et ne pas hésiter à envoyer des piques assassines alors qu’elle en pense tout le contraire. À toute vitesse ! Le titre de la série correspond très bien au personnage de Wakaba. C’est aussi pour ça que je dis que le sujet de la série est bien maîtrisé. Wakaba reste attachante : la manière peut questionner parfois, mais on comprend son attitude, son ambition, puis elle a un très bon fond ; elle se ment surtout à elle-même.
Par certains aspects de son jeu, ce rôle de Gakki m’a fait un peu penser à celui qu’elle avait dans Soratobu Kouhoushitsu, une série que j’adore ; cette dernière est sortie en 2013, soit deux ans après Zenkai Girl, deux années qui se ressentent quand même dans son jeu.

Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui AragakiZenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki

En fait, il y a peut-être deux acteurs qui se démarquent un peu plus que les autres : les deux enfants qui jouent Hinata et Pitaro. Ils sont tous les deux attachants ; ils sont marrants à suivre et forme ensemble un adorable petit duo.
Du côté des autres personnages secondaires, pendant pas mal de temps j’ai eu du mal à accrocher à Shindo, l’avocat ambitieux du cabinet qui veut prendre la place de sa patronne ; j’ai toutefois apprécié l’attitude classe qu’il a eu dans le dernier épisode. Je me doutais qu’il y aurait une pirouette scénaristique, elle était même prévisible, mais Shindo a alors été classe. La patronne Sakuragawa représente un peu l’idéal de Wabaka, la réussite, le respect de ses pairs, la richesse ; son personnage se laisse apprécier avec le temps. La rival de Wakaba, Soyoko, je n’ai pas accroché du tout par contre, elle manque de personnalité ; on sent bien le personnage ajouté par nécessité pour compliquer la romance.


Bref, avec Zenkai Girl, si vous aimez bien ce style de romance japonaise (les fameuses « je t’aime, je t’aime plus mais en fait je t’aime encore »), avec un lead féminin au caractère bien trempé, la série vous plaira. Personnellement, j’ai passé un agréable moment à la regarder. C’est une bonne série à glisser entre deux autres plus ambitieuses. Vous êtes fan de Gakki ? Bah, il faut regarder alors. Si vous connaissez déjà la série, n’hésitez pas à partager aussi votre avis.

vendredi 20 octobre 2017

Aoi Eir, 6 ans ! Retour sur sa carrière musicale

Aoi Eir - 藍井エイル
En parcourant hier Twitter, je suis tombé sur ce hastag #藍井エイル6周年祭 : le sixième anniversaire du début de carrière d’Aoi Eir dans le monde de la musique. Son premier single « Memoria » est en effet sorti le 19 octobre 2011 ; elle avait alors presque 23 ans (elle est née le 30 novembre 1988 à Sapporo). Elle enchaîna ensuite avec de nombreux succès sur lesquels je vais revenir. Il y a donc six ans ; cependant, actuellement, cela fait un an qu’elle s’est éloignée de la scène et de la musique. Cette décision a été prise malheureusement à cause de problèmes de santé qui n’ont pas été vraiment explicités, mais qui doivent être assez graves pour l’empêcher de continuer à chanter.

Liens : Site officiel // Youtube / Vevo // Twitter // Instagram

Aoi Eir est l’une de mes chanteuses japonaises préférées. Elle serait assurément dans mon top 3 si je devais en faire un. Elle est étroitement associée au monde de la japanimation et j’ai expliqué il n’y a pas si longtemps mon affection pour l’anison. Et Aoi Eir, c’est une très grande voix, puissante et belle, de la musique d’animé. Au cours de ces cinq années, elle a chanté de très nombreux génériques et la majorité d’entre eux sont mémorables et ont été des hits au Japon mais aussi pour le public ‘japonisant’ à travers le monde. Elle a à son actif pas moins de 13 singles et 3 albums et aussi un double album best-of sorti au moment de la mise en pause de sa carrière.


Je ne vais pas faire un historique de tous ses titres, je les aime tous de toute façon. Mais il y en a quelques-uns que j’adore plus particulièrement. Je viens de mentionner « Memoria » précédemment qui est un très beau titre qui a servi de générique de fin à Fate/Zero. À noter que le clip posté précédemment est une version alternative, puisque dans celle d’origine (que je ne retrouve pas) on ne voyait pas son visage. Le succès largement rencontré et mérité, il n’y avait plus aucune raison de cacher son visage. En tout cas, ce titre porte bien son nom aujourd’hui avec cet anniversaire.


« Kasumi » (2014) est peut-être un titre un peu moins connu dans sa discographie, mais la musique, et encore plus en version clip, elle respire la classe ; Aoi Eir y est elle-aussi vraiment classe ! Dans un registre très rock, elle nous entraîne dans un show rythmé et vraiment accrocheur.
Quelques titres sont des incontournables assez connus : il y a « Sirius » (générique de Kill la Kill, novembre 2013) ou « Ignite » (août 2014) par exemple. Ce dernier a servi de générique à la saga très connue Sword Art Online, ici pour la saison 2 ; c’est une licence qui a beaucoup participé par son succès à propulser la carrière de quelques chanteuses, dont Aoi Eir mais aussi Haruna Luna, deux très bonnes amies par ailleurs. Pour ce titre, la chaîne YT de la chanteuse nous offre une belle version live (qui rend même mieux que le clip) :


Aoi Eir - 藍井エイル - t-shirt
J’ai eu la chance de la voir sur scène une fois à Japan Expo en 2015. Je porte mon t-shirt de sa tournée 2015 avec fierté à chaque fois. J’aurais aimé avoir la chance d’avoir une dédicace, mais c’était assez ardu ; elle était très attendue alors chez nous… J’avais ramené avec moi pourtant fièrement mes CDs. M’enfin, le showcase, c’était vraiment quelque chose. C’est sans aucun doute mon meilleur souvenir concert j-music.
Si vous êtes abonnés au service de Nolife sur Noco, vous pouvez visionner leur live report de ce showcase. Un numéro de Japan in Motion est aussi consacré à Aoi Eir, n’hésitez pas à le regarder car son interview est vraiment intéressant ; on apprend notamment des choses sur ses débuts difficiles dans la musique ou sur la raison de la force de sa voix.

J’apprécie vraiment ses titres plus axés pop-rock, mais s’il y a un titre que je devais placer au sommet d’un top, ce serait assurément le superbe « Lapis Lazuli » (avril 2015) qui a servi de générique pour Les Chroniques d’Arslan. Cette musique, belle et puissante à la fois, m’avait totalement scotché à l’époque et encore aujourd’hui à chaque écoute. Elle y fait preuve d’une force incroyable tout en étant capable de transmettre beaucoup d’émotions à travers des séquences plus douces ; à chaque fois qu’elle monte en puissance, elle me donne des frissons, surtout avec ce passage autour de 3:30-3:40 J’aime cette musique d’un grand amour.


On va finir ce petit survol avec son dernier single en date « Tsubasa » (juillet 2016), le générique pour la seconde saison d’Arslan. Le clip est vraiment classe et les alternances de rythme donne à la musique un punch des plus satisfaisant et entraînant. J’aime aussi beaucoup ce titre.


Aoi Eir - 藍井エイルVoilà, je ne vais pas être exhaustif dans ce billet. Si vous ne connaissez pas, ou pas beaucoup, je vous invite sincèrement à parcourir sa chaîne Youtube qui réunit l’essentiel de ses titres, du moins les titres principaux de ses singles. Ses albums contiennent aussi des titres vraiment excellents comme « Avalon Blue » dans Blau (2013) par exemple. Si vous aussi vous êtes fans, partagez vos impressions ici si l’envie vous dit.
En ce qui me concerne, j’ai son album best-of BEST -A- qui m’attend en France ; j’ai hâte de l’avoir en main, tout en patientant quant au retour d’Eir Aoi sur scène. J’ai vraiment envie qu’elle revienne, mais je lui souhaite surtout qu’elle se rétablisse et qu’elle aille mieux. Eir Aoi, c’est le top de la musique japonaise ! Avec un petit jour de retard, joyeux anniversaire Eir Aoi !