vendredi 14 décembre 2018

Achats J-music : septembre-novembre 2018

La période de septembre à novembre fut assez intense en ce qui concerne les sorties CDs au Japon qui m’intéressent. Cela est sans parler en plus de ce début décembre, je le ferai une prochaine fois. Pour l’instant, je vais donc me focaliser sur les achats des trois mois précédemment, avec une liste déjà bien garnie (voir ci-contre). On va faire comme la dernière fois en lisant tout cela en musique.

Kana Adachi - 足立佳奈Commençons avec Kana Adachi dont je pense tant de bien. Ce n’était pas n’importe quelle sortie puisque paraissant dans les box le 17 octobre dernier son tout premier album Yeah! Yeah! qui, fidèle à cette jeune artiste, est une ode à la bonne humeur et au sourire. Cet album (acheté dans sa version CD + goodies... un bracelet, dommage pour moi), en plus de tous ses premiers singles, réserve quand même quelques surprises avec certaines chansons qui s’approchent plus de la balade, élargissant ainsi avec réussite la palette musicale de Kana.
J’ai profité par ailleurs de cette commande pour me procurer son tout premier single que je ne possédais pas encore (à droite sur la photo : « Egao no Tsukurikata - Kimuchi - / Kokoro Harete / 笑顔の作り方~キムチ~/ココロハレテ »). Kimuchi~ (j’adore tellement quand elle prononce ce mot !)

Je me rends compte que j’ai oublié de préparer une photo pour le dernier et septième single de Inoue Sonoko (ci-contre) « Fantastic / ファンタジック » dont j’ai déjà eu l'occasion de parler un peu ici (acheté dans sa version CD/DVD comme presque tous les CDs mentionnés dans ce billet). Ne pouvant pas patienter, je m’étais déjà en fait acheté sur iTunes la version dématérialisée. 
J’attends également avec impatience son premier coffret DVD/BD pour l’un de ses concerts... Ce serait bien qu’ils en éditent un pour sa nouvelle tournée qu’elle va débuter à partir de ce mois.

« Sekai no Hito e », NGT48« Bokudatte Naichauyo », NMB48
« Sekai no Hito e », NGT48 & « Bokudatte Naichauyo », NMB48

Poursuivons avec des idols et les derniers singles de trois groupes, tout d’abord les NGT48 (« Sekai no Hito e / 世界の人へ »)  et les NMB48 (« Bokudatte Naichauyo / 僕だって泣いちゃうよ »). Si je ne suis suivais pas beaucoup auparavant les groupes de la famille des 48/46, je commence à m'y mettre et surtout à bien apprécier. Que ce soit côté NMB ou NGT leur dernière sortie est vraiment convaincante : une beau finish pour Sayaka Yamamoto, leader des premières avec un titre principal forcement poignant pour les fans du groupe, et un titre en Russie pour les secondes que j’ai adoré dès la première écoute. Dans ce lot, j’aurais même une préférence pour ce dernier vraiment réussi :

« Sekai no Hito e » - NGT48


Want you! Want you!  =LOVEOn retrouve aussi enfin dans ce billet les membres du groupe =LOVE avec leur quatrième single « Want you! Want you! » plutôt réussi et surtout débordant de bonne humeur (pour la face B, voir ci-dessous). C’est un groupe que j’apprécie de plus en plus depuis leur venue à Japan Expo 2018 ; elles nous offrent en plus régulièrement quelques lives sur YouTube.

« Ima Kono Fune ni Nore / 今、この船に乗れ! » - =LOVE

Iris Eir Ao
« Iris » de Eir Aoi
Allons désormais vers l'anison(g), avec une artiste majeure du milieu qui est revenue sur le devant de la scène cette année, je parle évidemment de Eir Aoi : son dernier single « Iris » est sorti le 24 octobre dernier. Son titre principal servait de générique de fin pour la série Sword Art Online: Alicization. Malheureusement, et sans grande surprise, le clip n'est pas disponible sur YouTube chez nous... mais, également sans surprise, c’est évidemment encore un très beau single (certes moins convaincu par le visuel du clip), accompagné dans cette version par un joli petit photobook bienvenu. J’essayerai de présenter plus en détail ce single, Eir Aoi reste quand même une de chanteuses préférées.

JUNNA et Manami Numakura
JUNNA et Manami Numakura
Poursuivons avec JUNNA et son premier album 17 Sai ga Utsukushii Nante, Dare ga Itta / 17才が美しいなんて、誰が言った, ainsi que le dernier single de Manami Numakura « Desires » (opening de l'animé Conception). J'ai déjà mentionné cette dernière dans ma dernière sélection musicale.
JUNNA signe donc son tout premier album, alors qu’elle n'est âgée que de 17 ans, avec l’assurance de sa voix puissante ; une étoile montante de l’anison. J’espère qu’on continuera à lui offrir encore de belles opportunités pour mettre en avant ses capacités vocales.


YOSHIKI feat HYDE et PERFUME
YOSHIKI feat HYDE et PERFUME
Mentionnons désormais des noms bien connus de la musique japonaise : YOSHIKI & HIDE qui collaborent pour signer ensemble « Redswan » qui servit de générique d'ouverture à la dernière saison de la série l'Attaque des Titans. Et également le fameux trio féminin electro-pop PERFUME et leur album Future Pop. Ce dernier est justement disponible en France, oui ; sur des sites comme la Fnac ou Amazon, vous pouvez vous le procurer facilement. Dommage que mon exemplaire soit arrivé avec son boitier cassé... alors que mes commandes CDJapan, avec bien plus de kilomètres à parcourir, n'ont jamais aucun souci.

« Future Pop » - PERFUME

Lemon Kenshi Yonezu / single BiSHPour les CDs, on va finir avec Kenshi Yonezu et deux solos des membres du groupe BiSH. Pour le premier, je me suis en effet enfin acheté son ultra-célèbre (à juste titre) single « Lemon » qui culmine actuellement sur YouTube avec pas moins de 232 millions de vues... Impressionnant.
Pour les BiSH, il s’agit en fait d'un CD avec deux titres solo : celui de Sentochihiro Chicchi « Yoruoji to Tsuki no Hime / 夜王子と月の姫 » et de Aina the End « Kienai De », dont j'avais en fait déjà parlé dans ma dernière playlist mensuelle ; le premier est vraiment prenant.

« Lemon » - Kenshi Yonezu

Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -

Terminons enfin avec le meilleur, plus exactement la meilleure... Je parle de Ohara Sakurako. Oui, c’est la meilleure ! Dès que son nom est inscrit sur quelque chose, je deviens un peu comme un acheteur compulsif. Et justement, le 21 novembre dernier sortait le DVD (et le Blu-ray) de son live des 5 ans 5th Tour 2018 - Enjoy? - (accompagné d'un photobook, voir ci-dessus). Ce concert est juste magique (quelques images ci-dessous) !
Pour ces mêmes 5 ans de carrière, était également édité fin octobre une box avec pas mal de petits goodies forcement indispensable quand on est fan (ci-contre). J'en parle avec plus de détail sur mon blog dédié à Ohara Sakurako !

Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -
Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -
Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -Ohara Sakurako - 5th Tour 2018 - Enjoy? -

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Ce sera tout pour ce petit bilan achats J-music. J'aimerais, comme à chaque fois, présenter plus en détail plusieurs de ces CDs ; on verra selon le temps disponible. Il me reste une commande pour le mois de décembre afin de clôturer cette année assez prolifique... ce qui signifie également qu'il faudra penser à préparer les bilans de 2018.

samedi 10 novembre 2018

Sélection musicale des mois d’août à octobre 2018


J’ai pris un peu de retard dans ma sélection mensuelle de clips sur YouTube. Alors, du coup, je vais rattraper tout cela en survolant rapidement mes principaux coups-de-cœur d’août, de septembre mais aussi d’octobre de cette année. C’est parti !

On va commencer cette sélection avec des sonorités moins courantes du côté du pays du soleil levant... avec pourtant un girls-band assez emblématiques de sa scène pop que voici :

E-girls - « My Way » (feat. FIRE BALL, MIGHTY CROWN & PKCZ®)

Très jolie surprise donc que ce featuring des E-girls avec des noms important de la scène japonaise reggae-dancehall pour deux titres dont celui-ci que j’ai posté juste au-dessus. Alors ça surprend à la première écoute, d’autant plus que les E-girls ne semblent ne tenir ici qu’un rôle secondaire, mais musicalement ça fonctionne très bien. En tout cas, ça a le mérite d’apporter un peu de la chaleur jamaïcaine à la pop japonaise. Pas d’inquiétude, depuis, les E-girls sont revenues vers un genre plus habituel (sympathique même si après ces titre et surtout l’excellentissime « Show Time », je regrette un peu ce retour au source).

Hoshino Gen - « IDEA »

Plus besoin de présenter Gen Hoshino qui est devenu en quelques années un nom incontournable de la scène pop masculine japonaise. Surtout depuis l’immense succès de « Koi » fin 2016. Il revint donc en août avec ce nouveau titre très efficace. Sans être révolutionnaire, j’aime beaucoup l’ambiance de cette chanson et aussi la réalisation originale du clip avec ces changements de plateaux et de décors en direct. De plus les choix d'instruments collent vraiment bien à son univers et se rapproche un peu de son époque Sakerock.

MIYAVI - « So On It » (feat Seann Bowe & Meron Ryan)

On va continuer avec une autre voix masculine, mais dans un registre différent, avec cette fois-ci le grand MIYAVI, avec « So On It » et Seann Bowe et Meron Ryan en featuring. Miyavi, c’est à mes yeux un petit ovni de la scène japonaise, bourré de talent un instrument en main ; ce guitariste samouraï nous offre toujours des sons assez forts et souvent surprenants, n’hésitant pas à s’imposer des défis. Puis c'est aussi un artiste qui est très ouvert à l'international. À chaque fois qu'il passe en France, comme en avril dernier, je n'y suis pas. Frustration...
À noter que vous pouvez aussi le retrouver depuis peu dans le film live de Bleach qui est disponible sur Netflix ; le rôle que joue Miyavi lui va justement très bien.

Sentochihiro Chicchi (BiSH) - « Yoruoji to Tsuki no Hime / 夜王子と月の姫 »

Quittons le mois d’août pour celui de septembre, un mois synonyme de cette nostalgie de voir l’été s’éloigner progressivement... Et le 5 septembre apparaissait justement sur la chaîne d’avex un long clip signé par Sentochihiro Chicchi du groupe d’idols BiSH : « Yoruoji to Tsuki no Hime / 夜王子と月の姫 ». Avec ce titre, on est vraiment en plein dans cette ambiance nostalgie. Long, répétitif avec ses mélodies cycliques, la chanson et le clip sont pourtant hypnotiques. La musique joue à fond sur ces répétitions et le rythme lancinant pour nous absorber, comme prisonnier de cette spirale. Très belle surprise. 
À signaler que ce titre est l’une des deux faces d’un même single, l’autre étant signé par Aina the End du même groupe BiSH « Kienai De » et que j’ai également beaucoup aimé. Cette seconde chanson prend son temps pour s’imposer, mais une fois qu’elle passe un ton plus haut, cela devient vraiment très bon.

DAOKO - « Owaranai Sekai De / 終わらない世界で »

Passons désormais directement et sans transition à DAOKO avec son dernier MV pour la sortie de « Owaranai Sekai de » qui sert en même de chanson thème pour le nouveau jeu mobile de Nintendo Dragalia Lost. J’ai l’impression que les amateurs de DAOKO ont été un peu déçu par ce titre. Pour ma part, je l’ai vraiment apprécié. On reconnait toujours parfaitement le style de la chanteuse, avec sa voix bien reconnaissable ou ses inspirations. Le refrain est en plus vraiment très beau. Pour une oeuvre de commande, c’est vraiment très réussie.
Ah, oui, je sais l’image que j’ai utilisée pour ouvrir ce billet vient de son titre « Bang » sorti en 2017, mais pas grave, je trouvais que ça rendait pas mal~

NGT48 - « Sekai no Hito e / 世界の人へ »

On retourne désormais vers des idols, avec le titre principal du dernier single des NGT48, « Sekai no Hito e / 世界の人へ ». Si « Yokubomono », cette année, m’a permis de redécouvrir les NMB48, cette fois-ci ce sont les NGT48 qui me semblent plus jeunes mais qui débordent d’une belle joie de vivre dans ce clip. Il transpire en effet de générosités. Puis, cette idée d’aller tourner le clip en Russie en compagnie d’une fan locale, Arina (lire le billet de BonjourIdol), je trouve ça super. À noter qu’il existe aussi une version longue avec l’histoire complète.
Du côté des NMB48, je veux signaler aussi la sortie de « Bokudatte Naichauyo / 僕だって泣いちゃうよ » qui fait parti du tout dernier single du groupe avec leur leader Sayaka Yamamoto qui l’a quitté en ce début novembre.

suga/es - « Show no Tell »

Terminons septembre avec « Show no Tell » des suga/es dont je parle régulièrement sur ce blog. Au risque de me répéter, je vous encourage vraiment à suivre ce jeune groupe (qui était venu à Japan Expo en 2017) qui s’affirme de plus en plus avec son style sucré et acidulé. Elles ont aussi sortie ensuite en octobre une autre vidéo avec un titre plus dynamique qui donne un bon exemple de l’énergie qu’elles peuvent exprimer sur scène.

Du coup, passons à octobre... avec un peu d'anison(g) pour continuer à se mettre en jambe.

Manami Numakura - « Desires »

Je ne sais plus si j’ai déjà parlé de Manami Numakura ici, mais si ce n’est pas le cas voici son dernier MV « Desires » qui est vraiment excellent. Dans un style bien plus rock cette fois-ci, elle offre un titre vraiment inspiré et visuellement classe. Sans révolutionner le genre toujours dominé avec style par LiSA, ça fonctionne très bien et ce fut une belle surprise.

La période couvrant fin octobre, début novembre est assez riche en sortie de single, et donc de clips sur la toile, voici celui de Inoue Sonoko  « Fantastic / ファンタジック » qui porte bien son nom :

Inoue Sonoko  - Fantastic / ファンタジック »

Comme je suis quelqu’un qui aime bien se répéter... Ai-je déjà dit que j’aimais beaucoup la musique de la talentueuse Inoue Sonoko ? Il semblerait que oui, mais je vais donc quand même radoter. Avec ce nouveau titre, elle confirme son retour vers un style plus pop-rock bien marqué cette année, après une période plus axé musiques sentimentales (mais très réussies !). En fait, cette facette n’a jamais pleinement disparu, mais ses derniers titres, depuis notamment son dernier mini-album Mine, me font plus penser à sa période indé. Dans tous les cas, Inoue Sonoko : c'est bien et c'est beau !

Kenshi Yonezu - « TEENAGE RIOT »

On va enfin finir cette sélection trimestrielle avec un monstre de la musique japonaise qui se nomme Kenshi Yonezu (et seulement 27 ans) qui a déjà mis cette année une fois encore tout le monde avec son succès monstre « Lemon ». Il faudrait vraiment que je le présente plus longuement sur ce blog. Sans rien à prouver, il revient en cette fin d’année avec un nouveau double single Flamingo/TEENAGE RIOT chacun des titres avec des styles bien différents. Pour ce billet, j’ai choisi le second avec un ambiance groupe de rock qui ne sera peut-être sa meilleure chanson mais qui reste pour autant un excellent titre. 

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Voilà, pour ne pas noyer ce billet, j’ai essayé de faire une sélection pas trop longue, mais je pense quand même avoir bien fait le tour de mes principaux coups-de-cœur de ces trois derniers mois. À me relire, je crois que c’est la première fois que je mentionne autant d’artistes masculins, comme quoi.
N’hésitez pas à me dire si vous avez aimé des titres parmi ceux que je vous ai proposés ici ou si vous avez eu aussi d'autres coups-de-cœur que vous avez envie de partager.

P.S. : Je vous invite aussi à écouter le nouveau podcast Jpop Social Club qui revient désormais chaque mois sur l'actu, concerts, avec des focus et débats autour de la musique japonaise. Une chouette initiative qui mérite d'être connu par les amateurs de J-music.

vendredi 2 novembre 2018

[J-Drama] « anone », une seconde chance mais à quel prix ?

anone - あのね - j-drama
Retour d’une critique sur le blog avec le drama japonais anone (あのね). Il s’agit d’une série originale assez récente puisqu’elle fut diffusée entre janvier et mars 2018 sur NTV. Elle compte 10 épisodes d’une durée d'environ 55 minutes. Signalons déjà que le scénariste de ce drama est quelqu’un de reconnu dans le milieu puisqu’il s'agit de Yuuji Sakamoto qui a déjà signée d’excellentes œuvres en terme d’écriture. Je lui connais notamment Saikou no rikon, Quartet ou encore Itsuka kono koi wo omoidashite kitto naiteshimau ; ce dernier titre, ItsuKoi pour faire plus court, est même l’un de mes dramas préférés. Ses séries se distinguent par un travail profond sur les personnages, souvent torturés par la vie, avec une ambiance et un rythme posé, voire lent.

On va retrouver ces caractéristiques dans anone. Cette série (voir la bande-annonce ici) raconte l’histoire de Harika Tsujisawa (jouée par Suzu Hirose) qui à 19 ans, seule sans famille, sans logement, ne trouve pas sa place dans la société, survivant tant bien que mal avec des petits boulots que personne ne veut faire. Un jour, elle va découvrir un étrange sac de billets de 10 000 yens qu’une femme plus âgée, Anone Hayashida (jouée par Yuuko Tanaka) essaye à tout prix de récupérer et de détruire. C’est le début d’une rencontre qui va amener ces deux personnes sur un chemin des plus périlleux mais au cours duquel elles vont chacune trouver un espoir qui semblait perdu.

anone - あのね - j-drama -Suzu Hirose

anone, plus qu’une série porté par un scénario, c'est surtout l'histoire de ses personnages. Harika et Anone d'une part, mais aussi Kaji Mochimoto (jouée par Sadao Abe) et Ruiko Aoba (interprétée par Satomi Kobayashi). Je vais éviter de vous dévoiler les ressorts de leur histoire personnage pour ne pas gâcher le plaisir des premiers épisodes, mais quoi qu’il en soit chacun d'entre eux est particulièrement attachant.

anone - あのね - j-drama - Suzu HiroseHarika occupe donc le centre de l'histoire, mais elle n’est pas seule, au contraire, même si l’affiche de la série ne met qu’elle en lumière. L’actrice, la jeune Suzu Hirose (seulement 20 ans, que j’ai vue auparavant dans les excellents films de Chihayafuru), offre dans tous les cas une prestation des plus convaincantes. La vie l’ayant particulièrement maltraitée, elle ne lui accorde plus réellement de crédit ; au cours de ce drama, on la voit progressivement renaître, même peut-être simplement naître, trouver une place, des gens sur qui compter. Harika est un personnage profondément touchant et parfois même bouleversant. Elle va partager en plus avec Anone une relation vraiment forte. Harika échange souvent via une application mobile avec un étrange garçon, Hikoboshi, qu’elle ne voit jamais mais à qui elle se dévoile beaucoup. Encore une fois, je ne veux pas spoiler, mais j’ai trouvé ces moments, ces échanges par messagerie sur smartphone si bien travaillés, parmi les plus beaux de ce drama. 

Anone Hayashida est le second personnage central de cette histoire. Elle va trouver en Harika une jeune fille qu’elle va vouloir protéger et aussi lui permettre de retrouver un rôle duquel elle s’était trouvé dépossédée de nombreuses années auparavant. D’une force incroyable, elle va à chaque fois trouver le courage de faire face aux difficultés, malgré la douleur qu’elle peut ressentir. Comme je le disais auparavant, sa relation avec Harika est vraiment touchante. Son prénom - Anone - fait en plus échos à une habitude d’Harika lorsqu’elle parle : elle introduit en effet souvent ses phrases par あのね "anone...", "tu sais...".

Aoba est peut-être dans le quator le personnage le plus en retrait. Toutefois l’épisode, lorsqu’elle sera amenée à quitter les "siens" est d’une très forte intensité. Et elle est aussi le miroir de Mochimoto. Ce dernier est un personnage très étrange. Dès le début du drama, on apprend qu'il est condamné... touché par un cancer, il sait qu’il va bientôt mourir. C’est inéluctable. Conclusion à venir bien triste pour un pauvre homme qui s’avère avoir toujours été la victime de sa propre gentillesse et ses maladresses dans la vie.

Le scénario va quant à lui se concentrer autour de la contre-façon d’argent, suivre une spirale infernale dont le sombre Riichi Nakaseko (joué par Eita) va être le chef d’orchestre. Étrange scénario en fait. On comprend très bien que cela ne fonctionnera jamais, malgré leur volonté et des raisons honnêtes. Puis contrefaire des billets est un crime très grave ; toutes ces personnes sont loin d’être des criminels nés...

Toutefois, cette histoire n’est peut-être bien qu'un prétexte. Par ailleurs, si vous voulez une série dramatique riche en rebondissements à couper le souffle, essayer autre chose. Car comme je le disais, les personnages d’anone sont véritablement le cœur de l’histoire, et ce sont à chaque fois des individus simples, de simples femmes et hommes avec leurs blessures. Ce qui est le plus intéressant, c’est les suivre, voir leur évolution, les interactions, écouter les dialogues. Et beaucoup observer. anone est en effet une oeuvre très visuelle. Non pour une débauche d’effet spéciaux, d’effet de lumière ou je ne sais de quoi. Au contraire, l’ambiance visuelle de cette série est assez terne, monochrome, avec des dominantes bleues notamment avec les vêtements d’Harika, les couleurs sombres de l'imprimerie ou de la maison d’Anone au style assez daté. L’ensemble est très bien travaillé. Visuellement, la série peut paraître terne, alors qu’au contraire sa réalisation est superbe et participe entièrement à l’ambiance. La musique est elle-même assez discrète, elle accompagne légèrement mais joliment les différentes étapes de l’histoire.
De la chaleur, on en trouvera mais lors des moments d’échange : des regards plus soutenus, même des moments de silence, ou, parmi mes passages préférés, ces repas entre eux et les rires échangés pour des choses toutes banales. Au final, la série parle beaucoup d’argent, comme si celui-ci pouvait être la réponse aux problèmes, mais la réalité est bien différente, l’essentiel est ailleurs.

anone - あのね - j-drama - Suzu Hirose
anone - あのね - j-drama - Suzu Hirose


Je ne veux pas trop spoiler la série, je vais donc m’arrêter là. Même si, probablement, ce n’est pas un drama qui plaira à tout le monde, je vous invite vivement à essayer anone. Plus qu’à regarder, anone est un drama qui se vit. Ce type de dramas pour lesquels les Japonais peuvent exceller. C’est une série dramatique portée par un magnifique travail d’écriture et de réalisation. Les acteurs offrent de très belles prestations, en particulier la jeune et talentueuse Suzu Hirose qui interprété un personnage bien difficile ; mais aussi Sadao Obe et son rôle si touchant. "Tu sais...", sans effervescence, sans feu d'artifice, j'ai été vraiment touché par cette histoire, ces histoires remplies d'humanité.

samedi 27 octobre 2018

Weekend Dramanimique n°6, petit bilan

Alors que la seconde partie du mois  d’octobre aurait être dû plus tranquille pour moi, et donc propice au visionnage de dramas, partage de musique, etc. Ce n’est pas vraiment ça... Pour autant, le weekend dernier, nouvelle édition du désormais célibrissime (ou bientôt) Weekend Dramanimique proposé de nouveau par Bouya ! Et ce fut l’occasion pour moi de regarder un peu de dramas (japonais).
Comme pour les éditions précédentes, le but est simple : regarder autant de fiction asiatique que possible en essayant, en bonus, de respecter quelques options (échec pour ma part cette fois-ci), et partager avec les autres sur réseaux sociaux, surtout Twitter.

Voici la liste des participants (avec Twitter) : Bouya (@Bo0ya_), Titesilve (@SandrineSilve), Kiimiko (@sistersnasai), Minsootae (@MinSooTae), alikdream (@Alikdream629), Angel402 (@Angel402_), Lili (@lililou26150), Luthien (@Luthyx), Isley (@Isley_), Idril Palanen, Yuni (@LelfYuni), Cindy (@cindy127U), verslinfini, drama-addict (@dramaddictblog1), petiteluci3 (@Petiteluci3)

Pour ma part, j’avais visé modestement le palier de 6h mais que j’ai largement dépassé, puisque j’ai regardé environ 8h30 de films et de séries. En voici la liste :

Chihayafuru: Musubi anone - drama

Chihayafuru: Musubi - film japonais, 2018 (~ 2h10)
Il s’agit du dernier film de la trilogie Chihayafuru qui est tiré du manga du même nom de Yuki Suetsugu. Cette série met en scène des lycéens jouant à un jeu de cartes basé sur une compilation de cent poèmes japonais.
Je connais le manga depuis longtemps, de par sa réputation, mais sans jamais vraiment m’y être vraiment intéressé. C’est en entendant reparler récemment du titre avec le dernier film que j’ai eu envie de tester, d’autant plus que le rôle principal est tenu par une étoile montante des petit et grand écrans japonais : Suzu Hirose.
Et franchement, c’est excellent ! Ce troisième film conclue en tout cas vraiment bien cette trilogie. Ce que je retiens surtout, au delà de la découverte de Suzu Hirose, excellente, c’est bien cette mise en scène des parties de karuta. C’est particulièrement réussi et on ressent très fortement la pression ; on transpire avec eux, etc. Le karuta, avec ces films, n’est plus un simple jeu de cartes, mais un véritable sport de haut niveau, avec toute la pression qui l’accompagne.
Une très bonne surprise, avec des personnages attachants - j’aurais bien aimé quand même un choix plus clair à la fin de la part de Chihaya... mais qui sait une suite ? -, et la découverte du karuta.

Chihayafuru: Musubi Chihayafuru: Musubi
Chihayafuru: Musubi Chihayafuru: Musubi
Chihayafuru: Musubi Chihayafuru: Musubi

Anone - drama japonais, 2018, épisode 2-5 (~3h20)
On continue avec Suzu Hirose. Après de tels films, je voulais voir autre chose, et anone a justement pas mal fait parlé de lui. Ce drama raconte l’histoire de Harika Tsujisawa (Suzu Hirose donc), une jeune fille seule, sans plus aucune attache familiale, qui va se trouver dans une drôle d’affaire de faux billets. Elle va alors être amené à faire la rencontre de différentes personnes au passé toujours assez difficile. Pour autant, cette histoire raconte d’une certaine façon la renaissance de Harika qui va retrouver un petit cocon protecteur. Mais c’est loin d’être aussi simple.
Ce drama est scénarisé par Yuuji Sakamoto, un grand nom dans le milieu avec des titres comme Saikou no Rikon, ItsuKoi ou encore Quartet pour des séries que je connais. Il apporte toujours un grand soin dans le développement de ses personnages, des dialogues, etc., donnant ainsi une réelle profondeur à ses séries.
Anone n’est pas une série marrante, au contraire, on plonge ici dans le quotidien difficile, même parfois meurtri de tous ces personnages qui ne vont pas forcement faire les bons choix. Mais ils sont tellement attachants, j’espère que cela ne va pas mal finir...

anone - Suzu Hiroseanone - Suzu Hirose
anone - Suzu Hiroseanone - Suzu Hirose
anone - Suzu Hiroseanone - Suzu Hirose

Je ne veux pas encore en dire trop, j’en suis actuellement à l’épisode 6, et je veux surtout savoir comment cela va avancer. En tout cas, si vous cherchez un bon drama japonais dramatique et prenant, anone s’avère un très bon choix.

Legal High - Sakai Masato - Yui AragakiCode Blue - season 3rd

Legal High - drama japonais, épisode 1 (~50 minutes)
Revisionnage ici, pour montrer la série à une amie. Rien de particulier à redire sur ce drama que j’adore. Qu’importe le nombre de fois que je revisionne la série, elle me plait toujours autant ; cela me plait de retrouver Sakai Masato dans son rôle de Komikado-sensei, un avocat excentrique mais hilarant.
Legal High reste à mes yeux une référence dans les comédies japonaises.

Legal HighLegal High

Code Blue, saison 3 - drama japonais, épisodes 9-10 (~1h40)
Série finie. Étrange sensation avec cette troisième saison de cette saga culte. J’ai aimé retrouvé les personnages de Doctor Heli, retrouver les sensations de ce qui fut l’un de mes premiers dramas. J’ai moins aimé ces nouveaux internes qui manquaient d’intérêt. Puis, malgré l’évolution intéressante de Aizawa, Shiraishi, etc., la série manquait aussi un peu d’ambition. J’ai donc aimé retrouvé Code Blue, tout en étant déçu de ne rien avoir de plus. Quoi qu’il en soit le final était vraiment réussi - si ce n’est les 20 dernières minutes avec un peu trop de blablas.

Code Blue, saison 3Code Blue, saison 3
Code Blue, saison 3Code Blue, saison 3

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Voilà, cela reste un bilan assez modeste. Toutefois, avec ce sixième weekend dramanimique, j’ai pu en profiter pour avancer dans mes dramas, et c’est déjà cool. En tout cas, depuis quelques temps, je ressens vraiment le besoin de revenir vers les dramas japonais. Il y a quelque chose de beaucoup plus authentique dans les séries japonaises qui me manquaient.