samedi 5 mai 2012

« Orthros no Inu », les pouvoirs d’un dieu entre les mains des Hommes


J’avais envie de parler un peu de drama… Mais parler duquel ? J’en ai fini quelques-uns ces derniers jours. Code Blue (les deux saisons), déjà, j’ai vraiment bien accroché, mais là, je ne me sens pas d’en parler, ça sera pour plus tard. J’ai également vu, enfin, les derniers épisodes de DragonZakura, mais je reste quand même assez déçu (surtout que cette série avait l’air d’être un peu une référence dans le genre…). Au final, je n’aurais accroché ni à l’histoire, ni aux personnages ; pourtant, dedans, on retrouve deux acteurs que j’ai justement beaucoup aimés dans Code Blue, c'est-à-dire, tout d’abord Aragaki Yui (c’était là son premier vrai rôle à ce que j’ai lu, ça se sent, beaucoup) et Yamashita Tomohisa. Mais, je ne parlerai pas de ces deux dramas là, mais de celui que je viens juste de finir : Orthros no Inu. J’ai commencé ce drama suite à ma lecture du billet de Katzina qui était consacré à ce titre. Après avoir fini DragonZakura, et avoir moyennement rigolé, j’ai préféré retourner vers une série plus « sérieuse ». Je ne regrette pas, son bon commentaire était mérité. J’ai commencé la série hier soir, je l’ai fini ce matin ; on peut dire que c’est un bon rythme avec neuf épisodes au compteur.



Pour revenir sur cette série sans reprendre point par point ce qui aurait pu déjà être dit, je retiendrai surtout une bonne mise en scène.
Mais avant, pour les personnages, on a d’un côté Aoi Ryôsuke, avec « la main du diable », un jeune professeur de 25 ans qui voulant aider une de ses étudiantes va devoir utiliser son pouvoir, c'est-à-dire pouvoir tuer une personne juste en la touchant. De l’autre côté, on a Ryûzaki Shinji, avec « la main de dieu », qui depuis dix se trouve en prison, attendant sa condamnation à mort, il est capable, lui, de guérir (de toute sorte de blessure ou maladie) juste en touchant une personne. Entre ces deux protagonistes, on a une inspectrice de police, Hasebe Nagisa, elle va être témoin du meurtre de Aoi. Dans l’ordre, ils sont joué par Nishikido Ryou, Takizawa Hideaki et Mizukawa Asami, je ne connaissais que le premier pour son rôle dans Ryuusei no Kizuna. Ils ont offert chacun une belle prestation, ils ont su rendre leur personnage intéressant ; Shinji était difficile à cerner, cachant bien son jeu, Nagisa, une inspectrice tiraillé entre ses devoirs d’inspectrice et celle d’une mère (sa fille souffre d’un asthme sévère), Aoi, c’était peut-être le moins bien joué. Sur les relations entre les deux héros, j’aimerais quand même que ce genre de révélations soit mieux caché, on le sent venir très vite, dès les talismans quoi (et le générique…).
Mais, à mes yeux Le personnage le mieux interprété, c’était sans doute celui de flic de la sécurité nationale, Sawamura, interprété par Sasaki Kuranosuke ; sombre, manipulateur, il était convaincant et détestable.

J’ai plutôt apprécié la bonne gestion du paranormal et du normal. On se trouve deux personnages aux pouvoirs anormaux, divins, mais on ne tombe pas une série totalement fantastique avec un débordement de magie et de choses de ce genre. Ces dons, celui de soigner et celui de tuer, sont traités de manière intéressante ; celui de Shinji étant le plus intéressant du fait de la réaction de la société. Dans le titre, Orthros est un chien à deux têtes de la mythologie grecque. Comment chacun de nous pourrait réagir si quelqu’un pouvait nous soigner simplement en apposant sa main ? Les conséquences désastreuses dans une société comme la nôtre sont bien abordées (même si la séquence de l’hôpital aurait mérité une approche dramatique plus poussé… Par moment, on aurait pu croire qu’il n’était que dix ou quinze à tout casser).
Si sur la conclusion, j’avais le pressentiment qu’elle serait dans ce genre (j’ai bien aimé le petit clin d’œil au début de la série avec le petit chien abandonné), la série réserve quelques rebondissements et surprises agréables à suivre et correctement orchestrées. Le tout est logique et bien amené ; je n’ai pas trouvé d’incohérence.
Côté ambiance, si les musiques ne sont pas sensationnelles, elles donnaient tout de même une bonne impression ; l’immersion était là, c’est tout ce que je demande. Lors du visionnage, elles me faisaient penser à du Bloody Monday (mais en moins bonne qualité) ; en fait, après vérification, c’est justement le même compositeur (Izutsu Akio) pour ces deux titres, comme quoi, mes oreilles ne seraient pas entièrement bouchées. Pour le générique, je ne l’ai regardé qu’une seule fois, après, je l’ai zappé.


Pour conclure, ce fut vraiment un visionnage des plus agréables. Ce drama est bien mené et avec une certaine consistance dans la qualité et dans la durée. L’histoire possède un fond intéressant. Le fait d’avoir d’un côté, la main qui guérit tout, et de l’autre côté, la main qui tue sans laisser de trace, permet d’avoir une bonne interaction entre les personnages mais aussi d’amener des questions qui étoffent le scénario. Il ne se veut toutefois pas trop psychologique, de même, il ne va jamais aller trop vers le surréaliste, ni trop vers dans le sur-dramatisation des événements. Un chouette drama à suivre.

2 commentaires:

  1. Ca me fait plaisir de savoir que je t'ai donné envie de voir ce drama et qu'il t'a plu ! Un bon divertissement qui a un fond intelligent sans être prise de tête ^^.
    J'espère que tu feras un billet sur Code Blue car je suis assez curieuse de lire un avis. Je n'aime pas du tout Yamapi mais d'autres raisons jouent en faveur de la série. Mais j'hésite quand même à me lancer car je ne suis pas particulièrement fans des séries médicales et puis bon, y'a tellement de trucs à voir ! ^^

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    1. Yamapi est assez bon, voir plus, dans Code Blue, il est dans un rôle assez différent de ce que j'ai pu voir avant (où l'on mettait beaucoup en avant son minois pour plaire). J'ai été agréablement surpris.

      J'essayerai de faire un billet sur cette série alors.

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