dimanche 3 mars 2013

« Attack No.1 », dramaturgie du volley japonais !

Attack No.1 アタックNo.1 - J-drama - Ueto Aya 上戸彩
Attack No.1 (アタックNo.1) est un drama d’un genre que je connais assez peu, une série sur le sport, ici le volleyball. Pour être plus précis, il s’agit ici d’une adaptation télévisée d’un ancien manga shôjo et un animé diffusé entre 1969 et 1971, plus connu en France sous le nom Les attaquantes. Cette version télévisée compte 11 épisodes qui furent diffusés entre avril et juin 2005.
Cette série raconte l’histoire de Kozue Ayuhara, une jeune étudiante du lycée Fujimi passionnée de volleyball. Un jour, elle est repérée pour participer à un camp d’entrainement dont l’objectif est de recruter des joueuses pour l’équipe junior du Japon. Heureuse, elle accepte. Mais, à partir de ce moment, elle doit faire face à la jalousie de ses proches et même de sa meilleure amie. C’est sans compter que les méthodes d’entrainement intensives et violentes du coach Inokuma de l’équipe nationale qui va mettre à rude épreuve sa passion.
Ce drama est loin d’être indispensable. De très loin. Il souffre de gros défauts. Ils m’ont cependant plus fait sourire que m’exaspérer. En soi, c’est déjà une bonne chose. Donc, je ne donnerai que quatre éléments qui peut faire qu’on puisse s’y intéresser : avoir aimé le dessin-animé original (… et peut-être son générique ? qui sait), aimer les séries sur le sport, avoir un trou dans son emploi du temps à remplir, apprécier Ueto Aya. Je vous laisse deviner l’option qui me correspond. Donc, si vous répondez à un (ou plusieurs) de ces critères, vous pouvez continuez à lire afin, peut-être, d’y trouver des choses intéressantes, sinon, bah, faites comme il vous plaira.

Une chose m’a particulièrement embêté par moment. Tout au long de la série, il y a la tendance de jouer le sur-dramatique, ce qui a pu me faire parfois souffler. Cela atteint son paroxysme avec une mort malvenue et totalement inutile. Un accident, pourquoi pas, mais cela ne servait à rien à le tuer. Ce décès n’apporte que trop peu à l’histoire (si ce n’est des moments tristes, c’est vrai). Le contraire, je pense, aurait même pu enrichir le scénario. Après quelques lectures, cet événement était bien présent dans l’animé dont le drama ici n’est qu’une adaptation (partielle). Quoi qu’il en soit, je l’ai trouvé disproportionné par rapport à la série. Même si celle-ci ne rentrait évidemment pas dans le registre de la simple comédie, certes, il n’y avait pas besoin de cela pour faire « sérieux ». C’est dommage, à côté, il y a de bonnes idées souvent bien mis en valeur.

Attack No.1 - J-drama - Ueto Aya 上戸彩

Dans le même style, les deux derniers épisodes sont presque superflus, la série aurait pu s’arrêter à son neuvième et ainsi éviter une nouvelle surenchère (ou alors, permettre une saison 2 ? ce qui aurait même été pas mal). Cette conclusion en deux épisodes n’est pas mauvaise en soi – je l’ai bien aimée en fait – mais elle n’était pas utile. Il fallait sans doute ce genre de fin pour répondre aux attentes du public, comme j’en parlais avant, il s’agit d’une adaptation.
Ahh, le grand méchant entraîneur Inokuma qui fume le cigare, barbu, sévère, violent et condescendant, nan sérieux. En plus, logique, il est gentil au fond, ce n’est qu’un gros nounours en fait, gggrrooohh. Bien évidemment, face à lui, on a aussi la version du gentil, naïf, jeune et bel entraîneur of course. Paradoxalement, encore une fois, je n’ai pas déprécié ces personnages, ils me faisaient juste gentiment sourire. En fait, presque tous ces défauts de la série, je les ai appréciés. Comme quoi.

Cette surenchère/exagération perpétuelle – caractéristique courante dans les dramas, c’est vrai – a au moins un avantage, celui de favoriser une certaine accroche du spectateur. La ligne générale du scénario était ultra-prévisible, mais tous les détours que se sont permis les réalisateurs l’étaient moins. De ce fait, j’étais toujours assez curieux de savoir comment ça allait s’enchainer. Ça évite aussi un autre problème : l’ennui. Même si c’est vrai que les premiers épisodes mettent un peu de temps à lancer la série, une fois partie, elle offre peu de temps morts, et les nombreux rebondissements sont quelques fois bienvenus et intéressants. Le manga devait être bien sympa à lire.

Au final, aucune actrice (joueuse de volley) ne sort vraiment du lot, donc je n’en parlerai pas. Si ce n’est Ueto Aya en fait, ici dans le rôle de Kozue, le personnage principal. D’ailleurs, en cela, on retrouve un peu le schéma d’Attention Please, elle est la seule qui parvienne à tirer son épingle du jeu. Mais bon, il ne faut pas oublier que, dans les deux cas, tous les autres personnages ne sont en fait que des « faire-valoir » pour cette belle actrice. Ceci peut expliquer cela. Il y a chez elle, dans ces séries, une certaine fraîcheur  celle que j’avais d’ailleurs appréciée dans Attention Please. La différence ici, le sur-jeu (notamment dans les mimiques, mais Attack No.1 n’est pas une comédie aussi) est moins marqué, son personnage parait plus naturel. Mais reste que Kozue, dans Attack No.1, n’est pas son meilleur rôle, ici aussi. De ce fait, en comparaison, encore une fois je ne pourrais que rappeler ses excellentes prestations dans Koukou Kyoshi 2003, Nagareboshi ou, actuellement, dans Itsuka Hi no Ataru Basho de – encore en cours de diffusion – un drama où je trouve Ueto Aya juste superbe.


Une chose m’a bien aidé aussi à apprécier la série : sa bande son. Elle est plutôt réussie, en tout cas, elle apporte un réel plus, sachant souligner la tension de certains passages. Même l’opening – pas folichon musicalement ou même par son texte – arrive à apporter son petit plus à l’ambiance. Par contre, là, j’ai un petit coup de cœur pour l’ending, « Yume no Chikara » chanté par Ueto Aya.
Ueto Aya 上戸彩 - Best of Ueto Aya - Album 2006
D’ailleurs, petite parenthèse, je découvre en fait depuis deux petites semaines sa discographie qui n’est pas sans contenir quelques chansons que j’apprécie grandement, que ce soit « Usotsuki », « Kizuna » ou encore « Pureness ». Je me suis d’ailleurs fait bien plaisir avec quelques achats de singles (dispos directement en France avec Saint Amazon.fr) et même d’un album que j’attends avec impatience (illustration ci-contre - en croisant les doigts que la douane m’oublie).

Voilà, pour conclure, Attack No.1 était pour moi plus une curiosité, histoire de voir Ueto Aya jouer dans un style de drama différent. Même si je trouve qu’elle s’en sort avec honneur, la série en elle-même fait partie des dispensables. On pourra sans doute l’apprécier, c’est le cas pour moi, mais l’absence notable de réelle qualité fait qu’elle ne pourra pas être considérée comme un drama à voir absolument.

samedi 23 février 2013

« Yozakura Quartet », enfin le tome 6 du manga !

Yozakura QuartetOui, enfin ! Ça fait quelques temps que je lis le manga de Yozakura Quartet, bien avant qu’il soit licencié en France. J’avais vu son adaptation en animé courant 2009 – qui fut un gros coup-de-cœur – pour directement enchaîner sur la version papier qui était déjà licenciée de l’autre côté de l’Atlantique. Sauf que. Sauf que pas de chance, l’industrie manga états-uniennes a connu quelques déboires. Il était licencié par Del Rey qui a subit de plein fouet cette crise… J’étais bloqué donc depuis fin 2009 au tome 5. On est maintenant en 2013 ! Bon, j’avais quand même pris mon mal en patience en m’achetant notamment le « Shooting Star Carneval C » de Suzuhito Yasuda (sur la photo plus bas) lors de la dernière Japan Expo, avec dedans pas mal d’illustrations de Yozakura Quartet.
Ce billet est surtout une occasion pour vous faire un peu la promotion de ce très bon manga. Il fait partie de ces séries shônen que ne sont que trop peu connus et que je trouve pourtant excellentes (j’y rangerais dans la même catégorie Merry Nightmare – dont le tome 9 est sorti il y a quelques jours chez Taifu Comic). Je ne vais pas tout reprendre sur Yozakura Quartet, j’en avais déjà un peu parlé sur le blog lors de la sortie du tome 1 chez Pika.

Pour rappel tout de même, Yozakura Quartet raconte l’histoire d’un quartier d’une ville, Sakurashin, peuplé de quelques milliers d’âmes, pas plus. À sa tête, on retrouve Hime, la jeune maire accompagnée d’un quatuor qui forme son équipe municipale. Leur objectif est de faire que les humains et les yôkais puissent cohabiter en paix. En effet, au côté d’Hime ont retrouve notamment une Satori, la jeune et douce Ao, douée de pouvoirs psychiques, son bras droit Kyôsuke, un Oni, un démon doté d’une force herculéenne, Kotoha ou encore Akina, un personnage très important mais qui n’est qu’un « simple » humain. Cette coexistence constitue la particularité de cette ville. Comme vous vous en douterez, cela ne va pas être aussi simple et de sombres heures attendent notre équipe municipale.
Mine de rien, si le manga commence classiquement avec une succession (efficace) de petits épisodes illustrant la vie quotidienne dans le quartier de Sakurashin et de cette équipe (le tout avec un humour omniprésent), petit à petit une histoire bien intéressante commence à se mettre en place, avec la résurgence d’un fantôme du passé, notamment à partir depuis le tome 4.

Yozakura Quartet - Shooting Star Carneval C
Suzuhito Yasuda, le mangaka, est bien plus connu en fait pour son intervention dans le light-novel Durarara!! (et par conséquent l’animé du même nom) pour lequel il s’est occupé des illustrations. J’aime beaucoup son dessin, net, fluide et expressif, tout en sachant donner un charme certain à ses personnages, mais le tout sans fioritures, surcharges. Il a aussi réussi dans YQ à créer une panoplie de protagonistes bien intéressants et plaisants comme l’électrique Kotoha qui a le pouvoir assez délire de créer toute sorte de choses simplement en prononçant leur nom, du simple bâton au canon à rails de très gros calibre. Dans le genre décalé, on pourra y ranger le dieu Yûhi, un dieu bien spécial qui affectionne le fait de s’habiller comme un enfant d’école primaire et de cosplayer celles qui l’entourent.

Concernant le tome 6 en lui-même, il s’agit ici de la conclusion des évènements qui avait débuté dans le volume précédent. L’histoire est essentiellement axée autour d’Azumi Rin, cette petite zombie livreuse de nouilles qui est victime de son ancienne maîtresse, la nécromancienne Zakuro. Les affrontements entre cette dernière et l’équipe d’Hime ponctuent tous le volume. J’ai aussi particulièrement apprécié la nouvelle apparition d’Enjin, un personnage fichtrement intéressant. Puis Tôka est joliment entrée en scène, alors de quoi ai-je le droit de me plaindre ? Bon, je n’en dirais pas plus, je vous laisse lire ce tome. Pour ma part, j’ai déjà commencé à attendre avec impatience la suite (prévu pour mai prochain).

D’ailleurs Pika, étant donné que vous avez cette mauvaise tendance, « n’oubliez pas » ce manga (j’ai beaucoup de rancœur du fait de votre attitude vis-à-vis de séries comme Alive Last Evolution…). J’ai même fait l’erreur de vous acheter en double le tome 6 (par erreur avec une pré-commande oubliée, certes, mais pas grave !), il y a des fans en France, au moins un déjà.

Yozakura Quartet, au final, est un petit shônen qui, s’il ne paye pas de mine comme çà, pourrait en surprendre plus d’un. On est très loin de ces shônens blockbusters qui « envahissent » les présentoirs des librairies, on s’en tient à une histoire à une dimension plus humaine mais oh combien sympathique. Avec des personnages hauts en couleur, un humour efficace, un univers relativement bien travaillé, je ne peux que conseiller ce titre.

jeudi 14 février 2013

« Konkatsu! », mariage à tout prix !

Konkatsu!
Allez, avant de parler un peu de manga (il y a quand même le tome 6 de Yozakura Quartet qui est sorti !)  ça sera encore un J-drama et on change de registre pour aller vers de la comédie-romantique : Konkatsu! (婚カツ!) dont les onze épisodes ont été diffusés entre avril et juin 2009.

Amamiya Kuniyuki, le fils d'un propriétaire d’un petit restaurant de tonkatsu, est un célibataire de longue date et, depuis peu, il est au chômage. Il parvient à trouver un nouveau travail à la mairie de son quartier, il est engagé. Toutefois, pour postuler à ce poste, il fallait être marié. Il l’ignorait. Ne souhaitant pas se retrouver sans emploi encore une fois, mentir est la solution qui s’impose à lui ; oui, il va se marier sous peu ! Kuniyuki est alors embarqué dans une histoire qui va totalement le dépasser, surtout au moment où tout les gens du quartier où il habite vont croire que c’est vrai et célébrer avec joie ce mariage annoncé. Cette nouvelle prend même par surprise ses deux plus proches amis, Shigeru et Haruno, cette dernière étant totalement prise au dépourvu. Il lui faut trouver une épouse, vite ! Konkatsu !
Konkatsu!Konkatsu!
Konkatsu! - Ueto AyaKonkatsu!
Konkatsu!Konkatsu! - Ueto Aya - 上戸彩


Konkatsu!Kuniyuki (Kuni) est donc joué par Nakai Masahiro (que je ne connaissais pas du tout). Il réussit plutôt pas mal même si je n’ai pas apprécié plus que cela son jeu d’acteur. J’ai surtout eu plus une sympathie pour le personnage plus que pour l’acteur lui-même. C’est un trentenaire sympathique, gentil et dévoué mais pas très porté sur les questions d’amour (pour sûr, ce n’est pas une flèche même !) et encore moins de mariage. Ça va lui jouer quelques tours surtout que se trouver une épouse est devenu nécessaire.
Konkatsu! - Ueto Aya - 上戸彩
Tobita Haruna est plus jeune que lui d’une dizaine d’année. Elle recherche du travail dans la mode. Très proche de Shige, elle l’est encore plus de Kuni. Haruna est en fait jouée par Ueto Aya. En ce moment, j’enchaine les séries dans lesquelles elle a joué (Nagareboshi ou Koukou Kyoushi 2003 par exemple, et j’en ai encore à faire~), c’est une actrice que j’apprécie de plus en plus. Si, là, ce n’est pas son meilleur rôle, sans conteste, elle a fait tout de même le nécessaire (comme chacun des acteurs globalement) pour rendre Haruno attachante ; encore du bon travail (même si je reconnais ma partialité grandissante envers cette actrice). C’est surtout à partir de l’épisode 5 que la série va se centrer sur elle et sur ses sentiments.
Konkatsu!Shige, ou Fukazawa Shigeru, joué par Satou Ryuuta, est donc celui qui complète ce trio d’amis d’enfance. C’est le gérant d’une petite boutique d’alcool dans leur quartier. Enjoué, bon ami, il est du genre à toujours sourire et à aimer s’amuser. Lorsque Kuni se retrouve à participer à de nombreux konkatsu, il n’hésitera pas à le suivre convaincu qu’il pourra trouver aussi l’amour. Il joue un rôle secondaire, dans l’ombre de Kuni, mais en comparaison, c’est bien lui que j’ai préféré.
Ils ont tous les trois grandi dans un quartier qui s’est développé autour d’une petite artère commerciale. Cependant, avec la crise, ça ne va très bien. Les boutiques ferment les unes après les autres, celle de Shige et le petit restaurant du père de Kuni résistant tant bien que mal. Ce petit côté vie quotidienne de ce quartier était une facette agréable de la série.

En fait, les personnages sont plutôt nombreux, je ne vais pas tous les reprendre. J’étais bien content de retrouver Kohinata Fumiyo qui interprétait le père de Kuni, Kunio. C’est un acteur que j’apprécie de plus en plus (je l’avais déjà vu dans Attention Please ou encore JIN). Le personnage de Yuko (jouée par Shaku Yumiko), assez superficiel au départ révèle pas mal de (pseudo-)surprises, cette adepte (voir accrocs) des konkatsu est prête à tout pour se trouver le mari idéal. C’était un peu le personnage nécessaire pour équilibrer le panel des personnages (notamment si on la compare à Haruna). Ah, et Sakurada Shugoro (joué par Hashizume Isao), je ne peux pas l’oublier, un sexagénaire tellement surprenant et très drôle. C’est le collègue de travail de Kuni au « service municipal de la lutte contre le déclin de la natalité », engagé en même temps que lui, mais ayant aussi menti tout comme lui sur son mariage. Ah, c’est quelqu’un celui-là, il lui faut aussi trouver une nouvelle épouse et, malgré son âge, il ne manque pas de motivation ! Des personnages, il y en a encore pas mal d’autres aussi différents les uns que les autres.

Konkatsu! - Ueto Aya - 上戸彩Konkatsu! - Ueto Aa
Konkatsu!Konkatsu!
Konkatsu! - Ueto Aya - 上戸彩Konkatsu!

Autant reconnaître que je me suis bien bidonné de rire plus d’une fois. Le premier épisode met directement dans l’ambiance. Cette fête dans le quartier, bien exagérée et tirée par les cheveux, était bien drôle. En fait, de façon très classique, la série joue beaucoup sur l’exagération et le ridicule de situation, mais c’était bien souvent efficace.
La romance est au cœur même de cette comédie, et plus exactement ici à travers les konkatsu et gokon (sur l’aspect romantique de ces réunions, hmm, je ne commenterai pas tout de même), ces fameuses méthodes pour la recherche de mariage bien japonaises (leur Meetic ou je ne sais quoi). Au cours des premiers épisodes, nos deux nouveaux agents pour lutter contre le déclin de la natalité se retrouvent régulièrement dans ce genre de réunions afin de sauver leur emploi. Autant dire que ce n’est pas le genre de Kuni, plutôt mal à l’aise avec ce genre de méthode (il y a de quoi faut dire). Progressivement, ce sont eux-mêmes qui se retrouvent à organiser leurs propres konkatsu afin de dynamiser leur quartier. Avec des moments mémorables comme lors de la séance de golf ou encore lors de thématique « chats kawaii » chez Shige. Qu’est ce que j’ai pu rire avec ce dernier exemple, avec cet employé de la mairie qui se ramène avec sa Rachel. Ce n’était peut-être pas très intelligent, mais j’ai aimé quand même.
Les derniers épisodes se concentrent un peu plus sur les sentiments d’Haruno, de Kuni, ce qui donne une ambiance un peu plus sérieuse, mais l’humour n’est pas pour autant mis de côté. Les principaux écueils des comédies-romantiques sont plus ou moins esquivés. C’est bien, comme lors de la première déclaration de Kuni, ils ont évité de trop tirer sur la corde. La fin me satisfait amplement, puis on a eu droit à quelques petits passages plutôt adorables.


Sans les aborder directement, ce drama met quand même en lumière quelques problèmes actuels du Japon. La crise économique (qui affecte les différents magasins du quartier et qui induit un chômage en hausse) et le problème de la très faible natalité qui est directement lié, ici, aux problèmes des mariages et du célibat au Japon. La série n’apporte aucune morale, mais la volonté de montrer que le mariage est une bonne chose est manifeste, tout en essayant cela à l’Amour. J’adhère au message, même s’il est souvent abordé de manière enfantine. Lier amour et mariage pourrait paraître évident, mais à tant vouloir le rappeler il semble que ce ne serait pas aussi simple.

Konkatsu! - Tonkatsu
Konkatsu! est une bonne idée de série à voir si on a envie de bien s’amuser, de rigoler et/ou de se détendre. Ce n’est pas très profond, c’est régulièrement prévisible, mais l’humour est efficace et fait mouche pour peu qu’on apprécie les personnages. J’ai très vite accroché à l’ambiance pour ma part. En cela, je trouve que ce drama est réussi.

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D’autres avis sur Konkatsu! :
Sur le blog de Katzina
Sur le blog Ano ne~

dimanche 3 février 2013

« Nagareboshi », quel vœu feriez-vous ? Jusqu’où iriez-vous ?

Nagareboshi J-Drama 流れ星
Après un animé, un drama, toujours japonais bien évidemment. C’est de Nagareboshi (流れ星) dont j’ai envie de parler aujourd’hui, le dernier que j’ai vu. Je m’arrête sur celui-là plutôt qu’un autre que j’ai regardé dernièrement, pour une raison, souvent la même sur ce blog : un coup de cœur. C’est une série, de dix épisodes, diffusée entre octobre et décembre 2010.

Nagareboshi raconte l’histoire d’Okada Kengo et de Makihara Risa. Le premier est un employé dans un aquarium, un passionné de méduses. Il a une sœur, Maria, qui est gravement malade et qui a absolument besoin d’une greffe du foie, sinon elle mourra. Elle a besoin à tout prix d’un donneur. Risa, de son côté, travaille dans un salon érotique pour rembourser les dettes de son frère. À cause de ce dernier, son petit-ami va rompre avec elle, lui faisant perdre le dernier espoir qu’elle avait. Désemparée, c’est à ce moment qu’elle rencontre Kengo dans l’aquarium où il travaille. Poussés chacun par le désespoir, ils vont s’associer.

Parlons un peu des acteurs. Je ne connaissais pas encore Takenouchi Yutaka. Il joue ici le rôle principal d’Okada Kengo. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé son personnage. Il est du genre peu loquace, la moitié de ses phrases se contentent de deux, trois mots pour exprimer tout ce qu’il pense ; c’est toujours assez difficile au début avec ce genre d’attitude. Malgré cela, rapidement, Kengo se dévoile ; du moins, on découvre un frère totalement absorbé par la volonté de sauver sa sœur Maria, et qui est prêt à tout sacrifier – jusqu’à lui-même – pour elle. On ne peut que le prendre en sympathie, même si parfois j’aurais bien aimé le secouer par les épaules. Il est amené à faire la connaissance avec Risa, qui va peut-être offrir une nouvelle vie à Maria… ainsi que – même s’il faudra du temps – à lui aussi.

Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi
NagareboshiNagareboshi

En fait, c’est pour Ueto Aya que j’avais commencé cette série. Avant de regarder Nagareboshi, je m’étais enchaîné les épisodes et les films d’Attention Please. Ce drama en lui-même n’est pas fantastique, mais la performance d’Ueto Aya est suffisamment bonne pour rendre la série vraiment agréable (malgré ma frustration dans le deuxième film… Franchement celui-là !…) ; je l’avais découverte auparavant dans le très bon Koukou Kyoushi 2003 (et un peu vue dans Zettai Reido que je n’ai pas encore fini). À chaque fois, elle me surprend.
Ici, elle joue le rôle de Makihara Risa. Le contraste est saisissant ; elle a un certain talent comme actrice. Elle se retrouve dans la peau d’une jeune femme tourmentée du fait de ses problèmes liés à son frère exécrable qui ne fait que l’utiliser pour avoir de l’argent. Elle s’est retrouvée ainsi à travailler dans l’industrie du sexe pour rembourser les dettes sans fin de son frère. Elle change petit-à-petit en faisant la connaissance d’Okada Kendo – qui lui sauve la vie lors d’une tentative de suicide. Elle va prendre conscience progressivement qu’une autre vie est peut-être possible malgré toutes ces années. Son évolution est progressive, elle recule souvent, tiraillée par ce qu’elle voudrait être, ce qu’elle souhaiterait faire et ce à quoi elle est confrontée.

L’idée de vendre une partie de son foie pour éponger ses dettes – un des axes principaux de la série – est critiquable et pourrait être difficile à accepter. Je n’ai pu, toutefois, qu’espérer que Kengo parvienne à faire face aux difficultés. On ne peut que prendre sa défense ; sinon que ferait-on à sa place ? C’est sans doute une question difficile. Malgré cette sympathie du spectateur, aborder ce problème d’éthique et de morale était nécessaire. En plus d’être bien abordé, ces questions étaient correctement insérées dans l’histoire, avec au centre Risa ; la construction d’un mensonge, les interrogations, les doutes, la peur. La série n’apporte pas une réponse à ces drames humains, mais elle met en lumière une famille victime et toutes les conséquences que cela peut avoir.

Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi - Takenouchi Yukata
Nagareboshi - Takenouchi Yukata - Kitano KiiNagareboshi - Matsuda Shouta

Pour les autres acteurs, une petite note pour Kiriyama Akito, qui joue le personnage de Ryouta, un adolescent atteint de la même maladie du foie que Maria. Il a été très bon, vraiment. Je n’ai pas trop envie de dire ce qui se passe, mais c’est peut-être l’acteur de la série – malgré son rôle secondaire – qui m’a le plus surpris. Maria de son côté est jouée par Kitano Kii que j’avais vue il y a longtemps dans Life. Sa prestation est plutôt réussie ; elle se retrouve plongée dans un océan de difficultés difficilement imaginables, et autour d’elle, il y a tant de gens directement impactés par sa propre maladie. Certaines de ses réactions sont égoïstes, mais devant la réalité de sa propre mort, comment chacun réagirait-on ?
Ils ont le même médecin, Kamiya Ryû, joué par le fameux Matsuda Shouta (Hana Yori Dango, Ikigami), plutôt convainquant ici d’ailleurs.
Inagaki Gorou… Dans le rôle du… ce-qui-devrait-s’appeler-un-frère-?-Non... Oh purée, c’est vraiment le type même du personnage que tu ne peux pas supporter. Jusqu’à ce regard ! Profondément mauvais, cet homme n’a aucune conscience du mal qu’il est capable de faire, mais même, cela l’importe peu de toute façon. Je regrette peut-être la conclusion pour lui… Du coup, il pouvait m’arriver d’être parfois agacé par l’attitude de sa sœur Risa qui a beaucoup de mal à rompre les liens. Mais encore une fois, est-ce si facile ? Il y a beaucoup de problèmes qui sont bien plus compliqués lorsqu’on doit y faire face. Beaucoup trop même…

NagareboshiNagareboshi 上戸彩
Nagareboshi - Ueto Aya 上戸彩Nagareboshi - Takenouchi Yukata

Le dernier épisode m’a pas mal frustré quand même. J’ai grincé des dents. Mais la dernière scène, la conclusion est magnifique. Certes, elle est prévisible, enfin même l’ensemble de la série l’est – à aucun moment, je ne fus réellement surpris –, mais cela n’enlève pas le charme de ces dernières minutes.
Il semblerait que la série a eu son petit succès ; une bonne audience et Ueto Aya a gagné deux prix pour son rôle.

Autant le dire : j’ai adoré ce drama. Il est réalisé tout en douceur – avec une belle bande son apaisante qui colle parfaitement à l’atmosphère – mais il aborde des thèmes durs, parfois violents et révoltants. Ce contraste se retrouve chez Kengo et Risa, à la fois différents mais si proches et si attachants. C’est le couple typique que tu ne peux qu’apprécier, tu ne peux – enfin pour moi déjà – que souhaiter qu’ils puissent trouver un peu de repos, ensemble. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le meilleur drama. Il manque, peut-être parfois, un peu de force, un peu d’intensité, mais il est très bien ainsi. C’est une belle histoire qui essaye à transmettre des sentiments sincères, et elle le fait bien. C’est convainquant, je fus, et je suis encore, sous le charme. Nagareboshi est une petite réussite que je ne peux que conseiller.

lundi 7 janvier 2013

« Sword Art Online », si inégal mais si chouette à regarder !

Sword Art Online
Le plus gros buzz animé-sque de 2012, ce fut sans aucun doute Sword Art Online. À tord ou à raison, je n’ai pas spécialement envie d’y répondre, à chacun de se faire son avis, c’est donc ce que j’ai fait.
Si le second arc de la série a cristallisé bien plus de critiques, on le reverra, j’ai trouvé que le premier était fichtrement bien mené et palpitant à suivre, assez pour en faire un animé que j’ai adoré.

Bon, étant un grand fan de la saga .hack//, je ne pouvais qu’être séduit. J’avais un peu l’impression de retrouver toutes les ingrédients des animés de cette franchise comme l’excellent(issime) .hack//SIGN. Tout tourne autour de joueurs dans un Mmorpg, avec certains qui sont bloqués dedans, on a même une semi-réplique d’Aura, ohoh ! Pourtant, SAO s’en distingue surtout par d’autres éléments : ici, ce sont tous les joueurs, c’est-à-dire les 10 000 inscrits ayant eu droit à la pré-ouverture du jeu, qui y sont emprisonnés, de plus, et surtout, perdre dans le jeu veut dire alors mourir. L’Aincrad, le monde de SAO devient donc une nouvelle réalité mortelle ; le jeu devient leur propre réalité à travers laquelle la nature humaine de chacun et ses différents aspects, positifs ou négatifs, vont prendre corps. Le principe est macabre, mais la recette est drôlement efficace et donne bien plus de consistance à la série.

Sword Art Online - Kirito AsunaDeuxième gros point positif, il s’agit du couple Kirito-Asuna. Voir se profiler un tel couple est quelque chose de totalement inhabituel dans les animés, d’un format plus shônen en plus. C’est un vrai couple, pas seulement avec deux regards qui se croisent et cie. Je ne sais pas si on peut parler de maturité dans l’approche offerte, mais reste qu'elle était surprenante et du coup assez géniale à suivre. C’est sans compter que même pris un à un, ce sont quand même des personnages classes, surtout Kirito l’épéiste qui a du style, notamment quand il s’énerve ou qu’il prend un ton sérieux. Quelques autres personnages m’ont bien plu, comme Klein ou Liz, mais je regrette que leur développement fut assez limité (en général un épisode, sauf pour Klein) ; il y a même des personnages qui passent tout simplement à la trappe.

Le second arc de SAO, celui d’Alfheim est très en deçà du premier. On passe d’un .hack// à un Zelda, avec l’idée, faut sauver la princesse kidnappée par le diabolique méchant.
On ne peut pas les mettre au même niveau. De ce fait, j’ai tendance à plus de parler de saisons que d’arcs, afin de mieux différencier ces deux parties. La tendance à couper les séries vers 12-13 épisodes est pourtant à la mode, cela aurait été sans doute bienvenu pour Sword Art Online afin de rendre le premier arc plus indépendant par rapport au reste.

Dans Alfheim , les enjeux sont moins intéressants du fait que ce qui faisait tout l'intérêt du monde de SAO, de l’Aincrad, a disparu (la mort qui guette les joueurs). Puis, cette seconde saison a mis beaucoup trop de temps à démarrer alors que la série avait atteint un très bon rythme. C'est habituel cette baisse de régime en milieu de série pour les animés de 24-26 épisodes, mais là, ce fut trop brutal. Puis le changement d'univers, de personnages a été, je trouve, assez mal géré... On a avait de bons personnages bien intéressants et attachants et flop, plus rien. Ici, à part Sugu, la soeur de Kirito, aucun des nouveaux personnages n'est réellement développé.
Il faut attendre environ l'épisode 20 pour que la série ait retrouvé un bon niveau (mais pas celui de SAO quand même...), le temps que cette phase de transition se termine. Puis, c'est sans compter que le rythme retrouvé doit beaucoup aux combats (dopés par la bande son de Yuki Kajiura !) avec de bons moments et des phases assez épiques bien aidées par un Kirito qui a retrouvé une certaine vigueur, mais pas vraiment grâce au scénario qui en lui-même n'apporte aucune réelle surprise (mais éviter de prendre des risques peut parfois s’avérer être la meilleure solution).

Sword Art Online - Sugu Asuna
Sugu (de Alfheim Online) vs Asuna (de Sword Art Online)
Je suis critique, très critique, et comme je le disais, j'aime beaucoup SAO - et même ce second arc même si je ne dois pas en donner l’air comme ça. J’aime bien m’aveugler quand je regarde un animé, mais là c'est trop marquant pour laisser cela de côté. Le passage entre Sword Art Online et Alfheim Online a été trop mal géré, comme si l’équipe derrière la série avait complètement changé à la suite d’un limogeage ; ce second arc (saison) souffre trop de la comparaison. Si je suis autant frustré, c’est bien parce que j’aime beaucoup cette série.

Openings de la série :
« crossing field » de LiSA

« INNOCENCE » de Aoi Eir

L’ensemble de la série est proprement réalisé. On pourra souligner quand même quelques manques de constance dans la qualité d’un épisode à l’autre, mais ça reste assez négligeable. À noter tout de même que l’OST de la série est signé par Yuki Kajiura qui n’est pas n’importe qui, quand même. Même si j’ai regretté parfois que sa musique n’était pas assez présente, ou trop discrète  il faut reconnaître que les différentes pistes de SAO sont fichtrement chouettes, surtout le thème principal ! Les génériques sont aussi de bonnes qualités.


Tout appel à une suite (qui existe de toute façon du côté des romans). Les éléments pour une prochaine saison sont là (puis Kayaba a dit "à la prochaine Bibi !"), mais, en même temps, même sans suite, ces 25 épisodes peuvent se suffire à eux-mêmes. Du coup, on peut parler d’une relative bonne maîtrise dans la réalisation de ce côté-ci ; une fin ouverte, ni trop ni pas assez.
Puis, malgré mes nombreuses critiques sur le second arc, si - et je l'espère - on a une suite, je serais vraiment content et, à coup sûr, je la regarderai !

J’ai envie de louer, d’encenser le très bon travail de Wakanim pour nous fournir un simulcast de qualité (qui me conforte dans l'idée que l'âge d'or du fansub est clairement derrière nous). J’attendais chaque weekend, avec impatience sur leur site, la parution du nouvel épisode. L’adaptation est réussie, les coquilles très rares, une bonne qualité vidéo, une gratuité bienvenue. Wakanim.
En cela, ça contraste pas mal avec Dybex… Je me suis fini Jormungand hier (une très bonne seconde saison, meilleure que la première, malgré une fin en deçà de mes attentes), les deux derniers épisodes étaient truffés de coquilles en tout genre qui flirtaient avec l’amateurisme. Ma surprise fut assez grande étant donné que, pour le reste de la série, je ne me souviens pas de tant d’erreurs. Enfin bref. Niveau simulcast, en France, à mes yeux, Wakanim est la référence (très loin devant la plateforme de Kazé !). Si, évidemment, je n’aime pas toutes les séries qu’ils diffusent (genre Code;Breaker que j’ai trouvé vide d’intérêt – critique à relativiser vu que je n’ai regardé que le premier épisode), en général, en plus de Sword Art Online, ils nous offrent de belles surprises (comme Robotics;Notes dernièrement).

Sword Art Online
Tous les personnages de la série
Pour conclure, au cours de cette dernière année 2012, Sword Art Online fut sans doute, certainement, l’animé qui m’aura le plus boosté à suivre. Je ne le considère pas comme le meilleur de l’année ; pour moi, il s’agit de Hyouka dont j’ai déjà parlé sur le blog. Ce fut ma série fil-rouge de toute cette seconde moitié de 2012, c’est sur cette série dont j’ai le plus débattu sur le net, souvent avec entrain et presque avec passion. Certes, la série a des défauts que le second arc transcende un peu trop malheureusement, je le reconnais. Mais, si l’intérêt est là, vous saurez rapidement y trouver ce qui peut vous plaire, voir plus, surtout au cours de ce très bon premier arc épicé par ce danger mortel permanent. 

jeudi 3 janvier 2013

Quelques jeux de gestion sur internet, et une bonne année 2013 !

C’est la nouvelle année... De ce fait, la coutume le veut : je vous souhaite une bonne, heureuse et prospère année 2013 !

2013 sera peut-être une année plus prolifique pour le blog. J’ai beaucoup de billets en retard, des brouillons à ne plus en finir sur des animés ou des J-dramas. Je commence des billets, je ne prends pas le temps de les finir (j’aimerais bien sortir au moins prochainement celui sur Sword Art Online). Puis, avec le travail, les fêtes dernièrement, ça n'aide pas... Beaucoup de blogueurs sortent des bilans sur 2012, j’en ferai peut-être un, qui sait ; je discuterai sans doute un peu de ma nouvelle 3DS sur laquelle je m’amuse bien.
Que ce soit pour mes passe-temps ou pour mon travail, je me retrouve sans cesse derrière l’écran de mon ordinateur, autant dire que j’y passe, la plupart du temps, l’essentiel de ma journée. Parmi toutes ces heures, je consacre (gaspille~) un peu de mon « temps libre » à tester toutes sortes de petits jeux sur le web, plus spécialement, des jeux jouables avec le navigateur internet, souvent pour se vider la tête. J’ai une prédilection pour les jeux de gestion à ambiance médiévale. Je vais parler ici de deux d’entre eux : Forge of Empires et Goodgame Empire.

Forge of EmpiresPour le premier, je vais faire plus court, parce qu’il ne vaut pas vraiment le coup : Forge of Empires. Il est édité par l’éditeur InnoGames qui s’est surtout fait connaître avec Guerre Tribale et Grépolis, deux jeux du même acabit [le premier se déroulant dans un univers médiéval et le second dans la Grèce antique, avec le côté maritime en plus] avec une très grosse communauté de joueurs. Ces deux derniers jeux sont assez sympathiques, mais comme pour d’autres du genre (Travian par exemple), je m’y suis lassé sur la longueur. Assez rapidement, le côté ludique disparaît devant l’appétit insatiable des « gros » joueurs du serveur (et - surtout - du fait de la lassitude tout simplement). C’est la raison pour laquelle j’avais essayé Forge of Empires, ça pouvait être un bon jeu. Nan, malheureusement. S’il est agréable lors des premiers instants, il montre cependant très rapidement ses limites.
Forge of Empires
Le côté construction de sa ville est fort sympa, on peut passer un peu de temps à jouer l’urbaniste, mais ça s’arrête là. Je reproche surtout le côté partage et multijoueur qui est très limité. Les guildes, au final, ne servent pas à grand-chose vu que les interactivités entre les joueurs sont limitées au seul commerce (lui-même sans grand intérêt, si ce n’est pour un gagner un peu de temps pour les ressources rares). Il faut reconnaître que le mode campagne est une bonne idée, mais le système de combat, malgré ses points positifs (du fait de son aspect tactique – combat sur damier, avec triangle des armes), souffrent de ses lacunes notamment un gameplay limité et lourd.
Rapidement, j’ai arrêté ma partie. Je n’y voyais aucun intérêt et, surtout, aucun divertissement (pour ma part en tout cas, d’autres apprécieront certainement). InnoGames doit avoir de sacré fond, j’ai même vu récemment un pub pour ce jeu à la télévision.

Goodgame Empire
Goodgame Empire est le second jeu dont j’ai envie de parler, il m’aura bien plus convaincu. Je suis tombé dessus un peu au hasard (à la différence du précédent), et il m’aura pas mal occupé. C’est encore ici un jeu qui se joue sur son navigateur internet. L’avantage de ces jeux, c’est qu’ils sont simple à lancer, ils sont peu prises de tête et peu chronophages (un passage de quelques minutes, quelques fois par jour au mieux, ça suffit largement). Évidemment  après, ce ne sont que des jeux sur un navigateur internet, ils n’offrent pas toute la richesse d’un vrai jeu sur console ou ordinateur.
À la différence des jeux de ce type auxquels j’ai pu jouer, celui-ci possèdent quelques originalités bienvenues et fort sympathiques. Un système de mission est intégré au jeu et nous accompagne tout au long de ses aventures. Remplir ces missions permet de gagner de l’expérience, des ressources, etc. Avec cette expérience, on peut monter de niveau, ce qui permet de débloquer de nouveaux bâtiments, de nouvelles améliorations, etc. Classique, mais c'est un système efficace et distrayant (avec un peu d’humour pour les recherches de princesses).
Goodgame EmpireGoodgame EmpireSur la carte principale, la map-monde quoi, chaque joueur ne peut posséder au maximum que son village avec en plus trois avant-postes (en gros des villages plus petits), et pas plus ! Ça limite beaucoup l’appétit des gros joueurs. En sommes des nouveaux peuvent se développer au milieu de plus anciens, même aux côtés de niveaux 60 (le maximum), cela sans risque de se faire rapidement écraser et manger. Le danger vient lorsque, à plus haut niveau, on a gagné pas mal de points de gloire (avec des batailles) ; c’est le moment que les plus forts du jeu vont en profiter pour raser ta ville et gagner tes points. Mais techniquement, on ne peut pas être éliminé, car si on peut conquérir des avant-postes (mais trois maximum donc), la capitale est imprenable. On pourra toujours repartir de plus belle, se reconstruire, se refaire et se venger pourquoi pas.
Goodgame Empire
Goodgame Empire
Le système de combat est agréable du fait de la possibilité de fortifier sa ville. On peut doter ses murailles de divers objets permettant d'assurer une défense plus efficace. L'aspect graphique du jeu, fort agréable, est plus que plaisant.
De nouvelles régions sur la carte sont à débloquer à partir du niveau 25 (puis aux niveaux 40 et 50). On a alors l’occasion de se faire un nouveau village dans des royaumes périphériques au gameplay légèrement différent. L’idée est sympa, mais c’est là qu’on se heurte (du moins, pour moi déjà) à un problème récurrent de ces jeux : l’écrasante supériorité des joueurs de haut niveau et surtout de ceux qui « dégainent la carte-bleue ». En effet, comme toujours, ceux qui payent ont des avantages (heureusement, il faut dire). Le jeu est gratuit, mais les bonus sont payants. Face à ceux qui payent, difficile de faire le poids. À noter quand même, la possibilité de gagner un peu de rubis assez facilement sans passer par la case paiement.
Le jeu prend tout son intérêt par son côté massivement multijoueur. Mieux vaut rejoindre une alliance afin de ne pas être isolé. Le système des alliances est simple, classique mais efficace ; j’ai apprécié le système de chat qui est bien incorporé pour des échanges plus directs par rapport à un forum.
En somme, Goodgame Empire est un bon petit jeu de gestion que je recommande vivement aux amateurs de ce genre de passe-temps. Je prends pas mal de plaisir à construire mes villes, à développer mes armées, etc. C’est peut-être même un des meilleurs jeux sur navigateur internet de ce type que j’ai essayés. Mais, je ne vais pas tarder à remettre mon épée au vestiaire, ça commence à me lasser et je ne veux pas débourser des euros pour trancher plus fort.

Voilà, je ne sais pas si ce genre de billets vous intéresse, mais vu que je vais mettre un peu en pause ce genre de jeux de coté, c’était l’occasion de partager un peu mon opinion sur ces deux derniers jeux que j'ai essayés.
En tout cas, je vous souhaite encore une bonne année !