mardi 30 mai 2017

Petit bilan dramas du mois de mai

Je vais me prêter à ce nouveau petit exercice, en m’inspirant directement de ce qui se fait sur d’autres blogs que je suis. J’apprécie beaucoup lire leurs récapitulatifs mensuels et ça m’a donné envie de m’y essayer. A voir si je poursuivrai l’essai les mois prochains, mais pour l’instant, voici mon petit bilan dramas du mois de mai ! Un mois particulier, car il fait suite à celui d’avril qui a été marqué, non, qui a été transcendé par Goblin, The Lonely and Great God.

Dramas terminés


Strong Woman Do Bong Soon
Strong Woman Do Bong Soon (16 épisodes). 
Troisième drama coréen que j’ai fini ce weekend et je suis vraiment très content de l’avoir vu. Je reparlerai bientôt de cette série, la critique est en cours de rédaction, donc je ferai court ici.
(EDIT : voici ma critique de la série !)
En fait, avec cette série, il y a surtout une chose qui m’a plu, que j’ai adoré : l’aspect romance, surtout à partir du milieu de la série. Do Bon Soon et le président Ahn forme un couple vraiment attachant, mais dans le genre (ultra) adorable puissance 1000. Je suis assez facilement réceptif et faible à ce genre de développement mignon dans les dramas, j’avoue, mais, là, j’ai été mis KO plus d’une fois. Bong Bong et Min Min, c’est un couple que j’adore !! Puis, c’est tout, voilà.
En fait, je pourrais arrêter ma critique là… ou pas. Ça ne le ferait peut-être pas trop. Il me faudra quand même mentionner les… méchants ! Et les… policiers (surtout un) ! Et là, c’est un poil moins glorieux (enfin, même, je dirais que tout dépend du point de vue adopté et de ce qu’on attendait de la série). Mais pas grave, il y a Min Min et Bong Bong. Et juste pour ça, ouais, c’est cool, j’aime cette série !

Strong Woman Do Bong SoonStrong Woman Do Bong Soon
Strong Woman Do Bong SoonStrong Woman Do Bong Soon

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (20 épisodes).
J’ai déjà parlé de cette série que j’ai finie il y a deux semaines.
J’ai vraiment apprécié aimé ce drama coréen. Pour le personnage d’Hae Su en grande partie, belle prestation de la part de IU, mais pas seulement. Toute la partie mise en scène historique m’a plu (et m’a donné envie de m’intéresser à l’Histoire de la Corée). Le scénario sait parfois être intéressant, mais ça fluctue pas mal quant à la capacité à maintenir l’intérêt de spectateur intact. Lorsque le jeu du trône commence réellement, la série gagne beaucoup en intensité, tout en perdant parfois en cohérence peut-être, mais c’était chouette à suivre. J’ai bien aimé, c’est un bon drama.

Dramas en cours de visionnage


J’ai également eu l’occasion de commencer ces dernières semaines quelques dramas japonais. Par contre, j’avoue ressentir une petite frustration, peut-être, même certainement à cause des séries coréennes que j’ai finies récemment. J’ai commencé trois séries, et je dois dire qu’aucune ne m’a emballé. Et c’est frustrant pour l’amateur de dramas japonais que je suis à la base. Enfin, la dernière série m’a plus contenté plus que les deux autres, essentiellement grâce à un acteur qui déçoit que rarement.

Youkoso, wagaya e
Youkoso, Wagaya e (ép. 3/10).
Je suis assez perplexe : si la tension ne monte pas, ça va être assez dur de se motiver pour finir la série. Pourtant, elle avait l’air bien plaisante sur le papier avec cette histoire de famille harcelée et avec des développements multiples pour chacun de ses membres.
Mais le personnage principal est mou… mais mou, mais tellement mou. Rien que de le voir, de l’entendre parler est épuisant. Après, je ne sais pas pourquoi, je n’arrive pas à accrocher à jeu Sawajiri Erika… Je bloque avec cette actrice. Heureusement que Arimura Kasumi y tient aussi un rôle, ça me motivera pour finir la série. 

5→9: Watashi ni Koishita Obousan / From Five to Nine5→9: Watashi ni Koishita Obousan / From Five to Nine (ép. 2/10).
Deux épisodes vus, un premier qui était bien décevant, heureusement que le cliffhanger donnait quand même envie de voir la suite. Le deuxième épisode est plus convaincant, mais très convenu.
J’ai commencé cette série un peu sur un coup de tête, je ne l’avais pas prévu dans mon planning. Toutefois, après avoir vu Dear Sisters et Rich Man, Poor Woman, retrouver Ishihara Satomi dans un nouveau rôle me motivait bien, puis j’étais un peu intrigué de voir Yamapi en moine.
J’ai l’impression que la série va aller en s’améliorant au fur et à mesure que les deux principaux personnages se rapprocheront. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé ce début assez mou et même peu intéressant, dommage.

Border - Oguri Shun
Border (ép. 1/9).
C’est donc la troisième série japonaise et dernière que j’ai commencé en mai. Je n’ai vu encore qu’un épisode et je ne la continuerai que plus tard, une fois que j’aurai fini les deux précédentes. J’ai regardé ce premier épisode pour combler un peu ma déception. Et, j’ai bien fait.
Alors, je n’ai pas été totalement emballé, l’épisode était assez long par moment. Toutefois, Oguri Shun a une présence qui se suffit à elle-même. A tous les coups, la série va beaucoup se reposer sur lui. Alors, de base, je ne suis pas spécialement fan des thriller-policiers, il me faut toujours plus du temps pour les apprécier. Ici, on est plongé dans une série assez sombre dans laquelle on suit un inspecteur (joué donc par Oguri Shun) qui a survécu, même « ressuscité » pour reprendre ses mots, après qu’on lui ait tiré dessus. Depuis, il a la capacité de voir les morts des crimes sur lesquels il enquête, et il va ainsi essayer de capturer les coupables des assassinats en lien avec eux. L’épisode était bien ficelé, l’ambiance sombre réussie ; il y a du potentiel, mais il me faudra sans doute encore quelques épisodes pour être totalement convaincu (si le scénario suit derrière évidemment).

***

Voilà, un mois de mai assez mitigé, mais pas insatisfaisant pour autant. En fait, docteur... Je suis peut-être encore en période post-traumatisme… Goblin a eu un tel impact sur moi que les séries que j’ai enchaînées derrière me paraissent forcément moins bonnes, moins réussies, moins abouties…
Ce mois confirme quand même une chose : je continuerai à regarder des dramas coréens et j’ai plus que tort que de les tenir loin de moi toutes ces années. Parmi tous les dramas dont j’ai parlé ici, c’est assurément Stong Woman Do Bong Soon que j’ai préféré, malgré les défauts évidents de la série. Min Min et Bong Bong quoi ! Mais j’en reparlerai bientôt~

samedi 27 mai 2017

TOP 5 : Les dramas japonais sur Crunchyroll

Crunchyroll - jdramas
Je vais faire aujourd’hui une petite parenthèse dans les TOP 5 proposés par Angel, mais tout en m’en inspirant. Si j’ai présenté il n’y a pas si longtemps mes cinq dramas japonais préférés, je vais réitérer avec un classement J-dramas mais en me limitant aux séries disponibles sur la plateforme française de Crunchyroll. Toutefois, pour infos, je ne donnerai dans ce top que cinq séries que je n’ai pas chroniquées sur le blog ; pour celles dont j’ai déjà écrit des critiques, je donnerai ensuite les liens.

Pourquoi ce billet ? L’offre légale en matière de J-drama est encore assez peu développée, et si je m’étais réjouis il y a quelques années d’un début de changement, on est encore loin de la révolution espérée, comme cela existe pour les séries coréennes. Crunchyroll reste encore aujourd’hui un des plus grands pourvoyeurs en matière de dramas japonais chez nous. Si ce n’est Viki qui en propose également un certain nombre (mais pas de récents) en sous-titré français (avec un système totalement différent), difficile de trouver d’autres acteurs sur ce marché. ADN a essayé (très) timidement avant d’arrêter presque aussi vite… Netflix essaye un peu (merci Titesilve) mais avec une offre encore bien limitée.
Malheureusement, devant la faible demande de la part du public (par désintérêt ? par méconnaissance de cette offre ?) et après des efforts quand même assez importants - qu’il faut reconnaître et remercier -, Crunchyroll ne propose plus aucune nouvelle série depuis déjà quelques temps maintenant. Je comprends, je ne condamne pas, je regrette juste cette situation. 

Alors, aujourd’hui, pour apporter ma petite pierre à l’édifice, je vais faire un top 5 avec des séries qui méritent d’être regardés. Parce ce que, oui, mine de rien, il y a beaucoup de bonnes choses chez Crunchyroll. 

N°5 – Last Cinderella

Last Cinderella
Commençons en douceur et avec peu de risque. Alors, je reconnais que j’avais vu Last Cinderella (lien) avant que Crunchyroll ne l’ajoute à son catalogue. Mais plusieurs raisons justifient que je cite ce drama de 2013. Tout d’abord : son casting avec Miura Haruma, Fujiki Naohito et Shinohara Ryouko. Trois acteurs assez populaires et prolifiques, le premier étant sans doute le plus connu. Et puis, cela reste une série vraiment sympathique à suivre, plutôt drôle et avec un rythme bien maîtrisé et un trio d’acteurs/trices qui jouent parfaitement bien leur rôle. Fujiki Naohito est classe (mais c’est normal). On suit l’évolution d’un triangle amoureux assez classique mais efficace. Personnellement, seule la fin m’a gêné, mais c’est une question de positionnement, je préférai largement l’autre option. Beaucoup auront sans doute préféré celle choisie par la série. 
Au final, Last Cinderella est une romance japonaise certes classique, mais plus mature que d’autres qui mettant en scène régulièrement des protagonistes bien plus jeunes. Ici, Sakura qui cherche l’amour a 39 ans.

N°4 – Kokoro ga Pokitto ne 

Kokoro ga Pokitto ne
Cette série, Kokoro ga Pokitto ne, avait été diffusée sur Crunchyroll en 'simulcast' (lien). C’était pour moi alors une nouveauté vraiment très agréable : pouvoir suivre une drama japonais peu après sa diffusion semaine après semaine. Qui plus est, ce drama de 2015 est vraiment chouette avec un quatuor de personnages hauts en couleur et particulièrement attachants (joués par Abe Sadao, Mizuhara Kiko, Fujiki Naohito et Yamaguchi Tomoko). On suit ces quatre personnes qui font face chacun à leurs difficultés personnelles et qui vont devoir apprendre à se connaître et à se côtoyer, avec comme fil rouge leurs relations amoureuses complexes. 
J’avais trouvé cette série vraiment plutôt originale et régulièrement surprenante grâce à ses dialogues et les interactions entre les personnages. Si, peut-être, elle s’essouffle un peu sur la durée, elle en reste pas moins, et jusqu’à la fin, un bien bon drama qui sait particulièrement mettre en avant ses personnages originaux. C’est drôle, touchant et bien joué. À voir !

N°3 - Biblia Koshodou no Jiken Techou 

Biblia Koshodou no Jiken Techou
Je ne sais pas si beaucoup de personnes connaissent Biblia Koshodou no Jiken Techou (lien). Si ce n’est pas le cas pour vous, essayez ; ce drama (diffusé en 2013) pourrait vous surprendre.
On suit l’histoire d’un duo formé par une très jeune et timide propriétaire d’une vieille librairie et un homme qui va travailler pour elle mais qui ne peut pourtant pas lire de livre. Ils vont ensemble collaborer étroitement pour résoudre maintes affaires avec comme toile de fond quelques grands classiques de la littérature.
Ce drama est plutôt bien raconté et intéressant à suivre avec une ambiance soignée ; mon goût pour les vieux livres m’a peut-être influencé, mais ça reste assurément un bon drama. Gouriki Ayame m’a aussi convaincu avec son personnage délicat et mystérieux (alors que je ne la trouve pas toujours très convaincante ailleurs). Je garde aussi un bon souvenir de l’OST. Par son ambiance, sa thématique, Biblia Koshodou no Jiken Techou fait preuve d’une réelle originalité qui pourrait vous plaire.

N°2 – Suteki na Sen Taxi 

Suteki no Sen TAXI
Suteki na Sen Taxi est une  série de 2014 qui fera peut-être moins l’unanimité étant donné qu’on ici un drama très particulier, sans doute un des plus curieux (voire le plus original ?) dans le catalogue de Crunchyroll (lien).
J’avais vraiment aimé cette série. Disons qu’il faut quand même un peu de temps pour rentrer dedans ; l’ambiance et le rythme peuvent s’avérer au début déroutants. Mais c’est une série avec un humour très intelligent et avec un scénario particulièrement bien ficelé
On suit les aventures d’un chauffeur de taxi peu commun ; son véhicule a en effet la particularité de pouvoir remonter dans le temps. Il permet ainsi à ses clients à revenir en arrière, la plupart du temps pour les aider à corriger des problèmes, etc. Chaque épisode se concentre sur une histoire, et avec celles-ci, on apprend à connaître petit à petit notre chauffeur (joué par un très bon Takenouchi Yutaka) et les raisons qui l’ont amené à faire ce « travail ». Par son originalité réelle, par son ambiance simple mais soigneusement travaillée, par son humour plus sophistiqué que la moyenne, Suteki na Sen Taxi est une série qui mérite vraiment l’attention du public. Si vous ne connaissez pas encore, j’espère que vous essayerez (et aimerez ?).


N°1 – Dr. Kotô

Dr.コトー診療所 - Dr. Kotô
Alors j’ai eu l’occasion de parler de cette série avec un drama que j’ai regardé récemment. Si Crunchyroll a une perle méconnue (du moins dont j’entends peu parler) dans son catalogue, il s’agit bien de Dr. Kotô (lien). Honnêtement, je ne pensais pas que j’aimerais autant cette série (je ne suis pas forcement fan des séries médicales).
On nous raconte ici l’histoire (à travers 2 saisons diffusées en 2003 et 2006) d’un médecin (joué par Yoshioka Hidetaka) qui quitta son hôpital de la capitale pour une petite clinique sur une île reculée du Japon. Il devra apprendre à se faire accepter et connaître, à appréhender cette nouvelle vie. Dr. Kotô est une très belle chronique humaine qui prend le temps pour être appréciée, pour découvrir son univers – l’île et ses habitants – et progressivement nous absorber dans son quotidien. Ce drama est une réussite sur de nombreux points, sa bande-son comprise, mais ce qui me plait le plus, c’est la douceur qui ressort de la narration. C’est une belle série, avec de belles histoires, des habitants attachants qu’on apprend à connaître un par un, et un médecin mélancolique touchant. On s’habitue à cette clinique qui devient presque comme un nouveau chez soi chaleureux. C’est relativement posé, mais les séquences médicales apportent aussi de la tension par l’inquiétude provoquée chez le spectateur. Dr. Kotô, pour ses deux saisons, avait fait d’excellentes audiences au Japon, avec régulièrement plus de 20%, et ce succès est amplement mérité.
Regardez Dr. Kotô, laissez-vous emporter vers cette île pour naviguer au milieu de toutes ces histoires, cette ambiance, et tous ses habitants qui ont de belles et de vraies personnalités.

Cette musique est tellement puissante !

***

Voilà, l’ordre de ce classement est purement accessoire. Comme je le disais précédemment, je n’y mentionne également pas certaines séries que j’ai déjà critiquée sur le blog. En voici les liens : l’excellent Nobunaga Concerto (peut-être LA série de leur catalogue, avec Dr. Kotô), le joli Arifureta Kiseki, la première saison de Itazura na Kiss. Après, tout n’est pas génial, comme avec le médiocre Frenemy.
Si j’ai vu (ou testé) l’essentiel de leur catalogue, il me reste encore quelques séries à découvrir. En particulier Kaseifu no Mita qui avait été un très grand succès au Japon lors de sa diffusion. J’ai déjà regardé le premier épisode et je pense que je visionnerai cette série pendant l’été ; j’en reparlerai possiblement à cette occasion.

Voilà, je tenais à faire ce petit détour par Crunchyroll, car il faut soutenir l’offre légale, surtout quand elle est de qualité. J’espère qu’ils tenteront de nouveau à promouvoir les dramas japonais, et pour cela, de notre côté, on peut les aider en parlant des séries qu’ils diffusent.

Et vous ? Avez-vous regardé des dramas sur Crunchyroll ? Avez-vous aimé leurs séries ?

jeudi 25 mai 2017

JY, de la pop musique japonaise venue de Corée

JY - Jiyoung - 知 英
Je disais dernièrement que je souhaitais parler de musique sur le blog. Je ne l’ai fait encore que trop rarement, alors que j’adore la musique japonaise. Il est temps de corrige cela. J’écoute depuis quelques mois une nouvelle chanteuse que j’apprécie de plus en plus : JY. Ce n’est peut-être pas mon artiste préférée, mais elle présente quelques caractéristiques qui s’inscrivent parfaitement dans l’actualité du blog et qui donnent envie de parler d’elle et de ce qu’elle fait.

JY est une chanteuse pop d’origine coréenne. De son vrai nom Kang Jiyoung, c’est une ancienne membre du groupe féminin coréen Kara qui semble avoir été assez populaire en Corée (ainsi qu’au Japon). Elle quitta ce groupe en avril 2014 pour des études à l’étranger, avant de revenir plus récemment sur scène en 2016, mais au Japon. Elle chante désormais sous le nom de JY et en japonais ; c’est de sa seconde et nouvelle carrière musicale dont je vais parler.

Liens divers : Site officiel //YouTube // Twitter // Instagram

J’ai découvert JY avec un drama japonais dont j’ai fait une critique sur le blog : Suki na Hito ga Iru Koto. Elle chante le thème principal de la série qui porte le même nom (voir le clip ci-dessous). J’avais alors beaucoup accroché à cette chanson, pour sa mélodie rayonnante remplie de bonne humeur. Ensuite, curieux, il fallait que je creuse un peu dans la discographie (encore assez limitée) de cette jeune femme de 23 ans. Et je suis tombé immédiatement sur « Fake ». Ce titre est alors passé chez moi en boucle, en boucle et encore en boucle. Pendant de nombreuses journées, ce titre tourna sans arrêt, sans que je m’en lasse. Il y a quelque chose d’assez mystérieux dans « Fake », de particulièrement séduisant et hypnotisant.



Entre les deux titres dont je viens de parler, j’ai aussi beaucoup écouté « Koiwo Shiteitakoto », une musique qui a encore pour caractéristique de rendre de bonne humeur, mais dans une ambiance plus de fête de fin d’année. C’est bien sympa, mais pas au niveau des deux autres titres. Par ailleurs, elle a commencé sa carrière en tant que JY en particulier avec « Radio » que je n’aime pas tant que ça (et que je trouve peut-être bien trop occidentalisé visuellement).

JY - Jiyoung - 知 英 - Many Faces
Si je veux parler de JY aujourd’hui, c’est également parce qu’elle a sorti le 10 mai dernier son nouveau premier album « Many Faces ~ Tamensei ~ » que je me suis évidemment acheté. Et j’aime beaucoup. On y retrouve notamment bien évidemment les dernières chansons dont j’ai parlé précédemment (et d’autres que je n’ai pas évoquées, mais pas « Radio »), ainsi que plusieurs nouveaux titres (ou alors des pistes B des singles pour certains, mais pas sûr étant donné que je n’ai aucun des CD en physique, seulement en démat’ avec iTunes).
Sur sa chaîne Youtube, on ne peut écouter (et regarder) que le très chouette et pétillant « Jyoshimodoki » (voir le clip ci-dessous) qui correspond à la piste 7 de l’album où elle se montre sous plusieurs visages.
Je ne vais pas revenir sur l’ensemble des 12 pistes, mais quelques-unes m’ont plus marqué. En particulier « Many Faces » – qui porte donc le nom de l’album – ; ce titre est vraiment surprenant et réussi avec son ambiance jazzy qui tranche avec le reste de l’album qui lui s’inscrit classiquement dans une pop plus traditionnelle. Et « Boogie Woogie », la piste 9, qui m’aura fait beaucoup rire lors de la première écoute ! « C’est qui ça, c’est qui ça ? C’est qui ça, c’est qui ça ? » Oui une partie des paroles est en français. Au-delà de cet amusement, cette musique est assez dynamique et entraînante ; j’aurais aimé un clip avec, je suis sûr qu’il aurait pu être très bon. « Taisetsuna », la piste qui suit, revient vers plus de douceur, mais avec une très belle mélodie. De manière générale, l’ensemble de l’album est concluant et bien dosé. Après plusieurs écoutes, je ne m’en lasse pas.


Bref, c’est un premier album réussi pour cette chanteuse qui mérite l’attention des amateurs de pop japonaise (et coréenne ?). JY a une voix qui n’est pas dénuée de charme. Elle ne surprendra peut-être que très peu, mais c’est vraiment plaisant et quelques-unes de ces chansons sont vraiment réussies ; j’en souhaite encore plein d’autres pour la suite de sa nouvelle carrière nippone. J’espère que vous aimez ou que vous aimerez aussi.

vendredi 19 mai 2017

[K-Drama] « Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo », plongée au milieu des princes de Goryeo

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Je suis lancé – le plaisir de la découverte aidant amplement – dans un petit marathon coréen, une parenthèse pour l’amateur de productions télévisuelles japonaises que je suis. Après le très convaincant (pour ne pas dire magnifique #fanboy) drama Goblin, the Lonely and Great God (que je continue de reregarder inlassablement en ce moment même – une dépression post-Goblin qui touche plusieurs personnes chez les dramavores), je ne pouvais que continuer l’aventure. Pour l’instant, je souhaite me concentrer essentiellement sur des séries récentes et Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (달의 연인-보보경심 려, 20 épisodes diffusés entre août et novembre 2016) remplissait pas mal de critères intéressants. Je ne suis pas autant emballé qu’à la suite de Goblin, mais ce deuxième drama coréen m’a quand même satisfait et offert de bons moments de visionnages.

Cette série nous raconte l’histoire d’une jeune femme qui fait face à de nombreuses déceptions dans sa vie personnelle. Un jour en tentant de sauver un enfant de la noyade, elle fut transportée plusieurs centaines d’année dans le passée. Elle se retrouva alors dans le corps d’Hae So, une jeune femme recueillie par la famille du 8e prince et fils du premier roi de Goryeo. C’est le début d’une nouvelle vie mouvementée aux côtés des princes royaux.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려

Comme je le disais précédemment, je me doutais bien que je n’allais pas retomber immédiatement sur une nouvelle perle en essayant un second drama coréen. Assurément, Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo n’en est pas une. Mais, une fois ce constat accepté, je dois aussi reconnaître que j’ai aimé la série. En fait, pour être plus exact, au-delà du simple fait que j’avais vraiment envie de savoir comment l’histoire allait avancer et se finir, ce que j’ai ressenti avec le dernier épisode a été suffisamment fort. Cette fin m’a pas mal touché et elle clôture de belle façon cette série aux vingt épisodes quand à eux assez inégaux.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUDisons que la série se divise plus ou moins en deux parties, de 10 épisodes environ chacune. La première est bonne et moyenne à la fois : son principal intérêt, c’est le personnage principale Hae Su interprétée par la belle et convaincante IU. Elle porte la série sur ses frêles épaules. La seconde partie qui démarre avec une mort importante est bien plus percutante ; Hae Su reste un des principaux intérêts de la série, oui, mais l’histoire devient elle aussi intéressante avec quelques autres personnages qui se dévoilent (enfin). En effet, la série gagne en maturité et en profondeur progressivement, lentement mais sûrement. Tout comme ses personnages. Et cette progression est intéressante, mais avec beaucoup d’allers et retours qui influent aussi sur l’intérêt inégal que l’on peut avoir d’un épisode à l’autre. Il y a enfin le dernier épisode, comme je le disais, avec encore une superbe Hae Su/IU. Il n’y aurait pas eu cet ultime épisode (allez, disons les deux derniers), j’aurais été probablement plus sévère.

Le scénario avec cette jeune femme perdue au milieu d’une armée de princes beau gosses et pour beaucoup, on va vite le comprendre, avides de pouvoir (l’appel du trône quoi), c’était tellement bateau et déjà-vu maintes fois. Que ce soit Wook (joué par Gang Ha Neul), le gentil et intelligent huitième prince, mais au final avide. So (joué par Lee Jun Gi), le sombre et ténébreux prince, balafré, malmené mais qui ne cherche, sans le savoir/reconnaître, qu’à être aimé. Oooh... Etc. Tous les princes ont des personnalités stéréotypées, et si certains se révèlent au fur et à mesure que la série avance, ça reste toujours assez tardif. Wook, lui, m’aura même complètement déçu, malgré un bon lancement et même si j’ai eu un peu de pitié pour lui à la fin.
J’ai quand même appris à apprécier So, le quatrième prince et principal protagoniste de l’histoire (avec Hae So), qui on le sait assez vite deviendra quelqu’un d’important alors qu’il n’était plus rien au sein de la famille royale.
Le 14e prince Wang (joué par Ji Soo, que je suis aussi en ce moment avec la série Strong Woman Do Bong Soon) m’aura agréablement surpris dans la dernière partie de la série (alors qu’il était presque transparent au début), surtout par sa relation vraiment touchante avec Hae Su ; j’étais aussi triste pour lui. Les personnages sont très nombreux (peut-être trop), mais je me contenterai ici de ces quelques vagues commentaires.

Le scénario, parallèlement à la lutte de pouvoir, met beaucoup l’accent sur les histoires sentimentales d’Hae So. J’ai apprécié les couples, il y a de belles scènes indéniablement, une conclusion touchante, mais il manquait un petit quelque chose pour totalement me convaincre totalement.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IU
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려

À côté de tout cela, Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo possède assurément de belles qualités qui en font une série agréable à regarder : la qualité de la réalisation, la restitution historique (l’Histoire de Goryeo évidemment, même si ça reste une fiction – la série m’a amené à lire un peu à côté sur l’Histoire médiévale de la Corée que je méconnais totalement – et aussi un OST plutôt agréable qui accompagne joliment le drama (ma piste préférée). Le personnage d’Hae Su, c’est d’ailleurs assez impressionnant les longs et nombreux focus de la caméra sur son (beau) visage.
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUToutes ces différentes qualités en font vraiment une série agréable. Je ne vais pas le nier. Je ne me suis jamais totalement ennuyé ; il y avait seulement des séquences plus ou moins longues que j’avais hâte de voir passer pour retourner à ce qui est intéressant.
Au final, ce n’est pas une déception, c’est surtout que j’étais un peu déçu d’être aussi peu surpris.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Enfin, quoi qu’il en soit, je suis content d’avoir regardé Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo. Même si je l’ai finalement pas mal critiqué ici, je lui reconnais quelques qualités indéniables, le personnage d’Hae Su est aussi un argument satisfaisant à lui seul. La série gagne qui plus est en profondeur et en intérêt d’épisode en épisode. C est une fresque semi-historique également intéressante. Une série qui se termine avec un très bon et touchant dernier épisode (combien de séries ratent leur final ?). Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo met surtout du temps à se dévoiler, une timidité scénaristique peut-être regrettable étant donné les promesses. Je me pose enfin une question : que voulait dire So à la toute fin de la série ? Le scénariste veut nous laisser penser qu’il la trouvera ? L’exposition ? À nous sans doute de l’imaginer, d’imaginer ce que l’on souhaite y voir.

--------
[Les critiques de Moon Loverssur Ecrans d’Asie]

samedi 29 avril 2017

[K-Drama] « Goblin », un amour triste mais si beau

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
J’ai finalement regardé un drama coréen. Il fallait bien que cela arrive un jour, et mon choix s’est porté sur une série qui avait semblé avoir été unanimement louée lors de sa diffusion : Goblin, The Lonely and Great God (쓸쓸하고 찬란하神-도깨비) dont les 16 épisodes ont été diffusés entre décembre 2016 et janvier 2017.

Cette série raconte l’histoire d’un ancien général de la Corée médiévale qui, à la suite d’une rébellion contre son roi, fut condamné à mort avec les siens. Pour les crimes commis de son vivant, il reçut une punition divine : l’immortalité, il devint un Gobelin. Cela fait maintenant plus de 900 ans qu’il survit ainsi et, un jour, seule « l’épouse du Gobelin » pourra mettre fin à cette malédiction d’éternité. Celui-ci se mêle parfois de la vie et du destin des humains, c’est ainsi que 19 ans avant le début de l’histoire, il sauva une jeune mère enceinte qui avait été renversée par une voiture. L’enfant de cette femme capable de voir des fantômes et pourchassée par une Faucheuse, changera profondément la vie maudite du Gobelin.

Si le couple gobelin occupe une partie importante de la série, celle-ci se focalise plus généralement sur quatre personnages. Tout d’abord, évidemment le Gobelin joué par Gong Yu, un demi-dieu immortel (sur)vivant au milieu des humains, son épouse promise, la jeune et optimiste contre vents et marées Ji Eun Tak, jouée par Kim Go Eun, mais aussi la Faucheuse, interprété par Lee Dong Uk, un shinigami coréen qui tient la buvette du monde des morts, ainsi que la mystérieuse Sun Hee, ou plutôt Sunny, jouée par Yu In Na, qui gère un petit restaurant, enfin qui passe le plus clair de son temps à attendre quelqu’un ou quelque chose.

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Faucheuse - Lee Dong Uk - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Allons directement à l’essentiel, ce qui m’a réellement séduit dans cette série, c’est ce splendide et rayonnant couple du Gobelin avec Ji Eun Tak, avec deux très bons acteurs au jeu convaincant et immersif. Ce qui est particulièrement réussi, c’est la construction et l’évolution de leur relation : les voir à se découvrir, à se surprendre, à tomber amoureux. En écrivant ce paragraphe, je suis en train de revoir la fin de l’épisode 4, et ce n’est qu’un de ces très beaux moments de cette si touchante histoire si bien racontée. S’opposent deux personnages à la fois différents mais tellement proches, entre un Gobelin tourmenté et profondément mélancolique, et Eun Tak malmenée par la vie mais rayonnante par son optimisme. Le magnifique sourire d’Eun Tak est tout simplement solaire, le regard du Gobelin si profond. Combien de fois ai-je ri à les regardant évoluer, se découvrir, ai-je été touché par la tendresse qui se dégageait de ce couple, ai-je été affecté par les difficultés qu’ils rencontraient, ai-je souri devant leurs instants de complicité, de bonheur ? Et ai-je laissé couler des larmes…

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Si la performance des acteurs Gong Yu et Kim Go Eun m’a totalement séduit, ils ne sont pas les seuls à mériter des louanges. J’ai également vraiment aimé le personnage de la Faucheuse avec un rôle plutôt compliqué mais tout aussi réussi. La relation entre le Gobelin et la Faucheuse apportent en plus une véritable touche d’humour et de rire bienvenue. Leurs échanges, duels, en particulier dans la première partie de la série, apportent tellement de fraîcheur à la série. Ils sont tous les deux assez excellents à suivre, à voir cohabiter ensemble et à devenir ami. Malgré ce qu l’on apprendra.
Le personnage de Sunny aura quant à lui mis plus de temps à me convaincre, bien plus même. L’actrice me semblait en plus réunir ce qui me faisait avoir du mal avec les actrices (et acteurs) coréens, elle est trop lisse, que ce soit physiquement et également au début dans son jeu. Ce n’était pas très naturel et donc moins convaincant. Mais progressivement, c’est venu, et sa relation très particulière avec la Faucheuse a apporté beaucoup à cet attachement progressif à son personnage.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Seize épisodes de plus d’heure, c’est long (mais si court au final…). Je ne suis pas habitué à ce genre de format qui semble assez courant en Corée. Et pendant ces seize épisodes, l’histoire tourne quasi exclusivement autour de ce quatuor. Les personnages secondaires avec une réelle importance sont peu nombreux. Parmi eux, il y a la famille d’Eun Tak, mais leur présence est limitée et assez vite relayée au décor. Il y a aussi ces « divinités », mais elles jouent surtout un rôle de spectateur (mais qui donnent occasionnellement un coup de baguette non négligeable).
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Yu Deok Hwa
En fait, le seul vrai personnage secondaire important, c’est le jeune Yu Deok Hwa (joué par Seong Jae), l’héritier du conglomérat qui s’est construit grâce à la bonne fortune qu’apporte le Gobelin (en fait un conglomérat qui appartient indirectement au Gobelin, une couverture humaine pour un dieu immortel et surnaturel). Ce jeune riche immature, mais gentil, est un élément intéressant de la série, par la bonne humeur qu’il apporte et pour quelques rôles clés qu’il va parfois jouer, de son plein gré ou non.

Même si le Gobelin, alias Gong Yu, et son épouse Eun Tak, alias Kim Go Eun, auraient été seuls, leurs prestations épatantes auraient suffi à faire de cette série un excellent drama. C’est plus que cela parce qu’autres bons personnages les accompagnent, pas si nombreux, mais ils sont là.

L’histoire se divise en plusieurs phases plus ou moins longues, plus ou moins marquées. Le rythme de la série est assez posée, calme, mais cette fausse lenteur apparente est à mes yeux une qualité. car il n’y a en fait aucun temps mort. Après celle de l’épisode 6, une coupure majeure a surtout lieu à l’épisode 13, un épisode qui m’aura totalement retourné, avec un final extrêmement prenant, des sensations et des émotions puissantes. Les deux épisodes qui suivent sont très beaux. Le tout dernier épisode m’a un peu déçu, c’est bien le seul, ; ça reste mineur, mais j’ai eu cette impression qu’ils ont voulu réglé certaines des dernières questions de la série de manière un peu trop rapide.

Au bout d’un moment, j’ai trouvé que les coïncidences dans la série étaient bien trop fréquentes, en particulier quand on en apprenait plus sur l’identité réelle de certains personnages. Toutefois, l’une des forces du scénario est de parvenir à transformer ces coïncidences en une succession d’événements logiques où justement le hasard n’est que trompeur. Je me refais la série en écrivant ce billet et ce second visionnage ne rend que plus évident cette logique interne qui structure correctement Goblin. Il n’y a juste qu’à revoir les visions du Gobelin.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim Shin
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim ShinGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Quebec
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - épée
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

En ce qui concerne les dramas coréens, je suis encore un néophyte, je peux donc difficilement juger de la qualité générale des productions coréennes, mais Goblin m’a vraiment enthousiasmé pour ses nombreuses qualités évidentes et incontestables. Par exemple, j’aime la belle qualité visuelle de la série et sa réalisation. Elle me semble avoir bénéficié de moyens plutôt importants et le résultat est totalement probant. Le seul petit regret que j’aurais de ce côté, du fait de ce soin apporté à la réalisation visuelle et sonore (pour les séquences contemporaines ainsi que historiques), c’est le nombre relativement limité d’espaces, de lieux, dans lesquels se déroule la série. Ceci est aussi régulièrement récurrent dans les dramas japonais, mais c’est un peu plus regrettable avec ces moyens et quand autant de soin est apporté à la réalisation. Cela reste toutefois une critique assez mineure, d’autant plus quand cela n’influence pas directement la qualité générale indéniable de la série.

Au début, je n’avais pas trouvé la bande son particulièrement marquante. Mais au fur et à mesure des épisodes, les musiques avaient de plus en plus d’impact, de charge émotionnelle, dès les premières notes ou paroles, cela allant de pair avec mon attachement progressif à la série et à ses personnages. J’ai été plutôt surpris par la quantité de piste chantée (des versions instrumentales auraient parfois été plus appropriées), ce qui est soit une caractéristique de cette série, soit des dramas coréens, peut-être.

J’aime. Tout simplement.

Ces quelques petites notes en fond sont superbes

Étant largement habitué aux dramas japonais, suivre une série coréenne ne m’a pas totalement été dépaysant. Toutefois, on sent bien qu’on a changé de côté de la mer. La langue parlée déjà, il m’a fallu plusieurs épisodes pour m’y habituer. Le japonais a l’avantage d’avoir une structure syllabique facilement compréhensible pour toute personne parlant une langue latine. Il est par exemple assez facile de répéter une phrase, même sans la comprendre. Le coréen, ce n’est pas la même chose, la prononciation est plus difficile à saisir, du moins en ce qui me concerne – même si, à quelques occasions, j’avais l’impression de saisir quelques ressemblances au niveau du vocabulaire avec le japonais, ce qui ne serait pas si étonnant étant donné la proximité géographique. Reste que c’est intéressant, pour l’instant je ne comprends que clairement « non » et « je t’aime » (des termes répétés assez fréquemment, surtout le premier), c’est un début.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - QuebecGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - premier baiser
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Autre différence par contre plus directement en lien avec la série elle-même et la façon de la réaliser : au Japon, dans une romance, la pudeur est de mise, le couple se construit bien plus lentement, et lorsque celui-ci existe, les bisous sont timides (et régulièrement relayés aux tous derniers instants de la série, le fameux aéroport) et on exprime peu souvent cet amour autrement que platoniquement, des regards, des mains qui s’effleurent (les contre-exemples existent évidemment). Dans Goblin, le scénariste est bien moins prude, timide, et je dois dire que j’ai apprécié cela ; la série parlait d’amour et cela était clairement exprimé, avec des mots et des gestes. Les gestes de tendresse entre le Gobelin et sa jolie épouse étaient souvent, si ce n’est toujours très beaux.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - fin
« Un amour triste », c’est la réponse d’Eun Tak au Gobelin à un moment de la série… Cette formule est belle, malgré tout ce qu’elle induit. Elle est à l’image de ce drama, profondément beau, mais si mélancolique, son impact émotionnel étant d’autant plus puissant. Triste, mais pas malheureux pour autant.
J’aimerais dire beaucoup plus de choses sur cette série, montrer aussi plus d’images... J’ai pris tant de screenshots, surtout dans le deuxième visionnage actuellement en cours, mais il y en a beaucoup qui gâcheraient bien trop le plaisir de la découverte pour celles et ceux qui ne connaissent pas  encore la série... Il me faut donc me contenir.
Bref. J’ai essayé un drama coréen, et j’ai adoré dès le premier essai. Goblin est véritable coup-de-cœur (auquel je ne m’attendais pas du tout). Je n’ai rien à y redire, ses petits défauts anecdotiques ne sont rien à côté de ses énormes qualités. Je ne sais pas si toutes les productions coréennes sont de ce niveau, mais cette seule série suffit à me convaincre de poursuivre et d’en essayer d’autres. Quoi qu’il en soit Goblin restera certainement pour très longtemps une série à part pour moi, un bijou.

--------
[Les critiques de Goblinsur Ecrans d’Asie]